‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 286 sur 334 · TEMPLE DE JUPITLR OLYMPIEN · texte numérisé non relu

TEMPLE DE JUPITLR OLYMPIEN

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presque rîen. Quand l'Illissus coule, elle se confond avec sa petite cascade sur les rochers. Aujourd'hui elle forme une misérable flaque où se baignent trois canards blancs. On tirait d'ici l'eau lustrale pour les sacrifices.

Vers la fin du siècle dernier, un temple était encore debout sur l'autre rive de l'Illissus. Ce fut peut-être celui de Cérès. Plus loin, un moulin à vent a remplacé celui d'Artémis Eucleia. Au reste, toute cette partie de l'ancienne ville d'Adrien est semée de ruines. Ainsi nous remarquons, en repassant l'Illissus, les marbres au milieu desquels a été recueillie la corniche d'un autel dédié, comme le dit son inscription, à Apollon Pythien par Pisistrate le Jeune, fils d'Hippias. Thucydide trouvait de son temps les lettres de cette inscription difficiles à lire. Il faut croire qu'il était exigeant, ou qu'après lui on les a refaites sur un marbre nouveau, car plus de vingt siècles plus tard les archéologues les trouvent encore d'une netteté satisfaisante.

La colossale ruine que nous atteignons peu après est le temple de Jupiter Olympien, le plus grand qui fut à Athènes. Il mesurait cent huit mètres de long sur cinquante-deux de large. Pisistrate le commença; Persée et Antiochus Epiphane le continuèrent quatre siècles après. Sylla fit transporter une partie de ses superbes colonnes à Rome pour y orner le temple de Jupiter Capitolin. Enfin Adrien en reprit et en acheva l'exécution, vers \2o après Jésus-Christ. Il avait fallu sept cents ans pour terminer ce prodigieux

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