‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 294 sur 334 · LA VILLE MODERNE · texte numérisé non relu

LA VILLE MODERNE

leurs, et où l'on distingue un prêtre de Bacchus, le cantharus d'une main et une branche de myrte de l'autre. Tracé sur un fond rougeâtre en trois teintes, rouge, noir et blanc, ce dessin est fièrement traité. Je ne crois pas qu'il y ait nulle part un spécimen plus ancien de la peinture grecque. L'inscription dit que Semon a dressé ce sema (cette stèle; à son fils Lyséas.

Le soleil se couche. Allons nous reposer sur tant d'impressions diverses. Notre journée n'a pas été perdue.

Athènes.

De la ville moderne, je ne dirai rien, sinon qu'elle commence à s'embellir et à se modeler sur nos villes européennes. A bon droit, elle se fait gloire d'accentuer de plus en plus la ligne do démarcation qui désormais la sépare de la Turquie et de sa fausse civilisation. De belles rues, des boulevards, des squares, jettent la vie un peu partout. Quelques beaux édifices, tels quo l'Académie des sciences et des arts, et même certaines maisons privées, comme celle de M. Bohliemann, donnent une idée de l'effet que devaient produire, sous la lumière de l'Attiquo, les splendides constructions en marbre blanc rehaussé de dorures qui ornaient Athènes au temps de Périclès.

Les églises offrent peu d'intérêt. C'est à la cathédrale catholique que nous disons la messe. L'archevêquo est plein d'espoir pour le déve-

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