‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 295 sur 334 · MUSÉE NATIONAL · texte numérisé non relu

MUSÉE NATIONAL

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loppement du catholicisme à Athènes. Il est regrettable qu'au moment où la guerre de l'indépendance enleva la Grèce à la Turquie, des influences plus fortes que celles du czar n'aient pas détaché la petite église grecque du patriarcat de Constantinople, pour la ramener dans les bras de l'Eglise romaine.

Les musées sont fort intéressants. C'est là surtout qu'on trouve groupés les authentiques souvenirs du passé. Mentionner seulement ce que nous avons vu de plus remarquable serait ouvrir une interminable nomenclature. Je glane au hasard sur mon calepin.

Au musée national : Ylnscriplion de Théra, la plus ancienne que l'on connaisse en langue grecque, neuf noms sur un bloc de basalte du septième siècle avant Jésus-Christ; deux Apollons, celui d'Orchomène et celui de Théra, œuvres d'un ciseau hardi et vigoureux; le Jeune Chasseur, composition exquise; une Tête de femme colossale, ayant appartenu à quelque statue de la Victoire, du plus grand style et digne de Phidias; deux Sirènes jouant de la lyre; un Jeune Satyre charmant; la statuette de Minerve, trouvée récemment au Varvakion, et réduction authentique de la grande statue de Phidias au Parthénon; le Guerrier se préparant à l'attaque; Triptolème recevant le blé des mains de Cérès, en présence de Proserpine, bas-relief couleur de rouille qui est d'un sentiment religieux et d'un art admirable; un Apollon Alexicacos à la ravissante chevelure; la Stèle avec ins-

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