MY8TÈRE3 DE LA BONNE DÉESSE
^.■,!^'rTT?r^f-iY
enlevée par Pluton. Le quatrième, on offrait des victimes aux deux déesses. Le cinquième était le jour des Torches. Les initiés, deux à deux, un flambeau à la main, précédés par le Daduchos ou grand Céroféraire, venaient solennellement jusqu'au temple, où, perdant tout à coup leur gravité, ils se livraient à des évolutions rapides en se transmettant leurs flambeaux de l'un à l'autre pour rappeler, disait-on, la course de Cérès, qui, une torche à la main, avait cherché sa fille dans le monde entier. Le sixième jour était celui où la statue d'Iacchus, tenant aussi son flambeau, était conduite d'Athènes à Eleusis. Les initiés, avec des thyrses et des couronnes de myrte, la suivaient en dansant et en chantant des péans, à travers les invocations répétées : « Iacché! Iacché! » Le septième, ils s'en retournaient à Athènes en faisant des haltes obligatoires au Saint Figuier et au Pont du Céphise, où la foule venait les attendre pour échanger avec eux les plus piquantes railleries. C'était la fameuse scène du Ghefurismos. Le huitième jour, dit les Épidauries, mêlait aux fêtes de Cérès le souvenir d'Esculape, dieu d'Épidaure. Le neuvième, Plèmochoai (les Vases d'argile), l'initié, tenant deux plats de terre remplis de vin, en versait le contenu moitié au lever et moitié au coucher du soleil. Il regardait tour à tour la terre et le ciel en disant : Uié Tokuié! Quelques jeux où le prix du vainqueur était une mesure d'orge recueillie dans les champs de Cérès et des courses de taureaux complétaient ces fêtes des Grands Mys-