‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 310 sur 334 · RUINES D'UN TEMPLE · texte numérisé non relu

RUINES D'UN TEMPLE

passant voir ici ce qui veut bien s'y montrer Or cela se résume à fort peu de chose. Sept colonnes doriques d'un temple indéterminé élèvent seules leur tête à moitié découronnée au milieu de l'universelle ruine. Ce sont les derniers témoins de l'immense prospérité d'autrefois et de l'affreuse désolation d'aujourd'hui. Sépai dos misérables constructions modernes que le dernier tremblement de terre, en 1858, a renversées, et sur un terrain assez élevé pour leur servir de piédestal, elles doivent d'être encore debout, après vingt-quatre siècles d'existence, à leurs massives proportions. Elles mesurent prèa de deux mètres de diamètre à la base, et huit seulement dans toute leur hauteur. Taillées dans cette pierre de médiocre qualité dont nous verrons tout à l'heure les vastes carrières, on les avait protégées et embellies par uni' forte couche «le stuc avec cannelures. Il ne reste aucune traie de la cella. Toutefois on suppose à bon droit «pie les cinq colonnes de face appartenaient à la. partie postérieure du temple. Les deux autres, ou les trois avec elle d'angle, marquent le retour d'un des côtés, et sont les mieux conservées. Leur architrave, quoique fort ébranlée, est encore en place sur les chapiteaux, tandis qu'à la liuiio de front les deux dernière- sont sans architrave et l'avant-dernière sans chapiteau.

Chose diyne de remarque, l'unique monument de Corinthe qui subsiste n'appartient pas à l'ordre corinthien. Il rappelle assez exacte-

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