‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 329 sur 334 · PIERRE ET PAUL — LEON XIII · texte numérisé non relu

PIERRE ET PAUL — LEON XIII

sur leur glorieux tombeau. Là, dans toute l'effusion de notre âme, nous avons loué Dieu et chanté le Te Deum du retour. Nos cœurs s'exaltaient à l'envi dans une sainte reconnaissance et dans le sentiment très profond de l'immense grâce d'un si utile et si heureux pèlerinage. Nous nous sentions l'un et l'autre plus forts pour les grandes luttes, et quand nous sommes descendus de la grande basilique, arrêtant nos regards sur l'obélisque qui rappelle à tous le triomphe de Jésus-Christ sur le monde païen, instinctivement notre main s'est levée vers la croix qui !<• surmonte, et nous nous sommes écriés : CnaiSTua vincit! Ciiristus iœgnat! Ciiristus imperat! comme pour renouveler dans cette acclamation solennelle le vœu d'user notre; vie et dos forces au service de Jésus-Christ, maître et joie de uns âmes, dans la défense de notre sainte mère l'Eglise.

Léon XIII, ce frêle et puissant vieillard qui du Vatican gouverne le monde, ce souille suave qui devient à ses heures une voix terrible, celle flamme vacillante et prête à s'évanouir qui jette sans cesse la lumière partout, a bien VOUlu nous

donner audience. L'auguste pontife, protecteur

de la science et ami des prêtres laborieux, comme il me l'avait dit en une autre occasion, a été bon pour mon ami, ce qui m'a été particulièrement sensible. 11 a daigné se souvenir de moi et encourager nos prochaines publications. En bénissant ensuite ma mère, Marie, sa [idèle servante, et Georges Le Camus, mon filleul,

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