‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 328 sur 334 · ROME — PIERRE ET PAUL · texte numérisé non relu

ROME — PIERRE ET PAUL

surtout un grand succès auprès de ses élèves, qui ne veulent pas reconnaître leur maître ainsi défiguré. Il me sera agréable de vivre quelques jours dans cette bonne et douce atmosphère où j'ai été élevé.

Rome, 24 mai.

Nous voici donc à Rome. Notre joie est grande d'y retrouver, à côté du souvenir de Paul, le souvenir non moins vivant de Pierre; Pierre, l'âme droite, ardente, dévouée, la main dans la main avec l'apôtre des Gentils; Pierre, l'intuition dogmatique, privilège qu'il a légué à ses successeurs; Paul, la discussion théologique, héritage de l'épiscopat. Quand tous cherchent et réfléchissent, Pierre ne raisonne pas, il voit : Tu es Curistus, Finus Dei vivi! Pierre, la tête, représente la force de centralisation; Paul, le bras, celle de rayonnement. Ces deux énergies de la chaire mère et maîtresse du Pontife romain et de l'activité infatigable de l'épiscopat ont fait l'Église.

Nous avons voulu visiter et vénérer tous les lieux où la tradition nous montre les deux apôtres luttant pour la vérité et la justice, où ils ont souffert et triomphé, et quand nous avons eu baisé pieusement les dalles de leurs prisons, les chaînes qu'avait portées Pierre, la poussière où avait coulé leur sang, comme les pèlerins du moyen âge, mais sans avoir le mérite de leurs fatigues, nous sommes allés nous agenouiller

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