MONTS GELBOÉ
l'orient, les vastes semis de fleurs écarlates, bleues, jaunes, blanches, mauves, répandent la plus ravissante variété sur le panorama encadré par les montagnes de Samarie derrière nous, les monts Gelboé à notre droite, le petit Hermon, le Thabor, les collines où Nazareth se dessine comme une ligne blanche devant nous, et à notre gauche, le Carmel avec ses teintes violacées et ses cimes imposantes.
C'est d'abord à travers champs que nous marchons par un entêtement de mon moukre principal qui, de plus en plus, prend la direction de la caravane, le drogman étant à peu près endormi sur sa monture. Les propriétaires nous voient traverser leurs belles moissons et n'en paraissent pas émus. Il est probable qu'en ceci l'usage a acquis force de loi. Nous nous rapprochons bientôt des monts Gelboé, au sommet desquels se montrent quelques villages. Le plus élevé est El-Mezar. Sur la déclivité est Djelbon, qui conserve encore le nom antique de ces hauteurs, appelées aujourd'hui Djebel-Fouka. La main de l'homme y lutte contre la vieille malédiction de David, mais de rares oliviers et quelques pauvres champs de doura au versant noirâtre de la montagne disent que c'est avec peu de succès.
L'élite d'Israël est tombé sur tes collines!
Gomment les héros ont-ils péri?
Ne l'annoncez pas dans Gath,
N'en publiez pas la nouvelle dans les rues d'Ascalon,
MONTS (iELBOÉ — MAGEDDO
Ti
De peur que les filles des Philistins ne se réjouissent, De peur que les filles des incirconcis ne triomphent.
Montagnes de Gelboé, Qu'il n'y ait plus sur vous ni rosée ni pluie, Ni champs donnant des prémices pour les offrandes, Car là ont été jetés les boucliers des forts.
En répétant l'admirable cantique de David, nous donnons un pieux souvenir à ceux qui moururent là,
Battl et Jonathas, aimables et chéris pendant leur vie, Inséparables dans la mort.
Nous sommes au pays des grandes guerres. Quelques misérables maisons groupées vers notre gauche, au flanc d'une colline, portent encore le nom et marquent le site de Taanach. L'ancien Adadremmon trouve sa place au vil! actuel do Roummaneh, qui rappelle encore La dernière partie de son nom antique, Rimmon {Grenade). A six kilomètres plus loin, et toujours vers l'Occident, Khan-el-Ledjoum, au bord d'un affluent duCison, est la Legio [Aipc&v du temps d'Eusèbe. Son nom latin lui vint sans doute de ce qu'une légion romaine avait été postée là. Il remplaça le nom antique de Nfageddo, comme Kolonieh avait supprimé celui d'Emmaus. L'identification des ruines qui couvrent Tell-Moutsellin, sur la droite du ruisseau, avec la célèbre Mageddo mentionnée dans l'Écriture à côté de Taanach, semble définitivement admise. Au peste, c'est encore le point par lequel les caravanes qui viennent do Séphéla et do Baron abordent la
Ëm>JJL*fctomd[
H .Mont Celboé | \JchC
C0R.DOSMER? -"