‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 42 sur 334 · JEUX D'ENFANTS · texte numérisé non relu

JEUX D'ENFANTS

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tandis que dans les champs ensemencés se balancent des moissons où les iris bleus et les renoncules rouges produisent le plus gracieux effet. Des oliviers d'un vert tendre enserrent de plus prés la petite ville, où deux palmiers lèvent encore timidement leur tête. La population de Nazareth est laborieuse, impressionnable, enthousiaste. Hier soir, après avoir assisté à la cérémonie franciscaine de la déposition du Christ au tombeau, nous nous sommes retirés dans nos cellules pour jouir en silence de l'immense impression de paix et de bonheur qui nous avait saisis. Des enfants jouaient sur la place et sous nos fenêtres; ils chantaient, comme autrefois, des airs tantôt joyeux et tantôt tristes. Pourquoi ne puis-je redire ici une de leurs gracieuses poésies? Peut-être que, comme eux, Jésus les chanta jadis; car enfin il a joué là, dans ces rues, sur ces pierres, sous ce ciel; et quand il voulait flétrir l'attitude des pharisiens vis-à-vis de Jean- Baptiste et de lui-même, c'est au souvenir de ces scènes enfantines que son imagination le reportait. Aujourd'hui encore, comme il y a dix-neuf siècles, les plus aimables du groupe parmi ces jeunes Nazaréens passent volontiers de la gaieté à la tristesse pour entraîner les plus revêches dans leurs jeux, sans toujours y réussir.

Ce matin nous avons visité les divers sanctuaires que les pèlerins se plaisent à vénérer ici. Ils me frappent médiocrement. On les a multipliés, en subdivisant sans motifs plausibles les incidents de l'histoire évangélique. Les FranciS-

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