HAÎ.TÉ" DE NU
plutôt que vivre prisonniers, se mirent à crier en offrant leur tête aux bourreaux : « Et nous aussi, nous sommes Templiers! » En remuant la terre, le paysan soulève encore des ossements humains, ossements de héros, desquels il est juste de dire :
Grandiaque eflbssis mirabitur ossa sepulchris.
C'est aussi sur une de ces hauteurs que Jésus se retira pour choisir sous le regard de son Père les douze apôtres, prémices et pasteurs des douze tribus de l'Israël véritable, dans l'Alliance nouvelle et définitive du royaume de Dieu.
On nous montre, à une demi-heure plus loin et sur notre route, quelques blocs de basalte marquant la place hypothétique de la seconde multiplication des pains.
La chaleur devient accablante. Un campement de Bédouins sous des tentes noires et basses avec tout un monde de bêtes qui les environne nous intéresse. Une femme s'empresse de nous apporter du lait. Il est aigre. Si ardente que soit notre soif, au grand étonnement de la Bédouine, nous n'en voulons pas. Il parait que c'est un rafraîchissant fort apprécié des Orientaux. Nos moukres le boivent à notre place, et nous expriment leur gratitude et leur étonnement.
Enfin voilà le lac! Il s'arrondit à nos pieds comme un vaste miroir, plus large au nord qu'au midi, encadré de montagnes dont la teinte varie aux diverses heures du jour. En ce moment, on dirait qu'une gaze argentée flotte sur l'insigne et invariable relique où ma foi retrouve Jésus