‹ Notre voyage aux pays bibliquesChapitre 61 sur 334 · LAC DE GÉNÉSARETH · texte numérisé non relu

LAC DE GÉNÉSARETH

tout entier. Je me dresse sur mon palanquin, et, agitant mon chapeau, je crie à mon ami : « Le lac! Voilà le lac! » Puis je deviens muet et je contemple. C'est dans ce petit espace de vingt et un kilomètres du nord au sud et de neuf de L'est à l'ouest, sur cette grève où ondulent mollement les vagues paisibles, à l'abri de collines inégales, tantôt se rapprochant, tantôt s'éloignant du rivage, selon la capricieuse conformatien du volcan éteint, que s'est déroulée la plus heureuse partie de l'histoire évangélique.

Sans peine, mon imagination reconstruit ce que mon œil n'y trouve plus. C'est là que Jésus vit Simon-Pierre et André, découragés après une nuit de pêche infructueuse. « Venez avec moi, leur dit-il, je vous ferai pêcheur- d'hommes. » El ceux «[ni n'avaient pas su prendre des poissons furent invités à prendre des âmes. C est là qu'il s'attacha définitivement les lils de Zébédée. (''est dans l'une de ces anses arrondies que se balançait la barque de Pierre, quand le Maître enseigna commenl il fallait évangéliser. De

toutes parts, sur ces bords jadis couverts de

petites villes, les foules, avides de miracles, apportaient leurs malades, et. d'un mot, Jésus les guérissait. Sur ces ondes paisibles, il s'endormit, au soir d'une grande journée, et se réveilla pour commander à la tempête. Sur ces montagnes avoisinantes, il aimait à s'isoler pour prier. Làbas, il dit la parabole de la semence eu montrant peut-être un semeur, celle du blet en voyant des pêcheurs ramener à terre la seine pleine de pois-

Page 1