PONT DES FILLES DE JACOB — LAC EL-HOULEII
glapir près de ma fenêtre. Son museau touche à la vitro, d'une balle je pourrais le foudroyer.
Mercredi, 4 avril.
Les gens de la maison sont restés sur pied toute la nuit pour entendre notre messe à trois heures. La chapelle est convenablement ornée. Nous prions pour l'excellente famille qui noua a si bien accueillis, et avant le jour nous partons. La descente, rapide, est dangereuse au milieu des ténèbres, mais Dieu nous garde, et aux premiers rayons du soleil nous sommes dans la plaine, près du Jourdain, au pont des Filles-de- Jacob. Une petite tour en commande l'enti occidentale et abrite un poste de douaniers. I messieurs n'auront pas à visiter nos bagages, car, voulant remonter jusqu'à Banias, nous tournons à gauche sans passer devant eux. Le ponl a trois arches. Il est bâti en pierres basaltiques. Sous un bouquet d'arbres, les Arabes vénèrent un tombeau circulaire où ils supposent que sont ensevelies Les lilles de Jacob. J'ignore ce qui a donné lieu à celte étrange tradition. Rien n'indique dans L'Écriture que Jacob soit jamais pas ici, encore moins qu'il y ait perdu ses lilles.
Nous atteignons bientôt et nous côtoyons les eaux de Mérom, aujourd'hui le lac El-Houleh. Vue de plus haut, la blanche nappe d'eau nous avait produit l'effet d'un tapis triangulaire argenté, auquel les papyrus et les nénuphars font
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