BIBLIOTHECA
CiiEH i:t viniUNT Solemkre,
WilliJ rrr'iciil (lo 1(1 pi't'ïuih'C dp « Pr//('((s t't Mrli- ^(Iik/i' » ( fôKrhii iiar la ni de nuHojX'es^ (idorahlfx d\iil- Iriirs, cl tant dr c/iroi/tatis/ju's, rf la tierce majeure
<irriranl si lard, si lard ! ) A bout de forces, il tue
charge ce soir de rous envoyer, à sa place, quehines jiiols (Vlnl rad ucl ton, el c'esl Vlandiiie ([ai se risque H cous (jriffonner un senihlanl de préface Ja turhulenle (laudine à laquellr, naguère, au.r Maihurins, cous //dressiez mains jointes une oraison si gentiment ( apiteuse.
{La pctile liililis chantée par Claude- Achille ])ehussj/, Vhomnu! du jour, et du doni-jour, je n'ai jd us rien à lui enner, car aufiine da cliunsons, saurcnl osées, que le poêle néo-qrec nwt sur ses lèrres (/russes, ne raul les tropes Iqriques acec lesquels
rc sftiiicdi-là vous m'cnrrjtsdtrs. Jr rond jais latil l'ous l'oiflrc la pareille et dire tout le mal, cher Monsieur^ que je pense dr vous )
Q/taiid j'étais encore à récole de Montitjuy, j'ai lu eu cachette un Massenrt de votre façon , « élude critique documentaire » où, sur la foi du
lilri\ je pensais découvrir des choses , des choses
Massenet, « rarôme du boulevard et Icime de Froufrou », comme vous dites si bien, « le dernier sourire d\(n inonde qui s'écroule et (Vune fiction orétv n s'effacer... » Hé l hé! on est solidemeul docuuwntée quand on a pxissé par l'Ecole (anor-
uude) de Mlle Sergent le viens de dévorer vos
Notules ot Impressions Musicales ; vos pi^écédents ouvrut/i's me conseillaient cette lecture. Ah! que j'ai eu du (joùt ! Mais je /n'en voudrais de déflorer par uu)n Ixivardaçje de (jauiine devenue femme, comnw ru tout d'un coup, chacun de ces vastes sujets rendus, par votre belle platine d'avocat de la grande musiquc, si churuu'urs, si grisants, que, jtlus d'une fois, on oublie le sujet abstrait pour déguster lu phrase élégante... C'est comme lorsqu'on boit trop de Champagne, on oublie de retenir la marque
Je laisse aux geus graves, c'est-à-dire à l' Ouvreuse (qui se pique de morphine philosojjhique) le soiji de discuter vos mousseuses assertions, si vous avez raison de préférer la sg)nj>honie, j)uritaine, à lavoix, courtisane, de donner le pas à la douleur sur le rire, etc.
Vi7 vous traitez aussi fies « iinisiqai's cliaslrs ». ah! ah ! 1rs musiques chastes ! oùdonc <iue 'fij coure ? C'est à la jjaye 5S d j fj Us : '< L'action en eUe-rnème^ ce Cfui synthétise la vie, n'est pas chaste »; (je respire). « Pour le rester ici-bas, il faudrait dormir le sommeil éternel des (jrands rocs altiers, dont le soleil ni l'ouragan ?u' peuvent altérer le marbre indifférent.^» Peste! <( Qu est-ce alors que les musiques chastes et peut-il e/t être question ? Serait-ce une portée oit il n '// aurait que des blanches ? Sera-ce la chanson de Claudine avant qu'elle n'ait été à l'école de Willy ? » (Merci pour Willy!) « Sera-ce le refrain d'Abeilard dans la bouche de Joseph ? » Vous en avez- de bonnes, Monseigneur! Mais vous dites vrai, ce qui rend la musique perverse cest le pinwnt que notre imagination veut bien 1/ ajouter ; il en va de même pour les proses, et des Musiques chastes, j'ai couru vers les Musiques du <f Je taime ». C'est vou'< qui me forcez de vous tutoger, Eugène, mais en musique cela n a point d'importance. Sinon pas une /ncre ne devrait envot/er sa fille au Conservatoire! L' a rt pjlane au-dessus de toutes ces petites manières ; pour tnoi la musique est la volupté suprême, celle (jui nous ferait croire à la di- I in'ité que nous portons en nous : vous m'' entendez. C'est contagieu.r, je deviens Igrique ! Et je n'ai plus qu'à célébrer avec vous la beauté de la danse et des danseuses, sans être le moins du monde jalouse (pie vous ayez dédié cet opuscule, qui vaut plusieurs gros
fraih's, à une e.njmse IxiUrrinr, auf eine Taenzeriii, comme récrit votre drdicace d'nprcs UhUnid. Moi je /te (hinsf pas^ je dcssini' rotinnc un rluil sduv/Kjc : J'écris pru mais J'écris mal . Soyez donc indulgent enrers la prose de Claudine et pnnnettez moi, à votre tour, une préface pour Clai:i)IM-: i:n ména(;h que ra dans quelques jours éditer un hliraire moins héf/ueule qî('Ollend<u'fj' dont la pudeur fui effarouchée par ce récit sans voiles et, je l'rsprre, assez réridique jKuir vous plaire, o Eiiyène !
Pour copie masculine et conforme.
WiLLY.