‹ Nous tousChapitre 83 sur 86 · L'ETE DE PARIS · texte numérisé non relu

L'ETE DE PARIS

Nous dont il a pris les âmes, Adorons encor, l'été, Paris plein d'ombre et de flammes, Jouvence et charmant Léthé !

Ah! dans cette heureuse ville, (Juand les gêneurs sont partis Formant une longue file, On trouve de bons partis.

Alors, dans les parcs superbes, Un tas de fleurs ardemment Jaillissent parmi les herbes, Comme un éblouissement.

264 rs TOUS.

C'est comme une immense orgie Où brillent sous le ciel pur La pourpre de feu rougie, L'or, l'écarlate et l'azur;

Et notre Éden est moins triste Que la grève d'Étretat, Car Paris est le fleuriste Qui sait le mieux notre t'-taf.

Avec ses beaux équipages Et ses reines, dont les cieu.x Admirent les fiers tapages, Le Bois est délicieux.

Zéphyr] c'est là que tu bouges, Et qu'en tes abris nouveaux On voit des rosettes rouges Aux oreilles des chevaux.

Et le soir, quand se déploie Le peuple doux et bavard Sous le gaz fou, quelle joie D'être sur le boulevard!

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