VIII INTRODUCTION
l'ortc (le l'expérience acquise et du terrain gagné sur le clergé, à la (in du dix-neuvième siècle, la Révolution s'apprèle à faire une nouvelle tentative pour constituer à sa guise la hiérarchie ecclésiastique. Elle veut que le clergé ne soit plus qu'une branche de l'administration civile, un département du ministère de l'Intérieur.
Cette situation, le clergé séculier la subit déjà, en fait, mais une loi nouvelle prétend l'imposer au clergé régulier, et là troisième République croit le moment venu de la faire reconnaître en droit par tous les deux. Seulement, plus habiles que les constituants de 1791, nos gouvernants n'imposent pas des formules explicites et des serments de fidélité qui révolteraient les consciences; ils estiment plus sage d'amener insensiblement les évêques, les curés, les religieux, les fidèles à souscrire des engagements, à accomplir des actes, à consentir des abandons qui, considérés isolément, peuvent être permis ou du moins tolérés, mais dont l'ensemble implique une reconnaissance tacite de la suprématie de l'État sur l'Église et de la nationalisation du catholicisme.
Avec cette « violence silencieuse et terrible » qui, selon l'expression d'Edouard Drumont, ca-