‹ Nouveau Catholicisme et nouveau clergéChapitre 32 sur 61 · SUR LK CLERCK FRANÇAIS · texte numérisé non relu

SUR LK CLERCK FRANÇAIS

i'onsiiléral)le se j3roj)ago do la jeune Eglise d'Amérique à la vieille Eglise d'Europe. Les tenanls de la discipline latine ne peuvent plus se le dissimuler. Aussi bien ils mènent déjà une furieuse campagne contre Yamé?nca?iisme. La lutte entre les a?néricanistes et leurs adversaires qu'on qualifierait bien de romanistes est tout à fait caractéristique de l'état présent de l'Église catliolique. )i

Nous l'avons dit : ro?nanistes est le nom que les prêtres apostats de Sèvres et d'ailleurs donnent aux fidèles enfants de l'Église. Nous saurions donc gré à M. Charbonnel de nous l'attribuer, si toute autre appellation que celle de catholiques sans épithète quelconque n'impliquait, à notre avis, une déviation et une altération du catholicisme.

Mais laissons M. Charbonnel nous faire le dénombrement des tenants de Va??iéricanisme, avant d'étudier comment il expose cette lutte « tout à fait caractéristique de l'état présent de l'É]glise catholique. »

L'exorde n'est pas celui d'un impartial historien :

« Du côté de VatnéiHcanisme, les grandes ligures d'action, l'autorité intellectuelle et morale, la vigueur, l'enthousiasme, la jeunesse. »

Vient alors rénumération,tant de fois répétée, des « grands prélats américains, » énumé'ration d'ailleurs fort courte et qui, sur plus de quatre-

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vingts évoques d'Amérique, n'en comprend jamais que trois ou quatre. Mais laissons la parole à 31. Ciiarbonnel :

« Ce sont le cardinal Gibbons, Mgr Ireland, le P. Elliot et tout l'ordre des paulistes. C'est Mgr Keane, l'ancien recteur de l'université catholique de Washington et qui, maintenant, coiisulteur des Études et de la Propagande, défend à Rome la cause de l'Église américaine contre les insidieuses attaques du jésuitisme. C'est Mgr 0"Connel, ancien recteur du collège américain de Rome, qui a publié une bonne étude (lue au congrès international des savants catlioliques à Fribourg en 1897) sur VAméricanisïJie d'après le P. Hecker... »

Ouvrons ici une parenthèse. On sait la rétraction de Mgr O'Connell, publiée en appendice de l'édition anglaise de notre livre : Le Fève Hecker est-il un saint ?

M. Charbonnel croyait encore à Ya?néricanisme de Mgr OConnel quand il écrivait ces lignes; mais, dans un ]ong post-scriptum, où il résume les derniers incidents de la polémique, M. Charbonnel cite les lettres du prélat au P. Lepidi et conclut avec humeur : « Cela ne peut se Jjien qualifier que de lâchage, et combien cynique? »

Que diraient M. Charbonnel et ses « anciens amis » s'ils savaient tout, et s'ils voyaient Mgr O'Connel biffer le nom du Père Hecker

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