‹ Nouveau Catholicisme et nouveau clergéChapitre 39 sur 61 · ENCYCLIQUE AU CLERGÉ FRANÇAIS · texte numérisé non relu

ENCYCLIQUE AU CLERGÉ FRANÇAIS

Donc M. Auguste Sabatier a lu TEncyclique et il la juge. C'est en vue des prochaines discussions parlementaires sur la liberté d'enseignement, dit M. Sabatior, que Léon XIII « a mis par écrit ses plus sages conseils et ses meilleures idées sur l'éducation. »

Cette observation, personne, parmi les catholiques, n'y avait songé, mais elle nous révèle quelles étaient, dès 1899, les préoccupations dominantes du protestantisme. Sachant Teffort redoutable qui allait être tenté pour arracher à l'Eglise cette dernière liberté. M. Sabatier était persuadé que tous les actes du Souverain Pontife étaient inspirés par la vue de ce péril. Et pourtant d'autres dangers encore menacent la foi catholique en France; M. Sabatier, très au cotirant des affaires ecclésiastiques, ne pouvait l'ignorer; c'est afin d'y porter remède que Léon XIII parlait alors.

Etant donnée la portée diplomatique et parlementaire qu'il lui assignait, l'écrivain protestant trouvait la lettre du Saint-Père « admirable. »

« Il règne, dit-il, à travers tous les développements de sa pensée, un souffle d'humanisme, un goût de littérature, une mesure et un tact qui révèlent la fine culture classique de Léon XIII. »

L'éloge est délicat et le talent littéraire de M. Sabatier lui fait admirer dans le Pape des qualités dont il n'est pas dépourvu lui-même.

« 11 faut encore louer, continue-t-il, la ferme

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construction de l'ensemble, l'équilibre des parties, l'ordre des idées, la lucidité et l'élégance de l'expression^ A côté des autres buts qu'il poursuivait, s'il a voulu prouver au monde qu'il étai*' toujours bien vivant, et que ni la maladie de l'hiver dernier, ni ses quatre-vingt-dix ans ne lui avaient rien enlevé de ses forces intellectuelles et morales, il y a réussi pleinement. Aussi nette d'idées, aussi belle de forme qu'aucune de ses grandes lettres antérieures, celle-ci n'accuse aucune marque de vieillesse. »

Nous pouvons nous réjouir d'entendre un adversaire rendre ainsi témoignage aux éminentes qualités de Léon XIII, mais nous sommes persuadés que ces louanges adressées à l'homme, rendront plus sensibles à tous les vrais chrétiens, et plus encore au Saint-Père, la critique injuste et sectaire dont la doctrine de l'Eglise est aussitôt l'objet.

« Mais si l'on en vient au fond des choses, — continue M. Sabatier — il me semble que toutes ces qualités ne font que rendre plus évidentes les contradictions dans lesquelles se débat l'Église catholique en face de la société moderne. »

Et l'auteur développe la thèse bien connue de l'opposition irréductible entre l'esprit d'examen scientifique et l'autorité de la révélation imposée par l'Église.

Faire delà Somme de saint Thomas « le manuel

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philosophique des hommes et môme des prêtres du dix-neuvième siècle est pour M. Sabatier « une idée bizarre » par laquelle Léon XIII « se démontre homme du moyen âge dans le même temps qu'il veut être homme du temps présent. »

La méthode scolastique est « le parfait contrepied de la méthode positive moderne », et M. Sabatier en conclut qu'il a fallu « toute la dextérité littéraire de Léon XIII pour sauver et voiler ce qu'a même de plaisant la série de ces doubles conseils alternant entre l'exhortation à l'étude vaillante de toutes les sciences et l'interdiction régulière du terrain défendu. »

Le grave doyen de la faculté de théologie protestante se laisse aller sur ce sujet à des sarcasmes pou dignes d'un esprit aussi cultivé. Ce qu'il prouve le mieux, c'est que sa « théologie » n'a rien qui le distingue du plus pur rationalisme. S'il admettait la révélation surnaturelle et l'inspiration des Saintes Écritures, il devrait reconnaître que la science ne sera jamais entravée ni contredite dans ses progrès légitimes par la foi; si, au contraire, il ne croit ni à la révélation, ni à l'Ecriture, que parle-t-il de théologie et de christianisme?

Mais il faut méditer la conclusion que tout cet article a préparée :

« Il en sera ici comme dans le domaine civil. De même que l'Église reste une société séparée.

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juxtaposée à la société laïque sans jamais pouvoir se fondre avec elle, de môme la science de l'Éj^lise restant une science sacrée ne peut arriver à s'unir à la science séculière, et lui restera opposée avec la prétention de, la régenter et de la corriger. Voilà pourquoi V enseignement catholique confessionnel, malgré tous ses mérites, que nous ne nions pas, ne cessera pas d'être suspect à la société libérale moderne. Il nk peut donner qu'une

FAUSSE ÉDUCATION PARCE Qu'iL N ENGENDRE QU'UNE FAUSSE SCIENCE. ))

Retenons ces paroles, nous les entendrons plus d'une fois retentir du haut de la tribune du Palais-Bourbon.

Nous sommes avertis. Tant que l'Église sera l'Église, tant que la doctrine catholique ne sera pas sécularisée, laïcisée, c'est-à-dire anéantie, il n'y aura point de paix avec « la société libérale moderne. »

L'ancien régime a connu l'union de l'Église avec l'État, de la science avec la foi. La société transitoire du dix-neuvième siècle a pratiqué la séparation, la juxtaposition du spirituel et du temporel; la société du vingtième siècle veut la fusion de l'Église dans l'État, la sécularisation de la théologie, de l'exégèse, de tout ce qui fut, mais ne doit plus être, science sacrée.

C'est bien là que tend cette « forme nouvelle du catholicisme » dont parlait Mgr l'évoque

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d'Annecy et que M. Sabaticr s'employa, de tous ses eflorts, à inoculer au clergé français.

Pour l'école libérale moderne, il y a incompatibilité radicale, opposition irréductible entre la science et la foi, entre l'existence du pouvoir spirituel et la souveraineté du pouvoir politique; il ne s'agit plus de tracer à chacun ses limites, d'arrêter les empiétements ; la science ne connaît plus de barrières et le pouvoir humain s'estime frustré, dès que l'Église prétend être quelque chose hors de lui et sans lui.

Nous aurions fait un pas décisif vers la solution du conflit qui a rempli le dernier siècle si la question apparaissait ainsi nettement à tous lés esprits.

Les luttes de demain forceront peut-être les moins clairvoyants à le reconnaître et, laissant de côté les lieux communs du libéralisme, ils cesseront de poursuivre le fantôme d'une réconciliation impossible entre la société moderne telle que la Maçonnerie l'a faite et l'Église telle que nous l'avons reçue de Dieu.

Ainsi de quelque côté qu'on examine le problème, que ce soit au point de vue dogmatique, philosophique, scientihque, social, politique, la conclusion est toujours la môme : il n'y a pas de réconciliation, de transaction possible de la part de l'Église^ avec le. libéralisme, la civilisation moderne et le progrès. C'est la vérilication et la confirmation parles faits de la condamnation portée contre la dernière proposition du Syllabus.

Nous avons donné quelques extraits des enseignements épiscopaux, au sujet de l'encyclique de Léon XIll aux évêques et au clergé français. Jusqu'à quel point ces enseignements et ceux du Souverain Pontife lui-même ont-ils été entendus et compris, c'est ce que nous voudrions rechercher maintenant.

La presse religieuse, a été presque seule à s'occuper de ce document pontifical qui touche cependant aux plus graves questions scientifiques et doctrinales. Ce sont ses commentaires que nous allons étudier; ils nous permettront de saisir pour ainsi dire sur le vif les procédés dont on se sert pour éluder l'enseignement de l'Église.

(( Le motif de ce nouvel acte, dit VA?7îi du Clergé, ce sont les tendances dangereuses auxquelles nous étions exposés à céder, au grand

(léliiinent du bien que nous avons la mission de procurer. Le Souverain Pontife ne relate aucun des faits, ne rapporte aucun des renseignements qui lui ont révélé le danger ; mais pour peu qu'on soit au courant des discussions soulevées en ces dernières années, il est facile de deviner à quelles préoccupations répondent les conseils formulés, quelles sont les craintes dont l'Encyclique au clergé français décèle tacitement l'existence. »

UAmi du Clergé reconnaît qu' « il y aurait peut-être quelque intérêt » à constater l'étendue du mal, ses causes; quelles sont les parties du clergé les plus atteintes; s'il y a école et conjuration, etc. «L'Encyclique n'en dit rien, conclutil, le mieux est de faire comme elle. »

La conclusion est un peu forcée. Le Pape n'est point tenu de tout dire ni de résoudre, d'un seul coup, tant de problèmes. Il trace les grandes lignes ; il pose les principes, c'est à nous de faire les applications particulières et de déduire les conséquences. Le mieux n'est donc pas de nous taire.

« C'est en se dégageant le plus possible des préoccupations personnelles et intéressées, poursuit Y Ami du Clergé, qu'on peut arriver plus sûrement à la véritable intelligence des enseignements pontificaux. »

Excellent conseil, en vérité, et dont nous ne tarderons pas à regretter qu'il soit tenu si peu compte. En voici, dès maintenant, la preuve,

On lit dans la Quinzaine du l'^'" novembre 1899 une petite phrase qui porte en elle un grand enseignement. La Qwm^ame est l'un de s principaux organes du mouvement novateur; après un coup d'œilassez mélancolique sur Tannée écoulée, M. Georges Fonsegrive, son directeur, fait, d'un ton dégagé, la réflexion suivante :

« Pour tout le reste, la récente Encyclique aux évoques et au clergé de France, jointe à la mesure infiniment gracieuse qui a élevé Georges Goyau, notre collaborateur de la première heure, à la dignité de commandeur de Saint-Grégoirele-Grand, nous a procuré les plus intimes satisfactions. »

Cette croix de Saint-Grégoire-le-Grand jointe à l'encyclique est vraiment une délicieuse trouvaille; ce nous est une nouvelle preuve de ce qu'un homme d'esprit peut dire, en français, avec un mot. Vous voici donc averti, cher lecteur : il ne faut point séparer ce que M. Georges Fonsegrive a uni, mais il faut toujours considérer l'encyclique « jointe à la mesure infiniment gracieuse » dont un collaborateur de la Quinzaine a été l'objet.

Nous sommes loin, on le voit, du sage conseil de \Ami du Clergé « se dégageant le plus possible des préoccupations personnelles et intéressées, » pour « arriver plus sûrement à la véiides enseignements pontifi-

tablc eaux »

intelligence

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Ecoutons maintenant M. Tabbo Naudet, et clicrclions à apprécier la sûreté de ses commentaires, d'aprr>; l;i yrslc h nous indiquée par VAmi du Clergé

« Cette Encyclique était promise, ou du moins attendue.

w Voilà longtemps que nos bons amis les réfractaires Tavaient annoncée comme le coup dé massue qui devait pulvériser à jamais les abbés démocrates chrétiens. Elle a paru ; les abbés démocrates peuvent se tàter ; ils ne mourront pas cette fois.

» Dans le document pontifical, les abbés démocrates ont trouvé des éloges et des encouragements pour lesquels ils ne sauraient exprimer trop filialoment leur reconnaissance au Père commun des fidèles. Comme tous les prêtres de France, ils y ont aussi trouvé de sages conseils, conseils d'autant plus faciles à suivre qu'ils étaient depuis longtemps la règle de leur conduite ; ils n'y ont pas trouvé de condamnation. »

il passe, à travers ces lignes, comme un soupir de soulagement; on y sent la satisfaction de qucdqu'un qui s'attendait à une catastrophe et se croit quitte au prix de quelques contusions, mais on cherche en vain ce parfait dégagement « de toutes préoccupations personnelles et intéressées », condition nécessaire de « la véritable intelligence des enseignements pontificaux. » Peut-être, ce noble sentiment va-t-il se faire

jour dans la suite? Reprenons \q. Justice Sociale (30 sept. 1899) et lisons :

« Non seulement le Pape bénit notre action, mais il a encore l'extrême bonté d'énumérer nos œuvres : Porter aux peuples les enseignements de l'encyclique Rerum Novarum, provoquer des réunions et des congrès, fonder des cercles, des caisses rurales, etc., introduire des réformes dans l'ordre économique et social, écrire des livres, des articles dans les revues et journaux, etc., etc.

))Et s'il n'est pas vrai dédire que nous sommes les seuls à faire ce travail, on peut du moins affirmer que les abbés démocrates sont en tête du mouvement. Les prêtres dont le nom est connu dans toute la France et au dehors comme les promoteurs, les apôtres infatigables de cette action que le Pape loue, encourage et bénit : les Lemire, les Gayraud, les Garnier, les Six, les Dehon, les Gibier, les Dabry, les Pastoret, les Fontan, les Farel, les Pon, les Moustier, et tant d'autres, sont des abbés démocrates, des ralliés que la Vérité excommunie et que les réfractaires veulent brûler. »

Oh ! le bon billet que nos abbés démocrates se donnent! Ils veulent bien reconnaître qu'ils ne sont pas les seuls à faire des congrès, des patronages, des cercles, des articles de journaux et des livres, mais leur titre incommunicable, c'est d'être « connus dans toute la France et au

dehors comme les promoteurs et les apôtres infatigables de ce mouvement que le Pape loue. »

Malheureusement, si l'on regarde quels sont les journaux et les brochures qui représentent M. Naudet et ses amis comme les « promoteurs et les apôtres infatigables » des œuvres que le Pape loue, on est forcé de reconnaître que ce sont surtout les feuilles dont ces messieurs sont les rédacteurs.

Ces hons abbés démocrates qui sont encore jeunes et tiennent à rester tels, n'étaient pas nés, pour la plupart, quand a commencé en France « ce mouvement que le Pape loue. »

Le premier congrès des œuvres ouvrières s'est tenu à Angers en 1858. Les premiers patronages datent de 1845; les premiers cercles de I800, 1872 et 1873; les « promoteurs » et les « apôtres infatigables » de ce mouvement ont été, dans le clergé : Mgr de Ségur, le P. Milleriot, l'abbé Planchât, l'abbé Timon-David, et beaucoup d'autres, morts depuis quinze ou vingt ans ; ceux-là n'étaient point, tant s'en faut, des abbés démocrates, et quand MM. Naudet, Lemire, Dabry sont entrés dans la carrière, il y a longtemps que ces aînés n'y étaient plus.

D'ailleurs, que faut-il entendre par ces mots de « promoteur » et d' « apôtre » ? Faire, çà et là, des conférences ; semer des idées ou plutôt des phrases, est chose aisée mais de peu de fruit ; fonder, au contraire, soutenir et diriger

par une action continue, persévérante, une œuvre sta!)le et sérieuse, c'est un grand travail, auquel la vie d'un homme est vite consumée. Parmi les noms que cite M. NauJet, nous n'en connaissons guère qui aient fourni cette tâche, et ce sont précisément les plus obscurs, ceux dont il est tout à fait inexact de dire qu'ils sont a connus dans toute la France. »

Encore une fois, que nous sommes loin du dégagement « de toutes préoccupations personnelles » nécessaire à la « véritable intelligence des enseignements pontificaux ». Le lecteur conviendra que ce n'est point notre faute; si nous nous engageons sur ce terrain, nous marchons à la suite de nos adversaires.

Passons à la Vie CatholUjue. Là, c'est 1' « incompariil)le Richeville» (ainsi parlait alors l'abbé Dabry), qui nous donne le diapason :

« Il faudrait se prosterner devant la dernière Encyclique, en adorer l'opportune grandeur, la lumière et la beauté. »

Le ton est un peu haut pour une première note, (îL il est à craindre que le chœur des rédacteurs de la Vie Calholif/ue ne le puisse soutenir jusqu'au bout. Au risque de passer, une fois do plus, pour « réfractaire », nous persistons à penser qu'il ne faut adorer que Dieu seul, et nous n'obligerons personne à se « prosterner devant la dernière Encyclique», quand môme elle serait « jointe» à la décoration de M. Georges Goyau-

Peut-être serait-il préférable de la lire, ce que « rincomparablc Riclieville » n'a pas eu le loisir de faire, soit à cause de l'altitude profondément incommode qu'il a prise, en se prosternant devant elle, soit parce que la Vie Catholique, malgré l'agrandissement de son format, n'a pas trouvé la place de publier intégralement le document qu'elle « adore » .

Si elle n'en publia pas le texte, la Vie Catholique ne ménagea point la place à ceux de ses rédacteurs ou amis qui voulurent en dégager l'esprit.

Richeville, « l'incomparable » fut au premier rang :

« Quand le Saint-Père avait envoyé au cardinal Gibbons sa lettre sur la Vie du Père Hecker, les réfractaires annonçaient enfin la condamnation si impatiemment attendue.

» Eh bien, la voilà cette fameuse condamnation ! Jamais les démocrates chrétiens n'auraient osé espérer une sanction si éclatante de leur activité. Jusqu'ici Rome s'était bornée à la proclamation du programme doctrinal. Aujourd'hui, c'est un acte de gouvernement et de disciphne.

» Ce qu'approuve le Saint Siège, ce sont nos tendances, ce sont nos idées, c'est notre mouvement ».

C'est peut-être cela aussi que « l'incomparable Richeville » adore.

Vraiment, nous nous éloignons toujours da-

vantage des conseils de VA?/n du Clergé : se dégager, le plus possible, « des préoccupations personnelles et intéressées » pour « arriver plus sûrement à la véritable intelligence des enseignements pontilicaux . »

Combien est nécessaire l'avis que donnait Mgr Févèque d'Annecy à son clergé :

« Déliez-vous de ceux qui viennent à vous couverts de peaux de brebis... Ils se disent les seuls interprètes autorisés de la pensée et des désirs du Saint Siège. Défiez-vous. »

Mais rien ne saurait donner une plus juste idée de la façon dont les novateurs exploitent, en faveur de leurs idées, les moindres témoignages de bienveillance accordés à leurs personnes que la manière dont ils claironnèrent les incidents du pèlerinage ad limina de M. Georges Fonsegrive, directeur de la Quinzaine.

On lisait dans la Justice sociale du 6 mai 1900 :

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