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IV. p. 248, et au mot Blknnobrhagie

CONSTIPATION. — Rareté et dureté des matières fécales. Elle est idiopathique ou consécutive à une maladie préexistante et caractérisée. Dans le premier cas, c'est un phénomène relatif aux idiosyncrasies, car le même nombre de selles dans un temps donné constitue chez les uns l'état normal; chez d'autres, au contraire, une véritable constipation. — Après c'est article, nous dirons un mot de la constipation chez les enfants à la mamelle.

Causes. — Celles de la constipation idiopathique sont les unes prédisposantes (tempérament nerveux, âge avancé, vie sédentaire, grossesse, déviations de l'utérus), les autres occasionnelles (usage des viandes noires, des alcooliques, des narcotiques, des astringents; abstinence trop grande; habitude de résister au premier besoin d'aller à la garde-robe). Quant aux causes de la constipation symptomatique, ce sont les corps étrangers dans les voies digestives, les lésions de structure, l'étranglement intestinal, les maladies de la moelle épinière et les paralysies, l'absorption des molécules de plomb, etc.

Symptômes. — La constipation est une affection essentiellement chronique, dont le début est lent et inaperçu. Son caractère essentiel consiste soit dans l'absence d'évacuation stercorale pendant trois, quatre à huit jours, soit même dans leur suppression complète. Dans le premier cas les digestions sont moins faciles, on éprouve de la céphalalgie, des bouffées de chaleur, de la tendance au sommeil, des étourdissements, un sentiment de tension dans l'abdomen, de pesanteur au périnée, etc. Dans le second cas, il survient Yengoûment intestinal, c'est-à-dire une accumulation de matières fécales dans le rectum etl'S iliaque, quelquefois dans le cœcum, laquelle forme à la surface de l'abdomen une tumeur allongée, irrégulière, bosselée, donnant un son mat à la percussion, et qui a pour conséquence des nausées, le hoquet, des éructations, des vomissements, et même les accidents de l'iléus, lorsque le cours des matières est tout-à-fait interrompu.

Pronostic. — Il n'est grave que dans les cas où la constipation est absolue, insurmontable, cas qui sont en dehors du sujet de cet article. L'habitude doit être prise en considéra-

tion, car tel individu qui restera quinze jours sans aller à la garde-robe en sera moins incommodé que tel autre qui ne sera constipé que depuis trois jours.

Traitement. — Pour l'exposer d'une manière complète, il faudrait passer en revue toutes les causes si diverses de la constipation ; mais cela conduirait trop loin. Un seul mot résume toute la thérapeutique: faire cesser la cause, c'est-à-dire combattre l'irritation ou l'atonie intestinale ; enlever les obstacles s'il est possible, réglementer la fonction, etc.

Ce dernier conseil est très important ; car, si l'on prend l'habitude de se présenter à la garde-robe chaque jour aux mêmes heures, on finit par soumettre la fonction rebelle à l'empire de la volonté, et cela d'autant plus tôt qu'on se soumet à un régime plus convenable, cà l'usage de fruits, de légumes verts, de boissons rafraîchissantes, d'aliments plus copieux et fournissant plus de résidu.

Mais quelquefois il faut donner à la volonté un adjuvant. Il faut bien se garder, dit M. Trousseau, d'administrer un purgatif ; la belladone au contraire est le médicament le plus propre à favoriser la défécation ; elle ne purge pas, mais rend les garde-robe plus faciles sans qu'on sache comment : on en administre l'extrait depuis 0,01 jusqu'à0,05 centigrammes. — M. Fleury a proposé, en 1838, l'emploi de mèches enduites de cérat simple ou de cérat mêlé à un cinquième d'extrait de belladone, introduites dans le rectum pendant une ou deux semaines.

On a préconisé d'autres moyen?;, tels que le tartre stibié à dose nauséeuse (Purefroy) ; la strychnine à la dose de 1/6 de grain toutes les quatre heures (Fort, Vidal) ; la noix vomique, 1 centigramme par jour dans la constipation par inertie (Tcissier, de Lyon) ; le nitrate d'argent en petits lavements (AHegrand) ; la compression de l'abdomen au moyen d'une ceinture (Piorry).

Mais les moyens par lesquels on commencera toujours, bien qu'ils ne soient que palliatifs, sont les lavements huileux, ou savonneux, ou salés, ou purgatifs, les pilules purgatives, les grains de santé, et, dans les cas rebelles, les drastiques, l'huile de croton tiglium.

NOUVEAU ( OMI'EXDIUM.

L'accumulation des matières fécales ne cède souvent qu'à l'emploi de la curette, ou, mieux encore, du doigt introduit dans l'anus, au moyen duquel on gratte la masse durcie et on l'enlève par fragments.

Tisane laxalive.

(V. ce. mot, Dict, thér.)

Antre.

Tamarin, 60gram.

Eau bouillante, 1000

Sirop de miel, 30

iMvemenl laxatif.

(V. ce mot, Dict. thér.)

Décoc. de guimauve, 250 grain.

Huile de ricin, 30

Miel commun, 30

Lavement purgatif.

Feuilles de séné, 15 grain.

Eau (décoction), 500 Sulfate de soude, 30

En ajoutant 0,20 cent, d'émétique, on a le lavement des peintres.

Pilules purgatives.

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