‹ Nouveau compendium médical a l'usage des médecins praticiens [electronic resource]Chapitre 34 sur 72 · SUPPLÉMENT · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT

niYSOMr.Tnir:. Tympanite utérine, grossesse venteuse. — Accumulation de gaz dans la matrice.

Causes. — Les gaz proviennent de la décomposition putride i d'une mole, d'un fragment de placenta, d'un fœtus, d'unpo-

lype, etc., renfermé dans l'utérus; ou bien, ce qui est plus

rare' encore, ils sont dus à un état nerveux, à l'hystérie.

Symptômes. — La matrice est distendue, forme une tumeur globuleuse, rénitente, qui rend un son tympanique à la percussion, et dont la pesanteur spécifique paraît minime si 1 on cherche à la soulever par le toucher vaginal. Si la distension est très considérable, elle produit delà dyspnée, de la gene, un sentiment de plénitude dans le bassin, mais peu de douleur, même à la pression. Il y a ordinairement suppression des règles. Dans quelques cas il se fait par le vagin une. expulsion gazeuse bruyante qui soulage la malade : ou le gaz expulsé est inodore (tympanite utérine sèche), ou il exhale une odeur fétide : dans ce dernier cas, la matrice contient en même temps des liquides qui eux-mêmes ont de la fétidité, il y a du bruit de glouglou, et il n'est pas rare d'observer de la

fièvre. ,

Diagnostic. - Le son tympanique est le caractère pathognomonique de la grossesse venteuse; il empêchera de confondre avec elle la vraie grossesse et l'hydromélne.

Traitement. — La physométrie essentielle, purement nerveuse (tymp. utérine sèche), sera combattue à l'aide des antispasmodiques et principalement du camphre et de lether; à l'aide des bains, des injections narcotiques, des onctions sur le col avec l'extrait de belladone pour favoriser sa dilatation, enfin d'une compression méthodique.

Il faut enlever, s'il est possible, le corps étranger (polype, pessaire, caillot sanguin, etc.) qui peut obstruer le museau de tanche et s'opposer à la sortie des gaz et des liquides; .1 faut même extraire les fragments de placenta, de mole, etc., qui peuvent être retenus dans la matrice, ou en favoriser 1 expulsion au moyen des injections, du seigle ergote, de la dilatation artificielle du col. On combattrait les accidents de metrite qui pourraient se développer.

PITYRIASIS. - Inflammation chronique et superficielle de la peau donnant lieu à une exfoliation de petites écailles furfuracées sans cesse renaissantes. -*■«*•« sont peu connues. La maladie s'observe à tout âge : elle est fréquente chez

les femmes dont la chevelure est brune et épaisse. On croit qu'elle se lie, clans certains cas, à un dérangement dans les fonctions gastro-hépatiques.

Symptômes. — Il faut distinguer deux formes : 1° le pityriasis capitis, qui no s'accompagne pas d'une modification dans la couleur de la peau; il consiste en une exfoliation farineuse qui se reproduit très rapidement et qui cause une démangeaison plus ou moins intense, laquelle provoque l'action des ongles, et partant une nouvelle irritation et desquamation. La chute des cheveux peut être la conséquence de cette affection : elle se produit fréquemment chez les femmes, malgré et peut-être à causedes soins minutieux qu'elles prennent à se débarrasser des pellicules, surtout aux endroits où elles ont l'habitude de faire les raies à leur coiffure.

Une autre forme est le pityriasis avec modification de la couleur des tissus, lequel se divise en rubra, vcrsicolor et nigra, selon la couleur des plaques où se développe l'cxfoliation. Ces variétés sont d'ailleurs rares.

Traitement. — Éviter de tirailler les cheveux, d'irriter la peau; couper la barbe avec des ciseaux et non avec le rasoir. Brosser légèrement la téte chez les enfants. Si la maladie s'accompngne d'alopécie, M. Cazenave emploie les boissons améres, de légers purgatifs ; à l'extérieur des lotions alcalines ou émollientes, selon l'état de la peau; des onctions avec la moelle de bœuf préparée, quelquefois avec la pommade au calomel. — Les autres variétés réclament soit les émissions sanguines, soit les lotions et bains sulfureux ou les douches de vapeur.

Pommade (Cazenave).

Axonge, 30grara Sous-borate de soude, 1 à2 Lotion alcaline (id.).

Eau distillée, 500gram Sous-boratc de potasse, 4

PLKURODYNIE. — C'est le rhumatisme des parois de la poitrine, ou pour mieux dire des muscles pectoraux et intercostaux.

Pommade au calomel (id.). Axonge, 30gram.

Calomel , 5

(590 NOUVEAU COMPEND1UM.

Causes. — Ce sont celles du rhumatisme musculaire. (V. ce mot,)

Symptômes. — Douleur plus ou moins vive, lancinante, s'exaspérant par la pression, siégeant près du mamelon, gênant la respiration et causant de l'anxiété lorsque l'affection est aiguë. Pas de fièvre.

Diagnostic. — Il serait facile de confondre la pleurodynie avec la douleur pleurétique, si on ne remarquait que celle-ci est profonde, accompagnée de fièvre, de toux sèche, et des phénomènes d'auscultation propres à la pleurésie. (V. ce mot.)

Diagnostic. — La pleurodynie n'a rien de grave. On a dit cependant qu'elle pouvait se terminer par une inflammation delà plèvre; mais cette assertion n'est pas démontrée, et il est plus probable qu'on a confondu l'inflammation de la plèvre se manifestant plus ou moins de temps avant de donner lieu à l'exsudation purulente avec la prétendue métastase de la pleurodynie.

Traitement. — Application de sangsues et de cataplasmes laudanisés, si la douleur est très vive, lancinante. Dans les cas moins intenses ou chroniques, application de ventouses scarifiées et surtout de vésicatoires.

Formulaire.

[V. RUUMATISME MUSCULAIRE.)

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