‹ Nouveau compendium médical a l'usage des médecins praticiens [electronic resource]Chapitre 4 sur 72 · OU PRÉCIS DE · texte numérisé non relu

OU PRÉCIS DE

La pathotogiê est la connaissance des maladies. Elle se distingue en générale et en spéciale on descriptive,

La pathologie générale a pour objet l'étude des maladies considérées d une manière abstraite et dans ce qu'elles offrent de communelle les embrasse toutes dans un même cadre et en expose les caractères généraux. La pathologie descriptive, au contraire, ne s'occupe

qne de chaque maladie envisagée isolément. Elle est dite interne ou extern suivant ce qu,on egt convenu ^ ^ ^

médical ou chirurgical des maladies.

Mais d'abord il convient de définir la maladie. Pour cela, il faut remarquer que l'état morbide n'est point un être à part, distinct mais une modification, une manière d'être nouvelle de la vie

Alors c'est la vie qu'il importe de connaître, de définir, si Ton veut s entendre sur le mot maladie. Sans vouloir aborder des questions insolubles et des discussions au-dessus de notre sujet et de nos fores nous dirons tout simplement que la vie est le résultat des fonctions organiques mises en jeu par un principe appelé vital , inconnu -'ans son essence, qui, lui-même, est entretenu par l'action des aliments réparateurs et des stimulants. La vie est donc 1, but auquel

tend un concours d'opérations qui ont pour instruments les organes, et pour force motrice la vitalité mise en jeu par des excitants. Lorsqu'il y a harmonie entre l'excitabilité organique et ses stimulants, ce but est atteint sans effort, sans trouble, et on lui donne le nom de santé. Mais lorsque, par des causes quelconques , cette, excitabilité s'exagère, se pervertit ou s'affaisse, ou lorsque les tissus organiques éprouvent quelque altération matérielle , on voit bientôt l'harmonie se rompre, un désordre plus ou moins grand se manifester dans le jeu des instruments , et partant la maladie naître. Or, que signifie ce désordre fonctionnel? Il est évidemment l'expression des efforts que fait l'économie pour se débarrasser, au moyen des sécrétions, des principes morbiferes qui la troublent, et pour revenir à ses conditions fonctionnelles les plus parfaites, qui se résument dans le mot santé.

Donc, on doit définir la maladie : m trouble ou un acte vital anormal d'une ou plusieurs fonctions, dont le but plus ou moins proche ou éloigné est l'élimination, par voie des sécrétions, de l'élément morbide et le retour à la santé. Dans cette définition, les fractures, les plaies, les déplacements ne sont considérés comme maladies que du moment qu'ils donnent lieu à des phénomènes de réaction vitale.

Sans entrer dans l'examen des motifs de sa préférence, nous dirons que, pour M. Chomel, la maladie est : un désordre notable survenu, soit dans la disposition matérielle des parties constituantes du corps vivant, •soit dans l'exercice des fonctions.

Les maladies se révèlent à nous par des altérations de structure et par des altérations vitales. Les premières n'offrent presque aucun intérêt si on les isole des affections auxquelles elles appartiennent et dont elles éclairent l'histoire; c'est pourquoi nous croyons inutile de nous y arrêter. Nous nous bornerons à dire, en passant, que ces altérations siègent tantôt dans les liquides, tantôt dans les solides ; que dans ce dernier cas elles sont rarement primitives, sauf les cas qui seront spécifiés ; qu'il faut quelquefois les aller chercher dans les principes médiats et immédiats, dans plusieurs ordres de systèmes à la fois; qu'elles sont appréciables à nos moyens d'investigation, tantôt pendant la vie et après la mort, tantôt après la mort seulement, que quelquefois enfin elles ne sont visibles ni pendant la vie ni après l'existence, soit qu'elles n'existent pas alors que nous les supposons, soit qu'elles se dissipent avec la vie, soit que nos sens manquent de pénétration pour les découvrir.

Quant aux altérations vitales, aux troubles dynamiques, aux

symptômes enfin, leur étude constitue sans contredit In. partie lapins importante de la pathologie.

La pathologie générale se divise en cinq chapitres principaux : 1° Vétiologie; 2° la symptomatologie ; 3° la thérapeutique ; 4° la nomenclature; 5° la classification.

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