PREFACE
Nous avons consacré deux volumes de noire Cours d'histoire universelle aux temps qui précèdent l'établissement de l'Église; nous en consacrerons deux autres aux événements qui se sont passés depuis Jésus* Christ jusqu'au milieu du quinzième, c'est-à-dire jusqu'à la prise de Constantinople, où Ton fait ordinairement commencer ce qu'on appelle proprement l'Histoire moderne; deux autres raconteront les principaux événements des temps écoulés depuis la prise de Constantinople jusqu'à nos jours. A mesure que les événements se rapprochent de nous, il importe de les connaître avec plus de détails; il faut par canséquent leur réserver une plus grande place. Toutefois, comme l'étude de l'Histoire doit nécessairement comprendre , chez nous, une étude spéciale de l'Histoire sainte , de THistoire de TÉglise et de l'Histoire de France, nous avons pensé qu'il n'y aurait pas d'inconvénient à passer plus légèrement sur les faits qui concernent plus particulièrement la religion ou l'histoire de notre pays; c'est ce que nous avons déjà fait dans THistoire ancienne pour l'Histoire sainte, c'est lîe que nou^ ferons dans les volumes savN^iiV.^ ^>«
It PllËFAGE.
rÉgfisc el pour la France. Nous en dirons cependant assez pour* qu'il n'y ait aucune lacune dans renseignement^ et pour que l'intelligence des faits reslc toujours facile ; mais nous insisterons davantage sui* le reste. L'histoire du moyen âge et des temps modernes serait incompréhensible sansl'histoire de l'Église et sans Thistoire de France ; nous ne pouvions nous dispenser de leur donner une place importante dans noire cours, tout en nous réservant d'y revenir d'une manière plus complète dans des ouvrages particuliers.
L'enseignement de l'histoire ancienne ofl're moins de difficultés que celui de Thistoire du moyen âge et de l'histoire moderne; il y a moinsdedivergenoes d'opinions sur les faits, et presque tous les histoncns modernes sont d'accord dans les jugements qu'ils en portent, comme ils s'accordent sur les grandes divisions que nous avons suivies nous-méme. On nous a d'ailleurs su gré d'insister plus qu'on ne le fait généralement sur l'action de la Providence dans les révolutions des empires, et de n'avoir pas n<!'gligé d'apprécier à leur juste valeur les vertus des peuples païens et les actes des héros de l'antiquité. Nous l'avons fait sans parti pris de dénigrement : le paganisme a montré de beaux caractères, on a vu briller des vertus naturelles au sein de ces ténèbres qui allaient toujours s'épaississant à mesure que la civilisation matérielle faisait des progrès ; mais il faut bien con venir que les beaux caractères ont été fort rare»