‹ Nouveau cours d'histoire universelle v.3,pt.1, 1860Chapitre 2 sur 45 · PREFACE. III · texte numérisé non relu

PREFACE. III

chez les païens, et que les vertus naturelles se trou» valent jointes souvent à bien des vices chez les sages les plus vantés. On peut dire que les siècles même les moins favorisés du christianisme présentent à eux seuls plus de vertus et plus de beaux caractères, plus de véritables grands hommes, en un mot, que tous les siècles réunis du paganisme, et nous devions le faire remarquer, pour préserver la jeunesse de cet engouement de convention qui a déjà eu tant de funestes conséquences pour les sociétés modernes. On nous a su gré aussi d'avoir, autant que le comportait le cadre restreint d'un cours destiné aux classes, introduit dans notre ouvrage les résultais des plus récentes études historiques et des découvertes archéologiques faites de nos jours. Il existe une histoire ancienne de convention, faite d'après les auteurs grecs et romains, et qui ne ressemble pas toujours à la véritable histoire. Les découvertes faites de nos jours en Egypte, à Ninive, à Babylone, à Car- Ihage, etc., les travaux de l'érudition moderne, la comparaison des récits profanes avec les récits sacrés, la connaissance des annales et des traditions des peuples orientaux, ont donné à l'histoire ancienne une physionomie différente de celle qu'elle avait encore au siècle dernier : nous ne pouvions entrer dans tous les détails , nous ne pouvions surtout fournir les preuves, qui seraient déplacées dans un ouvrage de pur enseignement classique , mais nous avions jugé qu'il était bon d'indiquer \es^om\&^^^v

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