‹ Nouveau cours de grammaire francaise, Volume 2Chapitre 101 sur 119 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

PROPOSITIONS COMPLÉTIVES SUBORDONNÉES PROPOSITIONS COMPLÉTIVES INCIDENTES

EXERCICES

509. Exercice. — Lire ou copier les phrases suivantes en mettant au mode et au temps convenables les verbes laissés à l'infinitif.

Le chat est un animal Carnivore domestique; on le trouver à l'état sauvage.

La plus noble conquête cjue l'homme jamais faire est celle du cheval.

La terreur régna em France quand Catherine de Médicis ordonner le massacre de la Saint-Barlhélemy.

Si l'on réfléchissait avant de parler, on commettre moins d'indiscrétions.

On donne des tuteurs aux jeunes arbres, de peur qu'ils mpretidre une mauvaise inclinaison.

¥ous savez que les écailles du crocodile lui former une cuirasse épaisse.

Tandis que Richard Cœur de Lion être à la croisade, son frère Jean mettait le trouble dans le royaume.

J'ai agi de telle sorte que je pouvoir vous consacrer mon aprèsmidi de demain.

Faites en sorte que cet enfant apprendre à obéir.

164 PROPOSITIONS COMPLETIVES.

Le monde existait depuis longtemps avant que Thomme apparatim sur la terre.

Athènes est la capitale de la Grèce; ce n'est pas pourtant que ce êirexmQ grande ville.

Quelque escarpé que soit le chemin de l'honneur, tâchez de vous y maintenir.

610. Exercice — Lire ou copier les phrases suivantes en mettant au mode et au temps convenables les velrbes laissés à nnfinitif.

Je suis surpris que toutes les voitures qui se croisent à Paris ne provoquer pas plus d'accidents.

Il est fâcheux que la tragédie française ne contenir pas beaucoup de chefs-d'œuvre comme le Cid.

Je ne présume pas que le Bosphore atJotr plus de quatre kilomètres de largeur.

11 convient à la végétation que la rosée se produire au printemps et à l'automne.

Je sais que François I" être mort en 1547.— Je ne savais pas que François I" être mort en 1547. ^

Croyez-vous que le cuir du chameau valoir celui du bœuf?

J'ai peine à croire que le bonheur du méchant être comparable à celui du juste.

Il est certain que la terre être ronde.

Il n'est pas probable que vous pouvoir partir demain.

11 semble que la réputation de ruse qu'ont les renards être bien méritée.

Puissé-je de mes yeux y voir tomber la foudre! (Corneille.)

Les mêmes manières qui siéent bien quand elles être naturelles nous rendent ridicules quand elles être affectées.

L'acide sulfurique est un des plus violents mordants que l'on connaître.

L'étude est le seul remède que je connaître au chagrin.

511. Exercice. — Lire ou copier ] es phrases suivantes en mettant au temps convenable les verbes laissés à lintinitif.

On dit que les malades être mieux les jours où il ne fait pas de vent.

On a prétendu que la quantité des eaux souterraines swyasser celle des eaux qui sont à la surface.

Je croyais que les Valois succéder aux Capétiens directs, -r- Vous aviez raison de le croire.

J'espérais que le Rhône ne déborder pas cette année.

EXERCICES. 165

J*espérais que le Rhône n*avoir pas débordé au printemps dernier.

Je crains que le gaz ne faire explosion ; c'est pourquoi j'emploie l'huile.

Je doute qu'aucun réformateur pouvoir réaliser tout ce qu'il avait entrepris.

Il ne faut pas que nous rire des malheureux.

Il ne faut pas que le chocolat être exposé à l'air, sans quoi il perd de ses qualités.

Croirez-vous encore que Louis XVI être plus maladroit que coupable?

En créant les hommes, Dieu voulait qu'ils être tous vertueux.

11 faudrait qu'avant de mourir les hommes se repentir d'avoir mal vécu.

Il aurait été possible que je arriver deiiiain, si le bateau n'avait pas eu de retard.

Je ne me doutais pas que vous garder le souvenir d'une époque 'si éloignée.

Je n'aurais jamais cru que le trajet de Paris à Rome m'avoir paru si long.

n est fâcheux que l'aigle être difficile à apprivoiser, même quand on le capture très jeune.

Pensez-vous que Louis XIV reconnaître la France s'il lui était donné d'y revenir.

Croyez-vous que Condé faire partie de la Fronde, si on ne l'avait poussé à bout.

512. Exercice. — Lire ou copier les phrases suivantes en mettant au temps

convenable les verbes laissés à l'infinitif.

Je suis surpris que vous confondre l'émulation et l'envie ; celle-ci empoisonne le coeur; celle-là part d'une âme noble.

Ces pauvres gens seront heureux que tu prendre dès maintenant la résolution de les visiter tous les jours.

Ne savez-vous pas que lorsqu'une ville est assiégée, le gouverneur exige que tous les citoyens être chez eux le soir à partir d'une certaine heure?

Les anciens géographes n'étaient pas certains que la zone torride être habitable.

Je doute que yowslire avec profit la Jérusalem délivrée du Tasse; il faudrait pom» cela que vous connaître mieux l'histoire de la première croisade.

Igg * PROPOSITIONS COMPLETIVES.

Aman Toulait que tous les sujets d*Assuérus iHncliner devant lui ; Mardochée indigné qu'un tel ordre lui donner refusa de s'y soumettre.

Gardez qu'une voyelle à courir trop hâtée

Ne être d'une voyelle en son chemin heurtée. (Boileau.)

Henri Y d'Angleterre n'aurait pas voulu que ses sujets lui prêter serment avant qu'il jurer fidélité à la loi.

Alexandre désirait que les rois seuls disputer le prix dans les Jeux olympiques.

Je ne pense pas que les hirondelles revenir si le froid continue.

Je ne crois pas qu'un élève pouvoir apprendre quelque chose s'il ne travaillait pas.

Pensez-vous que les loups disparaître de nos régions si on ne les avait pas chassés?

613. Exercice. — Lire et expliquer le morceau suivant en indiquant les changements orthographiaues survenus depuis cette époque. — Transcrire le même morceau avec 1 ortliographe actuelle.

De l'ancieime langue françoise.

J'ay dit au premier chapitre de ce livre, que tout ainsi que selon la diversité des temps on change d'habits, voire de Magistrats en une Republique, aussi se changent les langues par une taisible alluvion. Pierre Crinit en ses livres de l'Honneste discipline, dit que l'on avoit peu autres fois observer dans Rome quatre ou cinq diversités de langues. La vieille des Saliens, qui pour sa longue ancienneté n'estoit presque entendue, laquelle puis après s'eschangea au Latin des douze Tables, qui receut quelque polisseure, sous le poète Ënnius et Gaton le Censeur, jusques à ce que petit à petit elle attaignit à sa perfection du temps de Ciceron, Gesar et Saluste, et depuis alla tou^ourz en telle décadence, qu'en fin elle fut ensevelie dedans l'Italienne.

Je ne fais point de doute que le semblable ne soit advenu à nostre langue Françoise, laquelle, selon la diversité des siècles, a pris diverses habitudes, mais de les vous pouvoir représenter, il est mal aisé. Parce qu'anciennement nous n'eusmes point une langue particuUerement courtizane, à laquelle les bons esprits voulussent attacher leurs plumes. Et voicy pourquoy. Encores que nos Roys tinssent la supériorité sur tous autres Princes, si est-ce que nostre Royaume estoit eschantillonné en pièces, et y avoit presque autant de Cours que de Province. La Cour du Comte de Provence, celle du Comte de Tholose, celle du Comte de Flandres, du Comte de Champagne,

fiîXERCICES. 167

et autres Princes, et Seigneurs qui tous tenoient leurs rangs et grandeurs à part, ores que la plus part d'eux recogneussent nos Roys pour leurs Souverains. De là vint que ceux qui avoient quelque asseurance de leurs esprits, escrivoient au vulgaire de la Cour de leurs Maistres, qui eh Picard, qui Champenois, qui Provençal, qui Tholozain, tout ainsi que ceux qui estoient à la suite de nos Roys, escrivoient en langage de leur Cour. Aujourd'hui il nous en prend tout d'une autre sorte. Car tous ces grands Duchez et Comptez, estans unis à nostre Couronne, nous n*escrivons plus qu'en un langage, qui est celuy de la Cour du Roy, que nous appelons langage François. Et ce qui nous oste encore davantage la cognoissance de ceste ancienneté, c'est que s'il y eust un bon livre composé par nos ancestres, lorsqu'à fut question de le transcrire, les copistes les copioient non selon la naïfve langue de TAutheur, ains selon la leur.

ETIENNE Pasquier (1529-1615).

EXPUCATIONS

Tout ainsi que, de même que.

Taisible, venu de teire, silencieuse.

La vieille des Saliens, d'abord la vieille langue des Saliens. S'eschangea au Latin, qui fut ensuite changée, transformée dans le Latin.

Langue courlizane, langue, langage de cour.

Eschantillonné^ partagé, mis en morceaux. Ores que, quoique.

Asseurance de leurs esprits, confiance en leur propre savoir.

514. Exercices oraux ou écrits. — A quelles remarques de grammaire historique peuvent donner lieu les phrases suivantes ?

Vouloir ce que Dieu veut est la seule science Qui nous met en repos. (Malherbe, xvi* siècle.)

Si je n'eusse empêché leur confiscation, il y a longtemps qu'elle fût donnée. (Id.)

Je suis marri que je ne puis satisfaire au désir que vous avez. (W.)

Il n'y a point de doute qu'il n'y a personne qu'un serviteur ne puisse ob(i^er. (Id.)

Qui se dépêche de rendre pense qu'on lui ait prêté quelque chose, et non pas qu'on lui ait fait plaisir. (Id.)

168 PROW)SITIONS INFINITrVES. PROPOSITIONS PARTICIPES.

Qui est celui qui meure sans quelque regret? (Id.)

Il s'opposa à ce projet, et leur fit trop connoître qu'il ne pouvoit jamais y consentir. (La Rochefoucauld.)

Je vous souhaiterois une femme de chambre qui ne sait pas bien peigner. (Id.)

Mon père a consenti que je suive mon choix. (Corneille.)

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