DES NOMS DES PROCIPAUX AUTEURS CITÉS DANS LES EXERCICES
Amyot (Jacques) (1513-1593), né à Melun, fut d'abord valet au collège de Navarre : il devint précepteur des enfants du roi Henri II, grand aumônier de France, conseiller d'État et évêque d'Auxerre. Ses ouvrages sont des traductions du grec, parmi lesquelles on remarque les Œuvres, complètes de Plutarque..
AcBiGNÉ (Agrippa d') (1552-1630), né en Saintonge près de Pons, était zélé calviniste, étudia à Genève sous Théodore de Bèze, et se lia de bonne heure avec le jeune mi de Navarre. Après la mort de Henri lY, il s'éloigna de la cour et composa une Histoire universelle depuis 1550 jusqu'en 1601. Cette histoire ayant été condamnée par le parlement, d'Aubigné se retira à Genève (1620) : c'est là qu'il mourut. On a de lui, outre YHistoire universelle^ V Histoire secrète de Théodore-Agrippa d'Aubigné par luimême, les Aventures du baron de Fenesie, et la Confession catholique du sieur de Sancy.
Baïp (Antoine de) (1532-1589), né à Venise où son père Lazare de Baïf était ambassadeur de François !•'; tenta d'introduire dans notre langue les vers mesurés des Grecs et des Romains et voulut réformer l'orthographe.
Boi!»siER (Marie-Louis-Gaston), né à Nîmes en 1823, professeur et littérateur, membre de l'Académie française. On a de lui : Cicéron et ses amis, la Religion romaine d'Auguste aux Antonins, Promenades archéologiques, etc.
Claketie (Arsène-Arnaud dit Jules), né à Limoges en 1840, chroniqueur, romancier et auteur dramatique, membre de l'Académie française en 1889, administrateur de la Comédie-Française depuis 1885.
CoppÉE (François), né à Paris en 1842. Membre de l'Académie française. Poète et auteur dramatique, a fait des contes, des poésies nombreuses et des pièces de théâtre : Intimités, le Passant, Fais ce que dotSf le Luthier de Crémone, les Humbles, etc.
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Corneille (Pierre) (1606-1684), ni d Rouen, fils d'un avocat général; destiné au barreau il se donna au théâtre et fut le véritable fondateur de l'art dramatique en France. Ses plus belles tragédies : le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, Hodogune, abondent en vers admirablement frappés, souvent sublimes. On a dit qu'il avait peint les hommes tels qu'ils devraient être.
Ducis (Jean-François) (1733-1816), poète tragique, né à Versailles, eut le mérite de transporter sur notre scène quelques pièces de Shakespeare, d'Euripide et de Sophocle. Outre ses tragédies, il a composé des Épttres et des Poésies fugitives.
Florian (1755-1794), né au château de Florjan, dans le Gard. Il occupe après La Fontaine le premier rang parmi les fabulistes français.
François de Sales (Saint) (1567-1622), né au château de Sales, près d'Annecy, nommé évêque de Genève, résida à Annecy, et fonda l'œuvre de la Visitation qu'il mit sous la direction de Mme de Chantai. Il a laissé des écrits fort estimés : Introduction à la vie dévote, Philothéc, etc.
Genlis (Félicité-Stéphanie Ducrest de Saint-Aubin, comtesse de) (1746- 1850), née au château de Champcéry près d'Autun, fut gouvernante des enfants du duc d'Orléans (1782) et a laissé plus de quatre-vingts ouvrages écrits avec naturel et élégance et destinés surtout à l'éducation des enfants : Traité d'éducation. Annales de la vertu, les Veillées du château. Contes moraux, les Petits émigrés, etc.
Hérédia (José-Maria de), né à Cuba en 1848, auteur de sonnets d'un éclatant coloris : les Trophées. Membre de l'Académie française depuis 1894.
Hugo (Victor) (1802-1885), né à Besançon, Un des plus grands poètes de notre temps. Il a publié des Odes, les Orientales, les Feuilles d* Automne, les Chants du crépuscule, les Voix intérieures, la Légende des siècles, etc. Toutes ces œuvres se font remarquer par la richesse du coloris, l'abondance des images et par une puissante inspiration.
La Fontaine (Jean de) (1621-1693), né à Château-Thierry, illustre poète français. Il donna pendant sa longue carrière littéraire des comédies, des ballets, des odes, des chansons, des épigrammes, etc. ; mais ses fables immortelles lui ont donné une popularité sans égale dans les lettres françaises; presque toutes sont des chefsd'œuvre. Comme il apportait dans les choses de la vie une apathie naturelle, quelques contemporains en ont fait un type de naïveté.