DU VERBE SECTIONS I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X
EXERCICES
s. Exercice. — Lire ou écrire sous la dictée le morceau suivant en indiquant ou en soulignant les verbes.
Plutarque.
I. Plutarque, peut-être récrivain de Tanliquité le plus connu, le plus cité, et, pour ainsi dire, le plus populaire, naquit en Béotie dans la petite ville de Chéronée, qu'il ne faut pas confondre avec cette autre Chéronée, trop fameuse par la victoire de Philippe et l'asservissement de la Grèce.
On ignore l'année précise de sa naissance, mais on peut conjecturer qu'il naquit dans les dernières années de l'empire de Claude, vers le milieu du premier siècle de notre ère. Plutarque sortait d'une famille honorable, où le goût de l'étude et des lettres était héréditaire. Dans son enfance, il vit à la fois son père, son aïeul et son bisaïeul; et il fut élevé sous cette influence des vieilles mœurs, et dans cette douce société de famille, qui sans doute contribua pour quelque chose au caractère de droiture et de bonté qu'on aime dans ses écrits.
Il avait conservé souvenir de son aïeul Nicarebos, et des vives peintures que ce bon vieillard lui avait souvent faites des malheurs de sa patrie; lorsque le triumvir Antoine, dans sa lutte contre Octave, ayant amené la lutte sur les mers de Grèce, épuisa de contributions tous les pays voisins, et força les habitants de Chéronée d'apporter sur leurs épaules, jusqu'au rivage, des blés pour sa flotte. Il se rappelle avec complaisance son grand-père Lamprias, dont il admirait l'éloquence, la brillante imagination et la gaieté, le verre à la main, dans un petit cercle de vieux amis. Quant à son père, Plutarque le vante beaucoup pour la vertu, la modestie, la connaissance des choses sacrées, l'étude de la philosophie et des poètes; et il cite avec respect plus d'un bon conseil qu'il avait reçu de lui dans sa jeunesse. Plutarque eut aussi deux IVères qu'il aima fort tendrement.
II. Il paraît que, fort jeune encore, il fut employé par ses concitoyens à quelques négociations avec des villes voisines. Le même motif le conduisit à Rome. Les savants ont pensé qu'il y alla plusieurs fois. Ce qui paraît assuré, c'est que Plutarque revint, jeune encore, se fixer dans sa patrie, et qu'il y resta dès lors sans interruption, par une sorte de patriotisme et pour faire jouir ses concitoyens de l'estime et de la faveur qui pouvaient s'attacher à son nom. Il s'était marié et avait choisi sa femme dans une des plus anciennes familles de Chéronée : elle s'appelait Timoxène.
EXERCI.CËS. 91
Plutarque, pendant le long séjour qu'il fit dans sa patrie, fut sans cesse occupé d'elle. Jaloux avec passion de l'ombre de liberté qui restait à ses concitoyens, sous l'abri de la conquête romaine, il les invitait à terminer leurs affaires et leurs procès par la juridiction de leurs propres magistrats, sans jamais recourir à la haute justice du procureur ou du préteur. Pour leur donner l'exemple, il remplit lui-même avec zèle, dans Chéronée, toutes les charges publiques de ce petit gouvernement municipal, que Rome laissait aux vaincus. Non seulement, il fut archonte, ce qui était la première dignité de la ville, mais il exerça longtemps avec exactitude et avec joie un office inférieur, une certaine inspection de - travaux publics, qui lui donnait le soin, nous dit-il, de mesurer de la tuile et d'inscrire sur un registre les quantités de pierres qu'on lui présentait.
On aime à se le représenter, plein de jours et d'expérience, au miHeu de ses concitoyens émus, racontant les traditions de l'anrieune Grèce et les exploits des héros avec ces paroles abondantes et cette gravité douce que nous admirons dans ses écrits.
ViLLEMAiN {Éludes de littérature, Perrin et Cie, édit.).
407. Exercice écrit. — Relever dans la dictée préct'dente et écrire en colonne : huit verbes actifs, huit verbes neutres. — Résumer par écrit le premier morceau en l'abrégeant de moitié, le second en l'abrégeant des deux tiers.
408. Exercice. — Lire ou écrire sou» la dictée les vers suivants en renipln^nni chaque tiret par un verbe qui convienne au sens et à la mesure.
Les aïeules.
A la fin de juillet les villages — vides.
Depuis longtemps déjà les nuages livides,
Menaçant d'un prochain orage à l'occident,
— la récolte au laboureur prudent.
Donc, voici la moisson et bientôt la vendange;
On — les faux, on prépare la grange.
Et tous les paysans, dès l'aube rassemblés.
Joyeux, — à la fête opulente des blés.
Or, pendant tout ce temps de travail, les aïeules
Au village, devant les portes, — seules,
Se — au soleil en branlant le menton,
Calmes, et leurs deux mains jointes sur leur bâton,
Car les travaux des champs leur la taille.
Avec leur long fichu peint de quelque bataille, Leur jupe de futaine et leur grand bonnet blanc. Elles — ainsi tout le jour sur un banc.
Heureuses, sans — peut-être, sans rien — , Adressant un béat et mystique sourire Au clair soleil qui — au loin le vieux clocher Et — les épis que leurs fils vont — .
François Coppée.
(Anthologie des poètes français, A. Lemerre, édit.)
409. Exercice. — Lire ou écrire sous la dictée les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par un sujet qui puisse convenir à la phrase.
Le — de THindoustan est généralement chaud, surtout dans la vallée du Gange.
— s'écria en quittant la Sicile : « Quel beau champ de bataille nous laissons aux Romains et aux Carthaginois ! »
— instruisit Bacchus enfant et fut plus tard son compagnon fidèle.
Un — disait tout haut en revenant du supplice de Jeanne d*Arc : (( Nous sommes perdus, nous avons brûlé une sainte ».
L' — naquit un jour de Tuniformité.
L'— a été traversée de l'Atlantique à la mer Rouge par le capitaine Marchand.
Les — , au nombre de trois, étaient les ministres des vengeances de Pluton ; elles exécutaient les arrêts de Minos.
La — du sang est en raison du fer qu'il renferme.
L'empereur — fit empoisonner le jeune Britannicus et le vit tomber sans frémir.
Les — commencèrent à remplacer les briques et les dalles sous le régne de Louis XV.
Le — ayant manqué à Bernard Palissy, il fut contraint de brûler les meubles et les planchers de sa maison.
l.' — est la partie du monde la plus peuplée : elle compte environ huit cents millions d'habitants.
Les — païennes qu'on appelle les Grâces personnifiaient ce qu'il y a de séduisant dans la beauté.
La — des Innocents, à Paris, est l'œuvre du célèbre sculpteur Jean Goujon.
EXERCICES. . 95
Les — tirent leur nom de la chevelure lumineuse avec laquelle elles voyagent dans l'espace.
A Sparte les — étaient respectés et occupaient partout les meilleures places.
410. Exercice. — Lire ou écrire sous la dictée les phrases suivantes, en remplaçant chaque tiret par un complément direct qui puisse convenir au verbe.
L'enlèvement d'Hélène causa la — de Troie.
Dans l'ancienne France, la loi déclarait le — majeur à treize ans accomplis.
On représente la déesse — tenant une faucille et une gerbe de blé dans la main.
La sangsue habite les — dormantes, les fossés, les marais de FEurope et du nord de l'Afrique.
C'est Philibert Delorme qui construisit les — .
Quand on court après l'esprit, on attrape !e plus souvent la
Phidias orna le — d'une statue de Minerve en or et en ivoire.
Quand il va pleuvoir ou faire de l'orage, les hirondelles rasent la-.
La presqu'île d'Alaska renferme des — d'or, d'argent, de cuivre et d'antimoine.
Chaque année les druides cueillaient le ■— sacré avec une serpe d'or.
A Rojine, les augures déclaraient qu'on pouvait connaître la — des dieux par l'étude des phénomènes de la nature.
On aime mieux dire du — du prochain que de n'en point parler.
411. Exercice. —Lire ou écrire sous la dictée les phrases suivantes, en remplaçant chaque tiret par un complément indirect qui puisse convenir au verbe.
Chacun dit du bien de son — et personne n'en ose dire de son esprit. (La Rochefoucauld.)
L'empire des Huns ne survécut pas à — .
Diogène marchait pieds nus et couchait dans un — .
La folie de Don Quichotte fait contraste avec le bon — de son fidèle écuyer Sancho Pança.
Sur les — du temps la tristesse s'envole (La Fontaine).
Aux — des oiseaux Dieu donne la pâture Et sa bonté s'étend sur toute la — (Racine),
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(( Compagnons, disait Henri lY à ses soldats, ralliez-vous à mon
— blanc, vous le trouverez toujours au — de Thonneur et du devoir. »
La renommée de Justinien vient surtout de ses — législatifs.
Cest à — que nous devons la culture de la pomme de terre en France.
César, après la prise d'Alésia, ne fit pas grâce à — .
On a calculé que TAmazone, avec ses affluents, offrait à la — plus de 50 000 kilomètres.
412. Exercice.* — Lire ou écrire sous la dictée les phrases suivantes, en remplaçant chaque tiret par un verbe qui puisse convenir au sujet et au corapiément.
Dis-moi qui tu — , je te dirai qui tu es.
Pour voir un arc-en-ciel il faut — le dos au soleil.
C'est au retour de son expédition en Italie que Charles Vin fit
— le château d'Amboise.
Richelieu et Louis XIII se — au tombeau à quelques mois de distance.
Il est remarquable que presque tous les grands volcans — près de la mer ou des grands lacs.
Quand une lecture vous — l'esprit et qu'elle vous inspire des sentiments nobles et courageux, ne cherchez pas une autre règle pour — de l'ouvrage : il est bon, et fait de main d'ouvrier. (La Bruyère.)
Les anciens ne — de l'Afrique que la partie voisine de la Méditerranée.
Les geysers sont des espèces de volcans qui — de l'eau chaude et de la boue.
Quand un pape meurt, tes cardinaux se réunissent en conclave pour — son successeur.
L'Indo-Chine ^ son nom de sa position aux frontières de l'Inde et de la Chine.
D'après les poètes anciens, les ombres amenées par Mercure
— l'Achéron dans la barque à Charon.
César étant tombé aux mains des pirates leur — cinquante talents pour sa rançon; mais il leur — de les faire pendre, et il
— parole.
413. Exercice. — Lire ou écrire sous la dictée le morceau suivant en indi-
auant ou en soulignant les verbes actifs. — Expliquer les mots Fénelon^ Bossuef, \ de Meauxy Télémaque^ Sésostris, Salente^ Louvoisy Idoménée^ etc.
EXERCICES. 9H
Le Tèlémaque.
Fénelon, le disciple, Tami de Bossuet, et depuis devenu malgré lui son rival et son ennemi, composa ce livre singulier, qui tient à la fois du roman et du poème, et qui substitue une prose cadencée à la versification. Il semble qu'il ait voulu traiter le roman comme M. de Meaux avait traité l'histoire, en lui donnant une dignité et des charmes inconnus, et surtout en tirant de ses fictions une morale utile au genre humain, morale entièrement négligée dans presque toutes les inventions fabuleuses.
Quand le Tèlémaque parut, on crut y voir une critique du gouvernement de Louis XIV. Sésostris, qui triomphait avec trop de fasto, Idoménée qui établissait le luxe dans Salente et qui oubliait le nécessaire, parurent des portraits du roi, quoique, après tout, il soit impossible d'avoir chez soi le superflu que par la surabondance des arts de la première nécessité. Le marquis de Louvois semblait, aux yeux des mécontents, représenté sous le nom de Protésilas, vain, dur, hautain, ennemi des grands capitaines qui servaient l'État et non le ministre. Les alliés qui, dans la guerre de 1688, s'unirent contre Louis XIV, qui depuis ébranlèrent son trône dans la guerre de 1701, se firent une joie de le reconnaître dans ce même Idoménée, dont la hauteur révolte tous ses voisins. Ces allusions firent des impressions profondes, à la faveur de ce style harmonieux, qui insinue d'une manière si tendre la modération et la concorde. Les étrangers et les Français même, lassés de tant de guerres, virent avec une consolation maligne une satire dans un livre fait pour enseigner la vertu. Les éditions en furent innombrables.
11 est vrai qu'après la mort de ce monarque si craint, si envié, si respecté de tous et si haï de quelques-uns, quand la malignité humaine eut cessé de s'assouvir des allusions prétendues qui censuraient sa conduite, les juges d'un goût sévère ont traité le Tèlémaque avec quelque rigueur. Ils ont blâmé les longueurs, les détails, les aventures trop peu fiées, les descriptions trop répétées et trop uniformes de la vie champêtre. Mais ce livre a toujours été regardé comme un des plus beaux monuments d'un siècle florissanl.
Voltaire.
414. Exercice, r- Lire ou écrire sous la dictée le morceau suivant en indiquant ou en soulignant les verbes neutres.
Un concert de cloches.
Montez, un matin de grande fête, au soleil levant de Pâques ou de la Pentecôte, montez sur quelque point élevé d'où vous dominiez la capitale entière, et assistez à l'éveil des carillons. Voyez à un signal parti du ciel (car c'est le soleil qui le donne) ces mille églises tressaillir à la fois. Ce sont d'abord des tintements épars, allant d'une église à l'autre, comme lorsque des musiciens s'avertissent qu*on va commencer. Puis, tout à coup, voyez (car il semble qu'en certains instants l'oreille aussi a sa vue), voyez s'élever au même moment de chaque clocher comme une colonne de bruit, comme une fumée d'harmonie. D'abord, la vibration de chaque clocher monte droite, pure, et pour ainsi dire isolée des autres, dans le ciel splendide du matin : puis, peu à peu, en grossissant, elles se fondent, elles se mêlent, elles s'amalgament dans un magnifique concert. Ce n'est plus qu'une masse de vibrations sonores qui se dégage sans cesse des innombrables clochers, qui flotte, ondule, bondit, tourbillonne sur la ville, et prolonge bien au delà de l'horizon le cercle assourdissant de ses oscillations. Écoutez, et dites si vous connaissez au monde quelque chose de plus riche, de plus joyeux, de plus éblouissant que ce tumulte de cloches et de sonneries, que cette fournaise de musique, que ces dix mille voix d'airain chantant à la fois dans des flûtes de pierre, hautes de trois cents pieds, que cette cité qui n'est plus qu'un orchestre, que cette symphonie qui fait le bruit d'une tempête. Victor Hugo {Notre-Dame de Paris, Quentin, édit.).
415. Exercice oral. — Donner quatre verbes marauant l'idée de monter, — quatre verbes marquant l'idée d'affaiblir, — quatre, l'idée d'approuver, — quatre, l'idée de blâmer.
416. Exercice. — Lire ou écrire sous la dictée le morceau suivant, en indiquant ou en soulignant les verbes réfléchis. — Donner les mots primitiTs d'où sont tirés arrondies^ parure, verdoyante, enceinte^ ramifiant, composent, apparaissant, terminer, ondulations, revient. — Expliquer l'origine du mot silhouette.
La Provence.
Il faut renoncer ici aux croupes arrondies, à la parure si riche et si verdoyante des bords de la Saône et de la Garonne. Une masse immense de calcaire gris et azuré forme la première enceinte; des
EXERCICES. d7
bancs moins élevés s*en détachent et, se ramifiant dans la plaine, composent un sol inégal et extrêmement varié ; sur chaque hauteur, s'élèvent des bouquets de pins d'Italie qui forment d'élégants parasols d'un vert sombre, et presque noir; des oliviers au vert pâle, à la taille moyenne, descendent le long des coteaux; ils contrastent par leur pâleur et leur petite masse arrondie avec la stature élancée et le superbe dôme des pins. A leurs pieds, croît une végétation basse, épaisse et grisâtre, c'est la sauge piquante et le thym odorant qui, foulés aux pieds, répandent un parfum si doux et si fort. Au centre du bassin, Marseille, presque cachée par un coteau long et fuyant, se montre de profil, et sa silhouette tantôt cachée dans la vapeur, tantôt apparaissant entre les ondulations du sol, vient se terminer dans l'azur des mers par la belle tour de Saint-Jean. Au couchant y s'étend enfin la Méditerranée avec ses flots tantôt calmes, tantôt agités, éclatants ou sombres et son horizon immense où l'œil revient et erre sans cesse en suivant les arcs de cercle éternels.
TuiERs {(Euvres complètes, Société d'édition et de Hbrairie).
417. Exercice. — Analyser logiquement la phrase : Au centre du bassin, Marêeilley presque cachée... , etc.
418. Exercice. — Lire ou écrire sous la dictée le morceau suivant en indiquant ou en soulignant les verbes impersonnels. —Relever les mots souhaiter, apporter* hoMr, asservir, aifirir, justifier , éviler, mettiez etdonner les contraires.
Les amis.
Il n'y a rien qui contribue davantage à la douceur de la vie que l'amitié; il n'y a rien qui en trouble plus le repos que les amis, si nous n'avons pas assez de discernement pour les bien choisir. Les amis importuns font souhaiter des indifférents agréables. Les difficiles nous donnent plus de peine par leur humeur qu'ils ne nous apportent d'utilité par leurs services. Les impérieux nous tyrannisent : il faut haïr ce qu'ils haïssent, fût-il aimable; il faut aimer ce qu'ils aiment, quand nous le trouverions désagréable et fâcheux; il faut faire violence à notre naturel, asservir notre jugement, renoncer à notre goût, et, sous le beau nom de complaisance, avoir une soumission générale pour tout ce qu'impose leur autorité. Les jaloux nous incommodent : ennemis de tous les conseils qu'ils ne donnent pas, chagrins du bien qui nous arrive sans leur entremise, joyeux et contents du mal qui nous arrive par le ministère des autres. H y a des amis de profession, qui se font un honneur
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de prendre notre parti sur tout; et ces vains amis ne servent à autre chose qu'à aigrir le monde contre nous, par des contestations indiscrètes. Il y en a d'autres qui nous justifient, quand personne ne nous accuse, qui, par une chaleur imprudente, nous mettent en des affaires où nous n'étions pas, et nous en attirent que nous voudrions éviter. Se contente qui voudra de ces amitiés ; pour moi, je ne me satisfais pas d'une bonne volonté nuisible et je veux que cette bonne volonté i^oit accompagnée de discrétion et de prudence.
Saint-Évremont.
418. Exercices oraux ou écrits. — A quelles remarques de grammaire historique peuvent donner lieu les phrases suivantes? (Les mots à remarquer sont en itatiqiiie.)
La mère en commence de la joie à plourer. (Bertej xin' siècle.)
Je ne me cache pas. Mais à ce que je voi
Chacun n'est pas ici criminel comme moi. (Racine.)
Vous me parlez en vain de ce que je connoi.
Je vous ai vu combattre et commander sous moi. (Corneille.)
Us n'en preuvent rien par la parole de Dieu. (Calvin, xvi* siècle.)
Pour un plus grand effet prends un cœur plus hardi, Et sans me répliquer, fais ce que je te di. (Corneille.)
Ce que ils ne peuvent manger jettent en un sac de cuir, et quand ils ont faim, œuvrent le sac. (Joinville, xui* siècle.)
Ho ! Monsieur, je vous tien.
Au voleur! Au voleur! — Ho' nous vous tenons bien. (Racine.)
On dit que tout édifice est cetivré et maçonné l'une pierre après l'autre. (Froissart, xiv" siècle.)
S'il veut rien faire de nouveau
Qu'il œuvre hardiment en prose. (Marot, xvi* siècle.)
... Or ôte cette laine, Et la toison que dessus toi je treuve, 11 te convient vêtir de robe neuve. (Id.)
Qui mieux abreuve (ses témoins), mieux preuve, (Loysel, xvi* siècle.)
Visir, songez à vous, je vous en averti^
Et sans compter sur moi, prenez votre parti. (Racine.)
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Je VOUS donné un conseil qu'à peine je reçoi ;
Du coup qui vous attend vous mourrez moins que moi. (Id.)
Votre exemple est ma loi, vous vivez et je vi;
Et si vous fussiez mort, je vous aiu'ais suivi. (Corneille.)