‹ Nouveau cours de grammaire francaise, Volume 2Chapitre 87 sur 119 · DE LA CONJONCTION · texte numérisé non relu

DE LA CONJONCTION

EXERCICES

%. Exercice. — Lire ou écrire sous la dictée le morceau suivant en soulignant les conjonctions.

Racine à Boileau.

Du camp de Gévries, le 21* mai 1692.

Le roi fit hier revue de son armée et de celle de M. de Luxembourg, n y avait six vingt mille hommes ensemble sur quatre lignes. Je commençai à onze heures du matin à marcher. J'allai toujours au grand pas de mon cheval, et je ne finis qu'à huit heures du soir. Enfin, on était deux heures à aller du bout d'une ligne à l'autre. Mais si on n'a jamais vu tant de troupes ensemble, assurez-vous qu'on n'en a jamais vu de si belles. Je vous rendrais un fort bon compte des deux lignes de l'armée du Roi, et de la première de l'armée de Luxembourg ; mais quant à la seconde ligne, je ne vous puis en parler que sur la foi d'autrui. J'étais si las, si ébloui de voir briller des épées et des mousquets, si étourdi d'entendre des tambours, des trompettes et des timbales, qu'en vérité je me laissais conduire par mon cheval sans plus avoir d'attention à rien, et j'eusse voulu de tout mon cœur que tous les gens que je voyais eussent été chacun dans leur chaumière ou dans leur maison, avec leur femme et leurs enfants, et moi dans ma rue des Maçons avec ma famille»

445. Exercice oral. — Quelle difltrence y a-t-il entre qwtnt et quand^ entre si adverbe et »i conjonction ; quelle remarque faites-vous sur six vingt mille'! etc.

446. Exercices oraux ou écrits. — A quelles remarques de grammaire historique peuvent donner lieu les mots en italique dans les phrases suivantes?

Adonc le roy lui donna la collée (accolade) en disant : « Chevalier soyés hardy et preux! » (Perce forent y xv* siècle.)

Et nous vous jurerons que nous, en aussi bonne foi, vous servirons en Tost (armée) corne nous feïssions lui. (Villehardouin, xm" siècle.)

fl faut maintenir ce neantmoins l'âme en bonne trempe. (Montaigne, XVI* siècle.)

Pas un jour si bel qu'il ne pleut ne ne vente. (Berle, xiii* siècle.)

Le premier doncques qu'il desfeit fut un voleur nommé Periphetes. (Amyot, xvi" siècle.)

Bataille aurez, onque mais tel ne fut. (Chanson de Roland, xr siècle.)

Celuy devant qui rien n'est ne futur ne passé. (Amyot, xvi* siècle.)

Ainz mais n'avint en France nule si granz dolors. (Saxons^ XII* siècle.)

Puis donc que vous trouvez la mienne (faute) inexcusable.

(Corneille.)

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