CHAPITRE IV
EXERCICES
471. Exercice. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par un pronom s'il y a lieu.
Tu trahis mes bienfaits, je — veux redoubler ;
Je avais comblé, je l'en veux accabler. (Corneille.)
Je fais ce que — dois et ne — tourmente pas de ce qui peut en résulter.
Il oblige, — console et — soulage ses amis.
Je croyais, — (riez de ma simplicité),
Que r — devait rougir de la duplicité. (Destouches.)
Puisse — de mes yeux y voir tomber la foudre! (Corneille.)
On vous a adressé des éloges et Ton — a récompensé.
Ne vivre que pour — , c*est le propre de l'égoïste.
Le vaniteux ne parle que de — ; les coquettes s'occupent surtout de — .
On demandait à Cornélie, mère des Gracques, si elle était riche : « Oui, je — suis, » répondit-elle en montrant ses enfants.
« Êtes-vous la mère de cette charmante enfant? — Oui, je — suis. ))
Cette maison est trop petite; on — ajoutera'un étage.
On ne doit pas faire rapporter tout à — .
472. Exercice. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par un pronom démonstratif.
La lettre qui a été égarée est — qui m'annonçait la naissance de mon neveu.
— qui met un frein à la fureur des flots
Sait aussi des méchants arrêter les complots. (Racine.)
Jouer, se promtvner et se reposer, — 'est là toute sa vie.
EXERCICES. 135
— qui fait que la plupart des enfants plaisent, — 'est qu'ils sont naturels dans leurs paroles et dans leurs manières.
On a souvent comparé Richelieu et Mazarin; — était plus souple, plus patient; — plus énergique, plus décidé.
Une mère lacédémonienne disait à son fils en lui présentant un bouclier : « Reviens avec — ou sur — . »
« Qu*est ? lui dit-il. — Rien. ■— Quoi ! rien. — Peu
de chose! » (La Fontaine.)
Ce n*est pas un grand malheur d'obliger des ingrats, mais -^ 'en est un insupportable d'être obligé à un malhonnête homme. (La Rochefoucauld.)
— est vraiment aveugle qui ne voit pas où est son devoir.
La paresse est le plus grand de tous les défauts; soyez persuadés de — .
Au printemps on débarrasse les arbres de tous les œufs de chenilles, de peur que — ne pullulent.
473. Exercice. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par un pronom relatif.
C'est le travail et l'intelligence — conduisent au succès.
On ne doit jamais insulter un homme — — on a reçu un service.
Molière les courtisans de Louis XIV montraient du dédain
fut invité, dit-on, à partager en public le déjeuner du roi.
La couronne d'Angleterre, pour — tant de batailles furent livrées, passa des mains de Jacques n à celles de Guillaume d'Orange.
Ce fut Charles VII — anoblit la famille de Jeanne d'Arc.
Louis XII est un des rois de France — ont le plus travaillé au bonheur du peuple.
Celui-là n'est pas heureux — ne songe qu'à son propre bonheur.
A — pardonne sur la terre. Dieu dans le ciel pardonnera.
Quel sort nous font les laquais : — épient nos discours; — critiquent nos maintiens, — convoitent nos fortunes.
....Enfin vaille — vaille.
J'aurais sur le marché fort bien fourni la paille. (Racine.)
vous écriviez, évitez la bassesse. (Boileau.)
L'homme — vous me parlez n'est pas un inconnu pour moi.
Dans le fond de la boîte de Pandore, — sortirent tous les maux, il ne resta plus que Tespérance.
Eh — ! Vous préférez la ville à la douce fraîcheur des bois !
« — pensez-vous qu'on trouve le plus de granit? — En Bretagne, en Auvergne, dans les Pyrénées et dans les Alpes. »
474. Exercice. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par un pronom indéfini.
Quand — est petite fille, - aime à jouer à la poupée.
— aperçoit souvent la paille dans Tœil de son voisin, et V — né voit pas la poutre qui est dans le sien.
Je me préoccupe peu des — dit et des qu'en-dira-t-on.
— des animaux est vêtu par la nature selon ses besoins. Les empires sont puissants — d'après leurs gouvernants. Les hommes ont besoin .
Henri IV et Sully ont — et — encouragé l'agriculture.
— est sévère pour les autres l'est rarement pour soi. 11 n'y a — de dangereux dans le bruit de la foudre. Ne vous tourmentez donc pas pour — .
Vous n'êtes — moins qu'aimable aujourd'hui.
— n'est jamais si heureux ni si malheureux qu' — se l'imagine. (La Rochefoucauld.)
Le mouton et le bœuf sont des bètes à cornes; — et — sont des ruminants.
— a vu le Bosphore en gardera toujours le souvenir.
475. Exercices oraux ou écrits. — A quelles remarques de grammaire peuvent donner lieu les phrases suivantes?
Voulez-vous ayoir grâce? faites-/a. (Malherbe, xvi* siècle.)
Nous n'avons pas de noms assez pour en donner à toutes choses, mais en empruntons quand nous en avons besoin. (Id.)
Il y a toujours de quoi se réjouir quand notis voyons notre ami joyeux. (Id.)
Il se faut affranchir des lois de votre empire. (Id.)
Je le vous ai voulu dire. (Id.)
Le voyant si sincère, je la suis aussi. (Sévigné.)
On ne peut être plus contente d'une personne que je la suis de vous. (Id.)
EXERCICES. 137
En vérité, la vie est trisle quand on est aussi tendre aux mouches que je la suis. (Id.)
Le silence est le parti le plus sûr de celui qui se défie de soimême, (La Rochefoucauld. )y
Qu'un moment de repos me va coûter de pleurs ! (Racine.)
Par des faits glorieux tu te vas signaler. (Id.)
Je lui veux bien encore accorder cette joie. (Id.)
Quand je me fais jusUre, il faut qu'on se la fasse. (Id.)
Il se mouche sous son chapeau, il crache presque sur soi, (La Bruyère.)
476. Exercices oraux ou écrits. ~ A quelles remarques de grammaire peuvent donner lieu les plirases suivantes?
Le sage est composé de deux pièces, l'une irraisonnable, l'autre raisonnable. C'est en celle-là que consiste le souverain bien de l'homme. (Malherbe, xvi* siècle.)
Aux plus beaux jours de juin et de juillet, il s'élève des tempêtes à qui décembre et janvier n'en ont point de pareilles. (Id.)
C'est un péril où il faut une froideur et une assurance de qui peu d'hommes sont capables. (Id.)
Qui fait une chose lentement, qui se plaint, qui recule, qui appréhenàe, il ôte à l'action tout ce qu'elle a de grâce. (Id.)
Le marché d'enclore les faubourgs dans la ville est fait, et y commencera Von à ce printemps. (Id.)
Ainsi ce rang est sien, cette faveur est sienne. (Corneille.)
Mais j'ai tort d'en parler à qui ne peut m'en tendre. (Id.)
Les chrétiens n'ont qu'un Dieu, maître absolu de tout De qui le seul pouvoir fait tout ce qu'il résout. (Id.)
Les vérités historiques à qui je me suis attaché. (Id.)
Vous pouvez adorer César, si Von l'adore. (Id.)
Mon ami Patrocle est bien mort, qui valait mieux que loi. (Racine.)
Loin de nous cette nuit dont nos âmes couvertes Dans le chemin du crime ont erré si longtemps! (Id.)
47^. — Même exercice.
Elle débite à tout venant les choses les plus futiles et souvent celles les plus ridicules.
Je ne sais où la robe et Tépée ont puisé de quoi se mépriser réciproquement. (La Bruyère.)
La chose sur quoi il est permis de faire fond. (Id.)
Ne doutez pas du bras dont partiront les coups. (Corneille.)
Favorisez les jeux où mon esprit s*amuse. (La Fontaine.)
Cette mer où tu cours est célèbre en naufrages. (Boileau.)
Aucun vœu ne m^échappe où j'ose consentir. (Corneille.)
J'apprends tout cela, qui est justement tout ce qui me peut être le plus agréable. (Sévigné.)
La cour a refusé le passeport, qui, à mon sens; est une chose ridicule. (La Rochefoucauld.)
Je n'ai trouvé que vous qui fût digne de moi. (Mohère.)
Ce ne seroit pas moi qui se feroit prier. (ïd.)
Nous chercherons partout à trouver à redire.
Et ne verrons que nous qui sachent bien écrire. (Id.)
Le peuple se rassembla, qui se mit à chercher le roi, et à demander qu'il estoit devenu. (Amyot, xvi* siècle.)
C'est une des personnes du monde qui a le plus d^ bonnes quahtés. (Sévigné.)
L'une des plus saintes communautés qui fût dans rËghse. (Racine.)
477 bis. Exercice oral. — Lire et analyser logiquement les yers suivants:
L'homme et la rose.
L'homme dit à la rose :
« Que je plains ton malheur! « Tu meurs à peine éclose.... 9 — Et toi? » répond la fleur.
AcH. Paysant.
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