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Acte de résignation à la mort

Qu'on doit faire le jour de la retraite du mois, avant de se 'mettre au lit.

Souverain maître de la vie et de la mort, ô Dieu qui. par un arrêt immuable et pour punir le péché,

vez arrêté que tous les hommes mourraient , 16 voici prostecné humblement devant vous , ésigné à subir cette loi de votre justice. Je délore , dans l'amertume de mon àme , tous les criles que j'ai commis. Péch.eur rebelle, j'ai mérité lille fois la mort, je l'accepte en expiation de tant [e fautes : je l'accepte par obéissance à vos adorades volontés : je l'accepte en union avec la mort le mon Sauveur. Que je meure donc , ô mon Dieu , (uand, où, et de la manière qu'il vous plaira de ordonner. Je veux profiter du temps que votre Tiiséricorde daigne encore me laisser, pour me iétacher de ce m.onde, où je n'ai plus que quelques instants à vivre , pour rompre tous les liens qui m'attachent à cette terre d'exil , et pour préparer mon àme à vos terribles jugements. Je m'abandonne sans réserve entre les mains de votre Providence toujours paternelle. Que votre volonté soit faite en tout et toujours! Ainsi soit-il.

Prière pour demander la g^râce d'une bonne mort.

Prosterné devant le trône de votre adorable Majesté, je viens vous demander, ô mon Dieu, la dernière et la plus importante de toutes les grâces, la grâce d'une bonne mort ! Quelque criminel nsage que j'aie fait de la vie que vous m'avez donnée, accordez-moi la grâce de la bien finir et de mourir dans votre amour.

Que je meure comme s aints Patriarches, quittant sans regret cette vallée de larmes , pour aller jouir du repos éternel dans ma véritable patrie !

Que je meure comme le bienheureux saint Jo-' seph , entre les bras de Jésus et de Marie , en répétant ces doux noms que j'espère bénir pendant toute l'éternité !

Que je meure comme la très-sainte Vierge , embrasé de l'amour le plus pur, brûlant du désir de me réunir à l'unique objet de toutes mes affections !

Que je meure comme Jésus sur la croix, dans les sentiments les plus vifs de haine pour le péché, d'amour pour mon Père céleste, et de résignation au milieu des souffrances !

Père saint, je remets mon âme entre vos mains : faites-moi miséricorde.

Jésus, qui êtes mort pour mon amour, accordezmoi la grâce de mourir dans votre amour.

Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour moi , pauvre pécheur, maintenant et à l'heure de ma mort.

Ange du ciel, fidèle gardien de mon àme, grands saints que Dieu m'a donnés pour protecteurs, ne m'abandonnez pas à l'heure de ma mort.

Saint Joseph, obteiicz-moi la plus grande, la plus précieuse de toutes les faveurs , celle de mourir de la mort des Justes.

Ainsi soit-il.

Morintur anima mea morte Justorum f

Conseils et pratiques concernant la préparation à la mort.

1^ Arrangement du temporel. Il y a des ecclésiastiques dont les affaires sont sous ce rapport dans un déplorable désordre. Quelle source d'agitation et de trouble pour les derniers moments, où le calme est si nécessaire î Et à quoi ne s'expose-ton pas, si on est surpris par la mort î Plus d'une fois des sommes d'argent fort considérables, fournies par la piété des fidèles pour concourir k une bonne œuvre, sont passées entre les mains des héritiers, parce qu'on avait négligé de prendre les trécautions les plus ordinaires pour prévenir ce malheur. Un prêtre ne doit point attendre trop tard pour faire son testament ; voici en quels termes saint Augustin le lui recommande : Fac testamentuin tuum, dùm saniis es. dùm tuus es j in infirmitaie positus . blanditiis et minis duceris que tu non ci^. Il est vrai que lui-même ne suivit pas le conseil qu'il donnait, n'ayant rien à sa mort dont il pût disposer. Plusieurs autres saints se sont mis dans cette heureuse impossibilité.

<( Nos évêques devraient, sinon enjoindre, du moins conseiller, à tous les membres de leur clergé de faire leur testament, et de ne laisser à la famille que leurs biens meubles et immeubles d'origine patrimoniale ; le reste après leur mort reviendrait aux pauvres, à la fabrique, au séminaire diocésain, à la propagation de la foi , à de pieuses fondations,

etc. » Dieulin. (Le bon Curé.)

'â-^ Assistance u nu o, ni fidèle et d'un directeui éclairé. Si vous avez un véritable ami , un saint e sage directeur , vous avez un trésor inappréciable Promettez-vous Fun à l'autre une fidélité récipro que , et donnez-vous mutuellement toute liberté pour vous avertir sans délai ni détour, de sorte qui le premier qui apprendra la maladie tant soit pei dangereuse de son confrère, le vienne trouver aus sitôt, pour ne le quitter, s'il est nécessaire et pos sible, qu'après lui avoir fermé les yeux. Ne craigne pas d'éloigner de vous les personnes inutiles , ati: de laisser un libre accès à celui qui a votre con fiance et que Dieu charge de remplir auprès d vous l'office d'un ange consolateur. Il lèvera vo doutes , dissipera vos inquiétudes , animera votr courage. Il vous fera entrer, ou vous entretiendr dans des dispositions conformes cà votre état, ( surtout il ne vous flattera point lorsqu'il s'agir de vous apprendre le danger plus ou moins prochain 3*^ Secours qu'onpeut tirer de quelques signes ea térieurs de religion, crucifix , eau bénite, etc. Sair Charles, dans sa dernière maladie, fit mettre a pied de son lit un tableau de l'agonie et de la se pulture de Notre-SeigneuT; Les bons prêtres mou rants veulent avoir sous les yeux l'image de Jésu crucifié ; ils se retirent dans les plaies du Sauveur et s'unissent à lui en qualité de victime. En prenau ou en se faisant donner de l'eau bénite, ils pensen à Celui qui a lavé leur âme dans son sang et quiveu encore laver la victime qui va lui être offerte en sa-

crilice. C'est surtout de la tri^s-sainte Vierge, dejsaiiit Joseph et de votre bon ange que vous devrez alors attendre une assistance spéciale , principalement si pendant votre vie vous avez fait profession de les honorer. Ayez soin qu'aux approches de la mort vos regards rencontrent souvent leurs images. La vue du scapulaire, des saintes reliques, du cierge bénit, symbole de la charité avec laquelle il faut aller au devant de l'époux céleste , tous ces objets !peuvent contribuer à fortifier votre confiance.

¥ La réception des sacrements. Obligé de donner en tout l'exemple , un prêtre doit demander de bonne heure les derniers sacrements et ne pas attendre qu'on lui en fasse la proposition. Oh ! qu'une sainte confession peut donner de tranquillité à votre âme ! Celle que vous allez faire, comme préparation à la mort, devra réparer tout ce qu'il a pu se glisser d'imperfections dans les précédentes ; mettez-y donc une volonté si parfaite de plaire à Dieu, qu'après avoir reçu l'absolution vous puissiez vous présenter plein d'espérance devant Celui qui juge les justices mêmes. Recherchez vos fautes dans la lumière de l'éternité , lavez-les dans les larmes d'un sincère repentir, expiez-les dans les Hammes de la divine charité.

Vous voilà déjà préparé au saint Viatique, préparez-vous-y encore. Oh! l'heureux moment, si rien en vous ne met obstacle aux miséricordieux desseins de Jésus-Cbrist î Adresser, si on le peut, quelques paroles d'édification aux assistante , faire

une courte amende honorable au Fils de Dieu dans le Saint-Sacrement, demander pardon à ceux qu'on aurait pu offenser, renouveler les promesses de son baptême et celles de son entrée dans la cléricaturc, sont des pratiques aussi édifiantes pour les fidèles qu'utiles au pasteur moribond.

Ranimez votre foi en recevant l'Extrême-Onction : Oratio pdei salrabît infirmum, et allcviabit euin Dominus : et si in peccatis sit , remittentur ei. (iâc.5.\ô.) La mort est entrée dans mon âme, ô mon Dieu, par l'immortification de mes sens , que la vie y rentre par les mérites de votre sang. L'huile sainte dans mon ordination m'avait consacré prêtre pour vous offrir le plus auguste de tous les sacrifices, qu'elle me dispose maintenant à vous faire le sacrifice de ma ^^e , qu'elle change ma faiblesse en force, ma crainte en confiance , mon abattement en courage, et l'horreur que la nature a de la mort en un désir ardent de mourir , pour m'unir à vous si parfaitement que je ne sois plus exposé au malheur de vous perdre.

5» Tentations à surmonter aux approches de la mort. L'implacable ennemi du genre humain et l'ennemi particulier des prêtres, qui pendant leur vie ont mis tant d'obstacles à ses cruels desseins, leur réserve pour la mort les plus redoutables combats. C'est un ange qui s'attaque à un homme, un esprit immortel à un homme mourant. Quand le corps est affaibli , l'àme perd souvent une partie de sa vigueur. Il est donc de la plus grande impor-

tance de se prémunir contre ces derniers et terribles assauts. — Tentations contre la foi. N'entrez point en dispute avec l'ennemi. Lorsque vous vous sentirez agité par des pensées de doute, contentez-vous de dire, ou même d'exprimer par un signe convenu entre Dieu et vous, que vous croyez tout ce que croit et enseigne la sainte Église catholique. — Tentation de présomption. Plus un prêtre a seryi l'Église et le prochain^ plus il a souffert . plus il a édifié, plus aussi le démon le porte à se confier en sa propre justice. Il est tenté de prendre les éloges qu'on lui donne pour des preuves certaines de sa prétendue vertu. Qu'il s'humilie profondément, et qu'il dise avec le saint homme Job : Verè scio qiidd non jusîificetur liomo compositus Deo : si voluerit contendere cum eo , non poterit respondere ei unum pro mille. (O. 22.) — Tentation de désespoir; elle est particulièrement à craindre pour ceux qui, comme les prêtres, ont eu de grandes obligations à remplir et ont reçu des grâces plus abondantes, des faveurs plus extraordinaires. L'esprit de ténèbres leur rappelle les unes et les autres ; il leur peint leurs fautes sous les couleurs les plus vives et quelquefois les plus exagérées : il s^fforce de leur persuader qu'ils ne pourront échapper à la colère d'un Dieu si saint, ayant abusé de tous ses bienfaits. Un ecclésiastique qui aura souvent prêché la confiance, souvent médité sur les motifs qui doivent nous l'inspirer, qui aura fait un recueil des passages de l'Écriture, et surtout des Psaumes, si admirable- III. it

ment consolants en cetie matière , triomphera aisément à la mort de cette redoutable tentation ; il se dira à lui-m.ême avec saint Bernard : Ule solùm diffidai qui tanîùm peccare potest quanîù!: Deus bonus est. Peccavi peccaîum grande, iurbatur conscientia, sed non pertnrbahitur , quoniam vulnerum Domini recordabor. (Serm. 6. in. cant.)

Bossuet, sur la mort. — Faites un dernier aclp d'espérance et d'amour. « Mes sens s'éteignent, ma vie s'évanouit, bientôt on passera où j'étais ; voilà sa chambre, dira-t-on, voilà son lit, et l'on ne m'y trouvera plus. Que cela est triste : Oui, si je n'avais pas l'espérance. Mais si tout tombe autour de moi, je m'en vais où tout est. Dieu puissant, Dieu éternel, Dieu heureux, je me réjouis de votre puissance, de votre éternité, de votre bonheur. Quand vous verrai-je, ô lumière, ô le bien, ô la source du bien, ô bien unique, ô tout le bien, ô le tout parlait, ô le seul parfait, ô vous qui êtes seul, qui êtes tout, en qui je serai, qui serez en moi, qui serez tout à tous, avec qui je serai un seul esprit! Quand vous verrai-je, ô principe qui n'avez point de principe ! Quand verrai-je sortir de votre sein votre Fils qui vous est égal ! Quand verrai-je votre Saint-Esprit procéder de votre union, terminer votre fécondité!.. Tais-toi , mon àme , ne parle plus ; pourquoi bégayer encore , quand la vérité va te parler ?.. »

Bites adieu à l'Eglise militante et saluez V Eglise triomphante : « Je me réjouis d'entendre dire que j'irai dans la maison du Seigneur. Je suis à ta

porte , ô Jérusalem ! me voilà debout, mes pieds sont en m.ouvement, tout mon corps s'élance dans (es parvis ; j'y cours, j'y vole, j'y suis déjà transporté par la meilleure partie de moi-même. Mes nouveaux frères, ou plutôt mes anciens concioyens, mes anciens frères , salut ! bientôt je vous embrasserai. x\dieu , mes frères mortels , adieu. Église catholique , vous m'avez porté dans votre sein et nourri de votre lait, achevez de me purifier par vos sacrifices. Mais, ô Église, point d'adieu pour vous. Je vais voir les Prophètes et les Apôtres vos fondements , les Martyrs vos victimes , les Vierges votre fleur, les Confesseurs votre ornement, les Anges et les Saints vos intercesseurs... Je me meurs , fermez-moi les yeux, enveloppez-moi de ce drap , mettez-moi en terre... Jésus , Marie, Joseph, recevez mon âme. »

IXIOX DE PRIÈRES

EN l'honneur de SAINT JOSEPH.

La dévotion envers saint Joseph est sans contredit une des plus solides et des plus profitables que puissent pratiquer le prêtre et le chrétien. En lui, nous voyons tout à la fois le père nourricier du Sauveur , le chaste époux de Marie , le chef de la sainte famille. Le premier , avec Marie , il a contemplé le visage du Yerbe incarné, et il a passé le reste de sa vie dans la méditation et l'imitation de ses divins abaissements ; c'est lui qui , en offrant à Dieu les premières gouttes du sang de Jésus, lui a donné ce beau nom -, c'est lui qui, conjointement avec Marie, a été l'apôtre du Sauveur à l'égard des bergers et des Mages, prémices de l'Église des Juifs et de celle des Gentils ; c'est lui qui l'a préservé de la fureur d'Hérode et nourri en Egypte. Après avoir été douloureusement éprouvé par l'absence de trois jours de l'adorable enfimt , il a eu la joie de le retrouver dans le temple pour ne plus s'en séparer. Il a partagé tous ses obscurs travaux, mêlé ses sueurs aux divines sueurs qui ont fécondé nos âmes ; enfin il a couronné cette sainte vie par la plus heureuse de toutes les morts, expirant entre les bras de Jésus et de Marie.

Par ces incomparaldes prérogatives, saint Josepli

est, tout h la fois, le patron des prêtres , dont les mains touchent chaque jour le corps du même Sauveur; des prédicateurs, qui annoncent sa parole; des religieux et des âmes intérieures, qui consument leur vie dans la méditation de ses mystères ; des artisans et de tous ceux f|ui se livrent aux œuvres extérieures ; des vierges , des époux, des parents, des supérieurs et des chefs de maison ; de toutes les âmes éprouvées par des peines intérieures ou par des persécutions ; eniin il est le patron spécial de la bonne mort.

Il n'est donc pas de grâce ([ue nous ne puissions demander par lui avec la pleine confiance d'être exaucés. «; Le Très-Haut , dit sainte Térèse, donne seulement grâce aux autres saints pour nous secourir dans tel ou tel besoin ; mais le glorieux saint Joseph, je le sais par expérience, étend son pouvoir à tout. Notre-Seigneur veut nous faire entendre par là, que de même qu'il lui fut soumis sur , cette terre d'exil , reconnaissant en lui l'autorité d'un père nourricier et d'un gouverneur, de même il se plait encore à faire sa volonté dans le ciel, en exauçant toutes ses demandes. »

Cette grande sainte ajoute : m Connaissant par une longue expérience l'étonnant crédit de saint Joseph auprès de Dieu, je voudrais persuader à tout le monde de l'honorer d'un culte particulier. Jusqu'ici, j'ai toujours vu les personnes qui ont eu pour lui une dé' otion vraie et soutenue par les œuvres, faire des progrès dans la vertu ; car ce cé- 111. ^ -28.

leste protecteur favorise d'une manière Irappante l'avancement spirituel des âmes qui se recommandent à lui. Déjà depuis plusieurs années, je lui demande, le jour de sa fête , une faveur particulière, et j'ai toujours vu mes désirs accomplis... Je conjure, pour l'amour de Dieu , ceux qui ne me croiraient pas, d'en faire l'épreuve ; ils verront par expérience combien il est avantageux de se recommander à ce glorieux patriarche, et de l'honorer d'un culte particulier. Les personnes d'oraison surtout devraient toujours l'aimer avec une filiale tendresse. Je ne comprends pas comment on peut penser à la Reine des anges , et à tout ce qu'elle essuya de tribulations durant le bas âge du divin Enfant Jésus , sans remercier saint Joseph du dévouement si parfait avec lequel il vint au secours de l'un et de l'autre. Si vous ne trouvez personne pour vous enseigner l'oraison , choisissez ce grand .saint pour maître, vous n'aurez pas à craindre de vous égarer sous sa conduite. »

Tous les bons prêtres sont invités à s'unir et à former une sainte ligue, en y faisant entrer les personnes pieuses qu'ils dirigent, afin d'obtenir les grâces suivantes par l'intercession de saint Joseph.

1° Pour eux-mêmes : Un ardent amour envers Notre-Seigneur et sa sainte Mère. — Le don d'oraison , et la science pratique de la vie intérieure. — La grâce d'une bonne mort. .

2« La conservation ou le rétablissement de l'es- ' prit chrétien dans les familles, les grâces qui sont

iccessaires aux parents pour préserver leurs enfants les habitudes de mollesse et d'indépendance, qui

opposent à l'esprit du christianisme un obstacle de

plus en plus insurmontable.

3° Que Dieu suscite , pour le salut de la France

et du monde, un grand nombre de ces hommes

apostoliques, puissants en œuvres et en paroles,

qu'il a envoyés à son Église aux époques les plus

critiques de son existence.

Pour obtenir ces grâces , on récitera tous les

jours les aspirations suivantes, à chacune desquelles

sont attachés cent jours d'indulgence.

Jésus, Marie, Joseph, Je vous donne mon cœur, mon esprit et ma rie !

Jésus, Marie, Joseph, Assistez-moi durant mon agonie!

Jésus , Marie , Joseph , Faites qu'en paix je meure en votre compagnie !

On pourra \i ajouter, suivant sa dévotion, quelques-unes des pratiques suivantes , que les personnes dévouées à saint Joseph ont adoptées avec fruit.

I. Sept Pater . 'sept Ave et 5^7^^ Gloria Patri en l'honneur des sept douleurs et des sept allégresses de saint Joseph; ce sont : I. La pénible {«erplexité

qu'il éprouva quand il se crut obligé de se séparer de Marie, et la joie qu'il ressentit en apprenant la maternité divine ; :2. La douleur de voir sa divine épouse réduite à mettre son fils au monde dans une étable , et la joie de voir naître le Sauveur ; 3. La douleur que lui causa la circoncision du divin enfant, et la joie qu'il eut en lui donnant le nom de Jésus ; 4-. Le bonheur de le présenter au temple pour la gloire de Dieu par le salut du monde, et Taffligeante prophétie de Siméon ; 5. Les angoisses de la fuite en Egypte, et la joie de sauver le Sauveur universel ; 6. Le retour d'Egypte , et la crainte de persécutions nouvelles de la part du fils d'Hérode ;. 7. La douleur que lui causa l'absence de Jésus, et sa joie en le retrouvant.

IL Aie, Joseph.— <^ Je vous salue, Joseph, comblé de grâces ; Jésus' et Marie sont avec vous ; vous êtes béni par - dessus tous les hommes ; et Jésus, le fruit de votre sainte Épouse , est béni.

» Saint Joseph , père nourricier de Jésus , trèschaste époux de la bienheureuse Vierge Marie , Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à Theure de notre mort. Ainsi soit-il. »

IlL Memorarc de saint Joseph. (^ Que j'éprouve de consolation , ô mon aimable et puissant prolecteur, d'entendre votre fidèle servante, sainte Térèse, assurer qu'elle ne vous a jamais prié en vain; fpi'elk' n toujours obtenu tout ce qu'elle a demandé ]tar votre intercession -, que tous ceux <jui ont j^our

us une véritable dévotion, et réclament votre se- ; -urs avec confiance, sont toujours exaucés et font (îe rapides progrès dans la vertu ! Animé d'une pal'ille confiance, j'ai recours à vous , ô digne époux

la Vierge des vierges , je me réfugie à vos pieds, et tout pécheur que je suis, j'ose paraître devant vous en gémissant. Ne rejetez pas mes humbles prières , ô vous qui avez porté le glorieux nom de Père de Jésus, mais écoutez-les favorablement, et intercédez pour moi auprès de Celui qui a voulu être appelé votre fils, et qui vous a toujours honoré comme son père. ■

r\'. On s'efforcera de céié!)rer, avec toute la dévotion possible, la fête de saint Joseph, le 19 mars; celle de son Patronage, qui est fixée au 3'' dimanche après Pâques ; et celle de sa sainte union avec la bienheureuse Vierge Marie, le :23 janvier. On se préparera à ces fêtes par une neuvaine, ou du moins par un triduum d'exercices de piété ; on vénérera son image, qu'on aura soin de placer en un lieu honorable ; on prononcera avec piété son nom , qu'on joindra aux sainis noms de Jésus et de Marie ; on aimera à lui confier les intérêts dont on a la charge, et à recourir à lui dans les difficultés.

V. L'usage de consacrer à saint Joseph le mois de mars, comme on consacre le mois de mai à Marie, se répand heureusement en France , et produit partout de très-grands fruits. Les prêtres et les pasteurs qui se montreront zélés à pratiquer et à propager la dévotion à saint Joseph . peuvent être

assurés qu'ils obtiendront par lui d'abondantes bénédictions sur leurs travaux, ^''oublious pas que i'auguste Epoux de Marie a été proclamé patron universel de l'Église le 8 décembre 1870 ; nouveau et puissant motif de Thonorer et de l'invoquer avec confiance.

— hùà -" PRIÈRE

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