‹ Nouveau cours de minéralogie, comprenant la description de toutes les espèces minérales avec leur applications directes aux arts (volume 2)Chapitre 100 sur 120 · VARIÉTÉS 0£ FORMES ET OE STRUCTURES ACCIDENTELLES · texte numérisé non relu

VARIÉTÉS 0£ FORMES ET OE STRUCTURES ACCIDENTELLES

On peut ramener à sept variétés principales, celles qui se rapportent à cette catégorie :

• I. La marcassite acîculatre on fibreuse (pyrite radiée ; Strahltàes, Werner). £n masses globuleuses, et quelquefois en gros iphérpïdes à surface hérissée de pointes cristallines. Ces parties litOântes se prolongent à Tintérieur sous forme de rayons conf^ftfgents vers le centre. Ces masses passent quelquefois par épijJSnîe à Tétat de fer hydroxydé.

a. La marcassite dendritique (pyrite lancéolée; Speerkies, werner). En dendrites superficielles ou en groupes allongés de forme aiguë, couleur de bronze ou gris d'acier blanchâtre. En ftongrie, en Bohême et en Saxe.

3. La marcassite crétée (pyrite dentelée, ou en crête-de-coq; Kammkies, Werner). Eu groupes plus ou moins irréguliers, mais dont le contour est découpé à la manière d'une crête-de-coq. A Zellerfeld et Andreasberg, au Harz; et dans le Derbyshire, en Angleterre.

4. La marcassite cellulaire (pyrite cellulaire, ou Zellkies, Werner). En lames minces entrecroisées, et laissant entre elles des vides de forme cubique. Cette variét,é provient de la décomposition d'autres cristaux, qui paraissent avoir été des cristaux de.galène, et qui contenaient entre leurs lames des membranes minces de pyrite.

5. La marcassite compacte (pyrite hépatique, ou Leberkies, Werner), de couleur livide et d'un faible éclat, remarquable par sa tendance prononcée à se décomposer en sulfate de fer. Sa couleur est intermédiaire entre le jaune de bronze pâle et le gris d'acier. Cette pyrite devient hépatique en se décomposant, et quelquefois même attirable à l'aimant. Plusieurs minéralogistes réunissent cette variété à la pyrite magnétique ou pyrrhotine ; et c'est même ce qui est cause que Beudant a cru pouvoir appliquer à cette dernière espèce le nom de Leberkiese , bien que ce nom eût été donné par Werner à une variété de celle

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que U0U8 décrivons en ce moment, et 9ujdtt^ i Il| vitriolisation.

6« La marcassite épigène. En lames hexagonal^,, provenant peut-être de la pyrite magnétiquei ou bien^ selion l'opipiop émiie par Mohs, de cristaux tabulaires de psatburpse (argfsat solfiiié fragile).

7. La marcassite pseudomorphique ; 9yant pris la place de différents corps organisés, tels que des coquilles, ou des tiges ligneuses. La plupart des bois pyritisés appartiepneqt à cette ' espèce.

La marcassite, comme la pyrite, donne naissance à des i^ génies^ et on la trouve souvent transformée, dans le seip de h terre, en fer bydroxydé brun. Ses cristaux, exposés'à. Fairliamide, ont une disposition toute particulière à se convertir en sulfate de fer, qui forme des efflorescences à leur 3ur&cè ef dabi leur intérieur; et lorsque cette décomposition commepcè» ils ne tardent pas à tomber en poussière et ^ disparaître complètement. C'est cette disposition, bien marquée dans certaines variétés, qui rend le voisinage de la marcassite si dangereux poor certaines espèces de minerais, et spécialement pour les beau groupes d'argent rouge , que la marcassite entraîne dans sa ruine. La pyrite cubique, quand elle est pure, n'oRre point la même tendance : cependant, on ne peut faire de la vitrîoUsatîon une propriété particulière à la marcassite : on cite eu effet quelques variétés de pyrite où ce genre de décomposition a été observé ; mais peut-être ces variétés étaient à Tétat de mélange, soit avec du mono-sulfure de fer, soit même avec de lamarcaasite : car, les deux espèces de pyrite peuvent se rencontrer Fane à côté de l'autre, ou s'être formées l'une dans l'autre, de manière à se pénétrer et se mêler intimement. C'est cette grande facilité de la marcassite à passer à l'état de sel soluble^ qui la fait rechercher et employer en grand, pour la convertir en sulfates, comifie nous le dirons dans un instant.

Les deux sulfures de fer dont nous venons de parler, ont été confondus, pendant longtemps, en une seule espèce, 8OU9 les noms communs de pyrite et de marcassite. C'est Haiiy qui les a séparés le premier, à cause de la différence de leurs formes cristallines, appelant l'un le fer sulfuré jaune ou cubique, et l'autre le fer sulfuré blanc ou prismatique. Beudant a cru pouvoir désigner la seconde espèce sous la dénomination de «SJafrkise, dérivée-du mot allemand Speerkiesyqxki veut dire pyrite lin-

^éoiée. Mais ce mot, dans la noiBendatare allemande^ D|€st,que le Bom d'une variété particulière, qu'on ne pouvait: (^uec|if$çllement appliquer à Tespèce tout entière. Aussi, la plupart d^s minéralogistes (MM. Naumanu, Haidiuger, Dana, etc.) ont-i|s donné la préférence à l'ancien nom de marcassite, et nous avons suivi leur exemple.

Gisements et usager de la mareassùe» <-^ La marcassiie est beaucoup moins répandue dans la nature que la pyrite cubique, et ne se rencontre point non plus en masses aussi considérables. On ne la trouve point en couches ni en lits dans les schistes Qrî&tallins des terrains primitifs et de transition; mais el|6 q'est •pas rare dans les filons métallifèrcfi qui traversent ces terrain^, où elle se montre quelquefois comme un produit secondaire» l'emplissant les cavités laissées libres par la destruction 4V^ minéral antérieur. A l'état de dissémination^ elle est assez pocumune dans les terrains de sédiment proprement dits, à partir dp rétame carbonifère^ et paraît plus abondante, à mesure qu'on s'élève dans la série de ces terrains, en se rapprochant des plus modernes. On la trouve surtout disséminée, quelquefois en particules imperceptibles : i^ dans les ampélites ou schistes bitumineux, où, par sa décomposition, elle donne lieu à la formatipn du sulfate d'alumine, ce qui est cause qu'on appelle encore ces roches des schistes alumineux ; 2° dans les combustibles charbonneux, tels que la houille, le lignite et la tourbe, et c'est à S2| présence qu'on attribue l'inflammation spontanée du premier de ces combustibles. On la trouve aussi disséminée sous la forme de boules ou de rognons, plus ou moins considérables, dans les argiles, les marnes et la craie blanche; dans cette dernière roche^ située à la limite supérieure des terrains secondaires, elle est qn .masses globuleuses radiées, éparses au milieu de la craie, comme les rognons du silex pyromaque; et quelquefois elle se montre comme enchatonnée dans le silex lui-même. C'est dans les filons métallifères du Cornouailles et du Derbyshire, en AogleH^rrje, et dans ceux de la Saxe et de la Bohême, que se trouvent les beaux groupes de cristaux, péritomes ou autres, qui abondent dans les collections.

La facilité avec laquelle la marcassite se convertit en sulfate de fer^ quand elle est exposée à l'air humide, en fait l'objet d'une grande opération, à laquelle on a donné le nom de yUrioUsation, Ole consiste à réunir en tas les pyrites concassées, et aies laisser s'effleurir spontanément. 11 suiBt ensuite de les lessiver à l'eau

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chaude, pour dissoudre le sulfate de fer^ en ajoutant un sel de potasse, s'il s'agit de former de l'alun. Le sulfate de fer seul est employé utilement dans la teinture, et dans la fabrication de l'encre,

17« Espèce. MuncaoL.

Syn. : Fer arsenkal, Hauy ; Àrsénopyrile, Glocker; Pyrite arsênkid§;

Àrsenikkies, Werner.

Caractères essentiels.

Composition chimique : Arsëni -sulfure de fer, de la formule Fe (S*, As*). Le plus souvent cette formule se dédouble ainsi : FeS* + FeAs*; comme on le voit par les analyses de MM. Cher vreul, Stromeyer et Karsten. En admettant cette dernière fb^ mule comme représentant la composition normale, cette composition, exprimée en poids, serait : fer 33,57 ; arsenic 46|53, et soufre 19,90.

Système cristallin : L'orthorhombique.

Forme fondamentale : Prisme droit rhombiquepmm (fig. gS* pi. 22), dans lequel m sur m = 1 1 1^12', et le rapport d'un des côtés de la base à la hauteur est à peu près celui des nombres 100 et 99. Des cliva^^es assez nets ont lieu parallèlement aux pans de cette forme primitive.

Caractères distinciifs.

Géométriques. — La cristallisation de cette espèce a beaucoup d'analogie avec celle de l'espèce précédente; et Ton pourrait être tenté d'admettre Tisomorphisme entre les deux minéraux, en regardant l'arsenic comme remplaçant en partie, le soufre. Ce* pendant les différences dans les angles correspondants s'élèvent à plusieurs degrés. Les modifications secondaires sont à pen près les mêmes. La combinaison représentée fig. ii4 rappelle tout-à-fait la variété quaternaire de marcassite i et c'est une da plus ordinaires dans l'espèce. Les cristaux sont le plus stmvent des prismes courts ou des tables, disséminés isolément, 00 réunis en druses; mais quelquefois ils forment des aggrégationi bacillaires.

Physiques — Densité, de 5,8 à 6,2. — Dureté, de 5,5 à 6. I^ minéral est cassant; sa cassure est inégale et granulaire. Il Ajukcelle sous le briquet, et donne une odeUr d'ail par le choc.

RHOMBIQUXS. $69

* Aqpect : d'an blanc d'argent, tirant sur le gris d'acier ou le jnmAtre. La poussière est noire.

Chimiques.— Le minéral est composé essentiellement de sou- Cm, d'arsenic et de fer; il donne dans le petit matras un sublimé mige de sulfure d'arsenic ; comme la leukopyrite, il donne sur lécbari[)on l'odeur d'ail, par l'action du chalumeau, et laisse un boaton attirable à l'aimant; mais ce qui le distingue de celle-ci, c^est qu'il abandonne du soufre quand on le dissout dans l'acide cUorbydrique concentré. Dans quelques variétés, le fer est en partie remplacé par le cobalt; d'autres contiennent des traces dtegent, et même d'or.

Analyses du mispickel de Freiberg :

io Par CheTrevl. lo Par Stromeyer.

Soufre 2o,i3 ai,o8

Arsenic 4^>42 4^»^^

Fer 34,94 36,o4

Analyse du mispickel cobaltifère, dit Danaïte.

Par Hayei.

Soufre 17,84

Arsenic 4i>44

Fer 3a,94

Cobalt 6,45

VARIÉTÉS

Formes déterminables.

Modifications sur les arêtes : 9^, 6^'*. — sur les angles ; e*, e*, e*.

Les principales formes simples et combinaisons sont les suivantes :

I. Le mispickel pnmiVi/, pmm (fig. 93, pi. 27), en prisme droit à base rhombe, de 111^12'. Cette forme est commune; sa base cat ordinairement striée parallèlementà la petite diagonale.

a. La variété précédente, dont les bases sont remplacées par on dôme aigu, semblable à celui de la figure 92, produit par la modification e^ (variété unitaire^ deHaiiy); ou bien, par un ddme trés-surbaissé (fig. 9^), produit par la modification e^ (variété tSlIé^mèdre^ de Haiiy). — L'incidence d« e* sur c* = 79*32*; de éwatek^ i46<>28'.

Court de MinéràbQie. Tome II. 24

370 SULFURES IT SÉLÉmURES SIMPLBS

3. La méme^ avec la réunion des deux modificatiops e^ et e*, fis* 9^9 pl* 2^* ^'^s^ 1^ variété unihinaire de Haiiy. Sa variété qtuidnoctonale (fig. 96) offre au contraire la combiDaison des modifications é^ et e''. Incidence é^ sur e^ = 1 46^24'; de m sur e* ■=■ 1 15®48'; de m sur c* = 99^2 1*.

4. Le mispickel équivalent, Haiiy. m ^* e^ 6^». Cette variété se distingue des précédentes par les faces ^S qui rendent le prisme hexagonal, et par les faces 6Vs, qui appartiennent à un octaèdre droit à base rhombe. Incidences de b^l* sur b^l^ =118®» 84' et ia9®.

VARIÉTÉS DE FORMES ET DE STRUGTtRÈS l^RÉOULlÈBES.

1 . Le mispickel bacillaire j en cristaux minces et aUoDgës> pins ou moins déformés^ et groupés parallèlement entre eux.

3. Le mispickel aciciilaire ou capillaire, en aiguilles flfies ou en petits filaments raides.

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