‹ Nouveau cours de minéralogie, comprenant la description de toutes les espèces minérales avec leur applications directes aux arts (volume 2)Chapitre 107 sur 120 · VARIÉTJÉS DE FORMES ET DE STRUCTURES ACCIDENTELLES · texte numérisé non relu

VARIÉTJÉS DE FORMES ET DE STRUCTURES ACCIDENTELLES

I. La chaikopyrite dendritique^ nuancée de diverses coulearSi A Kamsdorf, en Saxe.

3. La chaikopyrite concrédonnée, en stalactites, en masiei mamelonnées ou tuberculeuses, dont la surface est souvent d'un gris bronzé plus ou moins sombre, et dont la cassure est phi terne que celle des autres variétés.

3. La chaikopyrite incrustante^ en enduits minces à la surface du cuivre gris, et de cristaux du barytine ou de calcaire.

4. La chaikopyrite compacte ^ en masses amorphes, quelquefois assez considérables.

Les variétés précédentes sont souvent irisées à la surface pir

suite d'un commencement d'altération. Cet accident donne lieu

■ fil

à ce que l'on nomme vulgairement pyrites à gorge de pigeon^ ùà pyrites à queue de paon. Il ne faut pas confondre ces variétés irisées avec les cuivres panachés, qui appartiennent à Pespèeé suivante. Certaines pyrites cuivreuses sont faiblement argentifères; il en est aussi qui contiennent un peu d'or, comme h pyrite cubique de fer. Cette dernière est d'ailleurs un des associés les plus constants de la pyrite cuivreuse.

Gisements et usages, — La chaikopyrite ou pyrite cuîvreoift est un des minerais de cuivre les moins riches, mais il estlf). plus abondant et l'un de ceux que Ton recherche et que Foa exploite le plus ordinairement pour la préparation du cuivTQ métallique. Il forme des filons ou des amas dans les tenraini schisteux cristallins, tels que le gneiss, le schiste talqueuz» h schiste argileux, et on le rencontre aussi en veines, ou en 10gnons, dans les terrains de sédiment, qui ont été traversés par des sources minérales ou par des roches éruptives, qui sont U plus souvent des serpentines.

QUADRATIQUES. 4 '3

En Angleterre, le cuivre pyriteux existe en filons considëra- \Hes dans des schistes argileux appelés Killas (mines de Sainte- Agnès, de Redruth, de St-Austle, de Tavistock, etc.). Ces mines importantes fournissent annuellement dix à douze mille tonnes de cuivre pur. Le minerai cependant n'y est pas très-riche; il rend très-rarement lo à 1 2 pour cent; sa richesse moyenne n^est que de 8, et parfois il ne donne que 3 à 4 pour cent. Gela tient à ce qu'il est souvent mélangé de pyrite de fer, en plus ou moins grande quantité. On exploite encore des mines de cuivre pyriteux dans File d'Anglesey, et dans le comté de Wicklow> en Irlande; dans le Derhyshire, le StafFordshire, etc.

Dans l'Europe septentrionale, sont les mines célèbres de Rôraas, en Norwège, de Fahlun, Garpenberg, et Nya-Kopparberg, en Suède ; celles de Kaafiord, et d'Orijerfvi^ près Helsingfbrs^ en Finlande. Le minerai de Fahlun est mêlé de pyrites ierrugineuses, comme celui du Gornouailles; il forme au milieu du gneiss de vastes amas enveloppés de serpentine.

£n Allemagne, on exploite des pyrites cuivreuses dans le Harz, au Rammelsberg, près de Goslar; le minerai y forme des lits interrompus au milieu de la grauwacke schisteuse; il y est associé à la pyrite de fer, à la blende, à la galène, et il renferme de petites quantités d'or et d'argent. En Saxe, aux environs de Freiberg, la mine de Kurprinz a fourni de beaux cristaux de chalkopyrite. Gette substance fait partie des minerais de cuivre qui pénètrent intimement le schiste marno-bitumineux, dit cuprifère, du terrain péncen du Mansfeld. On la retrouve aussi k Herrengrund, près de Neusohl, en Hongrie; à Kupferberg et Rudolstadt, en Silésie, etc.

En Italie, la Toscane nous offre le gîte important du Monte- Catini, près de Volterra. Là, la chalkopyrite, associée au cuivre panaché, qui forme souvent la partie dominante du dépôt, se rencontre en amas ou filons irréguliêrs au milieu du terrain de craie, se liant aux roches de gabbro et de serpentine, qui touchent ou pénètrent ce terrain ; elle forme aussi un filon à Roçca- Tederighi, dans le Messetano; on exploite encore des mines de cuivre dans le Gampigliese, notamment à Temperino, dans le groupe du Monte-Galvi : la chalkopyrite forme là des dykes assez puissants, et elle y est accompagnée d'yénitc et d'amphibole.

Eu France, les dépôts de cuivre pyriteux sont assez nombreux, mais malheureusement trop épars et trop peu étendus,

ce qui est cause que ce pays ne produit pas la quinzième partie de la quantité de cuivwe nécessaire à ses besoins. La chalkopyrite forme des veines dansi le schiste talqueux à Chessy et 1 Saint-Bel, dans le département du Rhône; àBaigorry, dans les Pyrénées; dans le gneiss et dans le micaschiste, à la Gardette, et aux Chalanchcs, dans le département de Tlsère; elle se trouve aussi à Giromaf^ny^ dans le département du Haut-RhiD| et à Sainte-Marie-aux-Mines, dans les Vosges.

En Amérique^ les Etats-Unis, le Mexique, la Colombie et surtout le Chili, possèdent des gitcs cuprifères importants, composés eu très-grande partie de cuivre pyriteux, associé au cuivre panaché.

II* Tribu. Cubiques.

3« Espèce. Pbillipsitb (Beudant).

Syu. : Cuivre pyriteux hëpaiiquej Haiiy; Cuivre panaché ; Bimt-Kupteren, Wcrner; Bornite, Haidinger; Erubescite, Becbi et Dana.

Cette substance a été longtemps confondue, soit avec la chalkosine, sous le nom de miirbes Kupferglas^ soit avec la chaikopyrite, sous celui de cuivre pyriteux hépatique; mais elle parait constituer une espèce à part, intermédiaire entre ces deux minerais. C'est R. Phiiiips qui, le premier, a reconnu sa véritable composition^ par laquelle ce minéral s'éloigne du cuivre pyriteux, non moins que par sa forme cristalline; il se rapprocbe beaucoup plus du cuivre sulfuré, et l'on verra tout-à-l'heure qu'il serait possible de l'y ramener encore, au moins comme variété de mélange, si l'on interprétait ses analyses, ainsi que Phillips a proposé de le faire. 11 en diffère par la couleur violette ou purpurine qu'il présente à l'intérieur, dans les cassures fraîches, ce qui lui a fait donner par Phillips le nom de Purple- Copper, et par les teintes irisées, et le plus souvent nuancées de bleu et de rouge, qu'il offre à sa surface, ce qui lui a valu le nom de Cw/vrepanac/i^ (Bunt-Kupfererz).

Caractères essentiels de la PhiUipsite.

Composition chimique : La phillipsite est composée^ suivant R. Phillips, de 3 atomes de soufre, 4 de cuivre et i de fer, ce

qu'il exprime par la formule a^u+Fe. Mais, d'après les analyses

plus récentes de Plattner, Chodnew et Warrentrapp, elle serait formée de 3 atomes de soufre, 3 de cuivre et i de fer, ce que Ton

peut exprimer par la formule (34u+Fe)*Fe, ou bien par celle-ci :

f III '

■èu*i^e. Quelle que soit celle de ces deux dernières formules

que l'on adopte (nous avons donné la préférence à la première), la pbillipsite sera le résultat de la combinaison d'au moins deux sulfures, et elle devra prendre place dans Tordre des sulfures multiples. Si Ton admettait au contraire la formule de R. Pbillîps^ elle ne serait plus que de la cbalkosine cubique, mêlée de monosulfure de fer, et elle devrait être reportée dans l'ordre précédent^ et placée à côté de la cbalkosine ortborbombique. Cette manière de voir pourrait s'appuyer sur le fait, précédemment établi, du dimorpbisme du sulfure de cuivre -Guf et sur les variations qu'on observe dans les proportions relatives du cuivre et du fer, pour une même quantité de soUfre. La formule

éu'^e est celle que M. Rammelsberg admet pour la pbillipsite,

tandis qu'il adopte la formule ^u^e pour la cbalkopyrite. Selon Bocking, la tendance remarquable de ces deux espèces à s'iriser superficiellement tiendrait à la facilité avec laquelle le sesquisulfiire de fer se cbangerait au contact de l'air en sesquioxyde.

Forme cristalline : Le cube, et le cubo-octaèdre, avec des traces de clivage octaédrique. Les cristaux sont rares, et leurs faces peu nettes, et généralement courbes.

Caractères distinctifs.

Physiques. — Densité = 5. — Dureté 3. Elle est molle, peu fragile ; sa cassure est inégale, légèrement concboïde, et d'un rouge violàtre.

Aspect : métalloïde, avec une couleur intermédiaire entre le rouge de cuivre et le brun de tombac, avec des nuances irisées de bleu et de violet.

Chimiques. — Au chalumeau et sur le cbarbon, elle foûd en un globule d'un gris d'acier, attirable à l'aimant; avec ia soude^ elle donne un bouton de cuivre. Elle est soluble dans l'acide azotique, et la liqueur, d'abord verdâtre, devient bleue par ^addition de l'ammoniaque, en donnant un précipité d'oxyde de fer. Ce dernier caractère, joint à celui du globule attirafble,

dîsting;ue nettement cette espèce du cuivre sulfuré proprement dit.

Analyses de la phillipsite :

De Ross-Island, Dn Gornonailles, De la même,

par R. Phillips. par Flattner. par Wtirentnpp.

Cuivre. . 61,07 66,76 58,ao

Fer. . . . 14,00 14)84 14985

Soufre. . 28,75 28,24 36998

La phillipsite cristallisée est très-rare : ses cristaux sont tantôt simples et tantôt groupés par hémitropie, le plan de jonction étant parallèle à une face de Toctaèdre régulier. Cette substance se rencontre biun plus fréquemment à l'état amorphe, le plus souvent en rognons disséminés, en incrustations à la surEace des roches, et en enduits minces et superficiels sur d'autres minerais de cuivre, et particulièrement sur la chalkosine et la chalkopyrite, auxquelles elle est fréquemment associée. Les variétés cristallisées viennent des mines du Cornouailles, et, entr^autres, de celles de Tincroft et de Dolcoath, près de Redruth. Les variétés massives se rencontrent à Ross-Island dans le Killarney, en Irlande ; dans les schistes cuivreux de la Hesse et du Mansfeld; dans le Bannat en Hongrie, et dans un grand nombre des gisements où se trouve le cuivre pyriteux, notamment au Montc-Catini, en Toscane, où la phillipsite forme la partie la plus considérable de ce gite cuprifère ; c'est un minerai de cuivre important, en ce qu'il est plus riche que la chalkopyrite, car il rend 60 pour cent de cuivre, tandis que la chalkopyrite n'en rend guère que la moitié de cette quantité.

4« Espèce. Gubam.

Breithâupt a séparé de la philippsite, un minéral que l'on considérait comme une variété de cette espèce, et qui vient de Baracanao, dans l'ile de Cuba. C'est, à proprement parler, une phillipsite plus riche en fer, et dans laquelle les proportions des deux monosulfures sont renversées ; la composition chimique de

ce minéral peut donc être représentée par la formule (3Fe-h4uy

Fe, semblable à celle de l'espèce précédente ; quant à sa forme, elle est aussi la même que celle de la phillijpsite, si Ton en juge

C0BIQDE8. 4*7

pir les clivages. L'analyse du Guban, faite par Scheidauer, lui a donné le résultat suivant :

Cuivre 23,96

Fer. . à^i^i

Soufre 31,78

La densité de ce minéral =4» sa dureté =4i; il est cassant. Sa couleur est intermédiaire entre le jaune de laiton et le jaune de bironze; sa poussière est noire. Il fond aisément au chalumeau, M te comporte d'ailleurs comme le cuivre pyriteux.

On ne Ta point encore trouvé en cristaux déterminables, mais ement en masses cristallines, clivables avec la même netdans trois directions perpendiculaires entre elles. On ne le jusqu'à présent que dans une seule localité, à Baracanao, nie de Cuba.

5e Espèce. TénAÉDiums (CuiTre gris).

Syn. : Cuivre gris, Haûy; Patuûxise, Beadaot; Fafderz, Werner et Hausmann; Tetraedrit, Uaidioger, NaamanD et Dana.

Le minerai que l'on désigne par la dénomination de Cuivre fit (en Allemand, Fahlerz)^ est bien moins une espèce proprenent dite, qu'un de ces groupes intimes d'espèces isomorphes, tdlement mélangées et confondues entre elles, qu'on ne peut les séparer rigoureusement, à cause des passages insensibles qui l^ëtablissent entre les divers échantillons qui les représentent {Foir ci-dessus page 1 7). On ne peut traiter de pareils groupes que comme s'ils étaient de véritables espèces, sauf à indiquer par des subdivisions principales les parties de la série où prédomine tel ou tel des composants isomorphes, en se laissant guider par les caractères extérieurs, en même temps que par les différences de la composition élémentaire. A cause du grand nombre de radicaux métalliques qui peuvent se remplacer les uns les autres, sans altérer le type chimique de ce minerai, Beudant avait proposé de lui donner le nom de Panabase; mais ce nom ayant donné lieu à quelques critiques, et n'ayant pas été adopté par les minéralogistes étrangers, nous lui avons préféré celui de Tétraédrite, admis par MM. Haidinger, Naumann et Itena» et qui rappelle un des caractères les plus frappants du iniqeni dont il s'agit.

4a8 SULFUBES MULTIPLES

Caractères essentiels de la Tétraédrite.

Composition chimique : La composition des cuivres gris paratt assez compliquée au premier abord^ et très-variable à cause des substitutions totales ou partielles qui s'opèrent entre diverses bases; mais, en réunissant sous le même symbole toutes celles qui sont isomorphes entre elles, on parvient à ramener cette composition à une formule générale des plus simples, savoir la

formule r^ ^; c^est-à-dire que le cuivre g;ris peut être considéré comme la combinaison d'un atome de sesquisulfurè et de quatre atomes de monosulfurc. Le sesquisulfurè est à base d'antimoine ou d'arsenic; le monosulfure a le plus ordinairement pour radicaux, le cuivre, l'argent, le fer et le zinc, et plus rarement le mercure ; de sorte que la formule précédente peut se développer

ainsi :

* ' I ' I ' III m

(^u, Ag, Fe, Zn, Ilg)* (*b, As).

Système cristallin : Le cubo-tétraédrique.

Forme fondamentale : Le cube, avec bémiédrie polaire.

Forme dominante : Le tétraèdre régulier.

Caractères distinctifs.

GÉOMÉTRIQUES. — Lcs formcs dominantes dans cette espèce sont : le tétraèdre régulier, et les autres formes caractéristiques du système tétraédrique, principalement le dodécaèdre trapézoïdal, et le tétratrièdre (ou tétraèdre pyramide) ; quelquefois aussi, mais plus rarement, le dodécaèdre rhomboîdal, qui se montre d'ailleurs en combinaison fréquente avec les formes précédentes, et qui n'est ici qu'un cas particulier de la série des dodécaèdres trapézoïdaux. Des clivages octaédriques, peu distincts, s'observent dans les cuivres gris antimonifèrcs; dans les ten nantîtes, ou cuivres gris arsenifères, où le dodécaèdre rhomboïdal est souvent la forme qui domine, des clivages ont lieu parallèlement aux faces de cette dernière forme, sans être plus nets que ceux dont nous venons de parler.

Physiques. — Aspect : le gris métallique, variant depuis le gris de plomb ou gris d'acier, plus ou moins clair, jusqu'au gris foncé ou noir de fer. La couleur de la poussière est noirâtre, avec une teinte rouge dans les variétés les plus riches en sulfare

de zinc. LMclat de la surface ressemble quelquefois à celui de Facier poli ; mais il se ternit à Tair.

Densité : varie de 4>3 à 5,2. — Dureté : varie de même depuis 3 jusqu'à 4* Ce minerai est cassant; sa cassure est inégale, à grain fin» et peu brillante. Il acquiert par le frottement Télectricité négative, quand il est isolé.

Chimiques. — Fusible au cbalumeau, en dégageant le plus souvent des vapeurs d antimoine^ et quelquefois des vapeurs arsenicales; et se transformant en une scorie d'un gris-noirâtre, qui souvent est magnétique, et donne un grain de cuivre avec la soude. — Attaquable par Facide azotique, en donnant lieu le plus souvent à un précipité immédiat d'oxyde antimonique; la solution devient bleue par addition d'ammoniaque. Elle précipite en bleu par le ferro-cyanure jaune de potassium, et donne

ivent les réactions de Targent et du zinc, plus rarement celles du mercure et du plomb, quand on y plonge des lames métalliques, convenablement choisies.

La composition chimique des cuivres gris est très- variable, par suite des substitutions nombreuses qui s'établissent entre celles des bases qui ont le plus d'analogie entre elles ; mais Henry Rose a montré le premier que leurs analyses, en appa*» rence si discordantes, pouvaient se ramener à la formule générale que nous avons rapportée ci-dessus; il suffit d'admettre, pour arriver à ce résultat, que l'antimoine et l'arsenic se remplacent mutuellement en quantités atomiques. équivalentes; que l'argent remplace aussi le cuivre, du moins en partie, et qu'il en est de même du zinc, du mercure, et peut-être aussi du plqmb (mais ce dernier cas est beaucoup plus rare), à l'égard du cuivre et du fer. La proportion du zinc varie de i à 8 pour cent ; celle de l'argent ou du mercure peut s'élever jusqu'à i6ài8 pourcent.

Analyses du cuivre gris :

lo De Kapnik, 3

:o De Gersdorf ,

3» De Sainte-

en Hongrie,

en Saxe,

Marie-anz-Mines,

par H. Rose.

par le même. '

par le mftme.

Antimoine.

Arsenic. .

Cuivre.. .

Fer. . . .

Zinc. . . .

Argent.. .

SCLFURSt XULTIPUS

Soufre. . .

Antimoîne.

Arsenic. .

Cuivre. . .

Fer, . . .

Zinc. • • Argent.. .

4* De Dillenlrarg,

en Nassau,

par H. Rose.

Arsenic. .

Cuivre.. • Fer. . . .

Zinc. . .

Argent.. • Mercure. .

70 De Saint-Weniel,

près "^'olfach,

parH.Bose.

prèi Glansthal, par le infime.

80 DeSohwats,

en Tyrol, par 'Weidenbnsehc

Il II .

«•d^Alffiiie, par F^o^»*"-

9» Sa Vo^tad^

enHoDgiief ptr de Hnar.

n II

Soufre.

Arsenic.

Cuivre.

Fer.. .

Zinc. .

lOo De la Tennantite, 1 !<» Da Zinkfkhlur'a,

du Gomonailles, de Freibei;^,

par Kudematsch. par Plattoer.

Il II 8,89

Quelques variétés de cuivre gris, des environs de Freiberg^ contiennent une petite quantité de plomb, sans doute àTétacde mélange mécanique, car le plomb parait manquer généralement dans les cuivres gris, et les variétés dont nous parlons sont accompagnées de galène et d'autres minerais plumbifères. Le minéral nommé Bleifahlerz par Hausmann, est regardé maintenant comme un mélange de cuivre gris et de bounUonite. Selon Zincken, une variété de Moschel-Landsberg contiendrait aussi du mercure, à Tétat de mélange ; et d'après Vauquelin, 'une autre venant de Guadalcanal en Espagne, renfermerait da platine en quantité notable.

VARIÉTÉS

Formes cristallines.

Modifications sur les arêtes : 6^

— sur les angles : a*, a*, al*; {b^b^l^b^l*).

Les formes simples, et les principales combinaisons, obseryëes dans la nature, donnent les variétés suivantes :

1. Télraéclrite en Tétraèdre simple; c'est Tancienne forme primitive de Haiiy, adihise aussi par Lévy et Dufrénoy. Son ligne cristallographique est, relativement au cube, Vs(a^)- Cette ▼aîriétë est Tune des plus communes : elle se rencontre en cristaux simples^ ou groupés par entrecroisement, comme on le ▼ÎDitfig. 17, pi. 12, d'un gris de fer assez brillant, dans les mines de Kapnik, en Transylvanie, avec des cristaux de blende brune, de pyrite jaune et de quarz hyalin prisme, a^ sur a^ *= jo^'ii*.

a. Tétraédrite en Tétraèdre pyramide (variété dodécaèdre, de Hàiiy). Cest le trapézoèdrc a*, réduit à douze faces par une hémiédrië polaire : son signe est donc Vs(a*)- ^1^6 ressemble à un tétraèdre, sur les faces duquel on aurait élevé des pyramides droites triangulaires, très-surbaissées. Se trouve dans la mine de Cook's Kitchen, au Cornouailles. Cette variété est représentée dans son développement complet fig. 3o, pi. 5. La figure 29 la représente à l'état incomplet, ou de combinaison avec le tétraèdre : Haiiy donnait à la variété provenant de cette combinaison binaire, le nom d! encadrée. A Kapnik, en Transylvanie; à Claustlial, dans le Harz. — a* sur a* = 1 09^28', et 1 46^27'; a*sura*»ai6o**32'.

3. Tétraédritc octaèdre; a^. Combinaison des deux tétraèdreSy direct et inverse, qui, par suite de l'inégal développement de leurs faces» ressemblent à un tétraèdre régulier, légèrement épointé (variété épointée, Haiiy].

4. Télraédrite cuba-tétraèdre p, */«(«*). — C'est la première variété, émarginée ou tronquée sur toutes ses arêtes. -— p sur a*= I25"i6'.

5. Tétraédritc, en tétraèdre triépointé. Combinaison du tétraèdre *U{a^), soit avec les faces du dodécaèdre trapézoïdal Vi(a*^"), comme le montre la figure 195, pi. 27, soit avec les faces du tétratrièdre ^li(a*), inverse de celui de la variété 2. La figure 35, pi. 5, représente cette dernière combinaison, que Haiiy adé«

43 a 8ULFDRES MULTIPLES

crite sous le nom de mixte, — al* sur a*/'i= i6a®4o', et 82*10'; a} sur a*/» = 144044'; oi^ sur a* = i6o°3a'.

6. Tétraédrite tr{forme{fi{;. 196, pi. 27),p 6* */«(«*)• Cest la combinaison du tétraèdre Vs(,A^) avec le dodécaèdre rhomboîdal A'i et le cube p. Elle ne diffère de la variété nommée par Hafiy équivalente, que par la suppression de quatre petites facettes, qui donneraient le tétraèdre inverse du premier. La figure 196 représente cette variété triforme, telle qu'on la voit dans lei cuivres gris communs ou antimonifères, c'est-à-dire avec la forme du tétraèdre comme forme domîpante ; la figure 197 U représente, au contraire, comme on la voit dans les tennantitei ou cuivres gris arsénifères, avecle dodécaèdre pour forme dominante.— p sur a* = 1 a5® 1 6'; p sur 6* =» 1 35°; a* sur 6* = 1 44^44'*

7. Tétraédrite apophane (Haiiy). 6*, V«(a*), Vt («*)• — Couihînaison ternaire, qui n'est que la variété encadrée, augmentée à cbaque sommet de trois facettes faisant partie du rhoml>odod^ caèdre. Les lois de modifications se déterminent aisément d'a« près la seule condition que ces facettes soient des rbombes, et] les facettes a* des rectangles, ce qui est sensible à la seule ini*, pection des cristaux. — 6* sur a* = i5o°; a* sur a* = lôo^Si*.,

8. Une autre combinaison ternaire, ayantpour signe 6^, ^li{^*)t Vs(a*)} est représentée fig. 1 99, pi. 27 ; les facettes a*^* se montrent dans cette variété comme les troncatures des arêtes des pyrami-. des du tétrairièdre Vî(«*)» — Inclinaison de a* sur a*'* s= i5o«.

9. On observe encore des cristaux de forme plus corn pliquée,' des combinaisons quaternaires et même quinaires, dans lesquelles se rencontrent les faces du tétra-bexaèdre Vf(fr*^*'*fr*'')i avec celles du dodécaèdre 6* et du tétraèdre pyramide Vt(<0» les premières formant les troncatures des bords compris entre le dodécaèdre et le tétraèdre pyramide. *— A Ilanz, sur les boirds du Rhin; à Moscbellandsberg, dans la Bavière rhénane.

Formes indéterminables.

Les cuivres gris sont presque toujours cristallisés, comme toutes les substances qui font partie de la formation des filons concrétionués : il en résulte qu'après les variétés de formes r^alières, il ne reste plus qu'à signaler celles qui sont amarphet oa massives, à cassure le plus généralement compacte et quelquefois finement grenue.

d'après les remarques que nous avons faites en commenta description de ce mindrai, il y a lieu de distinguer dans »upe, qui résulte du mélange intime de plusieurs espèces •rpfaes^ un certain nombre de variétés principales, qui tient Heu pour nous de ces espèces que nous ne pourrions sérigoureusement, mais que nous révèlent les analyses,

irées par la théorie de Tisomorphisme.

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