CHARBONS F0681UB
7* HoiaQIe eompaeie. A cassure conchoîdale> tantôt vitreuse ou ■ vénnenae, et tantôt presque mate (Kannelkohle). Le cannel'CocU (charbon chandeUe) des Anglais^ ainsi nommée, parce qu'elle kùle d'ane manière continue, avec une flamme brillante, et que dans quelques endroits elle est employée par le peuple pour se procurer de la lumière. On travaille cette variété pour en iaire des vases et autres objets d'ornement. Elle est souvent réniforme, ou en rognons disséminés dans les matières terreuses du terrain hoailler.
8. Houille ptci/orm^ (Pechkohle). Ayant l'aspect de la poix ou de la résine.
g. Houille irisée, Présentanx à sa surface, par suite d'un commencement d'altération ou d'exfoliation, toutes les couleurs de ran>en-ciel. Cet accident se rencontre surtout parmi les bouilles Hiaigres.
Gisements, — La houille appartient aux terrains de sédiment, et principalement à cet étage supérieur des terrains carboni- Ares, auquel elle a donné son nom. Il y a cependant de véritables houille^ jusque dans les parties moyennes du sol secondaire^ au milieu des terrains jurassiques par exemple; mais ce sont alors presque uniquement des variétés de houilles sèches, qui, tous le rapport de la qualité et de l'abondance, ne peuvent rivaliser avec les houilles des terrains carbonifères. On leur donne quelquefois le nom particulier de stipiles. C'est donc dans l'étage de ces terrains, qui porte le nom de houillery qu'est le gisement ordinaire des bonnes houilles, des houilles grasses. La houille s'y montre souvent en bancs plus ou moins épais, plus ou moins nombreux et étendus, alternant avec des couches de grès, de schistes et d'argiles, dans lesquelles se rencontrent des empreintes de feaiUes de fougère, et bù Ton voit aussi, à l'état de dissémination, du fer carbonate lithoïde ou terreux, que Ton exploite concurremment avec la houille, quand il est très-abondant, comme dans les houillères d'Angleterre. Nous ne répéterons pas ici ce qve nous, avons déjà dît sur la composition et la structure du terrain houiller, et sur la nature de la flore dont il récèle les débris. Nous ne parlerons pas non plus des discussions auxquelles a donné lieu la théorie de sa formation. Si l'on n'est pas complètement d'accord sur les circonstances qui ont accompagné l'accomulation et l'enfouissement des végétaux dont la houille tire ■on origine, on admet généralement que ces végétaux provenaient des continent^, et qu'ils se sont déposés, tantôt dans des
IgO COMBUiflBUi» CBàIMMDBUX.
lacs d'«au douce bien ciccooscritSy comme on 1» voit «bus tes petits basâios houillera du centre de la France, tantl^t dans dei golfes étroits et allongés, ou sur des plages marines assez ëtuu dues, mais toujours voisines des côtes, ec où se sont formés alofs des dépôts réguliers et d'une continuité remarquable : ee dernier cas nous est offert par ces grandes bandes houillères que Ton exploite dans le Nord, en France, en Belgique et en Angi^ terre.
Le précieux combustible dont nous faisons Tbistoire est tsis* inégalement réparti à la surface du globe. En Europe, c'est dans la partie centrale et occidentale qu'il abonde. L'Angleterre est, sous ce rapport, la contrée la plus riche, et c'est en grande partie à la houille et au minerai de fer qui l'accompagne, que cette puissance doit sa prépondérance industrielle et commerciale. Quatnc grands bassins houiliers y sont en exploitation : l'un dans le midi (celui du pays de Galles, au nord de Bristol), un autre dans le centre (bassin de Dudley et de Birmingham), un troisième dans le nord (bassin de D.urbam et de New-Castle), et un quatrièsM en Ecosse (bassin de Glascow et d'Ëdimboucg). Après l'Angtaterre, vient la Belgique, dont la production relative est pareillement considérable (houillères de Liège, Namur, GharleiK)J eft Mons). La France est bien moins favorisée : les principaux centres d'exploitation houillère sont, daAs ce paya, vers te noté: les mines d'Anzio, de Yicoigue et d'Aniche; vers le œntre, ka mines du Creusot, de Rive de Gier et de Saint^Ëtienne ; et plua au midi, celles du Gard et de TAveyron. Ou estime que la superficie du terrain houiller est, en Angleterre, le vingtième du ter* ritoire entier; en Belgique, la proportion est un peu moindre, ua vingt-quatrième, tandis que, en France, elle n'est approzim^^e? ment que d'un deux-centième. Les autres états de l'Europe sont beaucoup plus pauvres encore, et il eu est qui sont presque entièrement privés de ce combustible. Nous avons déjà dit qua l'Amérique septentrionale est très-riche en bouilles, mais ceaouli pour la plupart des bouilles anthraciteu^es. La production m ce genre est presque décuple de celle de TAngleterre en houiUaa proprement dites. On y peut citer quatre grands badins : oqlui des monts Alleghanys (PensyJvanie, Connecticut, Virginia Maasachusetts), celui des Illinois, celui du Michigan, et le basain du Haut-Canada, dans la Nouvelle-Ecosse.