‹ Nouveau cours de minéralogie, comprenant la description de toutes les espèces minérales avec leur applications directes aux arts (volume 2)Chapitre 72 sur 120 · Naphtb · texte numérisé non relu

Naphtb

âyn. : ffuiïe de pierre; Péiroîe; SteiM,

Composition atomique : C^*H*', ou peut-être, C**H**. Sabstance bitumineuse , liquide à la température ordinaire, ( ne, d'un blanc légèrement jaunâtre, lorsqu'elle est pure^ I inflammable. Sa densité est de 0,8. Elle ressemble à un^ hu odorante et volatile. Elle s^enflâmme à distance par le en de sa vapeur, lorsqu'on en approche suffisamment un smbrasé : elle prend feu aussitôt, comme ferait Talcool, me une flamme bleuâtre, une fumée ëpslisse, et ne laissé attrésidu. Lorsque le naphte a été exposé à Tair pendant louais, ri s'épaissit, s'altère^ et parait se rapptochet aloi^s du ^te naturel. La composition de ces huiles minérales n'est èùnc pas codstante. Celles qui semblent offrir le naphte daiiis son plu» grand état de pureté, et qiiî distillent presque entièrement ÉÊiïs laisser dé résidu, à une température d'environ 90°, paraissent, avoir une composition qui correspond assez bien à la forflAite GH; ce seraient donc des isomères du gaz oléfistiit ou pet' eàrbtire d'hydi*ogène. Celles qui sont impures et moins volatiles renferment un peu moins d'hydrogène. On distingue deux variëtéâ principales de bitume liquide, ou d'huile minérale : le miphie proprement dit, et \e pétrole,

1^ Naphte, Transparent , incolore ou très-légèrement coloré en jaune. Insoluble dans Teau, mais soluble dans l'àtcool. Dissolvant les résines et l'asphalte. Très-rate. Le plus pur est celui desf bords de la mer Caspienne.

2® Pétrole (c'est-à-dire huile de pierre).. De couleur brune ou d'un rouge noirâtre, d'une consistance visqueuse, et d'une fluidité plus ou moins grande, mais qui augmente par la chafleur. C'est le bitume liquide le plus commun : il difïere du naphte, en ce qu'il laisse pour résidu de la distillation, une matière bituiâinéu^e volatile, qui paraît être identique avec l'asfflbalte; c'est donc une sorte de bitume, qui tient le milieu entre le naphte et l'asphalte; et peut-être du naphte tiièlé d'asphalte.

Gisement et usages, — On a beaucoup discuté sur l'origine deé bitumes en général, tant fluides que solides, et l'opinion la plus accréditée, est qu'ils proviennent pour la plupart du règne végétal, et résultent d'une sorte de distillation naturelle des faoùillês et des lignite's. La ressemblance qui existe entre cfertàin^

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bitumes naturels, et les matières bitumineuses qu'on extrait d< bouille et du lignite, la rencoutre fréquente de sources ou d'à de bitume au milieu même ou dans le voisinage des terrains qui renferment ces combustibles» appuient fortement cette idée; mais elle est sujette à d'assez grandes difficultés, par Fimpossibilité où l'on se trouve d'expliquer d'une manière satisfaisante Fimmense quantité de bitumes répandue à la surface de la terre, i'ezistcnce de ces matières dans les roclics ignées, les filons, terrains antérieurs à la bouille, et enfin les rapports consb qu'on remarque entre le gisement des bitumes et les dépôts de sel gemme, de gypse et de soufre, les salses, les éruptions j zeuses, les sources tbermales et minérales : aussi, beaucoup de géologues pensent-ils aujourd'bui que les bitumes sont, comme les substances que nous venons de nommer et les dépôts dei filons métallifères, des produits volcaniques indirects, ou une nouvelle manifestation de Tactivité de ces causes souterraine!» qu'on désigne ordinairement sous le nom fTagents pluiomques.

Les napbtes ou pétroles accompagnent presque toujours lei salses ou les dégagements de gaz bydrogène carboné, qui s'écbappeut en différents lieux de la terre (voir page 1 5o et suivantes). On connaît des sources de pétrole à Amiano, dans le duché de Parme; au mont Zibio, près de Sassuolo, dans le ducbé deModène; en Toscane , au nord des salses de Barrigazzo et de Pietra-Mala; en Sicile, près de Girgeuti; en Angleterre, à Goalbrookdale, au milieu du terrain bouiller; en France, àGabiàn, près de Pézénas, dans le département de l'Hérault; et à Bechelbrun, en Alsace; à Tile de Zante^ dans des lacs ou bassins naturels; au Caucase, en Perse, dans l'Inde; à Rangoun, dans l'empire Birman, où l'on cooipte plus de cinq cents sources ou puits donnant du bitume; en Cliine et au Japon. Une des localités les plus célèbres, est dans le Cbirvan, et dans la presqulle d'Abchéron, les environs de Bakou, sur les bords de la mer Caspienne, où cliaque année on exploite plus de 100,000 quintaux de bitume. Le seul village de Balagban eu possède vingtcinq sources.

On emploie le naphte ou le pétrole pour l'éclairage, à Parme, en Italie. £u Perse, le peuple se sert du pétrole, pour se procurer de la lumière, depuis Mossoul jusqu'à Bagdad. On le fait entrer dan^ la composition de certains vernis et de quelques préparations pharmaceutiques. On l'a employé souvent comme vermifuge, et l'huile de Gabian a joui d'une grande renommée aooi

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