‹ Nouveau cours de minéralogie, comprenant la description de toutes les espèces minérales avec leur applications directes aux arts (volume 2)Chapitre 94 sur 120 · DelaLinnéHe, dHeCàml||ik par Smith · texte numérisé non relu

DelaLinnéHe, dHeCàml||ik par Smith

Soufre 4'>93

Cobalt 37,25

Cuivre ï7>48

Fer 1,26

Nickel 1^54

VARIÉTÉS DE MÉLANGES

1 . Linnéite ferrifère. Une partie du cobalt est quelquefi)ii remplacée par du fer^ dans les variétés provenant de la Suède, ou du pays de Siegen; la proportion de fer va quelquefois joiqu'à 5 pour cent, comme le prouve une analyse de la linnéite de Miisen, par Wernekink.

2. Linnéite nickélifère. Le cobalt peut être remplacé en partie par du nickel, et cette circonstance se remarque dans les variétéi du pays de Siegen, comme dans celles de l'Amérique du Nord (Maryland et Missouri). Il peut même arriver que la proportioo du nickel l'emporte de beaucoup sur celle du cobalt : on a àMs

une autre espèce, analogue à celle que nous décrivons mainte- Dant, un sulfure de nickel cobaltifère^ que nous indiquerons toutà-l'heure, en la distinguant sous le nom particulier de Siegénile,

3. Linnéite cuprifère. Le cobalt peut aussi être remplace en partie par du cuivre» dont la proportion peut aller jusqu'à 18 pour cent^ comme on le voit dans des variétés du Maryland, aux Etats-Unis, analysées par Smith et Brush ; ces variétés ont été décrites par Faber sous le nom particulier de carrolUte^ parce qu'on les a trouvées dans le comté de CarroU (Etat de Maryland), où elles sont associées au cuivre pyriteux et au cuivre panaché» Leur composition atomique est la même que celle des linnéites ordinaires, si Ton admet qu'un atome de cobalt puisse être remplacé par un atome double de cuivre -Ou.

Un sulfure de cobalt, qui, d'après l'analyse qu'en a faite Middleton (1), aurait une autre composition que celle de la linnéite, et pourrait être rapporté à une formule plus siipple CoS, a été trouvé à Syepopr, près de Rajpootanab, dans l'Inde, disséminé dans un micascbiste, et accompagné de pyrite magi^étique. 11 est en masse grenue, d'un gris d'acier tirant sur le jaunâtre, et renferme sur 100 parties, 64,64 de cobalt et 35,86 de soufre. Middleton a proposé de le désigner sous le nom de Syepoonte. Lés bijoutiers de l'Inde s'en servent, dit-on, pour donner à l'ot une couleur rose.

Gisements. — - La linnéite ou koboldine est une substance encore très-rare, surtout à l'état de cristaux. On l'a d'abord trouvée en Suède, dans la mine de Bastnaês, près de Riddaryttan, en masses grenues, très-brillantes, dans un gneiss, avec du cuivre pyriteux et de l'ampbibole actinote; on l'a retrouvée ensuite en grains cristallins àLoos, en Helsingland, associée à des pyrites, à du cobalt arsenical, du sulfo-arséniure de nickel et du bismutb natif. Elle a été indiquée par M. Wernekink, comme cristallisée en octaèdres et en cubo-octaèdres, à Miisen, dans le pays de Siegen, en Westphalie; elle y est dans des filons qui traversent le sol intermédiaire, avec pyrite, cuivre pyriteux, fer spathique, galène et barytine. Enfin, on l'a retrouvée aux Etats- Unis d'Amérique, dans le Maryland et dans le Missouri.

(1) Philosophical Magasine, tome XXVIIl, p. 352.

344 SULFURES ET SÉLÉNIUBES 8IMPUU

10« Espèce. SmaÂHiTB.

Syo. : Nickd-KobaUkies ; lAnnéUê de Nickd.

Cette substance a été confondue avec l'espèce précédente, et considérée comme un sulfure de cobalt nickélifère; mais, d'après les analyses de Schnabel et d'Ebbinghaus, le sulfure de nickel y est en quantité prédominante, et doit par conséquent déterminer Fespèce. Sa composition chimique se rapporte d'ailleurs à une formule toute semblable» qu'on peut écrire ainsi : (Ni, Co)* S*.

Analyse de la Siegénite :

lo Par Schnabel. S» Par KbMngftmi.

Soufre ii,9^ ...... 43>^o

Nickel 33,64 i^M

Gobait 22,09 11,00

Fer 2,29 4,69

La densité de ce minéral varie, comme celle de la linnéite, de 4,8 à 5. Au chalumeau, il donne Todeur sulfureuse, et fond à la flamme de réduction, en un globule gris et magnétique. Od le trouve cristallisé en octaèdres à Siegen, en Prusse.

APPENDICE

On peut rapporter à cette espèce, comme variété de mélange, due au remplacement d'une partie de soufre par du bismuth, et par conséquent désigner sous le nom de Siegénite ou Nickel sulr furé bismuthifère,\e minéral que les Allemands ont nommé iVifckelwismuthglanz^ et WismiithnickelkieSy et dont la composition peut être représentée par la formule (Ni, Co)' (S, Bi)*. Quelque» savants en ont fait une espèce à part, qui se trouve indiquée dans leurs ouvrages sous les noms de Saynite (de Kobell), et de Gru' nauile (Nicol), parce que ce minéral a été observé à Grunau, dans le comté de Sayn-Altenkirchen, en Westphalie; il y est associé au quarz et au cuivre pyriteux. Il a Téclat métallique, avec une couîeur d'un gris d'acier clair, passant au blanc d'argent, et une nuance jaune supcrBcidle. Il est cristallisé en octaèdres et en cubes, et offre des traces d'un clivage octaédii< Sa dureté est de 4)5^ sa densité, de 5,i4-

Analyses da nickel sulfuré bîsmuthifère :

io Par De Kobell. 1« Fv Sohnabel.

Soufre. .' 38,4^ 33,10

Bismuth i49>' ^^A^

Nickel 4o,65 22,78

Cobalt 0,28 II 973

Cuivre 1,68 11, 56

Fer 3,48 (',06

Ce minéral fond au chalumeau, eu donnant une odeur sulfiireuse, et après un bon coup de feu, se transforme en un globale gris, cassant et attirable à l'aimant. Avec le borax^ il donne iction du nickel, et quelquefois celle du cobalt. Il est so- »Ie dans l'acide azotique^en abandonnant du soufre; la liqueur . résulte est colorée en vert, et donne par l'eau un précip blanc.

11* Espèce. GoBALTora (Beudant).

fljn. : CîilbaU gris, Haùy; Ck>baU éclatant; Kobaltglanz, des minéralogistes

Allemands.

La Cobaltine est, après la Smaltinc dont nous avons parlé (▼oyez page 307), le plus important des minerais de cobalt. Ces deux espèces ont, extérieurement, beaucoup de ressemblance entre elles : car elles paraissent, au premier abord, cristalliser de la même manière^ et elles sont toutes les deux d'un gris métallique, ce qui est cause qu'on les a souvent confondues l'une arec l'autre. Cependant, la cobaltine diffère de la smaltine par an éclat plus vif, de là le nom de cobalt éclatant qu'on lui a doiinë; elle en diffère par sa composition, puisqu'elle est un ariéni-sulfure, tandis que la smaltine n'est qu'un arséniure simple de cobalt; elle en diffère encore par sa cristallisation, en ce que la smaltine appartient au système cubique ordinaire, et n'est pas cUvable d^une manière sensible, tandis que la cobaltine se rapporte au sous-système liexa-diïWIriquc, et se clive avec beaucoup de netteté parallèlement aux faces du cube.

Cette espèce et les quatre suivantes, qui terminent la première tribu de l'ordre des Sulfures, composent un [;enrc très-naturel et Tun des plus intéressants rlu règne niinéral, en ce que ce genre, caractérisé déjà par une formule de composition des plus •inipies rR', nous offre encore cette particularité vraiment remarquablei de renfermer toutes les espèces, connues jusqu'à ce

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moment, qui cristallisent sous les formes dérivées da dodécaèdre pentagfonat^ et des espèces qui toutes sont à bases des métaux les plus attirables à Faimant. Les deux espèces les plus importantes de ce groupe, sont : la Pyrite et la Cobakine; ces deux espèces présentent exactement les mêmes variétés de formes cristallines, et les mêmes stries caractéristiques sur les faces du cube : seulement^ les combinaisons sont plus nombreuses dans la première espèce, qui est beaucoup plus répandue que la seconde.

Caractères essentiels de la CohaUine,

Composition chimique : Arséni-sulfure de cobalt, de la formule: Co (S*, As'); contenant, en poids ; cobalt 35,47 > 8o*^fre i9,35,* arsenic 45,j8. Une partie du cobalt est souvent remplacée par du fer.

Système cristallin : Le système bexa-diédrique, c'est-à-ilire le système cubique, à modifications bémiédriques, conduisant au dodécaèdre pentagonal.

Fonne fondamentale : Le cube, avec la symétrie propre au système bexa-diédrique; ou bien, Tbexadièdre ou dodécaèdre peatagonal. La première forme est clivable parallèlement à ses faces.

Caractères distinctifs.

Géométriques. — Cette espèce est toujours cristallisée sous les mêmes formes que la pyrite ordinaire : en cubes, offrant le plus souvent, comme ceux de la pyrite, les stries caractéristiques da genre d'hémiédrie que leur assigne leur structure moléculaire; en octaèdres réguliers, ou bien sous les formes propres au système hexadiédrique : le dodécaèdre pentagonal, ricosaèdre, etc. Les cristaux sont clivables, avec beaucoup de netteté parallèlement aux faces du cube. Us sont généralement remarquables par leur grosseur, comme aussi par le brillant et le poli de leurs faces.

Physiques. — Densité, 6,2. — Dureté, 5,5. Le minerai est cassant; la cassure est inégale et imparfaitement conchoïdale. Aspect métallique^ avec une couleur d'un blanc d'argent nuancé de rougeâtre. La poussière est d'un noir tirant sur le gris.

Chimiques. — Les éléments essentiels sont : Farsenic, le soufre et le cobalt; mais quelques centièmes de ce métal sont souvent remplacés par une proportion de fer chimiquement équiraldàtt

ChaufFée fortement dans le tube ouvert, la cobaltine dpnne en même temps Todeur d'arsenic et celle de Tacide sulfureux. Sur le charbon, elle développe une forte odeur arsenicale, et fond en un globule gris, faiblement magnétique. La plus petite parcelle de ce résidu, fondue avec le borax, donne un vert-bleu eatrémement intense. Il est attaquable par l'acide azotiquCj avec dégagement d'acide arsénieux : la solution, rose ou vîolâtrey pré* cipite en brun-rouge par les alcalis.

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