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KES

| QUADRATIQUES. 4or

dans celles du Cornouailles, en Angleterre, et dans la mine d’Ecton, en Staffordshire ; à Kamsdorf, en Saxe.

L’octaèdre inverse a! (fig. 193, moins les faces b!) se rencontre aussi seul, ou simplement basé, c’est-à-dire avec les faces p, qui tronquent seulement les angles supérieur et inférieur. Les angles de cet octaèdre sont: de 126°r11° à la base, et de 101°49° aux arêtes culmirantes.

3. Le plus ordinairement, cet octaèdre se présente combiné avec le précédent, comme on le voit fig. 193, et paraissant alors émarginé seulement à l’endroit de ses arêtes obliques. Cette combinaison prend souvent laspect sphénoïdal ou tétraédriforme que montre la figure 194. — Incidence de af sur bt = 140°52’.— À Sainte-Agnès, en Cornouailles; dans les mines de Freiberg et de Gersdorf, en Saxe.

4. À cette combinaison s'ajoutent souvent les faces de l’octaèdre a”, qui est l’octaèdre tangent aux arêtes culminantes de b, et les pa p. Les angles de l’octaèdre 4° sont de 89° 9 à à la ER et 120°30° aux arêtes des sommets.

5. Quatre autres octaèdres, de position directe, et deux octaèdres inverses, se montrent assez souvent subordonnés aux formes précédentes: ce sont les octaèdres : b? (avec l'angle de 69°44° à la base); 6%(40°507); b! 155067); (b'2(140°32”); a (134107);

a l3(1 1150). On observe aussi les faces : d’un scalénoëdre à ‘huit faces, donné par la loi ? = b* b'Isbîle,

6. La chalkopyrite en prisme à base carrée, dont les angles et les arêtes des bases sont tronqués, pmab": les cristaux sont aplatis parallèlement à la base p, et montrent distinctement les pans m, m de la forme primitive.

Iadépendamment des cristaux simples dont nous venons de parler, et qui se font remarquer souvent par Îa dissymétrie apparente de leurs formes, on rencontre fréquemment dans la ralkopyrite, des cristaux maclés, suivant diverses lois, dont nous indiquerons ici les principales : 1° Face d’hémitropie parallèle, et axe de révolution perpendiculaire à une face de l'octaèdre b!: groupement semblable à celui qu’on voit si souvent dans les espèces qui cristallisent en octaèdre régulier, et que Haüy désignait par le nom d'octaèdre transposé. 2° Face d’hémitropie parallèle, et axe de révolution normal à une face de l’octaèdre a?, Ce cas s'observe fréquemment dans la combinaison pbtata?, Le groupement se répète quelquefois entre six cristaux de la même forme qui se superposent, de manière que l'individu inférieur

sert de support aux quatre individus moyens, lesquels supportent à leur tour l'individu supérieur, et le tout offre l'apparence d’un octaèdre répulier, qui aurait été légérement tronqué sur ses arêtes et sur ses angles. 3° Deux cristaux du type sphénoïdal ou tétraédrique se groupent par entrecroisement, comme les deux tétraèdres réguliers représentés fig. 17, pl. 12, l’un d’eux étant tourné par rapport à l’autre de go° autour de l'axe principal. Ce groupement s’observe dans les cristaux provenant de la mine Kurprinz, près de Freiberg. |

VARIÉTÉS DE FORMES ET DE STRUCTURES ACCIDENTELLES

1. La chalkopyrite dendritique, nuancée de diverses couleurs. A Kamsdorf, en Saxe.

2. La chalkopyrite concrétionnée, en stalactites, en masses mamelonnées ou tuberculeuses, dont la surface est souvent d’un gris bronzé plus ou moins sombre, et dont la cassure est Lee terne que celle des autres variétés.

3. La chalkopyrite incrustante, en enduits minces à la surface du cuivre gris, et de cristaux de barytine ou de calcaire.

* 4. La chalkopyrite compacte, en masses amorphes, quelquefois assez considérables.

Les variétés précédentes sont souvent irisées à la surface par suite d’un commencement d’altération. Cet accident donne lieu à ce que l’on nomme vulgairement pyrites à gorge de pigeon, ou pyrites à queue de paon. IL ne faut pas confondre ces variétés irisées avec les cuivres panachés, qui appartiennent à l’espèce suivante. Certaines pyrites cuivreuses sont faiblement argentifères; il en est aussi qui contiennent un peu d’or, comme la pyrite cubique de fer. Cette dernière est d’ailleurs un des asso-

ses plus constants de la pyrite cuivreuse. :

Gisemenis et usages. — La chalkopyrite ou pyrite cuivreuse

est un des minerais de cuivre les moins riches, maïs il est le plus abondant et l'un de ceux que l’on recherche et que l’on exploite le plus ordinairement pour la préparation du cuivre métallique. Il forme des filons ou des amas dans les terrains schisteux cristallins, tels que le gneiss, le schiste talqueux, le schiste argileux, et on le rencontre aussi en veines, ou en rognons, dans les terrains de sédiment, qui ont été traversés par des sources minérales ou par des roches éruptives, qui sont le plus souvent des serpentines.

QUADRATIQUES. 49

En Angleterre, le cuivre pyriteux existe en filons considérables dans des schistes argileux appelés Xillas (mines de Sainte- Agnès, de Redruth, de St-Austle, de Tavistock, ete.). Ces mines importantes fournissent annuellement dix à douze mille tonnes de cuivre pur. Le minerai cependant n’y est pas très-riche; il rend très-rarement 10 à 12 pour cent; sa richesse moyenne n’est be de 8, et parfois il ne donne que 3 à 4 pour cent. Cela tient à ce qu'il est souvent mélangé de pyrite de fer, en plus ou moins grande quantité, On exploite encore des mines de cuivre pyriteux dans l'ile d’Anglesey, et dans le comté de Wicklow, en Irlande ; dans le Derbyshire, le Staffordshire, etc.

Dans l’Europe septentrionale, sont les mines célèbres de Rôraas, en Norwège, de Fahlun, Garpenberg, et Nya-Kopparberg, en Suède; celles de Kaaford, et d’Orijerfvi, près Helsingfors, en Finlande. Le minerai de Fahlun est mêlé de pyrites ferrugineuses, comme celui du Cornouailles ; il forme au milieu du gneiss de vastes amas enveloppés de serpentine.

En Allemagne, on exploite des pyrites cuivreuses dans le Harz, au Rammelsberg, près de Goslar ; le minerai y forme des lits interrompus au milieu de la grauwacke schisteuse ; il y est associé à la pyrite de fer, à la blende, à la galène, et il renferme de petites quantités d’er et d’ argent. En Saxe, aux environs de Freiberg, la mine de Kurprinz a fourni de beaux cristaux de . chalkopyrite. Cette substance fait partie des minerais de cuivre qui pénètrent intimement le schiste marno-bitumineux, dit me du terrain pénéen du Mansfeld. On la retrouve aussi

à Herrengrund, près de Neusohl, en Hongrie; à Kupferberg et Rudolstadt, en Silésie, etc. Ç Lu

En Italie, la Toscane nous offre le gîte important du Monte- Catini, près de Volterra. Là, la chalkopyrite, associée au cuivre panaché, qui forme souvent la partie dominante du dépôt, se rencontre en amas ou filons irréguliers au milieu du terrain de craie, se liant aux roches de nee et de serpentine, qui touchent ou pénètrent ce terrain ; elle forme aussi un filon à Rocca- Tederighi, dans le Messetano; on exploite encore des mines de cuivre dans le Campigliese, notamment à Temperino, dans le sroupe du Monte-Calvi : la chalkopyrite forme là des dykes assez puissants, et elle y est accompagnée d'yénite et d’ amphibole.

En France, les dépôts de cuivre pyriteux sont assez nombreux, mais malheureusement trop épars et trop peu étendus,

ce qui est cause que ce pays ne produit pas la quinzième partie de la quantité de cuivre nécessaire à ses besoins. La chalkopyrite forme des veines dans le schiste talqueux à Chessy et à Saint-Bel, dans le département du Rhône ; à Baigorry, dans les Pyrénées; dans le gneiss et dans le micaschiste, à la Gardette, et aux Chalanches, dans lé département de lisère; elle se trouve aussi à Giromagny, dans le département du Haut- Rhin, et à Sainte-Marie-aux-Mines, dans les Vosges. :

En Amérique, les Etats-Unis, le Mexique, la Colombie et surtout le Chili, possèdent des gîtes cuprifères importants, composés en très-grande partie de cuivre pyriteux, associé au cuivre panaché.

Ile Tribu. Cupriques.

3e Esrèce. PHiLziPsiTe (Beudant).

SYD. : Cuivre pyriteux hépatique, Haüy; Cuivre panaché; Bunt-Kupfererz, Werner; Bornite, Haidinger; Erubescite, Bechi et Dana.

Cette substance a été longtemps confondue, soit avec la chalkosine, sous le rom de mürbes Kupferglas, soit avec la chalkopyrite, sous celui de cuivre pyrileux hépatique ; mais elle parait constituer une espèce à peu intermédiaire entre ces deux mineraïis. C'est R. Phillips qui, le premier, a reconnu sa véritable composition, par laquelle ce minéral #éloigne du cuivre pyriteux, non moins que par sa forme cristalline ; il se rapproche beaucoup plus du cuivre sulfuré, et l’on verra tout-à-lheure qu’il serait possible de l’y ramener encore, au moins comme variété de pose si l’on interprétait ses analyses, ainsi que Phillips a proposé de le faire. IL en diffère par la couleur violette ou purpurine qu’il présente à l’intérieur, dans les cassures fraîches, ce qui lui a fait donner par Phillips le nom de Purple- Copper, et par les teintes irisées, et Le plus souvent nuancées de bleu et de rouge, qu'il offre à sa surface, ce qui lui a valu le nom de Cuivre panaché (Bunt-Kupfererz).

Caractères essentiels de la Phillipsite.

Composition chimique : La phillipsite est composée, suivant R. Pbillips, de 3 atomes de soufre, 4 de cuivre et 1 de fer, ce

qu'il exprime par la formule >Gu+Fe. Mais, d'après les analyses

plus récentes de Plattner, Chbodnew et Warrentrapp, elle serait formée de 3 atomes de soufre, 3 de cuivre et 1 de fer, ce que l’on

pe exprimer par la formule (GGu+F e)'Fe, ou bien par celle-ci :

Gu'Fe. Quelle que soit celle de ces deux dernmitr formules que l’on adopte (nous avons donné la préférence à la première), la phillipsite sera le résultat de la combinaison d’au moins deux sulfures, et elle devra prendre place dans l’ordre des sulfures multiples. Si lon admettait au contraire la formule de R. Phillips, elle ne serait plus que de la chalkosine cubique, mêlée de monosulfure de fer, et elle devrait être reportée dans l’ordre précédent, et placée à côté de la chalkosine orthorhombique. Cette manière de voir pourrait s’appuyer sur le fait, précédem-

| ment établi, du dimorphisme du sulfure de cuivre Gu; et sur les variations qu’on observe dans les proportions relatives du cuivre et du fer, pour une même quantité de soufre. La formule ot ‘ | Si Gu°Fe est celle que M. Rammelsberg admet pour la phillipsite,

jf

tandis qu'il adopte la formule GuFe pour la chalkopyrite. Selon Bôcking, la tendance remarquable de ces deux espèces à siriser superficiellement tiendrait à la facilité avec laquelle le sesquisulfure de fer se changerait au contact de l’air en sesquioxyde.

Forme cristalline : Le cube, et le cubo-octaèdre, avec de traces de clivage octaédrique. Les cristaux sont rares, et leurs faces peu nettes, et généralement courbes.

Caractères distinctifs.

PaysiQues. — Densité = 5. — Dureté 3. Elle est molle, peu fragile ; sa cassure est inégale, légèrement conchoïde, et d’un rouge violâtre. |

Aspect : métalloïde, avec une couleur intermédiaire entre le rouge de cuivre et le brun de tombac, avec des nuances irisées de bleu et de violet.

Caimiques. — Au chalumeau et sur le charbon, elle fond en un globule d’un gris d’acier, attirable à l’aimant ; avec la soude, elle donne un bouton de cuivre. Elle est soluble dans l'acide azotique, et la liqueur, d’abord verdâtre, devient bleue par laddition de l’ammoniaque, en donnant un précipité d'oxyde de fer, Ce dernier caractère, joint à celui du globule âttirable,

distingue nettement cette espèce du cuivre sulfuré proprement dit. ,

Analyses de la phillipsite : .

De Ross-Island, Du Cornouailles, De la même, par R. Phillips. par Platiner. par Warrentrapp.

Cuivre. . MORT Le ds 00 0. Sd 20 Lo à DOME NO do

La phillipsite cristallisée est très-rare : ses cristaux sont tantôt simples et tantôt groupés par hémitropie, le plan de jonction étant parallèle à une face de l'octaèdre régulier. Cette substance se rencontre bien plus fréquemment à l’état amorphe, le plus souvent en rognons disséminés, en incrustations à la surface des roches, et en enduits minces et superficiels sur d’autres minerais de cuivre, et particulièrement sur la chalkosine et la chalkopyrite, auxquelles clle est fréquemment associée. Les variétés cristallisées viénnent des mines du Cornouailles, et, entr'autres, de celles de Tincroft et de Dolcoath, près de Redruth. Les variétés massives se rencontrent à Ross-Island dans le Killarney, en Irlande ; dans les schistes cuivreux de la Hesse et du Mansfeld ; dans le Bannat en Honçrie, et dans un grand nombre des gisements où se trouve le cuivre pyriteux, notamment au -Monte-Catini, en Toscane, où la phillipsite forme la partie la plus considérable de ce gite cuprifère ; c’estun ininerai de cuivre important, en ce qu'il est plus riche que la chalkopyrite, car il rend 60 pour cent de cuivre, tandis que la chalkopyrite w’en rend guère que la moitié de cette quantité. +

4e Espèce. CUBAN.

Breithaupt a séparé de la philippsite, un minéral que lon considérait comme une variété de cette espèce, et qui vient de Baracanao, dans File de Guba. C'est, à proprement parler, une phillipsite plus riche en fer, et dans laquelle les proportions des deux monosulfures sont renversées ; la composition chimique de

, Fu ce minéral peut donc être représentée par la formule (@Fe+Gu)

Fe, sembJable à celle de l'espèce précédente ; quant à sa forme, elle est aussi la même que celle de la phillipsite, si l’on en juge

CUBIQUES. on

par les clivages. L'analyse du Cuban, faite par Scheidauer, Jui a donné le résultat suivant :

CAE à A à D ds 22,96 FOR de ou Le RS ee ds Di

La densité de ce minéral =4; sa dureté —/ ; il est cassant. Sa couleur est Intermédiaire entre le jaune de laiton et le jaune de bronze; sa poussière est noire. Il fond aisément au chalumeau, et se comporte d’ailleurs comme le cuivre pyriteux.

On ne l’a point encore trouvé en cristaux déterminables, mais seulement en masses cristallines, clivables avec la même netteté dans trois directions perpendiculaires entre elles. On ne le

cite jusqu’à présent que dans une seule localité, à à Baracanao, dans l'ile de Cuba.

6e Espèce. ‘TÉTRAÉDRITE (Cuivre gris).

Syn. : Cuivre gris, Haüy ; Panabase, Beudant; Fahlerz, Werner et Hausmann; Zetraedrit, Haidinger, Naumann et Dana.

Le minerai que l’on désigne par la dénomination de Cuivre gris (en Allemand, Fahlerz), est bien moins une espèce proprement dite, qu’un de ces groupes intimes d’espèces Hornrpsss tellement mélangées et confondues entre elles, qu’on ne peut séparer rigoureusement, à cause des passages insénsibles qui

s'établissént entre les divers échantillons qui les représentent (Foi ci-dessus page 17). On ne peut traitér de pareils groupes que comme s'ils étaient de véritables espèces, sauf à indiquer par des subdivisions principales les parties de la série où prédomine tel ou tel des composants isomorphes, en se laissant guider par les caractères extérieurs, en même temps que par les diffé-

rences de la composition élémentaire. À cause du grand nombre de radicaux métalliques qui peuvent se remplacer les uns les autres, sans altérer le type chimique de ce minerai, Beudant avait proposé de lui donner le nom de Panabase; maïs ce nom ayant donné lieu à quelques critiques, et n’ayant pas été adopté par les minéralogistes étrangers, nous lui avons préféré celui de Tétraédrite, admis par MM. Haïdinger, Näumann et Dana, et qui rappelle un des caractères les plus frappants du minerai dont il s’agit.

Caractères essentiels de la Tétraédrite.

. Composition chimique : La composition des cuivres gris paraît assez compliquée au prémier abord, et très-variable à cause des substitutions totales ou partielles qui s’opèrent entre diverses bases; mais, en réunissant sous le même symbole toutes celles qui sont isomorphes entre elles, on parvient à ramener cette composition à une formule générale des plus simples, savoir la

formule r° R: c’est-à-dire que le cuivre gris peut être considéré comme la combinaison d’un atome de sesquisulfure et de quatre atomes de monosulfure. Le sesquisulfure est à base d’antimoine ou d’arsenic; le monosulfure a le plus ordinairement pour radicaux, le cuivre, l'argent, le fer et le zinc, et plus rarement le mercure ; de sorte que la formule précédente peut se développer ainsi :

HR bd LU ul (Gu, Ag, Fe, Zn, Ho)* (S-b, As).

Système cristallin : Le cubo-tétraédrique. | Forme fondamentale : Le cube, avec hémiédrie polaire. - Forme dominante : Le tétraèdre régulier.

Caractères distinctifs.

Géomérriques. — Les formes dominantes dans cette espèce sont : le tétraèdre régulier, et les autres formes caractéristiques du système tétraédrique, principalement le dodécaèdre trapézoïdal, et le tétratrièdre (ou tétraèdre pyramidé); quelquefois aussi, mais plus rarement, le dodécaèdre rhomboïdal, qui se montre d’ailleurs en combinaison fréquente avec les formes précédentes, et qui n’est ici qu'un cas particulier de la série des dodécaèdres trapézoïdaux. Des clivages octaédriques, peu distincts, s’observent dans les cuivres gris antimoniféres; dans les tennantites, ou cuivres gris arsenifères, où le dodécaèdre rhomboïdal est souvent la forme qui domine, des clivages ont lieu parallèlement aux faces de cette dernière forme, sans être plus nets que ceux dont nous venons de parler.

Paysiques.— Aspect : le gris métallique, variant depuis le gris de plomb ou gris d’acier, plus ou moins clair, jusqu’au gris foncé ou noir de fer. La couleur de la poussière est noirûtre, avec une teinte rouge dans les variétés les plus riches en sulfure

de zinc. L’éclat de la surface ressemble quelquefois à celui de l'acier poli ; mais il se ternit à l’air.

Densité : varie de 4,3 à 5,2. — Dureté : varie de même depas 3 jusqu’à 4. Ce minerai est cassant; sa cassure est inégale, à grain fin, et peu brillante. Il acquiert par le frottement lélectricité négative, quand il est isolé.

CHimiques. — Fusible au chalumeau, en dégageant le plus souvent des vapeurs d’antimoine, et quelquefois des vapeurs arsénicales ; et se transformant en une scorie d’un gris-noirâtre, qui souvent est magnétique, et donne un grain de cuivre avec la soude. — Attaquable par l’acide, azotique, en donnant lieu le plus souvent à un précipité immédiat d'oxyde antimonique ; la solution devient bleue par addition d’ammoniaque. Elle précipite en bleu par le ferro-cyanure jaune de potassium, et donne souvent les réactions de l'argent et du zinc, plus rarement celles du mercure et du plomb, quand on y plonge des lames métalliques, convenablement choisies.

La composition chimique des cuivres gris est trés-variable, par suite des substitutions nombreuses qui s’établissent entre celles des bases qui ont le plus d’analogie entre elles ; mais Henry Rose a montré le premier que leurs analyses, en apparence si discordantes, pouvaient se ramener à la formule générale que nous avons rapportée ci-dessus; il suffit d'admettre, pour arriver à ce résultat, que l’antimoine et l’arsenic se rem placent mutuellement en quantités atomiques équivalentes; que l'argent remplace aussi le cuivre, du moins en partie, et qu’il en est de même du zinc, du mercure, et peut-être aussi du plomb (mais ce dernier cas est beaucoup plus rare), à l'égard du cuivre et du fer. La proportion du zinc varie de 1 à 8 pour cent; celle de l’argentou du mercure peut s'élever jusqu’à 16à18 pour cent.

Analyses du cuivre gris :

1o De Kapnik, 20 De Gersdorf, * 30 De Sainteen Hongrie, en Saxe, Marie-aux-Mines, par H. Rose. par le même. par le même.

Soufre. . . . AD se vie M de 1 2004 Antimoime. 24002"... Me 2 «ra ht À ASC. De 0e à oc O1 ur a MD EQ dE GUIVIE., m0... DOM. +. 2o0o RU a Ur te DUR ZinC is 20 NC 4 Mn APpent in Os ee NT de «2 DR

| 40 De Dillenburg,

en Nassau,

par H. Rose.

Sogfre. Di Lie Antimoine. LU HoT Arsenic. . . 2,26 . .

Cuivre: , k, 1840.

FT, où Les Lo MC ue 0,00. à ASP. M 000

7o De Saïnt-Wenzel,

du Cornouailles, par Kudernatsch.

27,70 de 43,94 .

AT

Soufre. . . .

Arsenic. .

Cuivre, . . RO 0 à ini LL: »

So De Zilla, près Clausthal, par le même.

LL AD al ot RAR à ; NA SONT MOSS

DAS uv UE LE CE . Ar

80 De Schwatz,

60 d'Algérie, par Ebelmen.

14,77 La 41,57 4,66 2,24 »

sun) »

90 De Poratsch,

près Wolfach, ex Tyrol, en Hongrie,

: par EH. Rose. par Weidenbusch. par de Hauer. Soufre.. . Dr: 22,96 3 + SUR AU. DO. 0e une + I Arsenic. > LATE: RENE A RARE US : RENE ES ». ») » À Cuivre. ; 5535 : HS Le als. COOP pa 2 LL Lo Pie io. . à id 24 nn Pret 4, 7,71... Du Mis 0,09 De 0 non 4. (1h27. à . 1000

100 De la Tennantite, 410 Du Zinkfahler’z,

de Freiberg, par Platiner.

Quelques variétés de cuivre gris, des environs de Freiberg, contiennent une petite quantité de plomb, sans doute à l’état de mélange mécanique, car le plomb paraît manquer généralement dans les cuivres gris, et les variétés dont nous parlons sont accompagnées de galène et d’autres minerais plumbifères. Le minéral nommé Bleifahlerz par Hausmann, est regardé maintenant comme un mélange de cuivre gris et 4 bournonite. Selon Zincken, une Fate de Moschel-Landsberg contiendrait aussi

du mercure

à l’état de mélange; et d’après Vauquelin, une

autre Vent de Guadalcanal en Espagne, renfermerait du pla-

tine en quantité notable.

CUBIQUES. : 43x

VARIÉTÉS

Formes cristallines.

Modifications sur les arêtes : b!.

Ra sur les angles : at, a, a°!3; bis,

Les formes simples, et les principales combinaisons, observées dans la nature, donnent les variétés suivantes :

1. Tétraédrite en Tétraèdre simple; c’est l’ancienne forme primitive de Haüy, admise aussi par Lévy et Dufrénoy. Son signe cristallographique est, relativement au cube, ‘/{at). Cette variété est l’une des plus communes : eîle se rencontre en cristaux simples, ou groupés par entrecroisement, comme on le voit fig. 17, pl. 12, d’un gris de fer assez brillant, dans les mines de Kapnik, en Transylvanie, avec des cristaux de blende brune, de pyrite jaune et de quarz hyalin prismé. 4° sur a! = 3003». 2. Tétraédrite en Tétraèdre Note (variété dodécaèdre, de Haüy). C’est le trapézoèdre a”, réduit à douze faces par une hémiédrie polaire : son signe ch donc ‘}(a?). Elle ressemble à un tétraèdre, sur les faces duquel on aurait élevé des pyramides droites triangulaires, très-surbaissées. $e trouve dans la mine de Cook’s Kitchen, au Cornouailles. Cette variété est représentée dans son développement complet fig. 30, pl. 5. La figure 29 la représente à l'état incomplet, ou de combinaison avec le tétraèdre : Haüy donnait à la variété provenant de cette combinaison binaire, le nom d’encadrée. À Kapnik, en Transylvanié à Clausthal, dans le Harz.— a? sur air 409? 28, et 146°27; Gi sut a =100 32! ; |

3. Tétraédrite octaèdre ; a. Combinaison des deux étraëdres, direct et inverse, qui, par suite de l'inégal développement de leurs faces, ressemblent à un tétraèdre régulier, légèrement ‘épointé (variété épointée, Haüy). 5

4. Tétraédrite cubo-tétraèdre p, {a{at), — Cest la première vani émarginée ou tronquée sur toutes ses arêtes. — p sur ME lee.

“ 5. Tétraédrite, en tétraèdre triépointé. Combinaison du tétraëdre th{a”), soit avec les faces du dodécaëdre trapézoïdal ib(a 5), comme le montre la figure 195, pl. 27, soit avec les faces du tétratrièdre t{a*), inverse de celui de la variété 2. La figure 35, pl. 5, représente cette dernière combinaison, que Haüy a dé-

432. SULFURES MULTIPLES crite sous le nom de mixte. — «ls sur a°l3 — 162°40’, et 82210’ ; a sur als — 144044; ; a! sur à? = 16003)’. |

6. Tétraédrite triforme chg. 196, pl. 27),p b"1a{a*). C'est la combinaison du tétraèdre 1/{a*) avec le dodécaèdre rhomboïdal 6", et le cube p. Elle ne diffère de la variété nommée par Haüy équivalente, que par la suppression de quatre petites facettes, qui donneraient le tétraèdre inverse du PrAMIEN La figure 106 représente cette variété triforme, telle qu’on la voit dans les cuivres gris communs ou antimonifères, c’est-à-dire avec la forme du tétraèdre comme forme dominante; la figure 197 la représente, au contraire, comme on la voit dans les tennantites ou cuivres gris arsénifères, avec le dodécaëdre pour forme dominante.— p sur at— 125° 16; p sur b'= 1359; a! sur b = 144044.

7 Tétraédrite apoRe se (Haüy). bf, 1) (af), 12 (a). — Combi- | naison ternaire, qui n’est que la variété encadrée, augmentée à chaque sommet de trois facettes faisant partie du rhombododécaèdre. Les lois de modifications se déterminent aisément d’après la seule condition que ces facettes soient des rhombes, et les facettes a? des rectangles, ce qui est sensible à la seule inspection des cristaux. — b° sur a = 150°; a° sur à = 160° 3’,

8. Une autre combinaison ternaire, ayant pour signe b!, 1ja(a 13),

1J(a”), est représentée fig. 199, pl. 27 ;les facettes als se montrent dans cette variété comme les troncatures des arètes des pyramides du tétratrièdre 1a(a*). — Inclinaison de a° sur a ls = 1500,

9. On observe encore des cristaux de forme plus compliquée, des combinaisons quaternaires et même quinaires, un lesquelles se réncontrent Les faces du tétra- hexaèdre 1/,(b! b' Pb), avec celles du dodécaëdre b! et du tétraèdre pyramidé 1J(a°), les premières formant les troncatures des bords compris entre le dodécaèdre et le tétraèdre pyramidé. — À Ilanz, sur les bords du Rhin ; à Moschellandsberg, dans la Bavière rhénane.

Formes indéterminables.

Les cuivres gris sont presque toujours cristallisés, comme toutes les substances qui font partie de la formation des filons concrétionnés : il en résulte qu'après les variétés de formes régulières, il ne reste plus qu’à signaler celles qui sont amorphes ou massives, à cassure le plus généralement, compacte et quelquefois finement grenue.

Mais, d’après les remarques que nous avonsfaites en commençant la description de ce minérai, il ya lieu de distinguer dans ce groupe, qui résulte du mélange intime 'de plusieurs espèces isomorphes, un certain nombre de variétés principales, qui tiendront lieu pour nous de ces espèces que nous ne pourrions séparer rigoureusement, mais que nous révèlent les analyses, éclairées par la théorie de l’isornorphisme.

VARIÉTÉS PRINCIPALES

Relatives à la composition élémentaire et à la couleur.

. Sous le rapport de la composition, les cuivres gris se divisent d’abord en cuivres gris antimonifères, et en cuivres gris arsénifères, selon que le sesquisulfure d’antimoine, ou le sesquisulfure d’arsenic, entre dans leur constitution, seul, à l'exclusion de l'autre, cu du moins en quantité prédominante. Dans le premier

| | cas, ils se rapprochent du type chimique (Gu + rt Sb: dans

pole le second, au contraire, du type (Gu +r)* As. À. Les Antimoniféres.

1. Le cuivre gris antimonifère, de couleur sombre (Kupferfahlerz ; Antimonfahlerz; dunkles Fablerz), sans argent, du moins en quantité notable; donnant peu ou point de vapeurs arsénicales, et couvrant le charbon d’oxyde blanc antimonique.

Un fragment soumis à la flamme du chalumeau répand des vapeurs épaisses et se fond en un globule gris, ordinairement magnétique. Cest la variété la plus commune : elle existe au Harz, en Saxe, en Hongrie, en France, en Algérie, etc.

2. Le cuivre gris argentifère (Silherfahlerz), contenant une proportion notable d’argent, en remplacement d’une quantité de cuivre équivalente. Cette variété reçoit souvent des mineurs le nom d'argent gris, parce qu’elle a, à leurs yeux, plus de va-

leur comme minerai d’argent que comme minerai de cuivre. Les minéralogistes allemands en distinguent plusieurs sous-variétés, sous les noms suivants :

1° Le Schwarzgiltigerz (ou plus simplement le Schwarzerz), d'un noir de fer. À Zilla, près Clausthal et Meiseberp, près Harzgerode ; à Saint-Wenzel, près de Wolfach, dans ia Forèt-Noire ; à Schwatz, en Tyrol; à Kapnik en Transylvanie. |

Cours de Minéralogie. Tome If. 28

434 SULFURES MULTIPLES à

aP.thie Graugiltigerz, d’un gris d’acier. A Kremnitz en ‘Hongrie ; à Gersdorf en Saxe.

3° Le Weissgiltigerz, des mines de Habacht, de nt fürst, etc., près de Freiberg. On a donné ce nom de Weissgiltigerzà deux minerais différents par leur nature, comme par leur teinte plus ou moins foncée. Celui de couleur plus claire (le lichtes Weissgiltigerz) de la mine Hoffnung-Gottes, qu’on ne connaît point à l’état cristallisé, s’éloigne trop par sa composition des cuivres gris, pour qu’on puisse l'y rapporter; il ne contient presque pas de cuivre, mais beaucoup de plomb, et se rapproche plus de la bournonite que du cuivre ere (Voir Bournonite DR )

. Le cuivre gris hydrargyrifère (Quecksilber-Fahlerz; Spaniolite) , Contenant une proportion de mercure, qui peut s'élever de 1 à 16 pour cent. Ce minerai, chauffé dans le tube ouvert, donne des petites gouttelettes de mercure. À Schwatz, en Tyrol ; à Poratsch, en Hongrie ; à Moschellandsberg, et en Toscane.

Sous le nom de Bleifahlerz (cuivre gris plumbifére), Werner et Hausmann avaient rapporté aux cuivres gris un minerai couleur gris de plomb, contenant du plomb en quantité considérable (34°), et en outre du cuivre et du fer, et qu’on trouve à Andreasberg au Harz, avec la galène et le cuivre pyriteux. Il est difficile d'admettre aujourd’hui cette détermination , parce qu’il semble bien prouvé que le plomb est étranger à la constitution des cuivres gris. Aussi Flausmann reconnaît-il aujourd’hui que ce minerai n’est probablement qu'un mélange accidentel du cuivre gris avec la galène ou la bournonite. Il en est sans doute de même du cuivre gris platinifère, de Guadaleanal en Espagne : on peut le considérer comme un cuivre gris, dans lequel sont interposés mécaniquement des grains de platine métallique.

B. Les Arsénifères (ou les Tennantites).

r. Le cuivre gris arsénifère, de couleur claire (Kupferfahlerz, en partie; Arsenik-Fablerz; lichtes Fahlerz), donnant abondamment des vapeurs arsénicales, mais peu ou point de vapeurs antimoniales. Il ést commun dans les mines de Freiberg, nommées Jungen hohen Birke, Jonas, Krôner, etc.

>. Le cuivre gris zincifère (Zinkfahlerz ; Kupferblende) ; d’un eris de plomb ou d'acier, avec une poussière de couleur rouge;

CURIQUES. | 435 de la mine du prophète Jonas à Freiberg. Cette variété peut contenir jusqu’à 10 pour cent de zinc.

3. La tennantite (de Phillips). Cuivre gris arsénifère, du Cornouailles ; d’un gris de plomb noirâtre, passant au noir de fer, avec une poussière d’un gris rougeître foncé. Densité = 4, 4. Ses formes et ses combinaisons sont semblables à celles du cuivre gris antimonifère ; mais les clivages sont parallèles aux faces du Lode et cette forme se montre quelquefois dominante, bien que le type tétraédrique s’observe aussi parmi ses cristaux. Au chalumeau, elle brûle avec une flamme bleue, en répandant une odeur d’arsenie, et fond en une scorie magnéti-

que. On l’a trouvée d’abord dans les mines de cuivre du Cor-

nouailles, près de Redruth et de Saint-Day, notamment dans celles de Trévisane, de Cook’s Kitchen, de Dolcoath, de Tincroft, de Huel-Unity, etc. On l’a retrouvée depuis à Skutterud et à Modum en Norwège; en Toscane, et dans les Mouzaïas, en Algérie.

4. La Binnite (de Damour et Descloizeaux; Dufrénoysite de S. de Waltershausen et de Heusser) (1). Sorte de cuivre gris arsénifère ou de tennantite, qu’on trouve dansla vallée de Binnen, en Valais, en petits cristaux généralement de la grosseur d’un pois, à faces très-brillantes, d’un noir de fer, avec une poussière rougeâtre. Ils sont fréquemment associés à la Dufrénoysite de Damour, qui est une combinaison particulière de sesquisulfure d’arsenic et de sulfure de plomb, qu’on n’ä encore trouvée que dans ce gisement, et accompagnés en outre de réalgar, de pyrite et de blende. Ges cristaux appartiennent au système cubique; ce sont des cubes, passant ordinairement au trapezoëdre ordinaire d*, et quelquefois modifiés par les faces du trapezoèdre af ; les faces du cube prennent souvent un développement assez. considérable, et les cristaux s'allongent dans le sens d’un des axes à symétrie quaternaire, ce qui leur donne l’apparence de prismes quadratiques ; la forme du trapézoëdre ordinaire et celle du rhombododécaëèdre se montrent dominantes dans quelques

(1) Nous admettons ici la nomenclature proposée et suivie en France par MM. Damour, Descloizeanx et Dufrénoy, pour désigner les deux minéraux trèsdifférents qu’on trouve dans la vallée de Binnen, et dont l’un est cubique, et Vautre rhombique. Nous conserverons à celui-ci le nom de Dufrénoysite ; mais nous devons avertir que les minéralogistes Allemands ont fait aux deux minéraux dont it s ’agit, l'application des mêmes noms en sens inverse, ce qui pent donner lieu à une confusion que nous sommes le premier à regretter.

‘cristaux; on n’a point encore signalé dans ce minéral les formes propres au système tétraédrique. Sa densité est de 4,47.

D’après les essais d’analyse faits par le docteur Wiser, et par M. Uhrlaub, la binnite est compesée de cuivre, d'argent, de fer, d’arsenic et de soufre, et se rapproche de la tennantite; mais, à en juger par une de ces analyses, qu’on peut regarder comme douteuses, elle en diffèrerait par une plus grande teneur en arsenic. Une autre analyse plus récente, que l’on doit à M. Stockar-Escher, de Zurich (1), a donné 47 pour cent de cuivre et d'argent, 19 d’arsenic, et 32 de soufre, proportions qui s’accordent avec celles des tennantites du Cornouailles.

Gisements et usages. — Les cuivres gris se présentent quelquefois en lits, et souvent en filons, dans les terrains schisteux et les plus anciens terrains sédimentaires; ils accompagnent souvent le cuivre pyriteux, et alors on les exploite ensemble ; mais les premiers constituent aussi des gîtes indépendants, surtout dans les terrains micacés ou talqueux. Indépendamment de la chalkopyrite, le cuivre gris a encore pour associés les sulfures de plomb, de zinc et d’argent. On en trouve dans presque toutes les contrées où abondent les filons métalliféres : nous nous bornerons à citer ici les mines qui sont les plus connues pour l'exploitation de ce minerai. Ce sont, en Hongrie : celles de Herrengrund, Schemnitz et Kremnitz; et celles de Kapnik en Transylvanie; celles de Freiberg et de Gersdorf, en Saxe; celles d’Andreasberg, de Clausthal et de Zellerfeld, au Harz; de Saalfeld et de Camsdorf, en Thuringe; la mine Aurora, près de Dillenburg, dans le Nassau; de Siegen et de Müsen, en Westphalie ; de Wolfachet de Wittichen, dans le duché de Bade.

En France, les mines de Baigorry, dans les Pyrénées; de la Gardette, et des Chalanches, dans le département de l'Isère ; de Sainte-Marie-aux-Mines dans les Vosges, et de eh da le Haut-Rhin.

En Algérie, les filons cuprifères du col de Mouzaïa, sur la route de Blidah à Médéah : ces filons y forment des pair d’ af. fleurement, qui sont saillantes comme des murailles; ils sont formés de fer spathique et de cuivre gris antimonifère, contenant une faible proportion d'argent (cinq dix-millièmes au plus). On y rencontre aussi la tennantite ou cuivre gris arsénifère. |

(1) Uebersicht der Resultate mineralogischer Forschungen, pour 1856 et 1857 ; par Kenngott; page 175. Leipsick, 1859.

En Angleterre, les mines du Cornouailles et du Devonshire. — En Suède, celles de Garpenberg et de Persbo. — Au Mexique, les mines de Durango, et de Guanaxuato. — Au Pérou, celle de Chivato ; au Chili, celle d’Altar, etc.

Le cuivre gris acquiert une importance toute particulière, quand il renferme de l'argent, et nous avons vu qu’il pouvait en contenir jusqu’à 10 et même 15 pour cent; mais sauf ce cas, où les mineurs le considèrent plutôt comme minerai d’argent. que comme minerai de Cuivre, il n’est plus, au point de vue industriel, qu’une sorte de cuivre pyriteux impur, qui demande à être traité comme le cuivre pyriteux proprement dit, et concurremment avec ce dernier minerai. Le traitement de ces minerais sulfurés est long et complexe, et c’est la cause du haut prix que conserve ce métal dans le commerce. Le soufre ayant une grande affinité pour le cuivre, ce n’est qu'avec beaucoup de peine qu’on parvient à le chasser entièrement. Le traitement consiste dans une succession de grillages et de fontes avec du charbon et des matières siliceuses. Il se forme des mattes cuivreuses, qui contiennent tout le cuivre mis en liberté, avec les sulfures non encore décomposés, et le fer se sépare, en s’unissant à la silice et passant dans les scories. On répète ces grillases et cés fontes jusqu’à cinq et six fois ; après quoi on obtient un cuivre noir, c’est-à-dire impur (car il est encore mêlé d’un peu de fer et de soufre); on affine ce cuivre noir, en le tenant fondu sous le vent d’un soufflet, et on le fait passer à l’état de cuivre rosette. Il faut encore une dernière opération pour le transformer en cuivre rouge et malléable, c’est-à-dire en cuivre marchand. on

6e Espice. STEINMANNITE.

Zippe à décrit sous ce nom un minéral d’un gris de plomb, cristallisé en octaèdres et en cubo-octaèdres, avec des clivages cubiques, et qu’on trouve avec la galène dans les filons de Pzibram en Bohême. Sur le charbon, ce minéral répand des vapeurs sulfureuses et antimoniales, et finit par se réduire en un slobule de plomb légèrement argentifère. On ne possède point encore d’analyse exacte de cette substance; mais Zippe a conclu de ses essais, qu’elle doit contenir une assez forte proportion d’antimoine, et il la regarde comme une combinaison particulière de sulfure de plomb et de sulfure d’antimoine, dans des

proportions encore indéterminées Pb, Sb). Mais Kenngot et d’autres minéralogistes ne veulent voir dans ce minéral qu’une variété de galène, mêlée de sulfure d’antimoine, et par conséquent la font rentrer dans cette dernière espèce, sous le nom de Galène antimonifère. Sa densité est inférieure à celle de la galène pure : elle est de 6,8.

Bechi a analysé et décris sous le nom de Jargionite, un autre minerai octaédrique et antimonifère, qui provient d'Argentiera, dans le Val-di-Castello, en Toscane : ce minerai, dont la densité est de 6,9, paraît identique avec la Steinmannite.

“Ie Tribu. RHOMBIQUES.

7e Espèce. ÉNARGITE (Breithaupt).

M. Breithaupt a décrit sous le nom d’Enargite, un nouveau minéral d’un noir de fer, avec éclat métallique, cristallisé en prismes orthorhombiques , €t qu'on trouve en assez grande quantité avec la tennantite, le cuivre pyriteux et la pyrite ordinaire, dans un filon de San-Francisco, à Morococha, dans les

Cordillères du Pérou. Par sa composition élémentaire et.par son | aspect extérieur, 1l se rapproche de la tennantite, mais il s'en distingue par sa forme cristalline et par ses clivages.

La forme de ses cristaux est celle d’un prisme droit rhombique de 97°53 (selon les mesures de Dauber), avec les troncatures g° et h° sur les arêtes longitudinales, et terminé tantôt par la base horizontale p, et tantôt par un dôme parallèle à la petite diagonale. Il y a parallèlement aux pans du prisme rhombique, des clivages extrêmement sensibles, et c’est à ce caractère, qui frappe l'œil tout d’abord, que fait allusion le nom d’Enargite, donné par Breithaupt à ce minéral, Il est cassant, facile à pulvériser, et sa poussière est noire. Sa dureté — 3, sa densité —4.

D’après une analyse de Plattner, il contiendrait 1 atome d’arsenic, 8 atomes de soufre, et 6 de cuivre; ou bien, serait formé, en poids, de 19,10 d’arsenic, 32,6 de soufre, et 48,3 de cuivre, composition très-rapprochée de sie de la tennantite, et aue Plattner croit pouvoir traduire par la formule suivante, qui nous paraît fort douteuse, (Gu S)° As?S5. Ce chimiste admet l’existence du sulfide As°$°, qui jusqu’à présent serait particulier à ce minéral, et tout au plus au Xanthocone dont nous parlerons bien-

RHOMBIQUES. 439

tôt et où le même savant pense lavoir retrouvé. Outre le cuivre, le minéral dont il s’agit en ce moment contient encore un peu de fer, de zinc et d'argent. Chauffé dans le tube fermé, il dégage d’abord du soufre, et ensuite du sulfure d’arsenic. Sur le charbon il fond en un globule qui donne au borax les couleurs caractéristiques du cuivre. |

Se Espice. BOURNONITE.

Syn. : Endellione, De Bournon ; Antimoine sulfuré plumbo-cuprifère, Haüy ; Bournonite, Thumson etJameson; Spiessglanzbleierz, Schwarzspiessglaserz, Bleifahlerz, des minéralogistes Allemands.

Caractères essentiels.

Composition chimique : (2 Pb + cu} Sb ; ou, en poids : soufre 19,46; antimoine 26,01; plomb 41,77; cuivre 12,76.

Forme cristalline : Prisme rectangle droit (fig. 3r, pl. 20), dans lequel les deux côtés b et c de la base sont à la hauteur g::1:0,94 : 0,44. L’octaèdre inscrit a, dont les axes sont égaux aux arêtes du prisme, et que Mohs a considéré comme la forme fondamentale, a pour valeurs d’angles : 136°7°; 66°137; 133097

Caractères distinctifs.

Géomérriques. — Forme primitive et dominante : le prisme rectangle droit p mt (fig. 31). Les facettes secondaires se montrent généralement subordonnées aux faces primitives, et les cristaux prennent souvent l’apparence de tables rectangulaires, modifiées diversement sur leurs arêtes et sur leurs angles. Clivages imparfaits parallèlement aux faces p, m, t : le clivage parallèle à t est le plus sensible. Cassure inégale, ou conchoïde.

Paysiques. — Densité = 5,8. — Dureté — 2,9. — Fragile. Aspect : opaque avec éclat métallique ; couleur d’un gris d'acier, tirant sur le gris de plomb, et quelquefois sur le noir de fer; n’éprouvant pas de changement, quand on la pulvérise.

Caimiques. — Fusible au chalumeau sur le charbon, en donnant d’abord des vapeurs blanches d’antimoine, puis un dépôt d'oxyde jaune de plomb, et finalement un bouton de cuivre, surtout si l’on ajoute de la soude. Soluble dans l'acide azotique chauffé, en donnant un précipité immédiat; la solution dépose

h4o SULFURES MULTIPLES

du plomb métallique sur une lame de zinc, et devient bleue par une addition de l'ammoniaque.

Analyses de la Bournonite : ;

De Clausthal, au Harz, De Nanslo, en Cornouailles, par Klaproth. par le même.

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96,00 98,00 D'Endellione, D'Endellione, par par Hatchett. Smithson.

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97:89 95:99 De Neudorf, De Neudorf, par \ = par Meisner. H. Rose.

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par Dufrénoy. par le même.

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Il résulte du bol de ces analyses, que les nombres d’atomes

RHOMBIQUES. 44

de soufre, d’antimoine, de done. et de cuivre, sont entre eux comme les nombres 3:1:1:7r, d'où se tire la formule que nous avons donnée plus haut, et de laquelle on peut représenter la composition de la substance.

VARIÉTÉS CRISTALLINES. us

Modifications sur les arêtes : g'/2, gt, 9°, bla, b!, c'ha, — sur les angles : at; al.

1. Bournonite émarginée. p mt g* b'h, fig. 32, pl. 20. Table rectangulaire dont toutes les arêtes sont tronquées. g° sur m — 136050”; g! sur g!' (au-dessus de m) = 93°40’; b'le sur b'/2 (audessus de m) = 8728; c'/ sur c 2 = 96931”; L'h sur m— 133034; c'l2 sur t — 138015. — Cristaux de Braunsdorf, en Saxe, et de Kapnick, en Transylvanie.

2. La même, dans laquelle les faces b'h sont doublées où remplacées par les faces L', lesquelles forment un prisme horizontal de 129°97. x

3. Bournonite épointée. En cristaux tabulaires, semblables à la forme primitive, ou à l’une des formes précédentes, et dans lesquelles les angles solides du prisme rectangulaire sont tronqués, soit par les faces at, soit par les faces ah, Nous avons donné ci-dessus les valeurs des angles dièdres de l’octaèdre provenant de la modification a’; la loi a 2 donne naissance pareillement à un octaèdre rhomboïdal, dont les angles ont pour mesures: 114°14; 1152”; et 109°16. — Du Cornouaïilles. -— De Neudorf, dans le Harz. :

4. Aux variétés précédentes s'ajoutent encore quelquefois les faces verticales g 2, g°, qui donnent lieu à deux prismes rhomboïdaux, pour lesquels on a: gl sur g'2=— 129°45, et 9° sur g° — 54°48.— De Huel Boys, paroisse d’Endellion, et de Redrutbh, en Cornouailles.

Souvent les variétés tabulaires se groupent deux à deux, avec pee on et croisement; le plan de jonction est parallèle ‘à une face g', et l'axe de révolution perpendiculaire à cette même face. Les axes des deux individus se croisent l’un lautre sous les angles de 93240, et de 86°20°. Le groupement peut se répéter un grand nombre de fois, les plans de jonction restant parallèles à eux-mêmes : ce qui produit, particulièrement sur les faces a! et 9°, des stries dont l'examen sert à faire reconnaitre la véritable position des éléments du groupe.

La bournonite se rencontre aussi sous la forme. de grains ou de petits cristaux irréguliers, disséminés, et à l’état amorphe ou compacte. Elle est sujette à une altération superficielle, qui couvre ses cristaux de stibiconise ou ocre d'antimoine et de cuivre carbonaté vert.

Gisements et usages. — Cette substance est une matière de filons, qui se trouve particulièrement dans les gîtes de plomb et de cuivre des terrains de schiste et de gransvacke, avec la galène, la stibine, la blende, la chalkopyrite, la panabase, etc. Elle y est accompagnée de quarz, de calcaire, de sidérose, de barytine, etc. Les principales localités où on l’observe sont : dans le Cornouailles, Nanslo, et la mine d’Huel-Boys, près de Redruth, paroisse d’Endellione ; dans le Harz, Clausthal et Andreasberg ; Meiseberg et Pfaffenbers, près de Neudorf; Wolfsberg, etc.; en Saxe, Bräunsdorf et Gross-Voigtsberg ; en Transylvanie, Kapnik et Offenbanya ; en Hongrie, Neusohl; Brozzo, en Piémont; Servoz, en Savoie : en France, Alais, département du Gard, et Barbecot, en Auvergne. Enfin, on j'a trouvée au Pérou, et à Guanaxuato au Mexique, où elle est associée au cuivre gris, au cuivre sulfuré, à la malachite et au calcaire spathique.

Dans quelques localités, la bournonite est employée, conjointement avec d’autres minerais qui forment la partie principale du gîte métallifère, pour l'extraction du plomb et du cuivre.

APPENDICE

Le minerai d'argent, appelé #eissgültigerz clair, que l'on a rangé tantôt avec les galènes argentifères, tantôt avec les fahlerz ou tétraédrites, ne serait, suivant M. Fournet, qu'une bournonite, dans laquelle le sulfure de cuivre serait remplacé par son isomorphe, le sulfure d'argent. Celui qu’on trouve à Himmelsfürst, près de Freiberg, analysé par Klaproth, a donne le résultat suivant :

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Fer. D e e e e ° e e ® e ® e e ® 5 e e ® 2,39 AU dou es on 9,00 Silice.. e Te L) e e e e e e e e e © e e C2 0,29

RHOMBIQUES. | 443

La hournonite est souvent mêlée intimement avec d’autres sulfures, et ce que Hausmann a appelé Bleifahlerz, ou fahlerz plumbifère du Harz, n’est très-vraisemhlablement qu’un pareil mélange. Une variété d'Andreasberg, analysée par Klaproth, a donné les proportions suivantes :

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9% Espice. FREIESLÉBENITE (Haidinger).

Syn. : Antimoine sulfuré plumbo-argentifère, Haüy; Argent sulfuré antimonifère et plumbifère , Lévy et Dufrénoy; Schilfglaserz, Freiesleben et Hausmann.

Ce minéral a été décrit anciennement par Romé de Flsle sous. le nom de mine d’antimoine grise tenant argent (Cristallographie, tome Il, p. 54), et comme venant de la mine de Himmelsfürst à Freiberg en Saxe ; il a été étudié ensuite par Freiesleben, Phil- Lips, Hausmann, etc., et le premier de ces minéralogistes lui a donné le nom de Schilfglaserz, à cause de la forme de ses, cristaux, qui sont cannelés ou striés longitudinalement, à la manière des roseaux.

Caractères essentiels.

ES | | Composition chimique : (Pb, Ag) S-b. Semblable à celle de la bournonite, et n’en différant que par la substitution de l'argent au cuivre.

Forme fondamentale : Prisme droit rhombique de 99248, dans lequel le rapport de l’un des côtés de la base à la hauteur est à. peu près celui des nombres 3 et 1. Des clivages très-nets ont lieu parallèlement aux faces m, m de ce prisme. D’autres clivages non moins parfaits répondent aux pans d’un second prisme vertical A5, dans lequel Aÿ sur h° = 118936’; et enfin, des traces de

clivage s’observent encore PARA aux faces d’un dôme horizontal e!, dans lequel e! sur e! = 130°18.

Nous Ddiierans ici la détermination cristallographique de Phillips et de Hausmann, en même temps que la formule admise par G. Rose, qui n’est qu'une AMAPARTANSS de celle qui avait été proposée par Wühler; d’après la‘ formule chimique donnée ci-dessus, la Freieslébenite ne serait qu’une bournonite argentifère. Mais nous devons avertir que ces deux déterminations des caractères fondamentaux de l'espèce sont loin d’être adoptées par tous les minéralogistes, et que MM. Naumann et Dana maintiennent comme exacte la formule de Wôhler, quelque compliquée qu'elle nous aie et rapportent avec M. Miller les formes du Schiifelaserz à un prisme klinorhombique de 119°1 2”, dont la base est inclinée à l’axe de 87°46”.

Caractères distinctifs.

Géomérriques.— Les cristaux de Freieslébenite sont des prismes aplatis parallèlement à la face h°, située en avant, et formés par les plans de la zône principale hf, ?, 5,m; ils sont terminés par les faces d’une autre zône paraliéterà à la petite diagonale, et composée de plusieurs dômes ou prismes horizontaux, e!, e ‘13, etc, placés sur les arêtes longitudinales aiguës du prisme fondamental m, m. Incidence de h° sur h°—1 18036’; de m sur °=150°42’; de e! sur e!= 130°8. — Dans quelques cristaux, il existe une facette a'/3, placée sur les angles obtus de la base. La plupart des cristaux sont profondément cannelés, parallèlement à l’axe vertical, qui est en même tenfps la direction suivant laquelle ils s’allongent le plus ordinairement. |

Paysiques. — Densité — 6, 19....6,38. — Dureté = 2....2,5. Ce minéral est fragile ; sa cassure est inégale ou légèrement conchoïde ; il est opaque, d’un aspect métallique, et d’une couleur intermédiaire entre le gris d’acier et le gris de plomb noirâtre. | :

Cimiques. — Au chalumeau et sur le charbon, il forme autour de la matière d’essai une auréole composée d'oxyde blanc d autimoine et d'oxyde jaune de plomb ; on obtient ensuite un globule d'argent, qui, traité avec le borax, produit quélquefois les réactions du cuivre. Une variété de Ratiborschitz en Bohème contient du bismuth, selon M. Zincken. |

RHOMBIQUES. 445

Analyse du Sehilfglasers de la mine de Himmelsfürst, par Wôbler :

Plon. nu NP ouaT RÉ a Li oo el Dates Chine ne 0 PRO AN RENE Es id.

Anbmoine: 0, Neue 0 27,38 SONT. de Diop cd Dave

C’est cette composition que M. Wôhler a cru pouvoir représenter par la formule : (Ag Sb+2 Pb: $b) + (Ag? $b + Ph SD).

La Freieslébenite ou Schilfelaserz est au nombre des minerais les plus rares que l'on connaisse. Elle a été trouvée dans la mine de Himmelsfürst, à Freiberg en Saxe, avec le fer spathique, largyrose, la galène et la blende, sur gangue quarzeuse, dans un filon traversant le gneiss.— On a rapporté à cette espèce de petits cristaux prismatiques et cannelés, qui viennent de Kapnik, en Transylvanie. On la cite encore à Ratiborschitz en Bohême, et à Hiendelencina en Espagne.

Remarque.— Les cristaux de la variété analysée par Wôhler, ont été étudiés par Hausmann, et décrits par lui comme des prismes droits de 91°, avec un autre prisme de 68°, placé sur les arêtes longitudinales aiguës du premier; ce savant admet que ces cristaux s'accordent avec ceux que Phillips a mesurés, en ce que les angles des uns peuvent se ramener à ceux des autres. Mais, suivant G. Rose, cette réduction ne s'obtient qu’à Paide de lois si compliquées, qu’il regarde comme peu vraisemblable la concordance des deux déterminations. Il croit donc qu’elles ne se HADRAEEAAl pas à des cristaux de même espèce ; que le prisme de 91° de Hausmann appartient bien au Schilfglaserz de Freiesleben, avec la densité 6,19; mais que le prisme de 100°, de Phillips, avec plusieurs prismes horizontaux placés sur les arêtes aiguës du premier, et dont un est de 130°8’, appartient à un autre minéral, qui serait selon lui le lichtes Weissgiltigerz de Werner, dont la densité est de 5,46, et qu'on trouve dans la mine Hoffnung Gottes, à Freiberg. La composition de ce dernier minerai peut être représentée, soit par la formule

Ml | ae R°Sb (auquel cas ce serait une polybasite avec une proportion

| Wu double d'acide), soit par la formule plus simple R° $-b, et alors

il faudrait voir en lui un argent gris plumbifère, un Bleifahlerz, de même formule que les autres fablerz, mais avec une forme cristalline différente.

10e Espèce. NADELERZ (Werner et Mohs),

Syn. : Bismuth sulfuré plumbo-cuprifére , Haüy et Beudant; Patrinite, Haidinger ; Aikinite, Chapman et Dana ; Aciculite, Nicol ; ; Bélonite, Glocker.

Cette substance a été regardée d’abord comme ün minerai de chrome, et placée par Werner dans son genre Chrome. Ce minéralogiste prenait l’enduit verdâtre dont elle'est souvent recouverte, pour de l’oxyde chromique. Patrin l’a considérée le premier comme un sulfure de bismuth; John et Frick ont prouvé par leurs analyses que ses parties composantes sont : le soufre, le bismuth, le plomb et le cuivre. D’après ces analyses, le Nadelerz ne serait qu’une bournonite, dans laquelle l’antimoine aurait été remplacé totalement par un des métaux qui lui sont isomorphes, le bismuth. La cristallisation du Nadelerz, déterminée d’une manière encore incomplète, ne s'oppose pas à ce que l’on admette la réalité de cet isomorphisme, quoique ses habitudes de configuration soient très-éloignées de celles de la bournonite, puisqu'elle s'offre toujours en longues aiguilles prismatiques, généralement assez minces, et non sous la forme de tables rectangulaires, plus ou moins épaisses.

Caractères essentiels.

dm | Composition chimique : Lan 2 PŸ. Bi; ou en poids : soufre 17,48; bismuth 33,66; plomb 37,44; et cuivre 11,44.

Forme crisialline : Prisme droit rhombique, de r 10°, dont les dimensions linéaires sont encore inconnues. Les cristaux sont des aiguilles plus ou moins déliées, allongées, et souvent courbées ou contournées, brisées quelquefois, ou divisées par des fissures transversales ; ces aiguilles se clivent dans une direction longitudinale. Leur aspect est Le gris métallique de l'acier, souvent avec une teinte Jaunâtre, \ Ce minerai est cassant; sa dureté = 2,5; sa densité est de . 6,75. Au chalumeau sur le charbon, il dégage du soufre et fond en couvrant le charbon d’un dépôt blanc et jaune, et donne avec la soude un globule de euivre; il se dissout dans l'acide azotique, en abandonnant du soufre et du sulfate de plomb.

RHOMBIQUES. 44 Analyse du nadelerz:

Par John. 'OPar ERICR à Par Chapman.

SOUPLE: 2 D ee dy FOOT FOUR Bismuth.. . , 43,204. : 3062 , +, 1320) Po. PS Ba SN 6g LE MME TO

Cuiies à 42 DAC Se cu T0 HR Re 20

Cette substance provient des mines de Pyschminsky, Preobraschensky et Klutschewsky, à Bérésof en Sibérie. Elle est engagée dans un quarz aurifére, et ordinairement recouverte en partie d’un enduit verdâtre, formé par du carbonate de cuivre et de l’oxyde de bismuth. Dans les fissures des aiguilles, on trouve souvent des traces d’azurite et de malachite, qui paraissent résulter de la décomposition du nadelerz.

Aie Espèce. WIiTriICHÉNITE (Naumann).

Syn. : Wittichite, De Kobell; Kupferwismuthglanz et Kupferwismutherz, des minéralogistes Allemands; Bismuth sulfuré cuprifère, Beudant.

On trouve à Wittichen, dans la Forêt-Noire, un minéral en aiguilles prismatiques, d’un gris d'acier, passantau blanc d’étain, clivables longitudinalement, comme les aiguilles du nadelerz, et dont la composition ne paraît différer de celle de l’espèce précédente que parce que le plomb est entièrement remplacé par du cuivre. C’est du moins ce qui semble résulter des analyses de Schneider, qui conduisent à représenter cette composition

tipolll | | par la formule Gu°-Bi. Les formes de ce minéral sont vraisemblablement orthorhombiques.

APPENDICE

On trouve à Tannenbaum, près de Johanngeorgenstadt en Saxe, à Schwarzenberg et en divers points dans l’Erzgebirge, un autre double sulfure de bismuth et de cuivre, en longues aiguilles engagées dans du quarz, qui, selon Dauber, est aussi orthorhombique et cristallise en prisme de 102° 42”; mais, à en

juger par une analyse de Schneider, sa composition serait plus | simple : elle pourrait être représentée par la formule Gu Bi. Ce

minéral est composé, suivant ce chimiste, de scufre 19, bismuth 62, et cuivre 19. Quelques minéralogistes en font une espèce à part, qu’ils appellent tantôt Tannénite (Dana), tantôt Emplecktite (Kenngott),et qui vient se placer naturellement à côté de la

Wolfsbergite; si lon adopte ce point de vue, ce sera une wolfsberpite Do :

12% Esrice. WOLCHITE (Haidinger).

Syn. : Antimoine sulfuré plumbo-cuprifère , De Carinthie; Antimonkupferglanz, Breithaupt et Hausmann. |

Composition chimique : Cu? As+Ph? $b?— en poide : soufre 27,03 ; autimoine 18,46; arsenic 10,76 ; plomb 29,63 ; cuivre 1012, |

Système cristallin : Le rhombique. — Forme fondamentale : prisme droit rhomboïdal, dont les dimensions sont encore indéterminées.

Caractères distinctifs.

Géomérriques. — La forme ordinaire des cristaux est celle de prismes rhombiques droits, très-courts, tronqués sur les arêtes verticales, et terminés par les faces des bases, et par deux facettes formantun dôme horizontal. Clivage assez net, parallèlement à la petite diagonale. — Cassure imparfaitement conchoïde ; surface raboteuse.

Puysiques. — Densité 5,78. — Dureté = 3. Fragile. Aspect : éclat métallique; couleur d’un gris de plomb tirant sur le noir de fer; ne changeant pas, quand on pulvérise la substance.

Caimiques. — Au chalumeau, elle fond en bouillonnant sur le charbon, en couvrant celui-ci d’abord d’un dépôt blanc d'oxyde antimonique, puis d'oxyde jaune de plomb, et en donnant un bouton métallique d’un gris de plomb, qui est réductible par la soude en cuivre métallique. Dansle petit matras, il fond en une scorie d’un brun-rougeûtre, en donnant lieu à un dégagement de soufre et de sulfure d’arsenic. Avec le borax, il donne une perle transparente, qui est verte au feu d’oxydation, et rouge au feu de réduction.

Analyse par Schrôtter :

ANMADINE. 4 LL en Lee. M0,00% Pen iii. An 6010 a Ne ous PR 0 de Le 20,00 Ce ne Le A omis Pr UN RSR REPAS A ET

RHOMBIQUES. 449

. Ce minéral n’a encore été trouvé jusqu’à présent que dans les | dépôts de fer carbonaté de Saint-Gertraud, dans le val Lavant, en Carinthie, où fl accompagne la stibine, la galène et la pyrite.

13e Esrice. WOLFSBERGITE (Nicol).

Syn. : Antimoine sulfuré cuprifère, De Wolfsberg , au Harz; Kupferantimonglanz, Zincken, G, Rose et Mohs.

Caractéres essentiels.

Cnboan ie Med Cu Sb. —En poids : antimoine So, 26; cuivre 24,66 ; soufre 25,08.

Forme cristalline : Prisme rhombique droit de 135° 12°, dont les dimensions sont encore inconnues:

Caractères distinctifs. 4

GÉOMÉTRIQUES. — La forme ordinaire des cristaux est celle d’un prisme droit de 135°12?, tronqué très-profondément sur les arêtes latérales aiguës g, en sorte que ces troncatures latérales deviennent dominantes. Les cristaux prennent l'apparence des formes dites tabulaires. Les arêtes d’intersection de ces larges faces de troncature avec les faces m, m du prisme fondamental, sont remplacées par de petites facettes de la modification 9°, lesquelles donnent un second prisme de 101° et de 79°. On n’a point encore observé de faces terminales, ces prismes étant comme brisés vers les sommets; et par conséquent le système cristallin serait indéterminé, s’il n’existait point un clivage perpendiculaire à l’axe des prismes, et que M. G. Rose a considéré comme étant parallèle à leurs bases. Incidences de M sur gÿ= 162° 54 ; de M sur g!'= 112° 24°; de g° sur g’ = 129° 30.

Clivage très-net parallèlement aux faces 4° quiremplacent les arêtes longitudinales aiguës. Un autre clivage beaucoup moins parfait sobserve dans la direction perpendiculaire à l’axe. Les faces g' sont fortement striées dans le sens vertical.

Cassure : inégale, imparfaitement conchoïde.

Paysiques. — Densité : 4,748 (Zincken). — Dureté : 3,5. Aspect : couleur d’un gris de plomb, tirant surle noirâtre; quelquefois avec des teintes irisées superficielles. Poussière : noire et mate.

Cours de Minéralogie. Tome II. 29

Crimiques.— Au chalumeau, elle décrépite, et fond avec facilité, en,couvrant le, charbon: d’un dépôt blanc antimonial; puis

elle donne. un.bouton métaHique, qui a cts para: soude en cuivre métallique.

Analyse par H.Rose :

BOMBE LUS 6d UD halte to 16:86 UT PR D 1509 SU SE Se de ee o0u

99,96 M. Henri Rose considère le fer comme étant uni avec une certaine quantité de cuivre et de soufre pour former de la chalkopyrite, et le plomb comme provenant d’un peu de federerz mélangé. Par suite de cette manière de voir, la composition atomique normale se réduit à 4 atomes de soufre, 2 d’antimoine

et 2 de cuivre, et devient analogue à à celles de la zinckénite et de la miargyrite.

Gisement. — On trouve ce minéral intimement mélangé avec du quarz, souvent recouvert de chalkopyrite, et associé au federerz, à la stibine et à la zinckénite, à Wolfsberg, dans le Harz.

44 Espèce. ZINCKÉNITE (G. Rose).

Syn. : Bleiantimonerz, Werner; Rhomboedrischer Dystomglanz, Mobs. . essentiels.

Cnbbtiton chimique : sb bb: ou en poids : antimoine 43, A5; plomb 34,87; soufre 21,68.

Forme fondamentale : octaèdre droit rectangulaire, dont la base est située verticalement, ou, ce qui revient au même, prisme rhombique, dont les Haies sont remplacées par un autre prisme horizontal, parallèle à la grande diagonale du premier. Les faces de celtiei forment entre elles Vangle de r20° 39’, tandis que le coin terminal est de 150° 36? (G. Rose). Hausmann indique comme forme primitive hypothétique, ou déduite par le

calcul des données précédentes, un rhomboctaëdre de 163932’, 190°567, 33°36’. |

NTUOM EAU F EUR RHOMBIQUES. 451 Caractéres distinctifs.

GÉOMÉTRIQUES. — Forme prèmilive : Pulse rhombique dé 12030; sans clivages sensibles, ayant les faces striées verticalement. Les cristaux que l’on observe le plus habituellement sont des groupes de trois cristaux, semblables à la forme fondamentale mentionnée ci-dessus, groupes qui rappellent ceux que l’on observe dans les cristaux d’arragonite et de céruse. Il en résulte que la cristallisation de la zinckénite offre l'apparence des formes propres aux systèmes hexagonaux; ce qui a. fait croire d’abord que ces’ cristaux appartenaient au système rhomboédrique, comme le rappelle la dénomination donnée par Mohs à cette espèce. Mais une observation attentive lui ayant montré sur les pans de ces prétendus prismes hexaèdres, des angles rentrants, M. G. Rose a reconnu qu’ils provenaient du groupement régulier de plusieurs cristaux simples, dont il a déterminé la nature.

Cassure : inégale, passant à la conchoïde. <

Paysiques. — Dureté : 3,5; un peu fragile. — Densité : 5. 31.

G. Rose.

Aspect : opaque; éclat métallique; couleur d’un gris d’acier foncé tirant sur le gris de plomb’; quelquefois avec une nuance bleuâtre, ou des teintes irisées.

Poussière : idem.

Cuimiques. — Au chalumeau, sur Fr charbon, elle décrépite fortement, fond avec facilité, eten répandant des vapeurs blanches d’antimoine, forme un dépôt jaune d’oxyde de plomb. Elle donne avec la soude un globule de plomb.

Elle est attaquée par l’acide azotique, en formant immédiatement un précipité blanc antimonifère. La solution donne des lamelles de plomb sur une lame de zinc qu’on y plonge.

pense de la zinckénite de Wolfsberg, par H. Rose :

SE HE sion Aa sNiseR es AIROINE 4 . 1500 Plone ie LU 0, 2 rio GIVE OM

VARIÉTÉS

Zinckénite cristallisée. En groupes prismatiques, simulant des prismes hexagonaux, et formés de prismes rhombiques de 120°397,

LA

à sommets Hibares de 150936’. Trois de ces prismes se réunissent circulairement autour d’un axe commun, en se croisant et en se disposant entre eux de manière que le premier et le second ont un pan dirigé dans le même sens, ét que le premier et le troisième sont à l'égard l’un de l’autre dans une semblable relation. Les trois individus prennent en largeur un développement tel que lesangles rentrants s’effacent presque entièrement ; le groupe s'offre alors sous l'aspect d’un prisme à six pans terminé par un sommet pyramidal, à six faces très-surbaissées et tournées vers les arêtes longitudinales du prisme. L’inclinaison des faces de la pyramide, à l'endroit des arêtes culminantes, est de 165°26’; celle des mêmes faces sur les pans AHIRoRRE est de 10204 >”. Ces groupes prismatiques sont souvent réunis en druses, ou forment des masses à structure bacillaire, dont les pièces composantes sont difficiles à séparer. D’autres masses sont composées de cristaux fibreux ou capillaires, entrelacés et comme feutrés. :

Gisement. —- La Zinckénite a été découverte par M. Zincken dans un filon à Wolfsberg au Harz, avec quarz hyalin, stibine et plumosite (Federerz). Selon M. Walchner, elle se trouve aussi dans la mine Munstergrund près de Saint-Trudpert, dans la Forêt-Noire. |

15e Esrèce. JAMESONITE (Haidinger).

Syn. : Querantimonerz, Werner ; Axotomer antimonglanz, Mohs; Antimoine sulfuré plumbifère ; Plomb sulfuré antimonifère, Haüy.

Caractéres essentiels.

is e,e € e il è dE e e Composition atomique : S-b Pb’, ou en poids : antimoine 36,19; plomb 43,53; soufre 20,28.

Forme fondamentale : Prisme droit à base rhombe, de 101°20° (à peu près), et dont les dimensions sont encore inconnues.

Caractères distinctifs.

Géouérriques. — Forme dominante des cristaux : le prisme rhombique, de 101°20’, et 78°40”. !

Clivage : très-net parallèlement à la base; moins parfait, et cependant encore sensible, parallèlement aux pans et à la petite diagonalé. |

RHOMBIQUES. 453

Cassure : les fibres sont presque toujours trop déliées, pour que la cassure soit bien distincte. :

Paysiques. — Dureté = 2,5. — Densité — 5,56...5,62.

Aspect : éclat métallique; couleur d’un gris d’acier, tirant sur le gris de plomb foncé. .

Caimiques. — Au chalumeau, sur le charbon, elle décrépite, fond aisément, et se comporte en -tous points comme la Zinckénite. :

Analyses : | De la Jamesonite dn Cornouailles, par H. Rose. De celle de l’Estramadure,

| Te LT, par le Ge Schaffgotsch.

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TADLAONTE, 207 3/0. LE SOI ON ENT SS CIO PAOADI EU LRO POS CSST M NS are PORT COR DE RAD RUE USE GS ME SEE ER Os CHVTE.. . à | 0,19 . . Oro BISUIR. 11090 ADO 0 O0 ed

09:73 99,72 99,475 La Jamesonite se trouve en masses cristallines, bacillaires ou fibreuses, à fibres droites ou divergentes, dans les mines du Cornouaïilles, où elle accompagne la Bournonite. On la trouve aussi en Espagne, à Valentia d’Alcantara, en Estramadure; en Toscane, à Bottino; à Arany-Idka, en Hongrie, où elle est disséminée dans un calcaire spathique; et à Catta-Franca au Brésil.

APPENDICE

Bleischimmer, de Pfaff. Substance opaque, métaliiide; d’un gris de plomb passant au gris noirâtre ; en masses à structure grenue; très-tendre, et fragile; pesanteur spécifique 5,95. Donnant au chalumeau une odeur de soufre et d’arsenic ; fondant sur le charbon, avec dépôt anmouiiee et se réduisant en globule métallique.

Composition, d’après Pfaff :

AMÉMOIME ir sacre té nslrué ODNES 60047

Arsenic. 4. , 4 4. «ae 3,56 Plomb nu nus han à dat ie A SA OR di aracaren Rnb oh MH n2 OO

Cuivre. er see © oe ee eo s e 5 + CEE e: }: 0,18 Soûufres : Hagen af du ten La dx 17:20

Cette pose se rapproche D us. de la Jamesonite, dont elle ‘n’est peut-être qu’ une variété mêlée d' un peu d’arsé- niure. Berzélius cépendant n'y voit qu’un mélange de sulfure d’antimoine et de galène ou sulfure de plomb. Beudant pense qu on pourrait la considérer comme un mélange de nd de

plomb, et d’un nouveau sulfure d antimoine de la formes Sp, à

quel cas sa composition atomique serait représentée par. Sb: Phs.

On la trouve à Nertschinsk, en Sibérie, mêlée à la chalkopyrite. : Elle est quelquefois altérée, et transformée en une masse terreuse, d’un jaune paille, qui enveloppe des grains du minerai, non ‘décomposés, et de forme .sphéroïdale. M. Pfaff, qui a fait l'analyse de cette masse, l’a trouvée composée de la manière suivante : oxyde de plomb, 33,10; oxyde d’antimoine, 43,96;

acide arsénique, 16,42; oxyde de cuivre, 3,24 ; ; oxyde de: fer, 0,24 ; silice, 2,34 ; acide sulfurique, 0,62; manganèse, fer, etc.

16e Espèce. PLUMOSITE (Haïdinger).

Sy. : : Antimoine sulfuré capillaire, Haüy; Federerz (De Wolfsberg), Werner ; Hétéromorphite, Rammelsberg..

Caractères essentiels.

Composition chimique : :Sb Pb? En poids : antimoine 30,97 ; plomb 49,71; soufre 10,32.

Système cristallin : Orthorhombique, selon S. de Waltershausen.— Mais les angles et les dimensions du prisme fondamental sont encore inconnus. |

| Substance métalloïde, Jont l'éclat se rapproche plus ou moins de celui de la soie, dont la couleur varie entre le gris de plomb noirâtre et le gris d’acier foncé, et présente souvent des teintes irisées. Elle est en fibres capillaires, flexibles et élastiques, entremèlées irréguliérement et comme feutrées, formant des enduits à la surface d’une gangue ordinairement quarzeuse; on la trouve aussi en masses presque compactes, à texture imparfaitement fibreuse. Elle est un peu fragile; sa dureté — 3; sa densité —5,7...5,9. Elle se comporte au chalumeau comme la zinckénite, foud aiséméntet couvre le charbon d’une double auréole d'oxyde blanc d’ antimoïne, et d'oxyde jaune de plomb.

RHOMBIQUES | ’ pal Analyse du Federerz de Wolfsberg; pat H: Rose:

Antimoinre. e : : f ee ee À | ne : . + ï L Ï 04 Plomb: Cr ; CR e e . a 7 65 5 e e e 46,8% DOME LU AU UM Ut AR paume Fer. se ee dore te re tie tele se te :e + +» 1,30 Zinc. e e e e s e e 8 e e e e e e 0 9 0,08

BRON ARRRERENS RL MARTENEN

La’plûmosité a été d'abord confondue avée la stibine, et la variété fibro-compacte avec la stibiné comipacté. La plupart des variétés® de stibine capillaire, que lon trouvé dans les collections, se rapportent très-probablément à la plumosite ; cépeBdant ÿk paraît bien constant que la'stibine peut aussi se: ‘présen: | ter sous larmême forme.

La plumosite se rencontre dans Los! filons métalliques avec la: stibine, et là zinckénite; la :plagionite, la galène, etc: On/la trouve-principalement à Wolfsberg, dans la partie: orientale du Harz ; et:à Meiseberg, près Neudorf, dans le-pays de Anhalt..

17e Espèce. DUrFRÉNOYSITE (Damour).

Syn. : Plomb arsénio-sulfuré; Dufrénoysite, de Damour, Dnlonne et Dufrénoy ; Binnite, de Heusser et Naumann ; Skéroklase’ et Arsénomélane, de Sartorius de Waltershausen.

. La dolomie de la vallée de Binnen, dans le Haut-Valais, contient avec la binnite dont nous avons parlé page 435, et qui est un arséni-sulfure de cuivre cubique, un arséni-sulfure de plomb, sans cuivre, d’un gris métallique, cristallisé en aiguilles et en prismes droits rhombiques, à surface profondément striée, ou même à structure fibreuse à l'intérieur. Cette nouvelle espèce a été reconnue. par M. Damour, quid’a analysée le premier, et Jui a donné le nom de Dufrénoysite; ses formes cristallines ont été étudiées par MM. Heusser, Descloizeaux et Marignac.

Caractéres essentiels.

Composition chimique : Pb? Às; ou en poids : soufre 22,1; arsenic 20,7; plomb 57,2. Cette composition est analogue à celle de la plumosite; et lon pourrait considérer la Pufrénovsite’: comme: une plumosite-arsenifère ,

456 SULFURES MULTIPLES Système cristallin : Orthorhombique.

Forme fondamentale : Le prisme droit à base rhombe, de 118°, dans lequel un côté b de la base est à la hauteur h, à peu

près:: 4:17.

Caractères distinctifs.

Géomérriques. — Les cristaux de Dufrénoysite sont des prismes droits rhombiques ou rectangulaires, aplatis parallèlement à la base p, et profondément modifiés par des zônes horizontales de facettes, parallèles aux diagonales et aux côtés de la base. — Un clivage facile a lieu parallèlement à la face g' ou à la petite diagonale du prisme pmm. On observe encore des traces de clivage parallèlement à la base p, et à la modification e‘hi.

Paysiques. — Densité = 5,4 à 5,5. — Très-fragile; la pression de l’ongle suffit pour la réduire en poudre.

Aspect : d'un gris d'acier, ou d’un gris de plomb, avec un éclat assez vif ; d’un brun rougeûtre, quand elle est en poussière.

CHimiques. — Chauffée sur le charbon, elle fond aisément en dégageant d’abord une odeur sulfureuse, puis une odeur arsénicale, ét en laissant à la fin de l’essai un globule de plomb malléable, entouré d’une auréole jaune.

Analyses de la Dufrénoysite :

&o Par Damour. 2° Par S. De Waltershausen. 80 Fe Nason. D io bn à, 5,000 AIR. 2000: - ne 2 ALOUÉ à 6 à : 22140 D 0 DA à : à . 1h10 D Doi. + 0910: . . . 0,10 où op»

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