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Esrice, PLAGIONITE (G. Rose

Syn, : Rosenite, Zincken, Hemiprismatischer Dystom-Glanz, Mohs.

Caractères essentiels.

Composition chimique : Sp? Ps. En ide ant. 38,30; plomb, 40,99 ; soufre, 20,71.

Forme fondamentale : Octaèdre klinorhombique, dans lequel Vaxe principal c est incliné, sur la grande diagonale de la base, de 107°32’, et où l'on a a :b:c=—1: 0,888 : 0,37. (G. Rose.)

Caractères distinctifs.

GÉomÉrRIQUES. — Forme primitive : Le prisme oblique rectangulaire p mt (fig. 120, pl. 10), dans lequel p sur m = 107°32, et dont les côtés sont égaux et parallèles aux axes de l’octaèdre précédent. La forme dominante des cristaux est un prime kli- PAPA RIRE, dont la base est p, dont les pans sont donnés pe la ou a”, et dans lequel on a a? sur a*=—120°40, et p sur a a4938952

Clivage : assez net, parallèlement aux faces latérales du prisme rhombique.

Stries : la face m est striée horizontalement. Les faces et, ai, a, le sont parallèlement à leurs arêtes d’intersection.

Paysiques.— Dureté : = 2,5. Fragile. — Densité : —5,4, Zincken. — Aspect : Opaque et d’un éclat métallique; d’un gris de plomb noirâtre, passant au noir de fer. Les bases p sont lisses et brillantes ; toutes les autres ont beaucoup moins d'éclat.

Cuimiques.— Au chalumeau, la plagionite décrépite, fond ensuite très-facilement, donne dans le tube ouvert des vapeurs antimoniales et une odeur sulfureuse, et se réduit en goutte-

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lettes métalliques sur le charboa, en couvrant celui-ci d’un dépôt jaunâtre.

Analyses de la plagionite de Wolfsberg :

Par H. Rose. Par Kudernatsch.

Antimôine::: 24. ma. US 11308 lobe rio 0052 IN 00)08 Soufré, ace and M 0. AG

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VARIÉTÉS

Plagionite cristallisée, pma”a'e*. Les faces p, & dominent, en sorte que les cristaux offrent l’aspect de prismes klinorhombiques, modifiés sur les arêtes des bases et sur les arêtes longitudinales antérieure et postérieure. Incidence de p sur a°—154°20; de p sur e'= 149°; de a! sur at— 14293"; de e* sur e!—134°30. Ces cristaux sont fréquemment groupés en druses sur de la plagionite compacte. Tantôt ils sont implantés sur le quarz DIRE et tantôt disséminés dans de la stibine.

La plagionite a été découverte par M. Zincken, qui lui avait donné le nom de rosénite. Nous sommes redevables de sa description à M. G. Rose, qui l’a fait connaître sous la dénomination de plagionite : ce dernier nous rappelle lobliquité trèssensible de l’axe de ses cristaux et de sa forme prismatique dominante. Elle se trouve dans la mine de Jest-Christian, à Wolfsberg dans le Harz, laghene est bien connue depuis longtemps par les nacbiéises a antimonifères qu’elle a fournies. La plagionite, en effet, sy rencontre avec la sübine, la zinckénite, la bournonite, le federerz, etc.

VIE Tribu. ADÉLOMORPHES,

Les substances dont la cristallisation n’est pas encore suffi- samment connue, et qui paraissent appartenir à l’ordre des sulfures multiples, sont les suivantes:

1. Berthiérite (Haïdinger); Haidingérite, Berthier et Beudant; antimoine sulfuré ferrifère. Substance douée de l'éclat métallique, d’un noir de fer ou d’un gris d’acier foncé, sujette à s ’altérer superfciellement. Sa composition chimique, telle qu'elle résulte de l'analyse de Berthier, peut être représentée par la

formule Fe Sb?. D’après les indices de cristallisation qu'elle a offerts, on pou qu’elle peut AppArtEIr au système rhombique; elle ne s’est présentée encore qu'en masses compactes ou en masses bacillaires trés-confuses, avec des traces de clivage en plusieurs sens. Les baguettes sont jointes parallèlement ou s'entrelacent entre elles. Dureté, 2—3; densité, 4,28. Elle fond très-facilement sur le charbon, en répandant, avec l'odeur du soufre brûlé, des vapeurs blanches d'oxyde d’antimoine, et en laissant pour résidu un globule magnétique de couleur noire. Elle se dissout dans l'acide azotique en formant immédiatement un précipité blanc antimonial ; et la solution précipite abondamment en bleu par le PIS -cyanure de potassium. ;

Analyse de la variété de Chazelles, par Berthier :

Andtimomer. s 2 ras à 09 à La 0 + 10,0 RE RO és us de, à 90,7

C’est à M. Berthier que l’on doit la connaissance de ce minéral, dont il a fait une espèce, par la raison que le fer s'y trouve à l’état de protosulfure et à l’état de combinaison définie, et non de simple mélange avec le sulfure d’antimoine; car, #il n’était que mélangé, il aurait communiqué à la masse la propriété magnétique qu'il RpEsRde à un très-haut degré, M. Berthier avait proposé de donner à cette substance le nom de M. Haidinger : mais, ce nom ayant été déjà assigné à une autre espèce, M. Haiïdinger lui a substitué celui de Berthiérite, que la plupart des minéralogistes ont adopté.

La berthiérite forme un filon dans le gneiss, au village de Chazelles, près de Clermont, en Auvergne. Elle y est accompagnée de pyrite, de quarz et de calcaire spathique. Elle peut être exploitée | avec avantage pour l'extraction de l’antimoine. M. Berthier a proposé de fondre le minerai avec environ 30 p. 100 de fer et un peu de sulfate de soude mêlé de charbon.

On range à côté de la berthiérite deux autres minerais qui en sont très-voisins, mais dont Les compositions cependant pa- raïssent se rapporter à des formules différentes, ce qui pourrait | faire croire à l’existence de trois sortes de doubles sulfures. L’un

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Cu Rér ÿ de ces minerais, qui niovient de la mine d Martouret, non loin de Chazelles, en Auvergne, est fibreux, Fun un gris-bleuûtre, et ressemble à la stibine. M. Berthier lui a trouvé hi composition suivante : antimoine, 61,34; fer, 0,85, et soufre, 28,81, L’autre s’est trouvé de même en France, à Anglar, département de la Creuse, et, d’après le même chimiste, il contient : antimoine, 58,65; fer, 12,17, et soufre, 20,18. Cette dernière composition se rapproche de celle d’une substance que M. Breithaupt a décrite sous le nom de Berthiérite, et qui vient de la mine Neue Hoffnung Goites, à Brévtadorfs en Saxe, qui à une texture fibreuse avec une teinte de bronze, et pèse spécifiquement 4,04. Elle contient un peu d’oxyde de manganèse, que démontre le traitement avec la soude sur la feuille de platine. Rammelsberg en a fait deux analyses, qui ont donné les résultats suivants:

AntMOIRE,, 2, D Sid à à 00 Peu. Lio 1 Aie à 0 sos 0,737 Manpanèse.. .,,,: 0,450... 2544 SOMIEE: 2. hs ODA. à ns dl

07,834 100,739 Si l’on en juge d’après ces résultats Poe la substance de Martouret paraît répondre à à la prete Sp Fe? et celles d’An-

glar et de:Braunsdorf à la formule $b Fe.

2. Boulangérite (de Thaulow); Plumbostib ; Embrithite ; Breithaupt; Schwefel antimonblei, Rammelsberg. Composition chi-

mique : Pb? Sb; ou, en poids :antimoine, 24,125; plomb, 57,580; soufre, 18,095. Système cristallin, inconnu. La boulangérite est une substance qui se présente en masses bacillaires où en masses amorphes et imparfaitement fibreuses ou granulaires, d’un gris de plomb noirâtre; d’une couleur plus foncée en poussière ; d’un faible éclat métallique. Un peu fragile. Dureté : = 3; densité : = 5,8.

Elle fond aisément au chalumeau, en couvrant le charbon d’un double dépôt d’oxyde d’antimvine et d’oxyde de plomb, | pendant qu’une partie du plomb est réduite à l’état métallique. L’acide chlorhydrique la dissout à chaud, en donmant lieu à un dégagemennt de gaz RACNEERe sulfuré.

+ Analyses de la Boulangérite.

ANTIM®. | PLOMB. | SOUFRE.

to De Molières, par Boulanger..| 25,5 | 53,9 | 418,5 1,2 0,9

20 De Nasafñield, par Thaulow. .| 24,60 | 55,57 | 18,86 » »

3° De Nertschinsk, par Bromeis.| 25,037] 56,288| 18,215! » » || 4o De Nertschinsk, par Brüel.. .| 23,66 | 53,87 | 19,114 À 78 "0,05 1

50 D’Oberlabr, par Abendroth. .| 25,40 | 55,60 | 19,05 ‘» » |

| 60 De Bottino, en Toscane, par Bechi. , : didosss 26,08 | 53,15 | 17,99

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