ZINC. | CUIVRE
La boulangérite est sujette à une altération, d’où résulie une efflorescence de diverses nuances, jaunes et brunes; elle est tantôt terreuse et mate, tantôt conchoïdale et cireuse dans sa cassure. Elle a été découverte en France, par M. Boulanger, à Molières, dans le département du Gard, où elle est accompagnée de quarz, de pyrite et de stibine. On l’a retrouvée depuis à Bottino, en Toscane ; à Oberlahr, dans le comté de Sayn-Altenkirchen; à Nasañeld, dans Îa hier suédoise, et à Nerts-
chinsk, en Sibérie, où elle est associée à la stibine, à la pyrite et au misspickel.
M. Breithaupt a décrit, sous le nom de P/umbostib (Journal d'Erdmann, t. X, p. 442), un minéral qui paraît identique à la boulangérite, et qui se trouve pareïllement à Nertschinsk, en Sibérie, dans la mine Algatschinski. Il est en masses d’un gris . de plomb ou d'acier, tendres, fragiles, pesant spécifiquement 6,18; donnant dans le petit matras un peu de soufre, puis un sublimé rouge de sulfure d’arsenic. Il renferme, selon Plattner, une proportion de plomb de 58,8 pour cent. Bien qu’on n’en ait point encore d'analyse exacte, Berzélius voit dans ce minéral une simple variété de boulangérite, ÉRUBPE accidentellement d’une petite quantité d’arsenic.
L'embrithite du même auteur est probablement aussi de la même nature. C’est une substance grenue, d’un gris d'acier, qui renferme, selon Plattner, 53,5 de plomb, beaucoup d’anti-
ADÉLOMORPHES. 481
moine, du soufre et quelques traces de cuivre et d'argent, Sa pesanteur spécifique est un peu plus forte que celle de la boulangérite (6,3). Elle se trouve dans le même lieu que la plumbostibe.
Une autre combinaison, qui paraît très-voisine de la boulan-
gérite, a été trouvée à Kalvola, en Finlande. Suivant Elfring,
qui en a fait une analyse, elle serait composée de plomb, 37,31; antimoine, 31,34; soufre, 23,76 ; fer et mo FÉRAUE 5,44,
et pourrait être représentée par la formule SD. Ph a, ce qui la rapprocheräit de la Jamesonite.
.3.. Brongniardite (Damour). M. Damour à nommé ainsi, en
l'honneur de M. A. Brongniart, un minéral venant du Mexique, qui s'était offert à lui d’abord en masses amorphes, sans aucune trace de clivage, ni de cristallisation, ayant l'éclat métallique de la Bournonite, une poussière d’un noir grisâtre, une dureté supérieure à celle du calcaire, et une densité de 5,95. Chauffé sur le charbon, il décrépite, fond avec facilité, en répandant des vapeurs blanches et une odeur sulfureuse, ét après un feu suffisamment prolongé, abandonne un globule d'argent, qu'entoure une auréole jaune d'oxyde de plomb. La moyenne de trois analyses, faites par M. Damour, lui a donné les résultats sui-
vants : Rapports atomiques.
ofte, ee age AN es ADUMRORMES.., Ari ue, en 2 DD ue Der 4 UE I Plomb. 4 24,917. ï
Cuve” 2 0,00 QT CA ne PE 0,26 Le oo. 0,36
Cette composition peut être représentée par la formule
(Pb Àgy Sb, qui est lanalogue de celle de la dufrénoysite ou scléroclase.
Plus tard, M. Damour à reçu un nouvel échantillon de Brongniardite, rapporté de la Bolivie, qui contenait dans ses cavités de petits cristaux, offrant le passage de Voctaèdre régulier au dodécaèdre rhomboïdal : ces cristaux représentent sans doute une espèce correspondante à celle qui accompagne la dufré-
noysite dans la dolomie de la vallée de Binnen, et que M. Da-'
mour a proposé de nommer binnüte. (Voir ci-dessus page 435.) 4. Kobellite (Setterberg). Minéral d’un gris de plomb, ressemblant à la stibine, et trouvé en masses à texture fibreuse et ra-
Cours de Minéralogie, Tome IT. 31
A6. :: SULFURES MULTIPLES ADÉLOMORPHES.
diée, dans la mine de cobalt de Hvena, dans la Néricie, en. Suède. Son éclat est plus vif que celui du sulfure d’ antimoine ; sa poussière est noire. Sa densité —6,3. Il fond sur le charbon, en couvrant celui-ci d’un dépôt blanc et jaune, et en abandonnant un globule de HE de couleur blanche. Il est composé, d’après l'analyse qu’en a faite Setterberg, de 23,18 de sulfure de bismuth ; 12,70 de sulfure d’antimoine : 46,36 de sulfure de plomb ; et 4,72 de protosulfure de fer ; . Re N
sition peut être représentée par [a formule (Pb; Fe) (Bi, Sb).
5. Wismuthsilbererz; où Wismuthbleierz. Argent bismuthique; bismuth sulfuré plumbo-argentifère, Lévy. Substance métallique, d’un gris de plomb ou d’un blanc d’étain, qui se présente généralement en masses amorphes, et, plus rarement en petites aiguilles cristallines, implantées sur du quarz ou de la fluorine. Elle Sécompasne. le cuivre pyriteux dans la mine Friedrich Christian, à Schapbach dans le pays de Bade, et dans le schiste cuivreux du Mansfeld et de la Thuringe. Elle fond aisément au chalumeau et donne un bouton d'argent. Klaproth en
a retiré par l'analyse :
Rapports atomiques.
DRE. m0 Plout ") 3,0 ABERE. 13.0 CiNLe.. © 2 0,0 Per. 44.
nn.
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On voit que cette.composition conduit à la formule (Pb, Ag) Bi-
Un autre argent bismuthique, de la mine San Antonio, près de Copiapo, au Chili, a donné à Domeyko les proportions suiväntes : bismuth 10,1; arsenic 2,8 ; aspect 66,1; cuivre 7,8 ; gangue 19,2. C'est peut: -être un bismuthiure simple d'argent, qui prendra place un jour à côté des antimoniures et arséniures simples (voir la note au bas de la page 37), quand sa cristallisation sera mieux connue : elle possède des clivages assez nets, et paraît devoir se. rapporter au système cubique ou rhomboédrique. |