HAVRE
‘* tains lacs abandonner sut leur fond une partie des molécules . q u’elles tiennent. en dissolution, :y produire des dépôts cristaldins, des concrétions compactes ou’terreuses, et par l’'accumu- .… lation de ces dépôts, des couches pierreuses de différente nature. … Et c’est aussi, sans nul doute, par voie de dissolution ét de pré- F cipitation, qu'ont été formées un certain nombre de masses . minérales, parmi celles surtout qui sont solubles dans l'eau pure
ou dans les eaux minérales. Quant aux substances qui ne sof-
frent qu’en petits amas, ou qui sont disséminées par petites par- . ties au milieu des grandes masses, il est probable, au moins pour . Ja plupart, qu’elles ont été produites, comme d’autres qui se
forment encore actuellement, par les dépôts'ou les décomposi-
tions qu ‘opèrent les gaz et les eaux minérales qui viennent des
profondeurs, de la terre. Quelques-unes paraissent avoir êté for-
mées par des actions chimiques qui, dans les anciens dépôts, ont eu lieu au contact. des substances de diverse nature, äinsi
d qu'on. peut le conclure d'expériences nombreuses, dans lesquelles on est parvenu à reproduire, à l’aide de courants galvaniques, un certain nombre de minéraux, ou à former des composés nouveaux qui leur soient analogues.
Les différentes causes que nous venons d’énumérer, et surtout celles qui ont donné naissance aux grandes masses minérales, ont agi à différentes reprises de manière à entreméler leurs produits. Elies continuent d’agir encore, pour accroître ou modifier la croûte superficielle du globe. Cà et là de nouveaux dépôts se forment, avec des matériaux vénus directement des profondeurs de la terre , ou bien d'anciens dépôts sont altérés sur place, détruits ou décomposés, et leurs parties entrent immédiatement dans de nouvelles combinaisons, ou sont dis-
persées et entrainées pour aller SP ailleurs de nouveaux
minéraux. qui « C'est là ce qui a eu lieu pour beaucoup de masses minérales situées à la surface de la terre, ou formant les parois des cavités souterraines : car, par cette position même, elles donnent facilement prise. à l’action des eaux ou des agents atmosphériques.
C'est encorele cas de certaines masses non isolées, mais per-
méables, c’est-à-dire se laissant plus où moins facilement traverser par les fluides. Mais, pour les masses enfouies profondément et qui sont imperméables, pour celles entr’autres qui renferment les substances les plus utiles et de formation très-ancienne, les mêmes causes d'altération et destruction
MANIÈRE D'ÊTRE DES MINÉRAUX. Lt 0 83
n’existant pôint au même degré, eMes n éprouvent plus en général de modification notable : les affinités des éléments ayant été satisfaites, ceux-ci sont parvenus au repos depuis longtemps, et chaque substance persiste dans le même état, sans altération, comme aussi sans accroissement. Ce serait donc une erreur grossière, erreur qui a existé chez les anciens minéralogistes, de croire que les pierres végètent à la manière des plantes, que les métaux mürissent au sein de la mine, et s’y reproduisent à à mesure qu’on les en extrait. Un minéral ne naît point, et ne saurait croître comme un végétal : une fois formé, il.ne change plus, jusqu’au moment où des actions extérieures viennent le détrüire. :
Il y a, comme nous l’avons dit précédemment, deux principales manières d’être des minéraux dans la nature : les uns s'offrent en grandes masses, les autres sont disséminés au milieu de ces dernières en petites parties. Parmi les grandes masses, il en est d’irrégulières, et dont la forme n’est pas susceptible de définition précise. D’autres se présentent en montagnes ou rochers isolés, dont la forme rappelle celle de dômes, de pics ou de cônes, de colonnes. Il en est enfin que l’on désigne par des dénominations spéciales, et sur lesquelles nous devons arrêter particulièrement notre attention. Ce sont les couches, les amas, les filons, les nappes et les coulées.