NAPHTE
Sa. : : Huile de pierre; Pétrole ; Steinül.
Composition atomique : cu, ou peut-être, CH", Substance bitumineuse, liquide à là température ordinäire, | diaphane, d’un blanc légèrement jaunâtre, lorsqu'elle est pure, très-inflammable. Sa densité est de 0,8. Elle ressemble à une huile odorante et volatile. Elle s’enflamme à distance par le moyen de sa vapeur, lorsqu'on en approche suffisamment un | Corps embrasé : elle prend feu aussitôt, comme ferait Valcoo!, . donne une flamme bleuître, une fabes épaisse, et ne laisse aueur résidu. Lorsque le naphte a été exposé à l'air pendant longtemps, il s’épaissit, s'altère, et parait se rapprocher alors du pétrole naturel. La composition de ces huiles minérales n’est donc pas constante. Celles qui semblent offrir le naphte dans son à plus grand état de pureté, et qui distillent presque entièrement : sans laisser de résidu, à une, température d'environ 90°, parais- . sent avoir une composition qui correspond assez bien à la for- \ mule CH; ce seraient donc des isomères du gaz oléfiant ou per- | carbure d'hydrogène. C elles qui sont impures et moins volatiles | renferment un peu moins d’ hydrogène. On distingue deux va- | riétés principales de bitume liquide, ou d'huile minérale : le naphte proprement dit, et le pétrole.
Do 1° Naphte. Transparent, incolore ou très-légèrement coloré en) jaune. Insoluble dans l’eau, mais soluble dans l'alcool. Dis- | solvant les résines et l’ asphalte. Très-rare. Le plus pur est celui des bords de la mer Caspienne.
2° Pétrole (c est-à-dire huile de pierre). De couleur brune ou d’un rouge noirâtre, d’une consistance visqueuse, et d’une fluidité plus ou moins grande, mais qui augmente par la chaleur. C est le bitume liquide le plus commun : ï diffère du naphte, en ce qu'il laisse pour résidu de la distillation, une matière bitumineuse volatile, qui paraît être identique avec l'asphalte ; c’est donc une sorte de bitume, qui tient le milieu entre le naphte « et V'asphalte; et peut-être du naphte mêlé d’asphalte.
Gisemeni et usages. — On a beaucoup discuté sur l'origine des bitumes en général, tant fluides que solides, et l” GpIQION la ‘ plus accréditée, est qu'ils proviennent pour la plupart du règne qe et résultent d'une sorte de distillation vaturelle des