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bitumes naturels, et les matières bitumineuses qu’on extrait de la houille et du lignite, la rencontre fréquente de sources ou d’amas de bitume au milieu même ou dans le voisinage des terrains qui renferment ces combustibles, appuient fortement cette idée; mais elle est sujette à d’assez grandes difficultés, par limpossibilité où l’on se trouve d’expliquer d’une manière satisfaisante l’immense quantité de bitumes répandue à la surface de la terre, l'existence de ces tr dans les roches ignées, les filons, les terrains antérieurs à la houille, et enfin les rapports constants qu’on remarque entre le gisement des bitumes et les dépôts de sel gemme, de gypse et de soufre, les salses, les éruptions gazeuses, les sources thermales et minérales : aussi, beaucoup de géologues pensent-ils aujourd’hui que les bitumes sont, comme les substances que nous venons de nommer et les dépôts des filons métallifères, des produits volcaniques indirects, ou une. nouvelle manifestation de l’activité de ces causes souterraines, qu'on désigne ordinairement sous le nom d'agents plutoniques.
Les naphtes ou pétroles accompagnent presque toujours les salses ou les dégagements de gaz hydrogène carboné, qui s’échappent en différents lieux de la terre (voir page 150 et suivantes). On connaît des sources de pétrole à Amiano, dans le duché de Parme; au mont Zibio, près de Sassuolo, dans le duché de Modène; en Toscane, au nord des salses de Barrigazzo et de Pietra-Mala ; en Sicile, près de Girgenti; en Angleterre, à Coalbrookdale, au milieu du terrain houiller; en France, à Gabian, près de Pézénas, dans le département de l'Hérault; et à Bechelbrun, en Alsace; à l’îile de Zante, dans des lacs ou bassins naturels; au Caucase, en Perse, dans l'Inde ; à Rangoun, dans l'empire Birmau, où l’on compte plus de cinq cents sources ou puits donnant du bitume ; en Chine et au Japon. Une des localités les plus célèbres, est dans le Chirvan, et dans la presqu'ile d'Abchéron, les environs de Bakou, sur les bords de la mer Caspienne, où chaque année on exploite plus de 100,000 quintaux de bitume. Le seul village de Balaghan en possède vingtcinqœ sources.
On emploie le naphte ou le se pour l'éclairage, à Parme, en Italie. En Perse, le peuple se sert du pétrole, pour se procurer de la lumière, depuis Mossoul jusqu’à Bagdad. On le fait entrer dans la composition de certains vernis et de quelques préparations pharmaceutiques. On la employé souvent comme vermifuge, et l'huile de Gabian a joui d’une grande renommée sous
ce rapport. On s’en sert enfin dans les laboratoires de chimie, pour conserver le potassium, en le mettant à l'abri du contact de Pair et des corps oxygénés. |