SELS ORGANIQUES
Ile Orpre. SELS ORGANIQUES.
re Esrèce. MELLITE.
Syn. : Honigslein, ow Pierre de miel: Mellate ou Mellitate d'alumine.
Substance jaunâtre ou rougeûtre, d’un aspect résineux qui ressemble extérieurement au succin, et paraît avoir une origine semBlable : car elle se trouve comme lui dans les dépôts de lignites. Mais elle en diffère, en ce qu’elle est un sel organique, d’une composition parfaitement définie, et se présente toujours à l’état cristallin. Elle est caractérisée par la présence d’un acide particulier (l'acide mellitique —C*O0); et d’après les analyses de Wôbhler, on peut la considérer comme un mellitate d’alumine hydraté, renfermant un équivalent d’alumine, trois équivalents d'acide, et dix-huit équivalents d’eau. En poids, elle est compôsée de 40,5 d’acide mellitique; 14,3 d’alumine; et 45,2 d’eau. Elle cristallise en octaèdre à base carrée de 90°6? à la base, et 118°14 aux arêtes terminales. Le demi-axe ést à la demi-diagonale horizontale — 1,34 : 1. Elle ést tendre, translucide, d’une densité — 1,6. Elle donne de l’eau dans le tube de verre ; se charbonne et brûle au chalumeau, en sorte qu’elle peut prendre place, à côté du succin, dans la classe des combustibles proprement dits. Elle laisse sur le charbon un résidu blanc (d’alumine) qui devient bleu, lorsqu'on le calcine après l'avoir humecté d’azotate de cobalt. Elle est aisément et complètement soluble dans lacide azotique, ainsi que dans la solution de potasse. On la trouve à Artern, en Thuringe, et à Luschitz, près Bilin, en Bohême, dans le lignite; et aussi, à Walchow, en Moravie, au milieu d’un grès (le quadersandstein) contenant du charbon.
2e Espice. CONISTONITE.
Substance blanche, qu très-fragile, cristallisée en prisme droit rhombique de 479 ; ét qui parait être un oxalate de chaux
hydratée, de la formule Ca + LE elle contient en poids, d’après une analyse de Heddle : 28,017 d’acide oxalique; 21,055 de chaux ; 0,822 de magnésie et de soude; {9,155 d’eau. Chauffée, elle dégage de l’eau, et de loxyde de carbone, se convertit en carbonate, et fait alors effervescence avec les acides. Auparavant, elle est soluble, mais sans effervescence. On l’a trouvée
dans une mine de cuivre des environs de Comson, en ie berland.
3e Esvèce, WHEWELLITE.
Syn, : Oxalate de chaux.
M. Brooke a décrit (1) une substance particulière, qui paraît être un oxalate de chaux hydraté, représenté par la formule Ca£ + H, si l'on en juge d’après une analyse de Sandall, qui en a retiré 49,3 d'acide oxalique; 38,4 de chaux; et 12,3 d’eau. Cette substance est en petits cristaux blancs, très-brillants, ayant une dureté comprise entre 2 et 3, et pour densité 1,8. Ces cristaux reposent sur la chalcite, c’est-à-dire sur une chaux carbonatée épigène, provenant d’une altération de la Gay-Lussite, et l’on croit qu'ils viennent de la Hongrie. Ils sont hémitropes, et dérivent, suivant M. Miller, d’un prisme klinorhombique de 100°36, dont la base est inclinée à l’axe de 72°4 1”. Le rapport des axesa:b:c=1,57:1:1,15. Ù R
4e Espèce. OXALITE.
Syn. : Oxalate de fer ; Humboldtine.
Composition atomique : 2FeC+3H; ou, en poids, d’après les analyses de Rammelsberg :
Aide Oxaliques ne 4 à ne Prbtosyde de fer Hi LL 4 SSSR a re
Substance d’un jaune d’ocre ou d’un jaune de paille, en cristaux capillaires, formant des enduits ou des plaques, à la surface ou dans l’intérieur des lignites de Gross-Almerode, en Hesse, ou de Koloseruk, prés de Bilin, en Bohême. On s’est d’abord cpu sur sa nature, et c’est Rivero qui a reconnu le premier que C é= tait un oxalate de fer; il proposa de l'appeler Humboldtine, nom qui n’a pu être auopté, parce qu'il avait été assigné déjà à un autre minéral (2).
(1) Philosophical Magazin, cahier de juin 1840. (2) Annales de Chimie et de Physique, 1821, tome XVIIL, p. 207.