MÉTAUX COMBINÉS. :
On le trouve avec le platine, à Nischne-Tagilsk, et Newjansk, dans les monts Car, et au pays d’Ava, dans les Indes orientales.
B. MÉTAUX COMBINÉS ou ALLIAGES DÉFINIS.
Ie Orne. Groupe des ARSÉNIURES, ANTIMONIURES | | er TELLURURES. .
Ce groupe se compose d'espèces appartenant à trois genres : chimiques différents, mais ayant respectivement entre eiles les plus grands rapports, à cause de l’'isomorphisme de leurs principes électro-négatifs. Nous avons donné, page 28, les raisons qui justifient cette fusion de plusieurs ordres en un seul. Les espèces qui viennent se réunir dans cet ordre complexe, sont en général des combinaisons rares, dont plusieurs seraient fort utiles, si elles étaient plus abondantes dans la nature, car elles ont ordinairement pour bases, des métaux précieux (Por et l'argent). On rencontre aussi parmi celles deux des principaux minerais de nickel et de cobait.
Toutes les espèces de cet ordre offrent naturellement l'éclat métallique, et donnent par le grillage dans un tube ouvert, des vapeurs ou fumées épaisses qui vont former un dépôt blanc dans le haut du tube. Les arséviures développent en même temps une forte odeur d’ail, et le dépôt blanc qu’ils forment, peut se volatiliser sans se fondre. Celui des antimonïiures, chauffé de nouveau, se condense promptement sous forme pulvérulente et peut être chassé successivement d’un point du tube à l’autre. Celui des tellurures, dans le même cas, se fond en gouttelettes limpides. Toutes les espèces du groupe, chauffées sur un charbon avec le chalumeau, sont réductibles en un globule métallique.
fre Tribu. RHOMBOÉDRIQUES.
dre Esvèce. NICKÉLINE ROUGE.
Syn. : Kupfernickel, Werner; Roth-Arseniknichel ; Nickel arsenical, Haüy ; : Arséniure simple de nickel, des chimistes.
C aractéres essentiels.
Composition chimique : Ni As. En poids : nickel, 44,02; arsenic, 55,08. |
294 ARSÉNIURES, | ANTIMONIURES
Système cristallin : le dirhomboédrique.
Forme fondamentale : dirhomboëdre de 86°50° à la base : 130°48’ aux arêtes culminanñtes.
Caractéres distinctifs.
Géomérriques. — Cristaux en prismes hexaèdres, très-rares, et de forme imparfaite, avec tr aces de clivages obliques à l'axe. Ces cristaux sont groupés en boules ou en dendrites. Le minéral se présente le plus souvent à l’état amorphe et de dissémination. | ji °
Paysiques. — Densité, 7,5. — Dureté = 5,5 : cassure conchoïdale et inégale. — Fragile. Aspect : éclat réiallinute, — Couleur d’un jaune rougeâtre ou d’un rouge de cuivre clair. C'est à cette apparence cuivreuse que ce minerai doit le nom de kupfernickel que lui ont donné les Allemands, — Couleur Jeu la poussière : le noir-brunûtre.
Cauiques. — Au chalumeau, fusible sur le charbon en répandant des vapeurs arsenicales, en un globule métallique blanc et cassant. Le résidu du grillage donne au verre de borax une couleur jaune-rougeâtre à chaud ; mais le verre en se refroidissant devient presque incolore. — Soluble dans Pacide azotique, en donnant à la liqueur une teinte verte, qu’une addition d’ammoniaque rend bleu-violacée. La substance est composée essentiellement de nickel et d’arsenic : maïs le premier élément peut être remplacé en partié par du cobalt, et le second par lPantimoine, quelquefois même par un peu de soufre. |
Analyse de la nickéline RAlemont en Dauphiné, par Berthier : *. : |
MÉSONIE SE LOU SL TAND Se CR 4686 Amine, Ut Li AIT Nr NRC. 5 - Obt Cobalt. à: duadianiang. AFTER TE oo MORE LA en 0 on 5,00 Fer et manganèse. . . . . . . . . des traces.
mL 98,90 Gisements et usages. — La nickéline rouge ne se trouve guère qw en petites masses compactes, iréquemment associée aux minerais de cobalt, dont elle est presque inséparable. C’est le principal des minerais qu’on emploie pour l’extraction du nickel. Iest
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Souvent accompagné d’arseniate de nickel, en enduit pulvérülent de couleur verte, provenant sans doute de sa décomposition. C’est une substance qu’on rencontre accidenteliement dans certains filons, à la mine d’Allemont, dans le département de l'Isère, en France, et aux environs de Barèges, dans les Pyrénées; à Andreasberg au Harz, avec la smaltine; en Saxe, à Freiberg, Pres Annaberg et Märienberg ; à Saalfeld et Kamsdorf;
à Riechelsdorf et Bieber, dans la Hesse- Cassel; à Wolfaeh et Wittichen, dans le pays de Bade.
Le nickel et l’arsenic forment encore une autre combinaison, un bi-arséniure capable de dimorphisme, et qui sera décrit plus loin sous les noms de nickéline blanche (ou Rammelsberegite) et de chloanthite. En sunissant à l’antimoine, le nickel donne naissance à l’antimonickel ou la Breitthauptite, espèce isomorphe avec celle que nous décrivons en ce moment.
Le nickel métallique purifié est un métal blanc grisâtre, malléable, d’une densité de 8,8. Il est magnétique presque au même degré que le fer ; et si, dans ses gisements terrestres, il accompagne habituellement le cobalt, autre métal que l’on regarde aussi comme doué de cette propriété remarquable, nous ans rappeler ici qu’il se trouve constamment associé au fer dans les météorites, ces massès métalliques ou en partie pierreuses qui tombent du ciel. Le nickel métallique est presque sans usages : cependant, comme il peut s’allier avec le zine et une forte proportion de cuivre; sans perdre sa couleur blañche, on a imaginé dé tirer parti dé cette propriété pour faire dés alliages destinés à remplacer l’argenterie. Ils sont connus sous les noms d’argentan, d'argent allemand, de packfong et de maiïllechort. On en Los divers objets d'ornement, des éperons, des garnitures pour les voitures et les harnais, ete. On a proposé de lutiliser pour les ustensiles de cuisine, mais cet emploi est dangereux, car l’alliage s'oxydé facilement au contact des liqueurs acides, et donne naissance à des sels très-vénéneux.
2e Espèce. IBREITHAUPTITE.
Syn. : Antimonickel, Hausmätn.
Going asttion chimique : : Ni Sb. En poids : Ni = 31,43; Sb — 68,57. | |
296 ARSÉNIURES, ANTIMONIURES
Forme fondamentale : dirhomboëdre de 89°30° à la a et 138°46’ aux arêtes culminantes.
Caractéres distinctifs.
Ce minéral se présente, comme l'espèce précédente, en petites tables hexagonales, tronquées sur les arêtes des bases, avec des stries hexagonales sur ces dernières faces; et aussi en dendrites, et en petites masses disséminées. Sa densité est de 7,5; sa dureté — 5. Il est d’un rouge de cuivre clair, qui passe au bleuviolâtre; les bases de ses cristaux sont très-brillantes; sa poussière est d’un brun-rouseâtre. Il donne sur le charbon des vapeurs antimoniales, mais se laisse réduire difficilement en un bouton métallique. On le trouve dans des filons à Andreasberg, dans le Harz, où il est associé à la smaltine et à la galène. D’après les analyses de Stromeyers il est composé essentiellement de nickel et d’antimoine dans le rapport indiqué ci-dessus : seulement une petite partie de nickel est souvent remplacée par du fer; et le minerai est mélangé de sulfure de plomb dont il peut contenir de six à douze parties sur 100.
IE Tribu. QuanrarTiques.
3e Espèce. ÆELASMOSE.
Syn. : Nagyagile, Haidinger ; Nagyagerz, Werver; Blætter tellur ou tellure feuilleté; Tellure natif auro-plombifére, Has: : Tellurure de plomb et d’or, des chimistes, mêlé de sulfure.
Composition chimique : Pb, Au, Te, S dans des rapports non déterminés, à cause de la variation des analyses. — Peut-être pourrait-on écrire ainsi la formule, avec M. Dana : (Pb, Au) (TS).
Système cristallin : le quadratique. a
Forme fondamentale : le prisme droit à base carrée, fig. 22,
pl. 10, dans lequel b:9 = 4:r1.
Caractères distinctifs.
Géomérriques. — Forme primitive ou de clivage: le prisme droit à base carrée, fig. 22. Le clivage est net et facile parallè-
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lement à la base; les pans n’en offrent au contraire que de simples tracés. La surface des prismes est fortement striée.
Paysiques. — Densité, de 6,8 à 7,2. — Dureté, de 1 à 1,5. Très-tendre, et flexible en lames minces. Aspect : éclat métallique très-prononcé; couleur gris de plomb tirant sur le noirâtre. Texture lamelleuse.
CHmiques. — Fusible sur le charbon, en colorant la flamme en bleu, et couvrant le charbon d'oxyde de plomb ; réductible en globule gris, malléable, qui fiuit par laisser un petit bouton d'or. Donnant l'odeur d’acide sulfureux par le grillage dans le tube ouvert, et un sublimé blanc d'oxyde tellurique.
Attaquable par l'acide azotique, avec résidu blanc de sulfate de plomb, qui laisse un bouton d’or, quand on le traite au chalumeau sur le charbon; solution précipitant des lamelles de plomb sur un barreau de zinc. — Soluble dans l’eau régale, en abandonnant une certaine quantité de soufre, et déposant du chlorure de plomb.
Analyses de l’élasmose de Nagyas :
Par Klaproth. Par Brandes. Par Berthier.
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La variété antimonifère, analysée par M. Berthier, ne paraît poiñt offrir d'autre différence physique, qu’une couleur plus foncée ; elle est moins riche en tellure, et cet élément pourrait bien y être remplacé par le soufre, dont la proportion est beaucoup plus considérable, et peut-être aussi par l’antimoine. Rien ne prouve encore que cette variété doive constituer une espèce particulière, comme l'ont pensé quelques minéralogistes.
| VARIÉTÉS
1. Elasmose cristallisée : p b' à? (fig. 23, pl. 19), en tables octogones biselées sur leurs bords. — Incidence de L' es = 109°59/; de b' sur b°= 140°2’; de a* surp = 118919"; de a? sur a? = 123°22°.