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VARIÉTÉS DE FORMES CRISTALLINES

Modifications ordinaires : a’; ‘lab? plus rarement, ? — 0" bp, Les variétés de formes cristallines étant les mêmes que celles que l’on rencontre le plus ordinairement dans la pyrite, nous renverrons à cette espèce, pour les détails qui les concernent.

Nous nous bornerons ici à mentionner, comme les formes les : plus communes: le cube p, l’ociaèdre a*, le dodécaèdre pentagonal ‘62, le cubo-dodécaèdre p'lb?, Vicosaèdre (ou octaédro-dodécaèdre) a ‘le Œ*, le cubo-icosaëdre par" h6, et cette dernière forme modifiée par les faces d’un dodéca-dièdre ‘2 (bb'6"/3), assez commun dans les cristaux de pyrite, où il sé montre seul, tan-

dis que, dans la cobaltine, il est très-rare et toujours subordonné au cubo-icosaëdre. :

VARIÉTÉS DE FORMES ET DE STRUCTURES IRRÉGULIÈRES

Indépendamment des variétés régulièrement cristallisées, la cobaltine s'offre aussi à l’état de masses grenues, lamellaires, ou compactes.

VARIÉTÉS DE MÉLANGE

Cobaltine ferrifère. Dans quelques échantillons de cobalt gris, le cobalt est en petite quantité remplacé par du fer, sans que ce remplacement modifie d’une manière bien sensible les propriétés de l'espèce. Mais, il peut arriver qué, sans que la composition atomique soit altérée, l’arséni-sulfure de cobalt devienne beaucoup plus riche en fer, et dans ce cas, la cristallisation et les autres caractères physiques peuvent être complètement chan- gés. On a alors les variétés décrites sous les noms de Danaïte, de Glaukodote, dont nous parlerons plus loin, à article du Mispickel ou arséni-sulfure de fer prismatique.

Gisements et usages. — La cobaltine existe en filons, en petits amas ou en nids dans les terrains de gneiss, où elle est accompagnée de cuivre pyriteux, de pyrite ordinaire, de fer magnétique, de quarz, de calcaire spathique, d’amphibole hornblende, etc. Ses principaux gîtes sont: ceux de Tunaberg, de Hakambo, et de Riddarhyttan, en Suède; de Skutterud, en Norwège. Elle existe encore à Querbach, en Silésie, et à Siegen, en Westphalie; à Sainte-Marie dans les Vosges, en France; et dans le Connecticut, aux Etats-Unis. Ce minerai de cobalt est exploité avec soin en Suède : il est plus rare que la smaltine, mais beaucoup plus pur, et à la fois plus riche en métal.

12e Espice. Disomose (Beudant).

Syn. : Gersdorffite, Haïdinger et Dana; Nickel éclatant ou Nickel blanc; Nickelglanz; Nickelarsenkies, Naumann; Nikcel arsénio-sulfuré, Dufrénoy. |

Cette espèce est parfaitement isomorphe avec le cobalt gris, et n’en diffère que par la substitution du nickel au cobalt. Cest donc un arséni-sulfure de nickel, de la formule Ni ($?, As°), dans lequel le nickel est remplacé souvent, mais en petite quantité, par du fer et du cobalt, et qui, à à l’état normal, est composé, en. poids, de nickel 35,51; arsenic 45,16 et soufre 16,33. Une analyse de la variété provenant de Loos, en Suède, a donné à Berzélius les proportions suivantes :

D CODE A A Eh an, ee 0 ee D due oiauooht di) onu VON A sd Aa D eh cu in à 10:94 oO ou

- La cristallisation de cette espèce est exactement celle de l’es-. pèce précédente. Elle a l'aspect métallique, avec une couleur d'un gris d'acier elair, tirant sur le blanc d'étain ou d'argent, et ‘s’altérant en gris-noirâtre. Elle est cassante : sa dureté est de 5,5; sa densité, de 6,2. Elle donne une forte odeur d’ail par la calcination, et laisse sublimer du sulfure jaune d’arsenic dans le tube fermé. Après la calcination, elle devient semblable à Parséniure de nickel (kupfernickel). Elle est soluble en partie par l'acide azotique, en abandonnant du soufre et de l'acide arsé-

nieux. La solution, de couleur verte, devient violâtre, par addition d’ammoniaque, et précipite en vert par les alcalis fixes.

Ce minéral se trouve en Suède, à Loos, en Helsingland, où il accompagne des minerais de cobalt; on le rencontre aussi à Schladming, en prié, à Prakendorf, en Hongrie, à Lobenstein, dans le icdand, à Tanne et Harzgerode, dans le Harz, et à Müsen, dans le pays de Siegen. La variété de Schladming a offert dans ses cristaux les faces du dodécaëdre pentagonal; mais Lüwe, qui l’a analysée, lui a trouvé une composition un peu différente de celle que Berzélius assigne à la variété de Suède, et c’est pour cela qu’il avait proposé de lui sonner un nom particulier, celui de Gersdorffite.

Sous le nom de Tombazite, Breithaupt a décrit un minéral d'un jaune de bronze ou d’un brun de tombac, comme la pyrite magnétique, et qui, d’après un essai d'analyse de Plattner, serait formé de nickel, d’arsenie, et d’un peu de soufre, avec de sim- ples traces de fer et de cobalt; il est cristallisé et clivable parallèlement aux faces d’un cube; sa densité est de 6,6. I est cristallisé en cubes, modifiés sur les arêtes, et se trouve aux environs de Lobenstein, dans le Voigtland russe. Une analyse complète de ce minéral pourra seule décider la question de savoir si la tombazite appartient à la disomose, ou si elle doit occuper une autre place dans la classification. Une autre variété de nickel éclatant, trouvée à Lichtenberg dans le Fichtelgebirge, a été nommée amoibite par De Kobell, parce que sa composition ne cadre pas parfaitement avec celle que nous avons indiquée cidessus, conne étant la composition normale de la disomose.

La disomose est employée concurremment avec d’autres minerais, pour la préparation du nickel métallique, qui entre aujourd’hui dans la composition de quelques alliages.

13e Esrice, ULLMANNITE (Frôbel).

Syn. : Nickel gris; Antimonickel, Beudant; Antimonnickelglanz et Nickelan- timonkies, des Allemands ; Nickel antimonié sulfuré, Dufrénoy.

Ce minéral, appelé communément nickel gris, est analogue du cobalt gris, que nous avons décrit ci-dessus page 345 ; il n’en diffère que par la substitution du nickel au cobalt et de Pantimoine à Parsenic, substitution qui laisse subsister la même forme cristalline et la même formule de composition. Les deux espèces sont donc parfaitement isomorphes. Quelquefois le rem-

placement de larsenic n'a été que partiel, comme on le voit dans les variétés analysées par Klaproth et Ullmann. La composition chimique de ce minéral peut être représentée par la formule Ni (5, Sb?): mais c’est là la composition normale, à laquelle répondent les proportions suivantes: nickel 26,84 ; soufre 14,61; et antimoine 58,55; et qui s'accorde assez bien avec les résultats des analyses suivantes, dues à H. Rose : :

4, Fat

NOR ob er 0 SOU nn à ÉD, cle Lot AMHMOIME. | 00,76 4 0 ee St

Mais les analyses de Klaproth et d’Ullmann accusent. une proportion plus ou moins considérable d’arsenie, dans les variétés suivantes : |

Analyse de l’Ullmannite :

10 De Freusburg, 20 De Siegen, par Klaproth. par Ullmann.

RONDE rt à Ha6abuii situe, care

PH à due Noeu Del dé her 16,40 Antimoine. . . . . 47:79 . . . RS EL du ne UD M'é mous o

Ce minéral a l’aspect métallique, avec une couleur d’un gris d'acier, tirant quelquefois sur le blanc d’étain. Sa surface passe souvent au gris noirâtre ou revêt des teintes irisées. Il est cassant, d’une dureté = 5,5, d’une densité, de 6,4. Dans le tube de verre, il donne des vapeurs abondantes d’antimoine et d'acide sulfureux, avec ou sans odeur d’ail ; sur le charbon, il fond, en dégageant les mêmes vapeurs, en un globule magnétique. IL est attaqué par l'acide azotique, avec précipité immédiat d'oxyde a La solution, qui est verdâtre, devient violâtre par. un excès d’ammoniaque et donne un précipité vert par les alcalis fixes. |

Cette substance est rare à l'état de cristaux : M. G. Rose a signalé des cristaux cubiques, octaèdres, cubo-octaèdres et cubododécaèdres; ces cristaux offrent des traces très-sensibles d’un Éd cubique. Il est plus ordinaire de rencontrer ce minérs

à l’état de masses lamellaires ou compactes. | |

On le trouve dans quelques filons cobaltifères du pays de Siegen, en Prusse, avec galère et cuivre pyriteux ; dans plusieurs filons du Westerwald, à Freusburg et Gosenbach, avec les mêmes

minéraux, plus le cobaït arsenical, le cuivre rouge, la malachite, etc. ; à Harzgerode et Éobeustere dans le Harz.

14e Espèce. HAUÉRITE (Haïdinger).

Syn. : Bi-sulfure de manganèse.

M. Haiuee a donné ce nom à un sulfure de manganèse découvert à Ralph près de Neusohl, en Hongrie, et qui, d’après l'analyse qu’en a faite Patera, serait un bi-sulfure, de la formule Mn, ce que confirment les observations faites sur ses formes cristallines, qui rappellent tout-à-fait celles de la pyrite et du cobalt gris. Ces formes sont : le cube, l'octaèdre, le dodécaèdre pentagonal, et le dodécadièdre, et elles sont combinées le plus souvent entre elles deux à deux, trois à trois, etc. Des clivages parfaits s’observent Doenen aux faces du cube, comme daus la cobaltine.

Ce minerai a un éclat semi-métallique, ou plutôt adamantin ; il est transparent, quand il est réduit en lames minces, et montre alors une couleur d’un rouge brunâtre faible. Il est en masse d’un brun rougeître Yttd, passant au noir-brun. Sa poussière est aussi d’un rouge brunâtre, comme celle de la hausmannite. Sa densité est de 3,463, d’après De Hauer:; et sa dureté, de 4. Son analyse a fourni à Patera les proportions suivantes : soufre 53,64; manganèse 42,97; fer 1,30; silice 1,20. — Sa He Lane normale, calculée d’après la Érbralé Mn 2, serait: manganèse 46,10; soufre 53,81. Chauffé dans le matras <a verre, il dépage du soufre, et APTE une matière verte, qui horus NUE à sa surface sous l’action prolongée du chalumeau. Dans la flamime extérieure, il communique au sel de phosphore une coloration violette, après la décomposition complète du sulfure; traité avec la soude sur la feuille de platine, il donne la réaction ordinaire du manganèse.

Les cristaux de hauérite sont tantôt isolés, tantôt groupés en masses sphéroïdales ; ils sont disséminés dans une argile, avec le soufre natif et le gypse, au milieu d’un terrain semblable à.une solfatare, et qui est formé de diorites et de frac hyree décomposés. La localité où il se trouve, est Kalinka, près de Véglez, et non loin de Neusohi, en Hongrie.

15e Espüce. PYRITE.

Syn. : Pyrite martiale; Fer sulfuré, Haüy ; Schwefelkies, Werner et Hausmann; Eisenkies ; Bi-sulfure de fer, des chimistes.

On connaît dans la nature trois espèces de sulfure de fer : la Pyrite commune (pyrite jaune, ou pyrite cubique), la Marcassite ou sperkise (pyrite blanche ou pyrite rhombique), et la Pyrrhotine (ou pyrite magnétique). Les deux premières sont du bi-sulfure de fer, et la troisième se rapproche beaucoup par sa composition du mono-sulfure de fer. C’est la pyrite cubique qui est l'espèce la plus commune : son aspect est métallique, et elle peut prendre un très-beau brillant par le poli; sa couleur est d’un jaune de laiton, et parfois d’un jaune d’or. On lui donnait autrefois les noms de Pyrite martiale, et de Marcassile.

Caractères essentiels de la Pyrite.

Composition chimique : Bi-sulfure de fer, de la formule Fes’; contenant, en poids: fer 45,74, et soufre 54,26. Une partie du soufre est quelquefois remplacée par de l’arsenic; et au fer se substituent quelquefois, mais en petite quantité, d’autres métaux, tels que le cobalt et le manganèse, ou même l'or et l'argent.

Sysième cristallin : Le système hexadiédrique, c’est-à-dire le système cubique, à modifications hémiédriques conduisant au dodécaèdre pentagonal et au dodéca-dièdre.

Forme fondamentale : Le cube, avec la symétrie propre au système hexadiédrique, ou bien lhexadièdre ou dodécaëdre pentagonal. La première est clivable, parallèlement à ses faces, d’une manière plus ou moins distincte ; dans quelques variétés, on aperçoit aussi des traces sensibles de clivage, parallèlement aux faces de l’octaèdre régulier.

Caractères distinctifs.

Géomérriques. — Les formes les plus ordinaires et les plus caractéristiques de cette espèce sont, comme dans le cobalt gris, le cube tantôt à faces lisses, et tantôt à faces striées parallèlement aux arêtes, dans un seul sens sur chaque face, et dans trois sens perpendiculaires sur les trois faces adjacentes d’un même arigle solide; après le cube, le dodécaèdre pentagonal et le dodécadièdre ; puis, toutes le# combinaisons possibles, de ces deux

formes avecle cube ou l’octaèdre régulier. Les cristaux sont tantôt petits, et tantôt d’un volume très-considérable : ils sont ou isolés et alors disséminés dans les roches cristallines ou sédimentaires, ou bien groupés entre eux, le plus souvent avec croisement, et constituent alors des druses, ou des concrétions de formes diverses. Paysiques. — Densité : de 4,7 à 5. — Dureté:6...6,5. Cette dureté est assez considérable pour que la pyrite fasse presque toujours feu par le choc du briquet; une odeur sulfureuse est jointe à l’étincelle. — Ténacité : elle est cassante; la cassure est conchoïde ou inégale, et généralement peu brillante.

Aspect : métallique, avec une nuance d’un jaune de bronze où de laiton, et quelquefois d’un jaune d'or, ét une opacité parfaite. La couleur des cristaux passe au brun, par altération superfcielle; elle est rarement accidentée par des teintes irisées, La couleur de la poussière est le noir brunitre. ju

Magnétisme : la pyrite non décomposée n’agit point sur Paiguille ordinaire, et elle n’agit que faiblement sur l'aiguille astatique; mais elle devient attirable à laimant, lorsqu'elle a été exposée à la flamme du chalumeau, après avoir dégagé des va. peurs sulfureuses.

Cmimiques. — La pyrite cubique n’a que peu de tendance à se décomposer par l'action d’un air humide, et à se transformer en sulfate de fer, comme la marcassite (ou sperkise), qui cependant a la même composition élémentaire : néanmoins, on la trouve souvent, dans l’intérieur de la terre, à l’état d’épigénie, et changée en limonite brune ou hydrate de peroxyde de fer. Outre le soufre et le fer, qui sont ses éléments essentiels, elle renferme quelquefois un peu d’arsenic, des traces de cobalt ou de nickel, et quelquefois de lor, de argent ou du cuivre. Chauffée dans le petit matras, elle dégage du soufre, avec un peu d'acide sulfureux, et quelquefois de sulfure rouge d’arsenic : sur le charbon, elle brûle avec une flamme bleuâtre, et en répandant une forte odeur de soufre ; à la flamme de réduction, elle fond en un bouton noirâtre, attirable à l’aimant, dont la matière, ajoutée en petite quantité au verre de borax, lui communique une couleur d’un vert de bouteille, et une couleur noire, quand la dose est plus considérable.

Analyse :

io De la pyrite dodécaèdre,

par Hatchett. 20 Par Berzélius.

Fer. ® è 0 e ® E] $ 47,85 è e e, ee ® e 0 46,08 Some, hs mb et 48800

Cours de Minéralogie, Tome II. 23

© VARIÉTÉS

| Formes cristallines.

Modifications sur les arètes : bi, e(b'ls), “(b°le), ap), 1a(ps), RO | — sur les angles : at, d, aÿ; dla; LOTUS

1} 2(b! bila pi] ÿ), “a(t ble b! 5), 1, (bi 3 b'ls bi] 5),

Les principales formes simples ou combinaisons observées parmi les formes cristallines de la pyrite, sent les suivantes:

1. La pyrite cubique, p (Gg- 98, pl. 23). A faces tantôt lisses, et tantôt striées dans trois directions rectangulaires, comme Île montre la figure 40, pl. 5 (sous-variété triylyphe, Haüy). Voyez, 1°" vol., page 86, l'explication de cette disposition particulière des stries dns cette espèce. Cette variété est quelquefois en . cubes -bien RAR RARE mais les gros échantillons, s'étant accrus d’une inanière inégale, sont le plus souvent des parallélipipèdes rectangles, dont les dimensions ont entre elles différents rapports. Ces cubes offrent souvent des traces sensibles de clivage parallèlement à toutes leurs faces.

2. La pyrite octaèdre, a! (fig. 8, pl. 4). Cette forme est moins commune que la précédente ; on voit quelquefois sur chacune de ses faces trois systèmes de stries, qui prennent naissance dans les angles, coupent obliquement les arêtes et vont jusqu'à leur rencontre mutuelle, en laissant au centre uñ espace vide de forme triangulaire ; elles sont parallèles à l'intersection des faces

du dodécadièdre ‘/{6b'2b"#) avec celles de l'octaëdre régulier, qui, dans le système hexa-diédrique, n’est qu'une limite de la série totale des dodécadièdres. Plusieurs cristaux de cette variété offrent des clivages assez nets, parallèlement à leurs faces. Cette variété se trouve. dans les mines du Cornouailles et du Pérou,

3. La pyrite dodécaèdre, ‘la(b?). C'est, avec la forme cubique, une des variétés les plus ordinaires et les plus caractéristiques de la série cristalline. Le dodécaëdre dont il'est question 1ci, est la forme hémiédrique que nous avons désignée ailleurs par le nom d'hexa-dièdre, et dont les faces sont des pentagones symétriques, tous égaux entre eux. L’incidence des faces, à l'endroit des bases ou Mauss arêtes des ÉRIC est de 126°527. L’angle plan de chaque pentagone, opposé à la base, est de 121035’; et chacun des autres angles plans est de r06°36. Les

cristaux de cette variété sont quelquefois croisés deux à deux, de manière que Îes angles dièdres principaux de l’un forment des saillies au-dessus des faces . l'autre, comme on le voit fig. 20, pl. 12. |

4. La pyrite dodécadièdre, D = "hab L'h, b'ls), fig. 44, pl. 6. Cette autre variété, non moins caractéristique que la précédente, est une sorte de trapézoèdre à faces nof symétriques, qu’il faut bien se garder de confondre avec le trapézoëdre ordinaire, qu’on rencontre aussi dans la pyrite, mais beaucoup pre rarement que celui dont il s’agit en ce moment. On a observé ce dodécadièdre isolé dans les pyrites du val de Brosso, en Piémont, dans celles de l'île d'Elbe, de Presnitz, en Bohème, et de Schneeberg, en Saxe. Les faces de ce dodécadièdre, ainsi que celles de deux autres solides du même genre, entrent souvent en combinaison avec les formes précédentes, dans les variétés cristallines les plus riches en facettes.

9. La pyrite trapézoèdre, &, fig. 10, pl. 4. C'est le trapézoëdre ordinaire, appelé leucitoèdre, aussi rare, dans l'espèce que nous décrivons, que le rhombododécaèdre. Nous ne le citons ici que sur l'autorité de Haüy, qui l'indique comme existant à l’état de cristaux isolés, et disséminés dans un schiste talqueux de Pile de, Corse, avec de petits octaèdres de fer magnétique. Quant au rhombododécaèdre, il n’a pas été observé en cristaux complets, comme le trapézoèdre : ses faces sont toujours très-petites et subordonnées aux formes précédentes. Les deux variétés de forme dont nous parlons, sont donc aussi rares dans ce minéral, qu’elles sont communes dans d’autres espèces, telles que le grenat et Vamphigène.

. 6. La pyrite cubo-octaèdre, pat, fig. 7, pl. 4. Cette variété peut offrir trois aspects différents, comme le montrent les figures 34, 35 et 36, pl. 2.

7. La pyrite cubo-dodécaèdre, p"B(b?), fiat 49, pl. 6. Se trouve à l’île d’Elbe. Souvent les faces fa. sont très-étroites, en sorte que le cristal se présente sous l'aspect d’un cube, émarginé dans une direction oblique; souvent aussi les faces p sont striées dans trois sens perpendioculaires l’un à l’autre, comme dans la variété triglyphe. Dans une variété analegue, que Haüy a nommée qua-

ternaire, le dodécaèdre ‘(b?) est remplacé par le dodécaèdre "(b"), 8. La pyrite icosaèdre, a* ap?) fig. 99, pl 23; et 46,48, pl. 6. Cest la combinaison de l’octaèdre régulier avec le dodécaëdre

pentagonal. Elle offre aussi trois aspects différents, selon le plus ou moins de développement des deux ordres de facettes composantes. Tantôt c’est l’octaèdre qui domine, comme dans la figure 90, tantôt c’est le dodécaèdre, comme fig. 48; et souvent Ja combinaison offre l’aspect plus simple et plus symétrique de la figure 46: on à alors un solide à 20 faces triangulaires, qui n’est pas l’icosaèdre régulierde la géométrie, car huit de ses faces seulemenñt sont des triangles équilatéraux, et les douze autres sont des triangles isocèles. | À ne. -

9. La pyrite triacontaèdre p, = "(bib dl), fig. 45, pl. 6. C’est la combinaison du cube avec le dodécadièdre à de la quatrième variété. On a ainsi un solide à 30 faces, qui sont des rhombes, mais non toutes égales entre elles. Six de ces rhomhes sont parallèles aux faces du cube, et leur grand angle est de 12605’, valeur égale à l'incidence de deux pentagones, au-dessus de leur base commune, dans la variété dodécaëdre.

10. La pyrite pantogène, Haüy, fig. 100, pl. 23. C’est la combinaison du dodécaèdre pentagonal avec le dodécadièdre i = ‘(ht b'lb'ls) : ou bien, l’icosaèdre, dans lequel chaque face équilatérale est remplacée par une pyramide triangulaire, trèssurbaissée. C’est dans cette variété que Haüy a reconnu à la fois des indices de clivage parallèles aux faces du cube et à celles de l'octaèdre régulier. : |

ur. La pyrite en octaèdre émarginé a* b*, (g. 15, pl. 4). Variété biforme de Haïüy. C’est la combinaison de l’octaèdre régulier avec le dodécaèdre rhomboïdal, cette dernière forme étant subordonnée à la première. Les faces b' ont été aussi observées dans des combinaisons ternaires ou quaternaires, composées du cube, de l’octaèdre, et d’un dodécaèdre pentagonal, tel que ap?) “a(b?) ou ‘le(b°h), Ces combinaisons se rencontrent dans une mine de plomb du Cumberland, dans la mine de fer de Traverselle, en Piémont, et à lile d'Elbe.

12. La pyrite biforme a”, i. Combinaison de l’octaèdre régulier et du dodécadièdre à (fig. 103, pl. 23).

13. La pyrite triépointée p & (fig. 9, pl. 4). Combinaison du cube et du trapézoèdre ordinaire a. |

14. La pyrite cubo-icosaèdre p & “Pb? (fig. ro1, pl. 23). Combinaison ternaire du cube, de l’octaèdre et du dodécaèdre pentagonal. :

15. La pyrite quadriépointée p a i (fg. 102, pl. 23). Combinaison du cube, de l’octaèdre et du dodécadièdre £.

16. La pyrite friforme a° ‘la(b3) ‘a(pt b'h b'1s), (fig. 104). C’est la variété pantogène, plus les faces de loctaèdre régulier. On voit, fig. 106, un autre triforme, ayant l'aspect d’un octaèdre, dont les angles portent un pointement à six faces, qui appartiennent au trapézoèdre 4° et au dodécaèdre “a(b?, La figure 107 représente un pointement semblable avec les faces à en plus.

17. La pyrite quadriforme (variété bifère de Haüy) a‘ b! a(p?) à. Combinaison de l’octaèdre, du rhombododécaèdre, du dodécaëdre pentagonal ‘/(b?) et du dodécadièdre à,

18. La pyrite surcomposée, Haüy, p a! a? a hi (g. 108, pl. 23). Combinaison du cube, de l’octaèdre, du trapézoèdre a?, de Pocta-trièdre at}, et du dodécadrièdre £.

19. La pyrite mégalogone, Haüy, (6?) a à = ‘(pt b'lspils, (fig. 109). Variété chargée d’un grand nombre de facettes, faisant entre elles des angles très-obtus. :

20. La pyrite parallélique, Haüy, pat"b(b)'h{bh) ir, ?. =" ht b'he pl); à = kb bb); et 2 = hp bb. C'est de toutes les variétés observées par Haüy, celle qui lui a présenté le plus grand nombre de facettes : ce nombre de faëettes est de 134. Ces facettes se réunissent en zônes diverses, faciles à reconnaître au parallélisme de leurs bords d’intersection : c’est de cette circonstance qu’il a tiré le nom de parallélique, qu'il a donné à cette variété, venant du district de Petorka, au Pérou. Mohs a décrit et figuré une autre variété du même genre, représentée fig. 110, et dans laquelle les zônes sont accusées d’une manière encore plus sensible : elle a pour signe pa a à, ? ayant la signi- . fication indiquée précédemment.

Tableau des valeurs d'angles.

ni SUTLA = 1200467. sur d = 160938); À. st dant Ge [r4uo 3, sr 68 tra 5%

l152044. sur Dre 15939261

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rh 191056. p sur 1 — 144714.

10047. h SUD 190 10.

p sur b'l = 146°19/. 2 sur 2 — 173039. Fo b'ls = 126952”. M SUP 2 —,19040, b° sur bi = 172053". a sur à — 168031’, ra b'lisur à = 164030.

de 49°. & surf = 10250 . b? sur 2”. = 167023,

1 SU 2, — 57047 b? sur &” 16920".

Les cristaux de pyrite sont fréquemment groupés entre eux par entrecrvisement; on voit souvent les cubes de pyrite jaune groupés par pénétration réciproque, de manière que les deux individus ont de commun un axe rhomboédrique, et que l’un a tourné autour de cet axe de 180° par rapport à l’autre : le plan d’hémitropie est alors parallèle à une face de l’octaèdre TÉÉAUEE (fig. 14, pl. 12). Des groupements par entrecroisement, qu'on peut expliquer par une transposition de 90°, se rencontrent aussi dans les cubes striés, comme dans les dodécaëdres pentagonaux. La figure 20, pl. 12, représente un groupe très-remarquable de deux dodécaèdres, que l’on trouve à Minden, en Westphalie : ces mâcles pyriteuses sont souvent ne par épigénie en limonite brune : en leur donne en Allemagne le nom d’Eisener Kreuz (croix. de fer). À chaque face du cube correspondent quatre pyramides trièdres, disposées en façon de croix de Malte. Quelquefois les faces du cube s'ajoutent à celles du dodécaëdre, en offrant les stries caractéristiques de la pyrite (fig. 21, pl 12); plus rarement, il arrive que les angles rentrants disparaissent, et le groupe prend l’apparence d’un cristal simple (fig. 22); mais, comme nous Pavons dit ailleurs (1°* vol., page 201), la disposition anomale et la discontinuité des stries sur &haque face, suffisent pour faire reconnaître que ce prétendu cube n’est que

l'enveloppe commune de deux cristaux enchevétrés un dans l’autre. :

VARIÉTÉS DE FORMES ET DE STRUCTURES ACCIDENTELLES

1. Pyrite concrétionnée. En stalactites cylindroïdes ou globuleuses, ou en masses simplement mamelonnées, dont l’extériéur est couvert de facettes cristallines, et dont l’intérieur est fibreux.

2. Pyrite aciculaire-radiée. Une partie du Strahlkies des minéralogistes allemands. Cette variété rentre dans la Pret ; ses aiguilles sont parallèles, ou divergentes.

oh Pyrite dendroïde. En arborisations semblables à celles de l'argent natif, étendues le plus souvent entre les feuillets d’un schiste. |

4. Pyrite capillaire. Haarkies. En fibres isolées, très-déliées et se croisant dans tous les sens.

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