Pyrite compacte. À cassure conchoïde
6. Pyrite pseudomorphique. Conchylioïde, et le plus souvent sous la forme d’ammonite.
7. Pyrite décomposée. En cristaux cubiques, ou dodécaédriques, passés en tout ou en partie, par voie d’épigénie, à l’état de Limonite brune, ce qui leur a fait donner souvent le nom de Fex hépatique. Cest une variété de Limonite, qui doit être placée dans cette espèce, ou plutôt dans celle qui porte le nom particulier de Gœthite, comme variété épigénique.
VARIÉTES DE MÉLANGES.
Pyrite arsénifère. Pyrite mêlée d’arséniure de fer, mais en petite quantité, et sans que ce mélange amène aucun changement notable dans l'aspect, ni dans la cristallisation du corps. Cette variété se distingue des autres par une faible odeur d’ail qu’elle exhale, quand on la brise avec le marteau; elle ne doit pas être confondue avec le fer arsenical, dont il sera question un peu plus loin.
Pyrite aurifère. Dans les monts Ourals, à .Bérésof; au Brésil, et dans le Piémont, à Macugnaga, et à Gondo, route du Simplon ; où elle est un objet d'exploitation, à cause de l’or qu’elle renferme, bien que cet or soit généralement en très-petite quantité, et que beaucoup de pyrites n’en contiennent que la deux-centmillième partie de leur poids. On peut distinguer deux sortes de
pyrites aurifères : celles qui sont jaunes et métalliques (Goldkies), pyrites aurifères du Piémont, du Valais, et des environs de Freiberg, et celles qui sont d’un brun hépatique (Leberkies): pyrites changées en limonite, de la mine de Bérésof, près de Katherinebourg, en Sibérie; pyrites hépatiques du Brésil. Ces dernières variétés paraissent contenir des parcelles d’or, qui semblent y être engagées plutôt que combinées, et qui deviennent visibles à la surface, ou qui se détachent de la masse par l'effet de Paltération qu’elle éprouve. Ces pyrites aurifères sont exploitées comme mines d’or, de même que les galènes argentifères je sont comme minerais d'argent.
Pyrite argentifère (Silberkies). Cette variété renferme soit du sulfure d'argent, soit même de petites parcelles d'argent natif à l’état de simple mélange, comme la précédente contient des particules d’or. On la trouve dans les filons argentifères de la Saxe et du Mexique; De Humboldt prétend que celle de la mine de Real del Monte contient jusqu’à trois marcs d’argent par quintal, qu'on peut en extraire par l’amalgamation.
Pyrite cuprifère. Certaines pyrites contiennent quelques centièmes de sulfure de cuivre; et on les a utilisées quelquefois pour en extraire ce métal.
Gisements et usages. — La pyrite est une des substances métalliques les plus répandues à la surface du globe, car il n’est point de terrains dans lesquels on n’en trouve à l'état de dissémination : mais on peut dire que nulle part elle n'existe en masses bien considérables. On la trouve dans les filons, et au milieu des roches, soit de cristallisation, soit sédimentaires, de toutes les époques de formation. Cette manière d’être est sans doute la conséquence toute naturelle de son mode de formation : elle paraît être un produit de sources minérales, d'eaux thermales sulfureuses, contenant à la fois de l'acide sulfhydrique et des sels de fer. Il existe encore de’ pareilles sources, comme celles de Chaudes-Aigues, dans le Cantal, et de Bourbon-Lancy, dans le département de Saône-et-Loire, qui déposent de la pyrite; et, suivant Fbelmen, des pyrites se forment journellement par voie humide, quand des matières organiques en décomposition réagissent sur les sulfates des eaux inévalés ou des-eaux marines, en présence de limons ferrugineux.
On n’exploite point la pyrite comme minerai de fer, parce que l'extraction de ce métal occasionnerait des dépenses trop ‘considérables, et que d’ailleurs le fer serait toujours de mau-
vaise qualité, à raison de la présence du soufre. Quand elle est en masses suffisamment grandes, en amas ou en filons, on la recherche pour le soufre qu’elle contient, et quelquefois pour l’or qu’elle renferme accidentellement. On l’emploie aussi, concurremment avec l'espèce suivante, pour la fabrication du sulfate du fer, en aidant à sa décomposition par un grillage.
C'est dans les filons métallifères qu'on a trouvé les plus beaux groupes de cristaux de cette espèce : la mine de Brosso, dans le Piémont, a fourni des cristaux d’un volume remarquable et de la plus grande perfection. La pyrite est disséminée en grains ou en cristaux dans tous les dépôts sédimentaires, depuis les plus anciens jusqu'aux plus modernes. C’est à elle que l’on doit en partie rapporter les prétendues découvertes d’or, dont le peuple s’entretient dans un grand nombre de lieux, et dont on berce si souvent la crédulité des voyageurs. |
Anciennement, on employait la pyrite en nature, pour en faire des boutons de métal et autres ouvrages de peu de valeur. Dans les premiers temps de l'invention des armes à feu, on s’en est servi, à cause de sa grande dureté et de la propriété qu’elle a d’étinceler par le choc du briquet, au lieu du silex ou de la pierre à fusil qu'on lui a substituéc plus tard ; et c’est pour cette raison que les anciens ouvrages la désignent quelquefois sous le nom de pierre d’arquebuse où de carabine, On a trouvé dans les tombeaux des anciens Péruviens des plaques polies de cette substance, que l’on présume leur avoir servi de miroirs : de là encore la dénomination de miroir des Incus, qu’on a donnée à cette pyrite. Quant au nom de pyrite lui-même, dérivé d’un mot grec qui signifie feu, 1l lui est venu de la propriété qu’elle a de faire feu par le choc du briquet; et comme ici l’étincelle est accompagnée d’une odeur sulfureuse, et que la pyrite se rencontre souvent, à la surface de la terre ou à peu de profondeur dans le sol, en masses globuliformes rayonnées, le vulgaire l'appelle souvent pierre de foudre ou pierre de tonnerre, parce qu’il s’imagine que c'est la foudre elle-même qui est tombée sous cette ds me.
0 I Tribu. RnowBiques.
16e Esrècr. MARCASSITE.
Syn. : Fer sulfuré blanc, Haïüy; Pyrile Glanche ou prismatique ; Sperkise , Beudant; Marcassite, Haidinger, Naumann et Dana; Speerkies, Werner; Wasser Lies, Hausmann. |
Cette espèce a la même composition chimique que la précédente, mais elle cristallise dans un système tout différent, et par conséquent les deux espèces nous offrent, à Pégard du bi-sulfure de fer des chimistes, un exemple du phénomène qu’ils ont désigné par le nom de dimorphisme, et pareil à celui que le calcaire spathique et Parr agonite nous présenteront à lVépard du sol nate de chaux. À
Caractères essentiels.
Composition chimique : La même que celle de la pyrite, représentée en atomes par la formule Fe$”, et en poid; par fer 45,74 et soufre 54,26.
Système cristallin : L’orthorhombique.
Forme fondamentale : Prisme droit à base rhombe (fig. 110, pl. 3), dans lequel m sur m = 10625, et où le rapport de l’axe vertical aux deux diagonales de la base est celui des nombres HOT F,982 0 : |
Caractères distenctifs.
Géomérriques. — Formes dominantes : le prisme droit rhombiqué, terminé par une base rhombe, ou par un dôme horizontal; ou bien, l’octaëdre droit à base rectangle. Clivage prismatique, parallèlement aux pans m, M. de traces de clivage s’observent aussi parallèlement aux faces e’ de l'un des dômes horizontaux. La marcassite a beaucoup d’analogie par sa forme avec la pyrite arsenicale ou mispickel; maïs, ce qui distingue sa cristallisation, c’est la tendance à former des groupements réguliers en rosaces, par la réunion de plusieurs cristaux autour d’un axe commun.
PHYSIQUES. — Densité : 4,6...4,8. — Durcté : 6 à 6,5. La pyrite | blanche étincelle, comme la pyrite jaune, par le choc du bripes elle est cassante; sa cassure est grenue ou inégale.
Aspect : ss est opaque, d’un Jaune de bronze pâle, ou d’un
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jaune livide, tirant sur le verdâtre ou le blanc métallique. Sa surface deviént quelquefois brune ou irisée, par un commencement d’altération. La couleur de sa poussière est le gris verdâtre foncé.
hotes — Au chalumeau, et en présence des acides, elle se comporte exactement comme la pyrite. Mais elle a une grande tendance à se décomposer à l'air humide, et à se transformer en vitriol ou sulfate de fer. L° ne précédente résiste nec 2 à ce genre d’altération, qu’elle n’éprouve guère qu’après avoir subi un commencement de grillage; et nous avons vu que, quand celle-ci est altérée, c’est presque toujours en hydrate brun de fer qw’elle se change. La pyrite blanche, exposée à la flamme d’une bougie, donne une fumée légère, accompagnée d’une odeur de soufre. Bien que l’on regarde sa composition essentielle comme étant la même que celle de la pyrite, elle paraît cependant être mêlée assez souvent d’une petite quantité de FeO, et c’est à cela qu'on attribue sa tendance à se décomposer et à se transformer en sulfate.
Analyses de la marcassite :
. Par Berzélius. Par Hatchett.
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