‹ Nouveau cours élémentaire de coloris et d'aquarelleChapitre 16 sur 19 · DE LA PEINTURE ORIENTALE · texte numérisé non relu

DE LA PEINTURE ORIENTALE

La peinture orientale est plutôt une -opération mathématique, ou, pour mieux dire de précision, qu’un travail artistique.

Sur le dessin colorié que l’on se propose de reproduire, on fixe en effet, soit avec des aiguilles, soit avec de petits clous, un papier transparent qu’on nomme papier verni, un peu plus grand que le modèle, puis, avec le bout d’un crayon ou d’un poinçon, on suit tous les traits à reproduire, en négligeant les détails, qui se font au pinceau. Ce décalque opéré, on marque par un chiffre les parties à découper, en observant bien que, pour cette opération comme pour les opérations semblables qui vont avoir lieu, il faut toujours laisser une partie pleine entre deux vides. Ce découpage, que nous appellerons, si vous le voulez, le no 4, étant terminé, vous remplacerez la feuille de papier verni par une autre qui sera le no 2, et, cette fois, les vides se feront sur les parties non découpées au n°0 1, en ménageant toujours des blancs. Il pourra arriver, si le dessin se complique de beaucoup de détails, que vous soyez obligé d'employer cinq ou six feuilles pour les reproduire, et encore restera-t-il toujours à traiter au pinceau, quand vous les aurez successivement rapportées, les parties les plus délicates et les ombres.

Le découpage se fait sur une planche unie ou sur un verre, au moyen d’un canif ou de tout autre instrument que l’on tient plutôt penché que droit; on se sert des ciseaux pour les parties qui n’ont pas été enlevées très-nettement.

Quand ces rapports sont faits, on prend autant de petites brosses de soie de sanglier qu’il faut de couleurs plus claires ou plus foncées : on les imbibe légérement d’eau, et on les charge chacune d’une

Page 1