DES MONTAGNES
Organoghaprie vécétale Morphologie végétale Durée des plantes
l’HTI.LOTAXIE
Rhi/otaxie
Symétriques (Organes) tplPRTJ.LEÏ (fleurs dites)
ORDRE DE T.kCrVRE.
PüÉrOLUlftON OOEl'R ('•ONJUGATION
P défloraison Saveur Greffe
Dissémination <>krminati»n Contractilité
Consistance Absorption Sommeil dans le Régne
Couleur Fécondation végétal. Etc.
Coloration
Anomalies végétales (Tératologie) et Pathologie végétale :
Maladies des végétaux Métamorphose
PROLIFICATION HYBRIDATION
Expansivité (voy. Suppl. 1 Hermaphroditisme vrai
Fasciation Pélorie
Classification des végétaux :
Végétal Méthode «atiibei.il Phahéhogames
Botanique Familles du Rkgbf. végétal Dicotvi.es
Classifications botaniques Glossologie Monocotvlés
Systèmes artificiels Nomenclature botanique Acottlés
Clefs dichotomiques (Luit de ta nomenclature) Cryptogames. Etc.
Pour la disposition ou ordre relatif des Familles décrites dans le Itictionnaire à leur place alphabétique, consulter l’article Familles du Régne végétal, et notamment le tableau intitulé : Conspeclns analytique des Familles du Règne végétal, pape 513.
Pour les Plantes médicinales et usuelles, décrites ou signalées sous leur nom vulgaire à leur place alphabétique, consulter, pour leur disposition méthodique comme plantes usuelles ou médicinales, l’article intitulé : Plantes médicinales, leur classification au point de eue de leurs propriétés. — Pour trouver les articles relatifs à ces plantes en les cherchant sous leurs noms botaniques latins, consulter la Table alphabétique (placée à la lin du volume) qui élablit la concordance entre les noms botaniques et les noms vulgaires.
Sourire Albinisme Chloranthir ('bromisme. Etc.
DE
a (a privatif des Grecs). Cette lettre, placée devant un mot grec ou latin, indique l’absence de l’organe désigné par ce mot; ex. : aphyllus, sans feuilles; acaulis, sans tige ; a/ietalus, sans pétales; arrhizus, sans racines. Plusieurs de ces mots ont été francisés ; aphylle, acaule, apétale, etc. Si le radical commence par une voyelle, on fait suivre \'p de l’n euphonique; ex. : ananthus, sans fleurs; anandrus, sans étamines. Quelquefois la lettre a est remplacée par la pré|K)silion latine e ou ex; ex. ; cbracteatus, sans bractées; exaristatus, sans arête.
AHIÉTIXÉES. Famille de végétaux Gymnospermes de la classe des Conifères, comprenant les genres : P inus (Pin) (lig. 1), Abies, Picea (Sapin), Larix (Mélèze), Cedrus (Cèdre), genres li ovules collatéraux; et les genres üammara et Araucaria {a ovules solitaires), constituant la sous-famille des AraucariÊES. Quelques botanistes rattachent aux Abiétinécs un certain nombre de genres qui nous semblent mieux placés dans la famille de* Cupressinées (voy. ce mot). — Les Abiétinées sont de grands arbres (désignés vulgairement comme ceux des groupes voisins, Cupressinées et Taxinécs, sous le nom d’/i/ôres-oerfsou Arbresrésineux). Ces arbres sont remarquables par leurs troncs droits et élancés, !i rameaux souvent verticillés; quelques-uns atteignent des dimensions gigantesques; leurs feuilles, en forme d'aiguilles ou d’écailles, sont ordinairement persistantes pendant plusieurs années, rarement caduques, disposées en spirale (feuilles éparses), ou dis|>osées en fascicules munis à leur base de feuilles squammiformes (écailles). — Fleurs unisexuées, en chatons monoïques. Les fleurs mâles composées d'étamines à connectif élargi en une écaille peltée, insérées horizontalement sur l'axe du chaton, soit biloculaircs (bilubées), soit multiloculaires (mullilobécs1. Les fleurs femelles composées de feuilles carpcllaircs ou vertes, munies d’une bractée (périanthe inonophylle) en forme d'écaille tantôt persistante tantôt n'existant plus â la maturité du fruit, disposées en spirale, constituant par leur ensemble des épis ou des chatons; les épis mâles caducs (chatons), les épis femelles persistants cl accrescents. — Épi femelle constitué
AttlÊTINÊIÎS.
par des feuilles carpellaires non fermées, portant à leur base deux ovules collatéraux, ou un seul ovule (genres Damniara et Araucaria ); ces carpelles, ouverts, disposés en spirale et étroitement imbriqués, protègent les ovules, soit en raison de la forme de leur sommet quelquefois élargi en tête de clou, l'ovule se trouvant entre le carpelle et l’axe de l’épi ; soit par leur dis|>osilion imbriquée, les carpelles inférieurs appliquant leur face ventrale ovulifèrc sur la face dorsale
Fig. 1. — Abiétinécs. Pin maritime (/'inus marilimo), rameau fructifère et détails de la fleur femelle et de la graine. — Coupe d'un cûne montrant la situation des graines.
des carpelles du rang situé au-dessus. — Fruit (cône, strobile) à carpelles devenus ligneux (à l'état de bois), soit minces et coriaces (ex. : Sapin, Mélèze), soit très-épaissis au sommet (ex. : l’in), mettant souvent plus d'une année à mûrir et persistant sur l'arbre après la cliulc des graines, cliutc qui a lieu par suite de l'écarlcmenl des feuilles carpellaires (écailles ligneuses). Gefruit, dit fruit composé (parce qu’il est le résultat non d'une fleur, mais d’un groupe de fleurs), est ordinairement en forme de cône. — Graines ord. deux à la base de chaque écaille. Il testa coriace ou ligneux, prolongées chacune en une aile membraneuse, |Hiurv lies d'un jiéri.spermc charnu, renfermant plusieurs embryons à 2, '■’> nu plusieurs cotylédons linéaires verticillés. — Les arbres de la famille des Abiétinécs sont
ABNORMIS. — ABRÉVIATION.
exploités comme buis de construction ; ils fournissent, en outre, de la résine (voyez ce mot). — Les Abiétinées habitent les régions froides et tempérées des diverses contrées du globe, à l'exception du continent africain.
Abnormis = Anonnis — Abnormal is = Anomalus. Anormal, anomal, irrégulier, dont la forme est différente de la forme qui est ordinaire aux plantes du groupe, soit naturellement, soit par suite d'une déformation accidentelle.
Abnormitas = Anomalia. Anomalie; irrégularité accidentelle, déformation, monstruosité.
ABORTIF, abortivus, avorté. Se dit d'un organe qui a subi un arrêt dans son développement ou évolution.
Abortus, avortement. — Abortiens, qui avorte. — Abortivus, qui est avorté, abortif.
abréviation, abreviatio. Pour obtenir une plus grande brièveté dans les descriptions et dans l'exposition de la synonymie des espèces, on est dans l’babitude d'abréger certains mots qui se présentent fréquemment, ou de les remplacer par des signes de convention. — Une abréviation consiste ord. en un mot réduit à sa première syllabe, plus la consonne suivante ; exemple : ord. pour ordinairement. — Les noms d’auteurs s’abrégent, soit d'après cette règle, soit en plaçant à la suite l'une de l'autre les consonnes qui constituent la charpente du mol : ainsi Lamarck s’abrége Lam. ou Lmk. Le nom de Linné s’abrége par la seule lettre L. ; le nom de lie Uandolle, par 1rs lettres DC. Si les noms de plusieurs botanistes commencent par la même syllabe, le plus ancien ou le plus connu s’abrége le plus brièvement, les autres s'abrégent de manière à pouvoir être distingués entre eux. — Les abréviations le plus fréquemment employées sont les suivantes : C , commun; A. C, assez commun; CC., trèscommun ; R., rare; éd., édition; L ou Fig. , figure ; Fl. Flore; fl., fleur; fr., fruit; fruct., fructification ; lierb, herbier; n., numéro; p. , page ; pl. , planche ; qq. . quelque; scct., section ; vulg. , vulgairement ; var. , variété; s.-v. , sousvariété ; vol . , volume. — Même dans les ouvrages écrits en français, la synonymie est souvent écrite en latin; les abréviations et locutions latines le plus employéesdans ces circonstances sont les suivantes : ad dit. plur. tpcc. , additis pluribus speciebus (en y ajoutant plusieurs espèces) ; np., apud (chez, dans); auct., auctorum (des auteurs, d'après les auteurs); cmend., emendatus (corrigé, modifié); ex (de, d’après); excl. plur. spec., exclusis pluribus speciebus (en excluant plusieurs espèces) ; excl. syn., exclusis synonymis (les synonymes étant exclus); te,, illustr., icônes, illustrationcs (planches, illustrations); in (dans); loc. cil., loco cilato (dans l'ouvrage cité, à l’eudroit cité) ; non, nec (non, non pas, ni) ; part. , partim, ex parte (en partie); sec., secundum (selon, d'après); t., tab., tabula (planche). — Sub (presque), diminutif qui s'associe aux adjectifs en les précédant; ex. : snbglobuleux (presque globuleux). — Mono, bi, tri, quadri, pluri, poly, multi,... (un, deux, trois, quatre, plusieurs, beaucoup ou un grand nombre) ; ex. i.monophylle, bifide, pluri-ovulé, polysperme, inulti-ovulé (ou une fois, deux fois, trois fois, plusieurs fois, etc.); ex. : pinnatifide, Iripinnaliséqué. — Les chiffres sont fréquemment employés comme moyens d’abréviation; ex. : Petala 0 (pétales unis); 4-fide, 3 -denté, etc. (quadrilidc, à trois dents). Un trait
ABREVIATl'S. — ABRUS PRECAT0R1US.
d'union entre deux chiffres indique (pie le nombre est exprimé soit par l'un, soit par l'autre chiffre, ou que le nombre peut être intermédiaire; ex. : 4-8, 5-10 (de 4 à 8, de 5 à 10); 1-3-sperme (contenant de une 4 trois graines). Le signe c» désigne un nombre indéfini ; ex. : oc-fidus, mullifide; étamines cc, étamines en nombre indéterminé. — Parmi les signes employés comme moyens d'abréviation, les plus usités sont les suivants : ®, Q. plante annuelle; (-’ , ©, rf , plante bisannuelle; tf, plante vivace ; t, , plante ligneuse, arbre; }, plante grimpante de gauche à droite; (., grimpante de droite à gauche; r\ grimpante dans une direction indéterminée; (0=), embryon à radicule commissuralc ; (0 11 ), embryon à, radicule dorsale; (0»), embryon 4 radicule incluse (Olin), embryon roulé en spirale (ces quatre derniers signes ont été surtout employés dans la description des Crucifères); $, plante ou fleur mâle; f, 9 , plante ou fleur femelle; Ç, plante ou fleur hermaphrodite (ce dernier signe est peu usité ; lorsqu'on ne met aucun signe, il va sans dire que la plante est hermaphrodite, cet état étant le plus commun); A, plante toujours verte (peu usité). On a aussi créé des signes pour distinguer les arbres des arbrisseaux, etc.; mais les différences qui caractérisent ces divers types ne peuvent être précisées que par la description. — Le point d'exclamation ! est le signe de certitude; le point d'interrogation '! le signe de doute ; l'astérisque * et la croix ■{• ont été employés dans diverses circonstances, soit, par ex., dans un catalogue et précédant un nom d'espece, pour indiquer que cette espèce n’y est placée qu'exceptionncllcment. — Mous abrégeons souvent ici, par la seule lettre F, le mol Famille.
Abrevialus, raccourci. Organe plus court qu'il ne se présente, soit à l’état normal, soit chez d'autres plantes du même groupe. Ce mot s'emploie par opposition au mot elongatus, allongé.
ABRICOTIER ( Armmiaca vulgarit ). Arbre de la famille des Amygdalécs, originaire des montagnes de ['Himalaya, cultivé pour ses excellents fruits.
Abrupte (adv.). D'une manière abrupte, brusquement, saus transition. — Abrupte acuminatus, brusquement acuminé. Se dit d'une partie large surmontée d’une pointe ou terminée par une pointe. — Abrupte aristutus, mnoi d'une arête qui ne s’élargit point a sa base. — Abrupte pinnatut. Cette expression est synonyme de paripinnatus ; se dit d’une feuille composée pennée sans foliole impaire terminale, la feuille paraissant alun brusquement tronquée.
Abruptinervis = Abrupt inerviu$ = Evanidinervius. Dont les nervures cessent brusquement d'être apparentes après une |»arlie de leur trajet.
Abruptipinuatus. Se dit des feuilles composées opposilipennées sans foliole terminale ou impaire.
Abruptus. Abrupt; qui se termine brusquement.
ABRUS PRECATOR1US (Fam. des Légumineuses, sect. l’Iiaséolées). Sousarbrisseau grimpant, à feuilles pennées, de l'archipel Indien et de l’Amérique du Sud. Les fleurs sont en grappes rouges. Les sauvages percent et enfilent ses jolies graines, d'un rouge vif, marquées à la base d’une tache noire (vulg. Grains d'Amérique ), pour en faire des bracelets et des colliers. On prépare avec ses feuilles une infusion pectorale sucrée (vatti) en usage aux Indes et en Amérique.
AflSCONDlTUS. — ABSORPTION.
Abtcondihtt. Caché, couvert, dissimulé.
ABSINTHE (Artemisia Absintbiutn) (fig. 2). Plante herbacée, de la famille des Composées-Corymbifères, spontanée dans la région méditerranéenne. Ses sommités sont employées comme vermifuge. On en prépare un sirop tonique et une liqueur alcoolique de table très- stimulante, dont l'usage, aujourd'hui trop répandu, est des plus pernicieux. — La Petite-Absinthe (A. pontica ) (fig. 3), cultivée comme la précédente, est douée des mêmes propriétés.
Fig. 2. — Absinthe {Artemisia Absinlhium). Fie. 3. — Petite. Absinthe ( Aitemisia Sommité de tige fleurie. pnatica). Sommité de tige fleurie.
absorption, absorpliu. Fonction des tissus végétaux, doués de la propriété d'absorber les liquides. Toutes les parties vivantes des végétaux, mais plus spécialement l'extrémité des racines (spongioles), possèdent la propriété d’absorber les liquides au milieu desquels elles sont plongées. Les mêmes parties, mais particulièrement les feuilles et les tiges herbacées placées dans des circonstances opposées, c'est-à-dire dans un milieu privé d'humidité, servent à la fonction inverse, consistant dans l'évaporation ou exhalation des liquides con-
ACACIA. — ACAJOD.
tenus dans l’épaisseur des tissus du végétal. L'absorption s'opère en vertu du phénomène physique connu sous le nom d 'endosmose (voy. ce mot) ; le phénomène de la capillarité n'est pas étranger non plus à l'absorption chez les tissus végétaux vivants ; l'action absorbante des racines s'exerce avec d'autant plus d’activité, que les feuilles sont le siège d’une plus grande exhalation.
ACACIA. Nom vulgaire du Rohinia Rseudueacia , F. des Papilionacées. — Cet arbre est originaire de l’Amérique boréale ; la racine et le liber sont une saveur qui se rapproche de celle de la racine de Réglisse ; les fleurs fournissent une couleur jaune; les graines renferment une huile grasse ; mais ces diverses propriétés sont peu appréciées. On plante cet arbre dans les parcs et les promenades publiques, dont il fait l'ornement au printemps par l'élégance de son feuillage et la beauté de ses fleurs : leur odeur suave rappelle celle de la fleur d’Oranger.
ACACIA (de a privatif, et «mij, mauvais, c.-à-d. bon ; en raison de l’utilité et de la saveur douce du suc gommeux fourni par plusieurs espèces). Genre de la famille des Mimosées détaché de l’ancien genre Mimosa. Arbrisseaux épineux ou non épineux, à feuillage très-élégant, à (leurs en tête ou en chatons, de
Fie. — Acacia à gomme arabique (Mimosa arabica). Hameau florifère et fruit.
couleur jaune ou rose, souvent d’une odeur suave; originaires des contrées intertropicales. Plusieurs espèces sont naturalisées dans les jardins de la Provence (de Hyères à Nice). La gomme arabique est fournie par plusieurs arbres appartenant <i ce genre, et notamment par le .1/. arabica (ftg. A).
ACAJOU (Anacardmm occidentale) (fig. 5). Arbre des Indes et du Brésil, de la famille des Anacardiées (voisine de celle des Térébinthacées) ; le pédicelle
ACALYCATUS. — ACANTHACÊES. 7
du fruit, en forme de poire, charnu succulent (pomme (l'Acajou), est comestible, sa saveur est sucrée et un |m*u âpre. Le fruit qui termine ce pédicule est un carpelle réniforme à péricarpe ligneux-spongieux, contenant une huile visqueuse noirâtre, âcre et presque caustique ; ce fruit renferme une amande comestible qui fournit une huile douce. Cet arbre produit, eu outre, uu site gommeux
Fig. 5.— Anacarde à uoix d'Acajou (Anncurttium Fig. G. — Anacarde à pomme d‘Acaoccidentaic). Rameau florifère et noix. jou ( Anacardium pomi/erum).
Hameau et fruit.
connu sous le uom de gomme <T Acajou. — Un autre arbre du genre Anacardium ( A . gignuteum, — Cassuvium pomiferum ) (fig. 6) produit un fruit un peu différent de forme, dont l'huile moins âcre a été employée comme purgatif. — Le bois d'Acajou des ébénistes n'est pas celui d’un Anacardium, c'est le bois d’un l>cl arbre de la famille des Cédrélacées, le Swielenia Ma/iagoni.
Aralycutus. Qui est dépourvu de calice. On a désigné par cette épithète les plantes dicotylédones dialypétales dont l'enveloppe florale est pétaloîde et semble être unique : les Clématites, les Anémones, etc. On considère actuellement ces plantes comme étant pourvues d'un calice coloré pétaloîde, ou pourvues d'un périanthe adoré représentant le calice et la corolle.
Acalyculatus — Ecalyculntus. Dépourvu de calicule.
ACAA'TIIACÉES. Famille de plantes dicolylées gamopétales, à ovaire libre. Les Acanlhacécs sont Arès-voisines des Scrufularinées et des Bignoniacées ; ces
ACAULë.
trois familles, bien distinctes entre elles |»ar leurs genres typiques, glissent par certaines pentes de l’une à l'autre, ainsi qu’il arrive dans tant d’autres groupes naturels. C’est ainsi que l’un des caractères distinctifs des Acanthacées est le nombre des graines, 2 -4 seulement, dans chacune des deuv loges de la capsule (les Scrofulfrinèes étant il loges ord. polyspermes), et que cependant le genre Mdampyrum , à loges dispermes, appartient aux Scrofularinées, tandis que, d’autre part , certaines Acanthacées sont à loges polyspermes. Du reste, les Acanthacées, par leur graine dépourvue de péris|ierme, sont suffisamment distinctes des Scrofularinées; mais, par ce dernier caractère, elles vont aux Bignoniacées. — Les Acanthacées, représentées dans notre flore indigène par une seule espèce méridionale, VAcanthus mollis (dont les belles feuilles sinuées ont fourni le motif de décoration des chapiteaux de l’architecture corinthienne), sont généralement de magnifiques plantes herbacées ou frutescentes, qui décorent les contrées intertropicales, et s’avancent peu dans les régions tempérées. Diverses espèces des genres Acantfius, AphelanJra, Burberia , llrxiirentris, TAunbergia, Hucllin , font l’ornement des serres chaudes et tempérées; le Juslicia Adbaloda est un bel arbuste cultivé en pleine terre, de Hyères à Nice. Les plantes de celte famille contiennent généralement un suc nmcilagineux amer; elles sont sans emploi dans la matière médicale, eu Europe. — Les caractères essentiels de cette famille sont les suivants : Feuilles opposées ou verlicillées, entières, dentées ou sinuées, sessiles ou |>étiolées, dépourvues de stipules. Fleurs irrégulières, axillaires ou en épis feuilles, en grappes ou en fascicules. Calice 5-fide. Corolle à 5 pétales soudés en tube, à limbe bilahié ou plan à lobes inégaux. Étamines h, insérées au tube de la corolle. Ovaire libre, à 2 carpelles, à 2 loges ord. 2-û-ovulées, rarcm. multi-ovulées; style indivis !i stigmate bifide. Ovules semi-réfléchis, ou courbés. Capsule coriace, biloculaire, s’ouvrant avec élasticité en deux valves, à loges contenant chacune 2-/i graines, rarement davantage. Graines assez grosses, dépourvues de périsperme: à embryon courbé ou droit. Il larges cotylédons. — La famille des Acanthacées se divise en trois tribus : THUNBtRUlÉES, Nelsoniêes et AcantrÊes.
ACAULE, acaulis. Sans lige apparente. Se dit des plantes dont la lige aérienne est presque nulle; ou très-courte, comparativement à celle des antres espèce d’un même genre. Il est assez rare que des plantes annuelles soient acaules; la tige est alors réduite au collet, ou il une sorte de plateau sur lequel les feuilles sont rapprochées en rosette. Les plantes vivaces, dites acaules, ont généralement une tige souterraine ou rhizome qui émet des pédoncules ou des pédicelles, que l’on appelle improprement radicaux, parce que l’on confondait autrefois les rhizomes avec les racines; ex. : Leontndon hispidus, P ri muta grandi flora, Bervrdia subacaulis. Il arrive fréquemment, dans les plantes dites acaules, que la tige aérienne, presque nulle chez certains individus, atteint une certaine hauteur chez d’autres; ex. ; Cirtium ucaulc, Carlina acaulis. Un grand nombre de plantes bulbeuses sont considérées comme acaules, leurs tiges florifères, qui ne présentent, en général, d’autres feuilles que les feuilles florales nu bractées, étant regardées comme des pédoncules, et la tige étant alors réduite au plateau qui donne insertion aux écailles du bulbe: ex. ; Hyacinthus, Allium,