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COCOTIER

COCHLÉAIRE (Préfloraison). En forme de coquille ou de cuiller. On désigne ainsi le mode de préfloraison des corolles |>crsonnées fex. : Muflier), (pii dérive du mode de préfloraison quinconcial, et en diffère en ce que le pétale n° 2, qui constitue le lobe moyen de la lèvre inférieure, est interne au lieu d’être externe. — On a désigné aussi sous le nom de cochlêairr la prélloraison dans laquelle un des pétales (ex. : le pétale supérieur chez les Aconits), plus grand que les autres, est recourbé sur eux et les recouvre.

COCHLKARI A ( Corhlraria nfficinalis, F. des Crucifères). Plante (fig. 292) douée de propriétés éminemment aiitiscorbutiques, qui appartiennent à un

moindre degré à diverses autres plantes de la même famille. Les Crucifères doivent leur saveur âcre et piquante et leurs propriétés excitantes à un princi|>c volatil répandu dans tous leurs organes, et qui est souvent uni â du soufre; elles contiennent aussi un principe amer et différents sels; enfin les graines d'un assez grand nombre contiennent une huile grasse associée, chez quelques-unes, à une huile volatile. Le suc d’un grand nombre de Crucifères fait la base des médicaments dits antiscorbutiques. Les propriétés stimulantes de ces médicaments peuvent, eu elfet, contribuer à la guérison de l'affection scorbutique ; mais cette médication serait complètement impuissante si elle n'était secondée par les moyens hygiéniques : l’air pur, l'exercice et une alimentation convenable.

Cockleariformis. En forme de cuiller. Se dit de certaines feuilles à limbe concave. — Prœfioratio rorhlenris (préfloraison cochléaire). Voy. Coc.Ht.fiAiRE.

Fie. 292. — Cocliléaria (< Coch/earm Cochleatus. En forme de coquille de lima-

offinnalû), plante lloritêre (pro- çotl ou escargot, en hélice : par exemple, le portion, un peu réduite). fruit dp ,a p|upart des du genre

Medirago (eochlea, coquille d'escargot).

COCOTIER (Curas nitrifiera, famille des Palmiers). Le Cocotier est un des Palmiers les plus élégants, les plus majestueux (il s'élève jusqu'à 10 mètres de hauteur) et les plus utiles. Il habite les plages maritimes des îles et des continents de la région équatoriale : l’Afrique, les Indes, l’Océanie, l’Amérique. Les feuilles du Cocotier ont 3 à A mètres de longueur; elles sont pennatiséquées à 2 rangs de longs segments en forme de glaives. Tout le monde connaît le fruit du Cocotier (noiu -tle-coro) assez abondamment transporté en Europe. Ce fruit volumineux, â péricarpe fibro-ligneux, renferme un gros périsperme creux (où l’embryon est engagé comme un clou), dont la chair, blanche et cassante, a la saveur de la crème fraîche et de la noisette. L'extrémité de la s/talltr (qui

COUIÉES. — COIFFE.

envclop|)C la grap|>e de Heurs avanl l'épanouissement), étant coupée, laisse écouler une sève abondante, d’une saveur agréable, nommée vin-de- palmier ; la cavité du fruit, avant sa maturité, contient un liquide semblable. Ou élirait de l'amande de coco une huile excellente (analogue à celle d'amandes douces). Le fruit du Cocotier et celui du Bananier constituent, avec le riz, à peu prés toute la nourriture des Indiens (en y ajoutant le jus de la Canne-à-sucre dans les lieux où elle est cultivée); les feuilles du Cocotier sont employées à couvrir les huttes et les hangars qui servent d'habitations aux Indiens.

COIII1ÎKS. Famille de la classe des Algues et de la sous-classe des Cblorosporées. Voy. ce mot.

Ctennnthium («ivè,-, commun; 5<Ô-,ç, lleur). Nom donné à l'inflorescence du Figuier (figue), constituée par des fleurs réunies dans un réceptacle commun concave, lequel n'est autre chose qu'un pédoncule profondément déprimé.

Cœruleus = CœrtUeus , de couleur bleue. — Cœrulescens, bleuâtre.

Cæsius. — Voy. C.f.su.'s.

OOFFÉACÉES. Sius-famille des Rubiacées caractérisée par: Ovaire à loges 1-2-ovulées. I.oges du fruit tnonosperincs ou dispermes. Cette sons-famille comprend nos Rubiacées indigènes ( Stellatw , ou Étoilées, g. ttubia f, Galium, .1 s/ierulu, CruciamUa, Skerardia [ Vaillantid\)\ et un assez grand nombre de genres exotiques, notamment: Coffea (Café), Cephelii (Ipecacuanlia), Psychntria, Cc/i/uilanthus, Ixora, JUorinda, etc.

COGXASSIKR {Cydonia vulgaris, F. des l’omacées). Les fruits de cet arbre (originaire du midi de I Kurope) cillaient une odeur aromatique. Crus, ils sont d'une saveur fortement astringente; cuits, ils sont d'une saveur sucrée et acidulé. Ils sont surtout employés à la préparation de confitures et du lûtes sucrées; on eu prépare aussi un sirop qui jouit de propriétés astringentes.

• oaéitmet: cohœreniia. État des corps cohérents.

couèRtxt cs, cnhœrentia. Anomalies végétales qui consistent dans la soudure accidentelle de verticilles similaires entre eux (plusieurs rangs de pétales, d’étamines ou de carpelles), ou de pièces appartenant il ces verticilles.

COHÉRENT, cohœrent — coadimalm = connatus = coali tus. Se dit de parties soudées entre elles (surtout si elles sont de même nature) : de pétales soudés entre eux , par exemple. — Cohérent s'emploie quelquefois aussi comme synonyme A'ogglutiné : qui est seulement collé comme avec de la glu et peut se séparer sans déchirure. la-s anthères sont cohérentes chez les Balsaininées.

rou i t:, calyptro. Lorsque, chez les plantes de la famille des .Mousses, l'arcliégoue se développe en capsule, c'est sa membrane interne [etidoyonimn) qui devient l 'unie proprement dite ; sa membrane externe ( epigonium ) se coupe circulaircnicnt au-dessus de sa base, laissant une petite gaine ( ochrea ) â la base du pédicelle du i'urne. La partie supérieure de l'epigonium est entraînée par l'urne qu'il coiiïe en manière «le capuchon ou d'éteiguuir ; c'est à celle membrane (qui tombe à la maturité île l'urne) qu'on a donné le nom du,, coiffe. Voy. .Mousses.

286 oolchicacêes.

COLCIIIOACKES (MÉLANTHACfcES, Endl.). Famille de plantes monocolylées, comprenant deux tribus : 1“ les Vératréks, plantes à souches fibreuses; à tiges fouillées; à fleurs à | «étales libres, disposées en pauicules ou en épis ( I eratrum , fn/ieldin, etc.); — 2° les COLCHICÊES, plantes à souche bulbiforme (lig. 29ft); à feuilles toutes radicales; à fleurs naissant de la tige souterraine, et à périanllic longuement tubuleux (C 'ulchicum cl Bulbocodium). — Les caractères géné-

Fin. 293. — Colchvium uuluntuatr, bulbe llorifère et tige fructifère fcuillée.

raux soûl : Fleurs hermaphrodites ou polygames, régulières, l'ériauthe libre, ou suhadhércnl à la base de l’ovaire, à 6 pièces |iétaloïdes (3 extérieures cl 3 intérieures), libres entre elles, ou soudées en tube dans leur partie inférieure. Klatnincs ord. 6, insérées vers la base des péules. Ovaire libre ou adhérent,

Fli.. 2UA. — Bulbe solido du r.olchiquc (base de lige reiillèeet charnue) dépouillé de ses enveloppes desséchées, vu par scs deux faces.

triloculairc, formé de trois carpelles. Ovules ord. nombreux ; styles 3, libres ou soudés inférieurement. Fruit capsulaire, triloculairc, partagé en trois coques qui s'ouvrent par la suture ventrale; plus rarement ii déhiscence loculicidc. Graines nombreuses, pourvues d’un périsperme. — La tribu des Vératrées renferme un assez grand nombre de genres dont les cs|)èces sont distribuées dans les diverses contrées du globe; citons le Tufirlditi ralijailala, petite plante

colchique.

des marécages du Nord et des Alpes, à feuilles étroites graminiformes, qui se plaît au voisinage des neiges fondantes, et le Veratrum album (lig. 295), grande plante feuillée, commune dans les prairies alpines. La tribu des Colchicées nous offre le Merendera Bulbncodium, qui a l'aspect d'un Crtteus cl habile les pelouses élevées des Pyrénées; et le Colchique d’automue (Culdiirum nutummlc), dont les fleurs lilas sont la parure la plus tardive de nos prairies et nous annoncent l'approche de l’hiver (lig. 293).

Fie. 295. — Sommité fleurie, feuille et souche l'ïfi. 296. — Colchique d'automne

du Venitruui a/hum (proportions réduites). {('okltkitin auhimimlv).

COICIIIQti; [f'Miicuui auUimnale, famille des Colchicacées). Le bulbe du Colrhitum aiUumtuilc l’lig. 2%) Colchique, Tue-chien), hieu que très-vénéneux, fournit une substance médicamenteuse à laquelle on attribue de précieuses propriétés. L’intensité de ses qualités varie selon l'époque de la végétation à laquelle il est arraché. Chaque bulbe parcourt toutes les périodes de sou existence eu un an ; à mesure qu’il se flétrit, un autre bulbe latéral se développe et grossit. Si l'on emploie toute la masse simultanément, on ne peut distinguer l’action qui appartient au jeune bulbe de celle qui appartient au bulbe plus ou moins épuisé; des eiqrériences précises faites sur ce bulbe, isolé du bulbe ancien cl recueilli pendant les diverses périodes de sa végétation, compléteraienl les notions qu'on possède sur l'action physiologique et les propriétés théra-

288 COLÊOPTILK. — COLEORRHIZE.

politiques du Colchique. A faible dose, le Colchique agit rumine émétique et purgatif ; il eût doué, en outre, d'une puissante action diurétique analogue à celle du Scilla mari lima. A haute dose, il agit à la manière des poisons âcres; aux nausées, à un sentiment de strangulation, succèdent des défaillances, des mouvements convulsifs, la raideur tétanique, et la mort. En raison de son action purgative et diurétique, le Colchique a été administré, et avec succès, dans le traitement de certaines hvdropisies; plus récemment il a été préconisé en Angleterre contre les affections rhumatismales et goutteuses. Ce médicament peut en effet, sinon guérir de la goutte, du moins atténuer la violence des accès; mais il est incontestable que les mêmes effets peuvent être obtenus au moyen de substances d’une administration moins dangereuse : des préparations de Scille maritime, par exemple, et de divers médicaments purgatifs. Le Colchique peut être administré en infusion (2 à ft grammes pour un litre d’eau); 1e vin et la teinture alcoolique de Colchique sont employés à la dose de 15 à 30 gouttes dans une potion. Voy. Bulbes soudes.

Le Ve rat mm album (Ëlléborine), plante commune dans les prairies des montagnes, est doué de propriétés analogues h celles du Colchique, la; V. nigrum, plante des montagnes de la région méridionale de l'Europe, parait avoir des propriétés moins actives.

( OI.ÉOPMI.!., rulcu/itilis et roleo/dn/llum. Nom donné, chez la graine dos Monocotylédones, au véritable cotylédon dans le cas où il cnvelop|ie complètement la plautule, qui s'y trouve renfermée comme dans un étui.

COl.ftoKRHIZE, coleorrhiza. Étui qui enveloppe la première racine normale chez certaines plantes (ex. : chez les Graminées). Cel étui se trouve converti en gaine par suite de l'accroissement de la racine qui y est renfermée, et qui le déchire à son extrémité pour se faire jour au dehors et continuer à s'allonger, l’étui, gaine ou coléorrhize ne participant point à cet accroisseinenL — L. -Claude Richard, se basant sur la présence ou sur l'absence de la coléorrhize, partagea les plantes phanérogames en deux grandes divisions ; les Endorrhizes (à racine primordiale renfermée dans une coléorrhize), et les Exorrhizes (dont la racine primordiale est déi>ourvuede coléorrhize). La div ision des Endorrhizes est actuellement encore regardée comme correspondant <i l'embranchement des Endogènes ou Monocotylédones, et la division des Exorrhizes à l'embranchement des Exogènes ou Ricolylédones. Il s’en faut cependant que toutes les Monocotylédopes soient endorrhizes (coléorrhizées), et d'autre (tari il existe chez les Dicoly lédones de véritables endorrhizes. Je dirai plus, la plupart des Monocotylédones dont j'ai étudié la germination ne sont point coléorrhizées ; je citerai, parmi les plantes monocotylées que j’ai fait germer et dont la racine manque de coléorrhize : le Dattier (l'/uenu dactylifera), le Muscari comosum, le Scilla peruvianu , VAgrnphis milans, les Tulipa silvestris et Gesneriana, plusieurs Alliai », un Juneus, etc. Or, si la coléorrhize n’ciisle pas chez ces Mouocotylédoncs que j'ai prises au hasard entre tant d'autres, il est probable que dans un très-grand nombre de cas cet organe n'existe pas chez les Monocotylédones. — Chez le l'amus commuais, j’ai constaté quel» coléorrhize est une dépendance de la feuille coty lédonaire, et n’est autre chose que la racine primordiale émise |«r

COLèORMIIZK.

cotte feuille, racine primordiale t(ui est traversée dans sa longueur et déchirée par des racines emboîtées, plus intérieures. — Chez les Graminées, la coléorrhize n'est pas. comme chez le Ta mus, la racine de la feuille cotylédonairc ; la feuille colylédonaire émet une racine rudimentaire, quelquefois réduite il une protubérance, qui joue le ride de magasin à fécule et constitue avec son limbe la masse charnue désignée sous le nom d ’hypoblaste. Cette feuille cotylédonairc ou hyl>oblaste, assez développée chez le Maïs, est, il est vrai, déchirée par une racine qui la traverse obliquement ; mais cette déchirure, qui n’a pas lieu dans l’axe de sa partie radiculaire, ne constitue pas une véritable coléorrhize. La véritable coléorrhize des Graminées est constituée par la racine d’une feuille autre que la première feuille ou cotylédon ; or, l’épiblaste, ou deuxième feuille, étant trèsrudimentaire, un peut admettre que la feuille dont la racine se trouve convertie en coléorrhize est la feuille troisième qui est la première feuille foliacée).

lie la série de faits que je viens d'exposer, il résulte : 1“ Que, chez les Graminées, la racine du cotylédon (ou racine première) est réduite à une protubérance qui ne s'allonge point ; 2° que, chez un grand nombre de Monocotylédones [Phænix, Salin, Muscari, etc.), la racine première s’allonge en véritable racine; et 3° que, chez le Tanins commuais (et chez d'autres sans doute), la racine première s'allonge, puis est convertie en gaine ou coléorrhize par une racine seconde qui la traverse selon son axe. Il résulte en second lieu : 1° Que, chez beaucoup de Monocotylédoncs, la racine seconde, pas plus qucla racine première, ne se convertit en coléorrhize ; 2° que cette racine seconde est, chez le Tamus, celle qui perfore et convertit en gaine la racine première, mais n'est pas elle-même convertie en gaine à son tour; 3° que, chez les Graminées, c'est la racine troisième qui est convertie en gaine par une racine quatrième.

D’après l’observation de tous ces faits (que j'ai constatés par des coupes longitudinales nombreuses étudiées et dessinées sous la loupe ou le microscope), la présence d'une coléorrhize ne caractérise pas le groupe des Monocolylédones ; la coléorrhize n'est pas un organe spécial, mais elle résulte de la perforation, de haut eu bas, d’une racine par une racine plus intérieure qui descend dans son axe. I.a coléorrhize est constituée, dans certains cas, par une racine qui, dans d'autres cas, se développe en racine normale.

Non-seulement la présence d’uuc coléorrhize ne caractérise pas essentiellement l'embrauchement des Monocolylédones, mais l’absence de la coléorrhize ne caractérise pas non plus l'embranchement des Dicotylédones ; en effet, je considère comme une véritable coléorrhize la réunion des deux ap|>cndices descendants qu’on observe à la base des feuilles cotylédonaires du Radis (/ la/jluinus sativus), à l'époque où la plante présente déjà une rosette de feuilles. Ges appendices constituent dans l'origine presque toiite la masse du inérithalle primordial et de la radicule ; plus lard, lorsque ces parties ont pris un certain développement, on les voit se détacher de la masse sous la forme de membranes charnues, mais en restant adhérentes à la base des feuilles cotylédonaires, et souvent aussi à la partie inférieure de la raciue. tes appendices, avant de devenir libres, faisaient donc partie du inérithalle primordial et de la racine, et leur coupe verticale nous ap|treitd qu'ils sont la conliuualion de toute ceaiiAi.v (de st-pilbiie), 19

COLËOIIIIIIIZK.

la partie celluleuse des feuilles cotylédonaires ; quant aux faisceaux vasculaires qui descendent du pétiole, ils pénètrent dans l'épaisseur de l'axe. J'ai observé chez les Chenopodium album, murale, etc., une coléorrliize normale absolument semblable à celle du Raphanus ; j’ai vu également une déformation accidentelle du Sinupis arvensis donner lieu à la manifestation de cet organe.

J'ai démontré que le faux-bulbe des plantes de la section des Ophrydées est composé, dans sa partie supérieure, par l'éperon des feuilles du bourgeon dans lequel descend le bourgeon lui-même, qui émet à sa base une masse radiculaire adhérente au sac qui la renferme : ce sac constitue une véritable coléorrliize.

Je ne quitterai point cet important sujet sans mentionner les résultats auxquels j’ai été conduit par l’étude du faux-tubercule du CurydaUis solida, dont j’ai suivi le mode de développement pendant une période de plusieurs années. Ma manière de voir diffère complètement de l'opinion de Bischoff dans son mémoire sur le bulbe des Corydallis. Cet auteur admet que le point de départ du bulbe (ou système ascendant) est situé au niveau du point d'où partent les libres radicales; je crois, au contraire, avoir démontré que le véritable point de départ est l'aisselle des feuilles squamiformes où se développent les bourgeons axillaires. Chez le Corydallis solida, la couche extérieure du tubercule situé au-dessous de l'insertion des feuilles est l'écorce de la racine; or, cette écorce se laissant |ierccr à sa lia se par un faisceau de fibres radicales, et se détachant plus tard comme une gaine du faisceau central, ne diffère en rien d'une coléorrliize ; quant à la colonne centrale, c'est une véritable racine pivotante émettant i sa base des libres radicales. C’est entre l’écorce radicale libre ou coléorrliize et le corps central delà racine pivotante que descendent isolément les corps radiculaires des bourgeons, corps radiculaires qui ne sont autre chose que de jeunes racines eoléorrhizées indépendantes l'une de l’autre, lin bulbe de Corydallis solida est doue en réalité une véritable racine pivotante coléorrhizée, à coléorrliize charnue globuleuse, et cette racine, qui est annuelle, se renouvelle au moyen de racines semblables qui descendent isolément des bourgeons en traversant sa substance. — (Quelles sont les différences qui existent entre cette singulière racine pivotante coléorrhizée, se renouvelant chaque année, et une racine pivotante vivace non coléorrhizée, celle d’une Ombellifère : du Fenouil, par exemple '! Les voici : Chez la racine pivotante vivace non coléorrhizée, l’écorce s'allonge indéfiniment avec le corps central de la racine et lui reste adhérente, au lieu de se laisser traverser |>ar lui et de s'en détacher plus tard; en outre, dans les racines pivotantes vivaces, les bourgeons émettent inférieurement des processus qui s’éteudent en réseau autour du corps de la racine (comme il est facile de s’eu assurer par la macération] et grossissent la masse, tandis que chez le Corydallis solida le processus descendu de chaque bourgeon constitue une racine indépendante.

Des différents faits que je viens d’énumérer, je tire la conclusion suivante, savoir : que la couche extérieure du méritlialle primordial de la lige situé au-dessous des cotylédons , et la couche extérieure de la racine (soit que ces couches deviennent libres et prennent le nom de coléorrliize, soit quelles resteut adhérentes cl gardent le nom d’écorce), sont, au moins en partie, le résultat de la prolongation de la porliou celluleuse des feuilles au-dessous de leur

COLLATERALES. — COLLET.

insertion. J’ajouterai, en outre, que si l’on admet que la structure du mériilialle primordial, inférieur aux cotylédons, ne diffère pas de la structure des inérithalles de la lige supérieurs aux cotylédons, on 11e pourra nier que l’écorce, h quelque niveau qu’011 la considère, ne soit le résultat de la décurrence des feuilles.

Collaterales , collatéraux. Se dit de deux organes placés côte II côte, par exemple de deux ovules dans un ovaire.

COLLECTEURS, collectores. — Poils collecteurs (pili collectores, Cassini). Poils courts et roides ou papilles qui hérissent le sommet ou divers |>oinls de la partie supérieure du style (ex. : chez les Composées et les Campanulacées) (fig. 297). Ces poils, disposés en manière de brosse, sont destinés à recueillir le pollen pendant que le style, en s'allongeant, balaye en quelque sorte le tube constitué autour de lui par les anthères. Dans la division des Cinarocéphales, le renflement situé au-dessous des branches du style est chargé de ces poils. Dans la division des Corymbifères, ils occupent la partie des branches qui s'étend au-dessus du niveau qu’atteignent les lignes stigmnliques.

Chez les Chicoracées, les poils collecteurs occupent une certaine étendue du style au-dessous des deux branches, et se continuent sur la face dorsale de ces branches par une fine pubescence.

— Chez les Campanulacées, on a signalé un fait fort intéressant, mais qui demande à être étudié de nouveau : pendant la floraison, chacun des poils collecteurs se refoule sur lui-même et rentre dans une cavité en forme de gaine, en entraînant des grains de pollen.

COLLECTIONS BOl tXIQlEN. — Voy. HERBIER et HERBORISATIONS.

( OLLEXt iiinE. Couche cellulaire de l’écorce située en dehors de l’enveloppe herbacée. Cette couche est formée de cellules dont les parois s’épaississentet 11e laissentqu’unc étroite cavité arrondie. Cette couche se gonfle dans l’eau et y prend l’apparence de la cire.

C'OI.lebette. Nom donné b l’involucre de l’ombelle (fig. 298) chez les plantes de la famille des Ombellifères. Cet involucrc se compose d’tlli seul verticillc de Fie. 298. — OmbeUe de la Carotte (Douent bractées Carota) munie d une collerette.

collet, rotlum = Nœud vital = Mèsopbyte. Nom donné, soit & un plan mathématique, soit <1 une partie d’une certaine étendue, séparant, dans l’axe d’une plante, la tige de la racine. Deux interprétations principales de cette an-

Fic. 297. — Coupe d'une fleur de Campanulacée, laissant voir les branches sliginatiques chargées de poils collecteurs .

COLLET

ciennc définition d’un fait exact, mais naguère encore très-peu étudié, peuvent être présentées ; ces interprétations sont basées sur les divers caractères qui distinguent la tige de la racine. Deux de ces caractères essentiels reposent sur la direction et sur le mode d'accroissement des parties; un autre de ces caractères repose sur le mode de production des bourgeons. Signalons d’abord les différences puisées dans le mode d’accroissement. Chez, la racine, la direction est descendante, et l’accroissement en longueur a lieu par l'allongement de son extrémité seulement; chez la tige, la direction est ordinairement ascendante, cl l'accroissement en longueur a lieu dans tous les points de son étendue à la fois ((tendant la (tériode de la première année pour chaque nouvelle |>oussc de tiges ou de rameaux, soit axillaires, soit terminaux). Si l’on a égard seulement à ces importants phénomènes physiologiques, on verra le collet dans le plan horizontal qui sépare le système ascendant du système descendant; mais celte délimitation des parties, bien qu’elle repose sur un fait incontestable, est d'une application souvent assez difficile : en effet, on ne saurait, dans un grand nombre de cas, préciser le point de séparation du système ascendant et du système descendant, le niveau auquel commencent les radicelles étant fréquemment situé sur la partie inférieure de l’axe ascendant (ou mérithalle inférieur aux cotylédons), c’est-à-dire au-dessus du niveau de l’axe descendant ou racine.

On a jusqu'ici entendu par nœud vital ou rnllet, un point «le l'axe de la plante tel que si la plante est coupée transversalement au-dessous de ce point, elle se trouve complètement frappée de mort, et que si elle est coujtée transversalement, ne fût-ce même que d'une très-petite quantité au-dessus de ce point, la plante peut émettre des bourgeonset continuer à vivre par le développement de nouvelles tiges et de nouveaux rameaux. Celte assertion n’est exacte que si l'on entend par nœud vital le niveau correspondant a l'aisselle des cotylédons ; car si l'on coupe transversalement la plante au-dessous de l'insertion des feuilles coiylédonaires, la plante périra (à moins qu'il ne se développe des bourgeons adventifs, comme il (vent d’ailleurs s'en développer sur la racine elle-même). — Passons au caractère distinctif de la lige et de la racine au point de vue de la production des bourgeons. Chez la racine, les bourgeons qui se développent quelquefois (bourgeons adventifs) naissent çà et là et comme au hasard; en aucun cas, il u’existe sur la racine proprement dite de feuilles directement insérées, et à l’aisselle desquelles naissent des bourgeons ; chez la tige, au contraire, un bourgeon terminal feuillé termine chacune des divisions; en outre l'aisselle de chacune des feuilles insérées directement sur la lige et ses divisions est susceptible d'émettre un bourgeon. Les premiers bourgeons émis sont ceux qui peuvent naître à l’aisselle des cotylédons. On peut donc se baser sur ces considérations pour diviser l’axe des végétaux en deux (tarties : l'une, inférieure à l'insertion des feuilles cotylédonaires, constituée par le mérithalle inférieur de la tige et par la racine, et <|ui n’est susceptible de donner naissance à aucun bourgeon normal; l'autre partie, supérieure aux insertions des feuilles colylédonaires, insertions au niveau desquelles des bourgeons sont susceptibles de se développer (je ne doute pas «|ue les divers auteurs qui ont parlé du collet, eu disant que la piaule coupée immédiatement au-dessus continue à végéter.

COLLET

n'aient eu en vue le niveau des feuilles colylédonaires, mais qu'aucun ne s’est expliqué clairement à ce sujet). — Il y aurait donc lien de distinguer deux collets chez les Phanérogames : 1° celui au niveau duquel l’axe ascendant se trouve en contact avec l'axe descendant : je propose de le nommer collet organique, ou de lui appliquer le nom de mésophyle: 2° celui au niveau duquel des bourgeons normaux peuvent être produits (niveau de l'aisselle des feuilles colylédonaires), et qui constitue par conséquent le nœud vital : je propose de le nommer collet apparent, ou de lui réserver simplement le nom de collet.

M. D. Clos a décrit, sous le nom de collet, la partie de l’axe qui s’étend au-dessous de l’insertion des cotylédons, entre le collet organique et le collet apparent : cette partie de l'axe est simplement le méritballe inférieur de la tige, mérithalle qui commence à l’insertion des feuilles colylédonaires, et descend jusqu'à la naissance du système descendant ou racine proprement dite (1); c’est la partie comprise entre notre collet organique et notre collet apparent.

Des définitions que je viens de donner du collet organique ou mésophyle, et du collet proprement dit, il résulte que ces (joints (ou ces organes) n'existent que chez les plantes annuelles ou chez les plantes vivaces à racine pivotante. En effet, dans tous les cas où la racine pivotante primordiale, et la partie inférieure de la lige elle-même, se trouvent détruites, il n’existe plus de collet à proprement parler ; la souche ou partie souterraine de la plante est alors entièrement constituée par une tige hypogée ou rhizome, susceptible d'émettre dans toute sa longueur des bourgeons normaux à l’aisselle de ses feuilles, quelque rudimentaires que ces feuilles puissent être; et chaque fragment de ce rhizome reproduit la plante en constituant de véritables boutures. On peut admettre, du reste, chez les boutures, un collet artificiel ; ce collet correspondrait à l'aisselle de la feuille la plus inférieure de la bouture. — Chez les Monocotylèdones ' non bulbeuses, un premier mérithalle (analogue aux mérithalles supérieurs dont se compose la tige de ces plantes à feuilles alternes) peut se développer et éloigner du collet organique ou mésophyle le collet apparent (aisselle du cotylédon). — Chez les Monocotylèdones bulbeuses, le collet oiganique ou mésophyle et le collet apparent ne sont pas séparés l'un de l'autre. 11 suffit, pour se convaincre de la vérité du fait que j’avance, de faire la coupe longitudinale d’une Monocotylédone bulbeuse en germination, d’un Muscari par exemple, et de comparer cette coupe à celle d’une Monocotylédone à rhizome, de VAllium fallax par exemple : on verra chez le Mttsrari la gemmule embrassée par la feuille cotylédonaire naître, ainsi que la feuille cotylédonaire elle-même, sur un plan au-dessous duquel commence manifestement la racine; tandis que, chez VAllium fallax, la gemmule naît au sommet du premier mérithalle de la tige, et est par conséquent séparée du mésophyte ou collet organique par toute la longueur de ce premier mérithalle. Les Monocotylèdones peuvent, par conséquent, avoir comme les Dicotylédones un collet organique et un collet apparent,

(1) Le point où finit le mérithalle sous-colylédonaire et où commence la racine est difficile à reconnaître ; en général, le mérithalle sous-colylédonaire est épige (situé hors de terre), et la racine qui le continue est hypogée (souterraine).

COLLET

ou ccs deux collets peuvent se confondre en un même niveau, lorsque, ains que cela arrive chez les bulbes, les entre-nœuds ou méri thalles de la lige sont tellement courts, qu'ils peuvent être considérés comme nuis.

Dans mes recherches sur la structure et le mode de germination des embryons, j’ai été assez heureux pour rencontrer plusieurs faits non encore observés, et qui sont de nature à jeter une vive lumière sur la structure des tiges, et notamment sur la question qui nous occupe en ce moment. Déjà Bischoiï avait reconnu que le Corydallk soliila, plante appartenant à une famille de plantes dicotvlédonées, germe avec un seul cotylédon. J’ai trouvé, de mon côté, que le Itanium Bulbocuslanum, plante également tuberculeuse (mais d’une structure toute différente), germe également avec un seul cotylédon. Ayant semé des graines d’une autre Ombellifère prise au hasard parmi les diverses espèces de la même section, le Biusolettia tube roua, j'ai vu, ainsi que je m'y attendais, cette plante germer également avec un seul cotylédon, et je suis par conséquent porté à croire que toutes les plantes de la même section présentent celte singulière organisation. Chez ccs plantes, le limbe du cotylédon est de forme elliptique cl s'atténue en un long pétiole; ce pétiole représente la moitié longitudinale de la partie qui, chez les Dicotylédones normales, constitue le mérithalle sous-cotylédonaire de la tige. Le cotylédon unique de ces Dicotylédones anomales est par conséquent inséré, comme celui des Monocolylédoncs bulbeuses, au niveau du collet organique ou mésophyte, et chez les unes comme chez les autres les deux collets sont réunis. Celte feuille cotylédonaire unique constitue chez ces plantes le système ascendant pour toute la première année. — Chez le Cyclamen, il n’y a, pour ainsi dire, pas de feuilles cotylédonaires ; ou, si l’on veut, il se développe un cotylédon unique qui prend la forme d’une feuille péLiolée normale, et est suivi plus tard par d'autres feuilles qui n'en diffèrent en rien, et qui sc développent une à une alternativement et de la même manière. — Un autre fait qui lie l'état observé chez les Dicotylédones monocotylédonées, et chez les Dicotylédones normales, est venu dernièrement couronner mes recherches sur cet intéressant sujet ; il m'a été fourni par la germination du Chœrophyllum hulbosum. Chez cette plante, la germination se fait d'abord normalement : deux cotylédons elliptiques terminent un premier méritlialle. J'observais depuis quelques jours cette germination, et je m'éumnais de ne voir nulle apparence de gemmule entre les feuilles cotylédonaires, lorsque je vis sortir de terre des feuilles à limbe divisé que je crus appartenir à une autre espèce dont les graines auraieut pu se trouver dans la terre où j'avais semé le C/urraphyllum, et je me hâtai de renverser la terre du pot pour examiner le fait avec attention. Quelle ne fut pas ma surprise, lorsque je vis que les nouvelles feuilles appartenaient au Chœrophyllum, et qu'elles parlaient du point intermédiaire à l’axe ascendant et à l’axe descendant, c’est-à-dire du mésophy te ou base du premier mérithalle. Ayant porté la plante sous le microscope, je vis manifestement que les deux processus descendants des feuilles cotylédonaires, dont l'accotement constitue te premier mérithalle, s'étaient disjoints à ce point pour livrer passage à la gemmule (déjà développée en plusieurs feuilles foliacées) ; 1e premier mérithalle, terminé par les deux limbes cotylédonaires, ne tarda pas à se dessécher

COLLINUS. — COLORATION.

et 5 périr, et la végétation de la plante continua par la tige née au niveau du mésophytc. — Voilà donc des Dicotylédones dont les nnes sont réellement monocotylées, et chez lesquelles un cotylédon unique représente manifestement une moitié longitudinale de tige ; et voilà une autre Dicotylédone à deux cotylédons, dont le bourgeon terminal ou gemmule et les bourgeons axillaires ne sortent point au-dessus du niveau des limbes cotylédonaires, et dont la tige (déjà constituée par l'accotement des deux pétioles cotylédonaires) se désagrégé à sa base en deux pétioles entre lesquels sort la gemmule. — N'est-il pas manifeste que ce premier mèrithalle est constitué pnr deux feuilles accolées , et si telle est la structure du premier mèrithalle, ne suis-je point fondé à regarder les méritkalles supérieurs de la tige comme d’une structure analogue, c’est-à-dire comme étant constitués par des bases de feuilles ? Tel est le résultat auquel j’ai été conduit par l’étude de la germination des plantes, résultat qui ressortait déjà des considérations que j’ai présentées sur la nature des coléorrhizes (vov. ce mot).

Collinus. Qui se plaît sur les collines ( collis , colline).

Colliquesrens = Liqnescens. Qui tombe en deliquium, qui se résout en.eau.

Collocatus. Placé, disposé, situé, niché.

Collum. Collet, nœud vital. Voy. Collet.

COLOQUINTE. Citrullus Colonjnthis (fig. 299), et certaines variétés à fruits non comestibles de quelques Cucurbita, famille des Cucurbilacées). L'écorce de

Fig. 299. — Coloquinte {Cncumis Cnlncynthis). Hameau florifère et fruit (proportioni réduites).

la Coloquinte est d'une amertume excessive ; c’est un purgatif drastique des plus énergiques.

caLOMTWSI, œloratin. La coloration a son siège, chez les végétaux, dans de très-petits globules ou granules à l'état naissant, qui, en grossissant, deviennent incolores ; ces granules sont renfermés dans les cellules, où ils constituent par

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