CLOISON
ci.oiso v septum, dissepimentuni. Certains ovaires (ou certains fruits) sont composés de plusieurs carpelles fermés, soudés par leurs faces latérales (vov. CabPKI.I.E). Si l'on coupe en travers un de ces ovaires ou un de ces fruits, il semble composé de loues longitudinales séparées les unes des autres |>ar des cloisons; chaque loge est la cavité d’un carpelle, et chaque cloison est constituée par dent feuillets soudés appartenant à deux carpelles adossés (fig. 285, 286 et 287). Lorsque, 5 la maturité du fruit, les deux lames soudées qui constituent chaque cloison se séparent (en d'autres termes, lorsque les carpelles se désagrègent), on dit qu'il y a déhiscence teplicide (cloisons partagées en deux feuillets); lorsque les deux lames qui constituent chaque cloison restent soudées et que la partie dorsale des carpelles (loges) se détache des cloisons eu manière de valve, on dit que la déhiscence est sept i fraye (cloisons rompues). Les autres modes de déhiscence ont des relations éloignées ou n'ont pas de relations avec les cloisons : c'est ainsi que dans la déhiscence loculicide (loges |»rlagées longitudinalement) les cloisons sont situées à la partie moyenne de chaque valve, chacune de ces valves étant le résultat de deux moitiés de carpelles accolées cl dont la cloison n’a subi ni séparation ni rupture.
Fie. 285. — t'.oupe transversale de l'ovaire du Xymphtva alita, composé de nombreux carpelles soudés entre eux; leurs cdtés adossés constituent des cloisons.
Fie. 286. — Coupe transversale du fruit à deux loges du Tabac (Ntcoliana Taharum). Chaque cillé de la cloison donne lieu pour chaque carpelle il un placenta charnu volumineux.
Fie. 287. — Coupe transversale du fruit de VAntlrrhinum mnjus , h 2 carpelles à 2 toges, à une cloison résultant de la réunion des deux carpettes.
On donne le nom de cloisons incomplètes à celles qui n’atteignent pas le centre du fruit, Il celles de la capsule des l’avots, par exemple ; les ovaires qui présentent ces cloisons sont composés de carpelles incomplètement fermés, et l'ensemble présente une seule loge subdivisée en cellules ouvertes à l'intérieur et communiquant ensemble.
Les fausset-cloisons {disse pimenta spuria), sont des cloisons essentiellement composées de tissu cellulaire; celles qui sont longitudinales sont quelquefois une dépendance des lignes placentaires ; ex. : la cloison de la silique des Crucifères (fig. 288). Les fausses-cloiaons cellulaires transversales qui d'ordinaire séparent et isolent des graines superposées, sont généralement le résultat de processus ou expansions de l'endocarpe : par exemple, chez les fruits de certaines plantes de la classe des Légumineuses- Cassiées (I ct'assiu Fisiula) et des Légumineuses-Papiliunacécs (la Kève-commune, Fabu rulyaris). Dans la famille des Crucifères,
CIOSTRE.
CLL’SIACÉES.
les cloisons en apparence transversales «le certaines siliques ont «'-té attribuées avec juste raison au refoulement alternatif de droite à gauche, et de gauche droite, de la fausse-cloison longitudinale; par suite du grossissement des graines ces cloisons sont en <|uelque sorte pliées en zigzag. Voy. DEiiiscenck.
Fie. 288, — A, siliquc «le Crucifère Fie. 289. — C/n^frr Fl G . 290. — Croupe «le (genre Brawka) ; B, ouverte. I.e* (cellule fusiforme). cellules fusiformes,
vulves écarnies laissent voir la cloison.
IMtSTRi;. Nom donné «|uelquefois aux fibres ou cellules très-allongces et fusiformes qui accompagnent ordinairement les groupes de vaisseaux (lig. 2811 et 200). L’ensemble des libres ou rloslres et des vaisseaux constitue le tissu dit fibro-cellnlaire. Voy. Fibre.
EI.IÎSIACÉES. Famille de plantes dicotvldes dialypétales.à ovaire libre, composée de grands et beaux arbres et de plantes sarmenleuses-grimpantes, parasites sur d’autres arbres, renfermant un suc résineux rougeâtre, !i fleurs ord. blanches, roses ou rouges, souvent fort belles. Cette famille se rapproche, d’une part des C.amelliacées, et «l’autre part des Hy|iériciiiées. Les Clusiacé-es sont indigènes dans les régions tropicales de l’Asie et de l’Amérique. — Les caractères généraux de rette famille sont les suivants : Arbres ou arbustes à feuilles opposées pétiolées, entières, coriaces, articulées à la base avec le rameau, ord. <lépourvues de stipules. Fleurs régulières ord. terminales, solitaires ou groupées, hermaphrodites ou |tolygames. Calice à 4- 5-6-7 sépales membraneux, inégaux, souvent colorés-pétaloîdcs. Corolle insérée sur un dis«|ne charnu, à pétales libres. Étamines ordinairement en nombre indéfini, à filets souvent soudés h la base en plusieurs faisreativ ou en tul>e. Ovaire libre, à une seule loge ou à plusieurs
CUISIF.RS. — COr.HBMf.f.E (F1«U1ËR~I>’|NDF.-DE-LA-). 283
loues. Ovales solitaires ou 2-ft dans chaque loge, réfléchis ; style indivis, court. Fruit capsulaire, h loges ord. polyspermes déhiscentes, à valves se détachant de la colonne centrale placentifère, ou fruit charnu, dru paré on barriforme. Graine ii |téri»perme nul (pourvue d’un périsperme dans la sous-famille des Cancllacées); embryon droit, it cotylédons volumineux inégaux, quelquefois cohérents. — Les Clusiacées sont réparties en plusieurs tribus, savoir : Clusiées, Moronobées, Garciniêks, Calophvllées, Caneixacêes, et Marcgraviêes.
CLITSIERS. Espèces du genre ('lutin, dédié h Chisius (Ch. de Lér.luse) (fam. îles Clusiacées). Arbustes parasites de l’Amérique tropicale, il fort belles fleurs. Le C lutin rntea (il feuilles coriaces oheordées, opposées, il fleurs roses) fournit un suc gomnin-résineiix employé comme résolutif dans la médecine vétérinaire.
Conter uni ut = Aytjretjntut. Entassé, accumulé.
Cnadnntue = Cnadunntn». Se dit de parties soudées entre elles.
Corelaneut, contemporain. — Amentn mælanen, chatons se développant en même temps que les feuilles.
Coalitm, soudé. Se dit de parties adhérentes entre elles.
Caarclatut. — fiant i cnnrctati, rameaux dressés et rapprochés.
coccidie. Dans les Algues de la famille des Floridées, on a donné ce nom ii des conceptacles coriaces ord. ouverts au sommet, et renfermant des corpuscules reproducteurs,
Coccineus. De couleur rouge écarlate.
C orntm et Conçut, coque. Sorte de fruit.
COCHENILLE (FIGIIIER-D INDE-DE-I.A-) ou NOPAL. Plante de la famille des Cactées. UOpuntia coccinelli/era, sur lequel on élève en Sicile, et
Etc. 291 . — Cochenille, insecte hémiplére (Cotrus Cncli) qui vil sur le Nopal (très grossi) : le mâle ailé ; la femelle aptère (sans ailes), jeune (sans poils), adulte (ornée de poils sélilormrs), devenue immobile (réduite à l'élut de tégument des oeufs). (D'après M. Gervais, y.imliHjir méthcnle.)
maintenant en Algérie, l’insecte (Cncrus ou Kermès) (ftg. 291) dont on extrait la couleur, ou teinture, connue sons le nom de cochenille ou carmin, est originaire de l’fnde.