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COMPOSÉE (FEUILLE

type ou au précédent. — Nous n’avons parlé jusqu'ici que des feuilles composées dont le rachis produit immédiatement les folioles : telles sont les feuilles composées de nos plantes indigènes; mais il cil existe déplus compliquées, dont le rachis porte des rachis de deuxième ordre, cl même ceux-ci des rachis

Fie. 305. — Luthyru « Inli/ol im, feuille iniparipennée à rachis terminé en vrille.

de troisième ordre, sur lesquels sont insérées les folioles. Ces rachis de deuxième cl de troisième ordre peinent, comme les folioles elles-mêmes, être disposés en deux séries longitudinales ou être disposés eu éventail : les feuilles ainsi consti-

Fig. 306. — Feuille trifoiiolée du Trifo- Fig. 307. — Feuille tinifoliolée de lium pralerue. l'Oranger ( Cilrus Aumntium).

tuées sont dites décomposée s (fig. 309), et snrdècomposées. Les nuances de forme et les diverses combinaisons possibles entre les types penné et palmé doivent être décrites, et non exprimées par des dénominations spéciales. — 1 1 ne faut pas croire qu'il n’y ail |>as de transitions entre les feuilles composées et les feuilles découpées

COMPOSÉE (FÏ.EUB).

en segments non articulés : on observe au contraire toutes les nuances intermédiaires entres ces deux types. Ainsi la |>lu|tart des plantes qui appartiennent à la famille des Légumi rieuses sont il folioles articulées. Mais les folioles ne se détachent pas avec, une égale facilité dans toutes les espèces ; il est un grand nombre de plantes, surtout parmi les espèces herbacées, chez lesquelles elles ne

Kit, . :;08. — Feuille digitcc du Marron- Fig. 309. — Feuille décomposée bipcnnée nier {Æsculus Uippocaslanum), de la Sensitive (Mimosa ptulicn).

se détachent jamais : l'articulation n’est alors reconnaissable qu’au renflement de la base du pétiolulc, renflement au niveau duquel le tissu se rompt plus franchement que sur tout autre point de son étendue. Citez quelques espèces, l’articulation est même à peine visible, si tant est qu'elle existe. En revanche, il est des familles, celles des Rosacées et des Pomacées par exemple, dont la plupart des espèces présentent, ou des feuilles simples, ou des feuilles découpées u segments non articulés (feuilles pennaliséquées); mais chez quelques espèce on peut aussi rencontrer des feuilles au moins aussi franchement articulées que celles de certaines Légumineuses ; ex. : les feuilles des Rosiers, des Fraisiers, de certains Sorbiers (Surbus dumestica et aucuparia), etc. Les descripteurs, dans ces cas douteux, ne doivent pas, se fondant sur l'analogie, indiquer une régularité qui n'est pas dans la nature ; ils doivent décrire ces nuances et ter compte des transitions que la nature a voulu ménager entre toutes les forme». — Les feuilles romposées-pennées étaient appelées feuilles ailles par le an ciens auteurs; on doit renoncer à cette dénomination, et n’employer l'expression de rachis ailé que pour un rachis pourvu d’un limbe étroit dans l'intervalle qui sépare les folioles, comme, |«r exemple, chez les Lalhtjrus siloestris et /iralensis, etc. ,

COMPOSÉE (Fleuh), /lus cumpusitus. Nom donné autrefois h l'inflorescence en capitule (ou anthude) des plantes de la famille des Composées. Cette inflorescence est constituée par le groupement de fleurs gamopétales à ovaire adhé reut épigynes) cl à anthères soudées eu anneaa, sessiles sur un rèaptiu l. (fig. 316) couvexe ou conique, inuni ii sa circonférence d'un ou de plusieurs rangs de bractées constituant un inuuhure.

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