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CÔNE

l’Amandier, etc. ; les folioles dos feuilles chez les Papilionacées, le Rosier, etc. Les folioles jeunes sont, au contraire, étalées chez le Polemoniunt, — Les feuilles rondupliquées peuvent offrir entre elles des dispositions variées : elles sont appliquées par leurs faces latérales externes chez le Hêtre. Quand l’une emboîte complètement l'autre (ex. : les Iris, les Glaïeuls, etc.), elles sont dites équilanles ( equitativa , equitantia ou am/tlejn) ; et quand elles chevauchent mutuellement de manière que la moitié longitudinale de l'une soit embrassée par la moitié longitudinale de l'autre, elles sont dites invicem equitantia ou tnni-am/ilexa (ex. : certaines Caryopliyllées à feuilles larges, la Saponaire, le Lychnis rhalcedonit a, le Melandrium dioicum, etc.). — Non-seulement les feuilles foliacées, mais les feuilles modifiées, peuvent être condupliquées (ex. : les cotylédons chez les Géranium, les Grossira, les Diplotaxis, etc.; le pétale supérieur (étendard) dans le bouton chez les Papilionacées).

cèüiE, st r obtins. Le fruit agrégé des arbres de la classe des Gymnospermes, et spécialement de la famille des Abiétinées (fig. 326). Le fruit des Cupressinées

Fie. 326. — Cône de Pin (PiVutr mort- Fie. 3*27. — Cône (ynfftu/e) du Cyprès lima). La partie supérieure est cou- (Cuppesswt xempervirens) et écaille

pée verticalement pour laisser voir isolée,

la situation des graines.

(fig. 327) a été plus spécialement désigné sous le nom de gnlkule (mot inusité) (vov. Fruit et Gymnospermes). — Certains fruits agrégés appartenant il des végétaux de diverses familles (ex. : ceux du Houblon et de l'Aune) sont en forme de cônes, mais ils diffèrent essentiellement, par leur structure, des cônes des Gymnospermes; en effet, les écailles qui constituent les cônes de l'Aune sont

CONP! BRI MI.NATl S.

CONJlliATION.

des bractées i l'aisselle desquelles sont situés des carpelles couipleLs ; tandis que chez les Gymnospermes (ex. : le Pin)(lig. 326), les écailles ligneuses sont considéi ées comme des feuilles carpellaires étalées portant à leur base des graines nues, c'esl-à-dirc non renfermées dans une feuille carpellaire.

Cnnferruminatus. Soudé avec.

('ou fer tus. Se dit de plusieurs organes rapprochés entre eux : mini conferti, rameaux pressés les uns contre, les autres.

CONFERVACÉES. Famille de la sous-classe des Confcrvées ou Glilorosporées. Voy. ce mot.

CORÎFERVÊES. Sous-classe des Algues. Voy. C.HLOROSPOntes.

CONFLUENT, con/luens. Deux ou plusieurs nervures qui se réunissent pour n'en constituer qu’une seule sont dites confluentes.

CONFORME, confortais = similis. Dont la forme est la même que celle des autres organes analogues. Ex. : les feuilles florales dont la forme est celle des feuilles caulinaires ou raméales.

Congestus. — Glomeruli congesti, glomérules brièvement pédonrulés et groupés en une masse compacte.

Conglobntus ■= Congloméra lus. Se dit d’objets groupés en une masse sphérique.

Crmglutinntus. Se dit d'organes collés ensemble comme avec de la glu.

Congrcgntus. Se dit d'objets très-rapprochés les uns des autres dans tous les sens.

COMBIEN. Spores des Champignons filamenteux les plus simples; elles sont portées en séries linéaires à l'extrémité de filaments simples ou rameux : par exemple dans le genre Oidium. Le mot s/we |>ourrait suffire.

CONIDIFÈRE (État) = état hyssaïde. Étal dans lequel une plante de la classe des Champignons est constituée par des filaments couchés ou feutrés, lesquels émettent d’autres filaments dressés et fertiles portant des s/iores (ou eonidies) disposées en séries linéaires, qui se désarticulent, germent et donnent naissance à de nouveaux individus.

CONTFÉRÉES ou CONIFÈRES. Classe comprenant les familles suivantes ; Copressinêes, Abiêtinées, TaxinFes, Gnêtacêes. Ses caractères sont les suivants : Végétaux arborescents, rarement herbacés, appartenant au groupe des Gymnospermes (plantes il ovules non contenus dans un ovaire fermé, ou 11 ovules nus). Fleurs diclines (unisexuées et groupées séparément par sexe), il périaolbe rudimentaire ou nul, disposées en chatons. Ovules insérés ii la base d 'écailles (étalées mais se recouvrant par imbrication les unes les autres). Embryon droit placé dans un périsperme, à deux cotylédons ou !i plusieurs cotylédons verticillés. Feuilles simples, souvent en forme d'écailles ou d’aiguilles, souvent persistantes.

CONIQUE, conicus. En forme de cône (forme de pain-dc-sucre ou d’éleignoir). Un cène est un solide formé par la révolution d’un triangle rectangle autour de l’un des côtés de l’angle droit. — Les réceptacles de certains capitules sont de (orme conique.

CONJURATION'. Mode de reproduction par fécondation réciproque, observé dans certains groupes inférieurs de la cryptogamie, et qui consiste dans le phé-

CONJUGUÉ. — CONJUGUÊKS.

nomèoe suivant : — (.liez certaines Algues d’eau douce filamenteuses, deux tubes de même nature contenant chacun un endochrome (matière verte en ruban roulé en spirale, puis pelotonnée en globule) étant placés en face et rapprochés l’un de l'autre par le hasard, se mettent mutuellement en communication l'un avec l'autre, par la production, pour chacun, d’une dilatation dont l'une va au-devant de l'autre. Au point de jonction, il y a fusion; l'endocbrome de l'un va trouver l'endocbrome de l’autre, et de celte union résulte une spore fertile. Le Zygnema guininiim (fig. 328), Algue commune au printemps dans les fossés et les mares, où elle Hotte en flocons d'un Ireati vert, offre ce curieux mode

Fig. 328. — Conjuration chri le Zyijnrma Fig. 329. — Conjuration chez le Sijtygilrs 'Spirooyra) quminum. (O'aprèsM. Karsten.) mrgalocarpuit.

de reproduction (les tubes ou filaments sont plus fins que des cheveux, le phénomène de la conjugation ne peut donc être observé qu’à l’aide du microscope). — Quelquefois les deux endochromes font chacun moitié du chemin ; la spore se forme alors dans le luhe conducteur qui résulte des deux processus réunis.

Dans la classe des Champignons, certaines petites moisissures (Mucorinécs), le Rhizocarpu > nigricans, et le Syzygiles megalocnrpus (fig. 329), offrent un mode de reproduction absolument analogue à celui des Algues conjuguées : des utricules situés sur des rameaux différents, et placés accidentellement en face et près l’un de l’autre, se mettent en communication ; l'un apporte à l’antre son tribut, et au point de jonction a lieu la formation de la spore.

CONJUGUÉ, canjugatus. Disposé par deux, disposé par paires. — Conjugato-pinnatns = bipinnntus, bipenné ; ex. : la feuille de la Sensitive (Mininsa pudica).

CONJUGUÉES (Link) (SYNSPORÊKS, Decaisue). Sous-classe des Algues dont les genres principaux sont les suivants ; Z y y wma , Spirogyta , Spirogunium, Muugeutia, Zyyonium , Mesocarpus, i'ralerosporium, Staurospermum.

COSJUNCTUS. — CONNECTIF.

Algues d'eau douce, consislaut en filaments ou tubes cloisonnés de couleur verte ; à articles renfemiant de la matière verte granuleuse ou disposée en spirale. — Voyez, |>our le curieux phénomène de la fécondation chez les Algues conjuguées, le mot Conjlgation.

Cotijiini tiis. Se dit de plusieurs objets qui sont réunis — Cinijunctim (adv.). Ensemble, étroitement.

COXNA ItACEKS. Famille déplantés dicolylécs dialy pétales, îi ovaire libre, de la classe d<>s Téréhinlhinécs, distincte des antres familles de ce groupe par l’ovule droit, et par conséquent une graine dont l’embryon est il radicule opposée au bile (la radicule est tournée vers le micropyle dans tous les ovules, et le micropyle garde sa position primitive, c'est-à-dire est opposé au hile, dans nu ovule droit) . Cette graine est dépourvue de périsperme. Les Connararées sont des arbres ou des arbrisseaux quelquefois sarinenieux, à feuilles composées, sans stipules, habitant les régions intertropicales de l’Asie, de l'Afrique et de l’Amérique. Celte famille comprend un petit nombre de genres: ('anmrm, Um- /ilmlii/iium, etc. — Le genre f'mormii se rapproche de celte famille par son ovule droit; par les autres caractères il appartient à la famille des Eupborbiacées. I,e C. Irinicoiiii est une plante de la région méditerranéenne.

CONNÉ, ivnimhix. Se dit de deux feuilles opposées soudées entre elles pat leur base (lig. 33(1): ex. : les feuilles du Cbardon-à-foulons (/Ji/unciis fulhmum) et du !>. sitfi'stris : les feuilles florales du Chèvrefeuille ( l.wiii'-ru (' ii/irifii/ium ), etc. S’il s'agit d’une même -, feuille dont les oreillettes sont soudées entre elles de

" — manière à embrasser la tige, celle feuille est dite /m-- - fuliïr (ex. : le ( Itlorn /,rr[>li(ttti). Dans le premier ras

deux feuilles réunies, dans le second cas une même feuille, semblent traversées par la tige.

COAiKECriF, Cnnnertirmn — cunnrrlicithini. Partie de l’étamine qui continue cl termine le filet, et à laquelle partie sont fixées les loges de l'anthère. I.’examen microscopique démontre que l'axe du filet est occupé par un faisceau de trachées; ce faisceau u’existe point au niveau du connectif, qui est de structure entièrement cellulaire et d’apparence glanduleuse. Néanmoins celte structure ne prouve en rien que le connectif ne soit pas la continuation organique du filet (lequel n'est antre chose que le pétiole de la feuille staminale dont les lobes représentent le limite) : en ell’et, on voit fréquemment un organe vasculaire se terminer par une extrémité entièrement cellulaire ; le stigmate qui termine la feuille carpellairc est un autre exemple de ce fait. — Je crois donc être fondé à regarder le connectif comme représentant la nervure moyenne de la feuille staminale au niveau de son limite ou partie anthérifère. I.e connectif peut avoir exactement la longueur des loges de l'anthère, et ces loges bd être adhérentes dans toute leur étendue; l’anthère est alors dite nihif'e. Dans certains cas, le connectif dépasse la longueur des antltéres ; chez le Laurier-lfose il se prolonge en un long ap|tcndice barbu. Pins fréquemment, le connectif est plus court que les loges de l’anthère; dans

Pic* 330. — Feuilles connées cliex un

Crussiitff,

CONNEXUS. — CONSflUDE.

ce cas, si la partie lihfe des loges se prolonge au-dessous de l’insertion, l'anthère est dite sigillée: ce cas est assez fréquent. Les loges de l’anthère peuvent être libres et divergentes au-dessus et au-dessous de l'adhérence au connectif ; l'anthère est alors en forme d'X : c’est le cas qui se présente dans la famille des Graminées. Le connectif est quelquefois en forme de fdet horizontal, chacune des extrémités de ce fdet placé en travers sur le fdet principal, portant une des deux loges de l’anthère : cette forme singulière s’observe dans le genre Sauge (Salvia). Ce connectif horizontal pourrait être considéré comme représentant deux pétiolules ou deux nervures latérales du limbe staminal terminées chacune par un lobe staminal ; chacun de ces deux lobes slaminaux serait l’analogue d'une foliole de feuille composée. Voy. Anthère et Étamine.

Connexus. St! dit d’organes qui sont en contact, qui sont unis entre eux.

CONNIVENT, connirens. — Organes nmnicents , ceux qui, rapprochés par la lia se, s’écartent d’abord, puis se dirigent par leur sommet mutuellement les uns vers les autres, par suite d'une courbure (ex. : les pétales danè les corolles de forme globuleuse).

Conoideus . Qui se rapproche de la forme conique.

l OXSlSTAXCE. Degré de mollesse ou de dureté des corps. J.es mots tirés de la langue vulgaire étant insuffisants pour exprimer toutes les nuances des diverses consistances, on en caractérise un certain nombre par des adjectifs dérivés de noms d’objets dont la consistance est bien connue : par exemple, le liège (snher), consistance sulnreuse ; le bois ( lignam ), consistance ligneuse; la corne, consistance corvée; etc. Voici les adjectifs qualificatifs les plus usités : consistance ligueuse, calleuse, charnue, carnée, cotonneuse, dure, filamenteuse, glntinense, huileuse, ligneuse, liquide, molle, osseuse, pâteuse, pierreuse, puljieuse, sirn/ieuse, solide, subéreuse , visqueuse, etc. S’il s'agit d’un corps membraneux ou mince, on dit qu’il est de consistance : cartilagineuse, coriace, irustacée, foliacée, herbacée, membraneuse, papyracée, parcheminée, scarieuse, testaeîe, etc. — La consistance d’un corps varie selon qu’il présente ou non des cavités dont les parois fiéclussent sous la pression du doigt; il ce point de vue, les corps sont dits : celluleux, creux, fisluleux, lacuneux, pleins, spongieux, vides, etc. (voy. ces différents mots). — Dans un sens plus restreint, on dit qu’une substance acquiert de la consistance quaud elle passe de l'état liquide à l'état pâteux, ou de l’état pâteux à l'état solide.

COXSOUDK, Grande-Gonsoude (Symphyfum officinale [fig. 331], famille des Borraginées). On prépare avec cette plante une infusion ou une décoction, et un sirop assez fréquemment employés daus le traitement des bronchites chroniques, de la dyssenlerie, etc. tics préparations agissent comme émollientes et légèrement astringentes. On croyait autrefois que la plante pilée appliquée il l'extérieur aidait à la consolidation des fractures; d'où l’ancien nom de Consolida donné ii différentes plantes auxquelles on attribuait les mêmes vertus. — Ges plantes à vertus cicatrisantes ou consolidantes avaient reçu les noms de Solidago, Consolida, üymphytum , mots ayant le même sens; en français, Gonsoude ou Consyrc : Consolida major, le Üymphytum officinale ; Consolida ou Solidaipi media, la Bogie ( Ajuga pyromidnlis ); Consolida minor, plusieurs

316 CONSPERSUS. — CONTINT.

Labiées sous-frutescentes ; Symphylam maculosutn, la Pulmonaire (Pulmonaria offtcinalis et angnstifolia ); Consolida repolis, le Pied-d’alouette (Delphinium Consolida) et autres Delphinium, etc., etc. — Consultez Mallhiolus,

Commentaires.

Fie. 331. — Rameau (lorifère, feuille, racine (réduits de la Crande Consolide (Syiuphytum officinale) .

Cnmpersus. Qui est parsemé (de petites taches, de petites glandes, etc.).

Cunspicuus. Se dit d'un objet visible sans le secours du microscope, bien tpie de très-petite dimension.

Constnns. Constant, qui ne manque jamais d'exister.

Constipatus. Se dit d'organes serrés ou pressés.

CONSTBICTION, ronstrictio, action de serrer. Une lige sarmcnteusc étroitement enroulée autour d’une autre lui fait subir les effets de la cunstriclion lorsque l'une et l’autre augmentent de volume.

Comtrictus. Comprimé circolairement.

ContNCtus — Complexus, tissu. — Conteitus cellulosns, tissu cellulaire. — Contextus vasctdnns, tissu vasculaire. Ces mots s'emploient aussi adjectivement. Voy. C ample jus.

CONTIGU, cantiguus — applicntns — npplicitus. Qui est en contact avec un autre objet sans lui être adhérent.

CONTINU, continuas. Se dit d'un organe soudé à un autre, et s'oppose alors 5 contigu. Se dit aussi d’un organe qui ne présente aucune interruption, et s'oppose à interrompu (une décurrence foliacée peut être continue ou iilter-

CON rOHTÉES. — CONTRACTILITÉ. 517

rompue). Se dil encore d’un organe qui ne présente point d’articulation, et dans ce cas s'oppose à articulé.

CONTORTÉKS. Classe comprenant les familles suivantes : Jasminêes, Olêacées, Loganiacées, Apocynées, Asci.épiadées, Gbntianées, Spigé- I iacêes. Ses caractères sont les suivants : Plantes dicotylées gamopétales. Fleur à calice libre, à corolle hypogyne régulière. Étamines insérées sur la corolle, ord. en nombre égal aux pétales (ce nombre est indiqué par les divisions de la corolle). Ovaire composé de deux carpelles sans adhérence avec le calice et la corolle 'ovaire libre). Ovules solitaires, ou plusieurs. Fruit folliculaire ou capsulaire ; quelquefois charnu bacciforme. Embryon droit, pourvu ou non d’un péris|>crme. Feuilles opposées ou verticillées.

Contortupliratus. Entortillé, embrouillé, tordu irrégulièrement et dans plusieurs sens.

CONTOURNÉ, rontarlu*. Tordu régulièrement dans un même sens : pnefloratio conforta, préfloraison tordue (ex. : la préfloraison de la corolle chez les Malvacées).

CONTRACTÉ, contractiu. Resserré, pelotonné. Se dit de rameaux courts cl rapprochés qui s’embrassent mutuellement; ex. : les rameaux de la plante dite Rose-dc-Jéricho ( Anaslaticn hierochuntica, F. des Crucifères) à l’état sec.

CONTRACTILITÉ, coutractilita». Curieux phénomène vital qui se manifeste chez certains organes végétaux, et présente une analogie peu contestable avec la contractilité musculaire chez les animaux. Ecs mouvements qui s’opèrent au plus léger contact dans les parties qui constituent les feuilles composées

{ Mimosa pudica). après lo contact.

de la Sensitive [Mimosa pudica) (fig. 332 et 333), le curieux mouvement spontané d’élévation et d’abaissement qu’on observe dans les folioles de VHedysarum gyrans (fig. 334), le mouvement brusque par lequel les étamines se précipitent sur l’ovaire chez les Jderberis lorsqu'on les stimule à la base par une légère titillation, s'opèrent sous l’influence du phénomène de la contractilité, i e l’anesthésie, ou étal qui se manifeste sous l’influence de la respi-

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