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COROLLE

cupule réceptaculaire, au-dessus du niveau apparent de l'insertion de l'ovaire, mais non au-dessus de son insertion réelle, puisque, dans tous les cas, l'ovaire occupe l'extrémité de l'axe, que cet axe soit plus ou moins allongé ou qu'il soit plus on moins déprimé.

Les corolles gamopétales peuvent, comme les corolles dialypétales, être hypogynes : dans ce cas, les étamines sont quelquefois elles-mêmes hypogyues (chez les Éricinées, par exemple); mais, beaucoup pins généralement, elles naissent à une certaine hauteur surlacorolle((ig. 355) (chez les Primulacées, les Gentianées, les Convolvulacées, les Borraginées, les Solanées [lig. 350] , les Scrnfularinées [fig. 352 et 353], les Labiées, etc.). — Les corolles gamo|iétales peuvent aussi,

tus. 354. — Corolle gamopétale épigyne ( Campnnuln Hapuncu/tu ).

Fie. 355. — Coupe il'une fleur il corolle gamopétale épigyne (le Stnnnhis Yaleramli) (figure grossie).

comme les corolles dialyyvétales, être épigynes; le calice et les étamines sont alors également dits épigynes : dans ce cas, les étamines naissent au même niveau que la corolle (chez les Vacciniées et les Campamdacées [fig. 355], par exemple); mais, plus fréquemment, les étamines sont insérées il une certaine hauteur sur le tube de la corolle (chez les Caprifoliarées, les Rubiacées, les Valérianées, les Dipsacées, les Composées [lig. 356], etc. ). — Or, je suis amené, en poussant à ses dernières conséquences le principe d’après lequel je considère les tubes périgynes et épigynes (ou cupules réceptaculaircs) connue des axes creux, «t voir tut axe creux rudimentaire résulter de la soudure face «t face de la corolle et des étamines dans l’étendue située au-dessous de l'insertion des étamines. Il y a donc, au niveau de l’ovaire, chez une (leur êpigyne, une nipule réceptaculaire à étamines insérées sur le tube de la corolle, cupule composée de la réunion ou soudure de tous les vcrticillcs floraux en un axe creux, et il y a, au-dessus de l'ovaire, une cupule réceptaculaire rudimentaire, qui résulte *• partir du niveau de l'insertion des étamines sur le tube de la corolle, cupule réceptaculaire très-rudimentaire et composée seulement de l'association, ou fusion, des filets des étamines et du tube de la corolle. Voy. Calice et Cupule RÉCEPTACULAIRE.

Nous n'avons envisagé jusqu’ici la corolle que chez les Dicotylédones dialypétales cl gamopétales; dans un troisième groupe des Dicoty lédones (les Apétales), la corolle manque complètement : dans ce ras, les étamines sont opposées aux sépales, comme si le vcriicillc des pétales existait (par exemple chez les* Amarantarées, les Chénopodiées, les mirées, les Daphnoïdécs, etc.). Dans un groupe nombreux de plantes apétales (las Amcntarées), le calice lui-même

COItOMX

cesse d’exlst r et est remplacé par des écailles brartéale*. — Dans l’embranrhement aes Monocotylédunes, le calice étant fréquemment coloré comme la corolle, on a contracté l’habitude, à une époque où les connaissances organograpbiqucs étaient peu avancées, de considérer comme un même système d'organes le calice et la corolle, et l’on a donné à cet ensemble le nom de périanthe (lig. 357). Or, tandis que, chez les Dicotylédones, les pièces de chaque verticille sont généralement en nombre quinaire (cinq ou ses multiples), chez les Monocotylédoncs les pièces de chaque verticille sont généralement en nombre ternaire (trois ou ses multiples) ; le périanthe est donc ordinairement composé de six pièces constituant deux vertirilles de trois pièces chacun, dont l’externe corres-

Fig. 350. — Fleuron (corolle tubuleuse) et Fig. 357. — Fleur» d’une Monocotylée demi-fleuron (corolle lulmlcusc fendue % (le Jonc-fleuri) (Rnlomu* umMlatus).

rayon) du capitule d’une Composée- l/cnsemblc «lu calice et de la corolle

radiée du genre Anthémis. prend le nom de périanthe.

pond au calice cl l’interne h la corolle. I.es types hypogync, pèrigync et épigyne existent chez les Monocotylédunes ; mais leur importance est moindre au point de vue de la classification que chez les Dicotylédones, en raison des transitions qui existent dans un même groupe naturel entre le type hypogyneet le type périgync. Comme exemples de Monocutylédones hypogynes, nous citerons les genres Ahsmu, Rutumus (fig. 357), I. ilium, Tuli/xi, Paris, Rusais: comme exemples de périgynes, les genres Hyacinthus, Hemerocallis , Culchicum, Asparagus, Cvnvnllaria, Puhjgumtum, etc. ; enfin, comme exemples d épigvnes, les familles dés Dioscorées, des lridècs, des Amaryllidées, des Orchidées, etc. Chez certaines familles monocotylée-, ainsi que chez certaines familles dicotylées, le périanthe peut être complètement 'ml on remplacé par des feuilles bractéales ou même par des soies (ex. : les Oypéracées, les Aroldées, les Typhacées, etc.).

COROU.IPtORIS (PLANTES). — COROSSOL.

f.OROLLIELORES(Pl.ANTKs). Uc Candolle a désigné sous ce nom les Dicotylédones gamopétales hypogynes (ex. : les Primulacecs, les Gentianées, les Solanées, les Labiées, etc. ).

Corollinu » == Corollidens - Petaloideu ■*. Qui a la consistance cl la couleur d’une corolle.

Cnn il lu lu. Diminutif de corulla , très-|>etilc corolle. (Mot peu usité).

Coronn, couronne. Nom donné aux appendices jiétaloïdcs dressés, disposés en cercle, qui existent h la gorge de la corolle chez les /.i/ihnis, et 1 la gorge du périanthc chez les Narcisses. — On a aussi désigné sous le nom de ronronne le limbe persistant du calice chez les fruits qui résultent d’un ovaire adhérent.

t'.OROXAHlÉES. Classe comprenant les familles suivantes : Joncacées, PlIILYDRÉES, MiXANTIt ACftS, PONTEnÉRACÊES, LlUACÊES, ASPABAGÊES, Sviii.acéES. Ce groupe présente les caractères suivants : Plantes monocotylées. Pleurs pourvues d'un périanlhe régulier, très-rarement glutnacé, à pièces (feuilles floraircs) dis|>osées sur deux rangs, ces deux rangs (calice et corolle) colorés pétaloïdes, différant peu l’un de l’autre (ayant ensemble l'aspect d'une corolle non précédée d’un calice). Ovaire libre à trois loges, composé de trois carpelles soudés entre eux. Ovules ord. nombreux dans chaque loge, rarement |>cu nombreux ou solitaires. Fruit sec capsulaire, à trois loges, ou charnu en forme de baie. Embryon renfermé dans un périsperme.

Coronatus. Se dit d'un fruit surmonté du limbe du calice.

Coronifortni *. En forme de couronne. — Coromtla. Petite couronne.

I ;< HtOSSOL, ArriElt. Diverses espèces d’/l noua (F. des Anonacées), et notamment .1. muricatn, sqwnnosa, i/ln/trn, tripelala. Le fruit (lig. 358) est le ré-

Fic. 358. — Rameau llorifère et fructifère du Corosnol ( Anonn tqvfmmiri),

, et coupe transversale du fruit (pomme-de-CanneUe).

sultat d’une série de carpelles disposés en un gros épi charnu. Les frnits de VA. squamosa ( cnchimant , pomme-dt-eunnelle) ont la consistance du beurre.

CORPS COTYI.KDONAIRE. — CORYMBE. 331

et une saveur sucrée-acidule : on les mange II la cuiller. Ils sont recherchés des Indiens, ils plaisent moins aux Européens. Les fruits de VA. muricata ont à la fois le parfum de l’orange et de la cannelle; ils sont préférables aux précédents. Les fruits de l’.lrionn tri/u’tala (au Pérou, cherimolia) ont une chair sucrée, vineuse, d’une odeur suave. — Ces diverses espèces sont répandues aux Indes, dans l’Amérique du Sud, aux Antilles, à Madagascar, à l'Ilede-France, etc.

CORPS <#OTYi.£novtiRK, corpus cotgledoneum. Chez les embryons dicotylés, nom donné il l'ensemble des deux cotylédons, lorsqu'ils sont soudés ou qu’ils se séparent difficilement (ex. : chez la Capucine, les Cycadées, etc.).

— Cotylédon unique de certaines Monocotylédones.

corps LIGNEUX, corpus ligneitm, portio lignea. Bois; partie de la tige comprise, chez les arbres dicotylés, entre l’écorce et la moelle.

Corrosus = Ruminattu. Rongé, corrodé : dont la surface semble avoir été labourée avec les dents.

Corrugativus. — Prœfloratio conuga/iea, préfloraison chiffonnée.

Corrugatus. Chiffonné, plissé irrégulièrement, froncé, fortement ridé : petala corrugata, pétales chiffonnés.

Cortex, écorce. Voy. ce mot,

CORTICAL, corticalis. De la nature de l’écorce, ou appartenant à l’écorce.

Corticntus. Recouvert d'une écorce. — Corticosus. Qui a une écorce épaisse.

Cortina. Nom latin donné, dans le genre Agaricus, aux débris du voile qui, chez certaines espèces, restent adhérents au bord du chapeau , où ils constituent une couronne frangée (ex. : l'ai, nraneosus). C’est ce même voile qui, chez d’autres espèces, reste attaché comme une bague au pédicule, et constitue Vanneau.

COR Y LACÉES. M. Alph. de Candolle divise les Cupulifères (voy. ce mot) en deux familles distinctes : 1° Cuplt.ifLres proprement dites, comprenant les genres Querciis (Chêne), Castanea (Châtaignier), Castanopeis, Lithocarpus et Fagus (Hêtre) ; — 2" CoRYt.AC.fiES, comprenant les genres Carpinm (Charme), Ostrya, Distegocarpus et Corylus (Noisetier ou Coudrier). Les Corylacées diffèrent des Cupulifères proprement dites par leurs fleurs mâles sans périanthe, consistant en un groupe d’étamines insérées sur une écaille bractéale. Les écailles staminifères des Corylacées et les fleurs mâles périanlhées des Cupulifères sont, les unes et les autres, disposées cil chatons caducs.

corymbe. corymhus. Inflorescence appartenant au type indéfini. Le corymbe diffère de la pauiculc par la direction de ses rameaux : les rameaux ou pédoncules partiels du corymbe parlent à peu près du même niveau, ou du moins de niveaux peu différents, et leurs ramifications arrivent toutes à peu près â la même hauteur, en raison de la direction de plus en plus horizontale des rameaux les plus longs, qui sont les inferieurs et les externes. — Le corymbe diffère de l'ombelle par ses pédoncules secondaires irrégulièrement rameux. L’inflorescence du Sureau {Sam Ouais nigra) est un corymbe. Voy. Inflorescence.

M2 COltï.MBIFtRE. — COTON.

CORVMBIFÈRE, rorymbiferut. Qui porte un corymbe.

COH YM Bl KK H ES. Une des divisions de la famille des Composées. Dans celte division, connue dans les autres divisions de la même famille, les capitules sout disposés en cyme cornu Informe et non en véritable corymbe.

Corymbosiis. Se dit d’une plante dont l'ensemble présente, à l’époque de la floraison, l'aspect d’un vaste corymbe.

Cury tabulas. Petit corymbe, ramuscule d’uu corymbe.

Costa, rôle. — Costalis. Qui appartient b une côte. — Costal» s. Qui présente des côtes saillantes.

COSTt S-ll Alt.Vlill.. Plante composée (lig. o5l>) commune sur les pentes de I Himalaya (Sanssurea toslus , Haplotaxts Cnslus). dont la racine est douée ^ de propriétés analogues à celles de notre

l'iiila Hcltumm (l’Aunée). La poudre ^ évitait de la racine de (’ostus sont sliinulanis et passaient pour aplirodiy siaques. Cette substance cuire dans la

/ composition de la lltériaque ; le parfum

de cette racine rappelle relui de l'Iris- /H OlSÊt /-f îj de-Moreucc. Le costus est rare dans le

A ijfîlÊËs

\ j . c r | CÔTE, conta, nervus médius . Nom

Ij Jl ' donné vulgairement à la nervure moyenne

1 1 * > qui partage 1a feuille en deux moitiés lon-

| m J tr ' ' gitudinales, et est la ronlinuation directe

du pétiole. — t /«(.'■, les arêtes mousses qui parcourent longitudinalement ccr- ^ i ’, — ’us tains fruits et représentent des nervures

fleurie (|>ro[>i.riinus réduites) et fleur ou des dél it I reni es. — Chacun des deux détachée d'un capitule. car|ielles qui constituent le fruit chez les

Ombellifères offre ordinairement cinq côtes dites cotes primaires: une dorsale, deux marginales ou contmissurales, et deux intermédiaires ou latérales. Des côtes dites secondaires existent quelquefois dans les intervalles qui séparent les côtes primaires.

cAtrÉS, Inféra. Les parties latérales, ou qui soin situées à droite et à gauche de l’axe.

COTONi, tiiiw iitui». Nom donné à des |toi!s mous, abondants et feutrés, qui sont analogues à ceux qui entourent la graine dans le genre (îossypimn (Cotonnier). — Poils de la graine du Cotonnier. On connaît assez l’importance usuelle et commerciale du coton comme matière textile. — Le coton-poudre (fulmi-coton, coton azotique, pyroxyle) se prépare en immergeant pendant quinze b vingt minutes du colon dans un mélange, il quantités égales, d'acide azotique et d'acide sulfurique ; on retire ensuite le coton, on exprime l’acide avec des spatules de verre, et ou le lave à grande eau jusqu'il ce qu'il ne reste aucuue trace d’aridité ; puis on laisse sécher à un courant d'air froid et b l’ombre. Cette sulistance explosive, dont la force d’expansion est plus grande que celle de la

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